Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

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My Mister, un homme bien

IU et Lee Sun-Kyun

« Vous êtes un homme bien, vraiment. » insiste Lee Ji-An, 21 ans, en s’accordant le droit de regarder, yeux dans les yeux, Park Dong-Hoon, son aîné de vingt ans, son mentor aimé, dans My Mister… Alors moi, j’aurais bien voulu que leur relation ressemblât à celle de Céline et René… mais que nenni car cette relation-ci est tellement plus forte, idéalement belle, plus respectable car d’une correction totale… et pourtant si profonde !

IU
  • L’héroïne Lee Ji-An (j’ai entendu « Lisiane », tout le long de la série!) est interprétée par Lee Ji-eun (이지은) (quasiment le même nom) c’est-à-dire IU, cette chanteuse célèbre qui vient juste de remplir le stade olympique de Séoul en ce mois de septembre 2022, cette présentatrice de l’émission Palette aux 26 millions de followers, comme nous la montre l’article IU’S PALETTE WITH CRUSH dans le blog SomgirlsfromK de Domdom-mon-webmestre-préféré (Cette frêle personne, IU, prouve dans ses propos, cette fois-là, qu’elle prend soin de sa santé et prévoit son emploi du temps rationnellement). IU est cette star magnifique de la chanson, cette jeune artiste Coréenne qui avait 25 ans à l’époque de My Mister, cette femme si élégante, à la voix de soprano et au style de musique tellement moderne… cette actrice accomplie célébrée au dernier festival de Cannes (article de Paris-Match du 2022_05_27), qui vous lance au fond de votre âme lorsqu’elle vous regarde : « Me comprends-tu? ». Heu… je l’aime beaucoup, n’est-ce pas ?!
  • Dong-Hoon (ou Dong-Hun) est magistralement interprété par Lee Sun-kyun, dont la voix grave et l’air résolument sérieux font qu’on lui donne le bon dieu sans confession. (Dans la vie réelle, cet acteur, qui a joué dans Parasite, est l’époux de Jeon Hye-jin, que je viens de voir dans SEARCH WWW, encore une pépite sujet d’article ultérieur.)

L’intrigue :

Park Dong-Hoon, un ingénieur de génie-civil chef de service, est balloté dans la guerre des chefs de son entreprise parce que son Directeur… est l’amant de sa femme, ce qu’il ignore encore dans la situation initiale de la série ! Alors qu’il est agacé par une intérimaire pour une vétille (elle a écrasé une coccinelle!), il s’aperçoit peu à peu que cette jeune fille, qui habite dans son quartier et accomplit les mêmes trajets en tram pendulaires, est la rescapée d’une jeunesse de misère : elle se débat dans de pires ennuis que les siens, remboursant la dette de sa mère à un voyou, qui la harcèlet (Lee Guang-Il, qu’interprète à la perfection, tellement j’ai eu la trouille et que je l’ai détesté quand il battait « Lisiane », Jang Gi Yong ) et s’occupant de sa grand-mère impotente et sourde avec le tout petit peu d’argent qu’il lui reste chaque mois.

Lee Ji-An, la plus démunie d’argent mais pas de débrouillardise, devient justement celle qui sauve la mise de son chef de service, Park Dong-Hoon quand il est suspecté de corruption. Au fil de l’histoire, elle l’extrait peu à peu du marasme dans lequel sombrait la vie de cet homme, père d’un fils de 12 ans, envoyé étudier aux USA, qui est devenu le soutien de famille de sa mère et de ses deux frères quadragénaires au chômage.

Dong-Hoon aurait pu n’être qu’un pauvre type tant il est foncièrement gentil et a le sens du sacrifice et puisqu’il apprend qu’il est trompé avec le type qu’il méprise le plus au monde, viscéralement… mais cette rencontre avec Ji-An, à qui il accorde intérêt et protection, produit un enchaînement de circonstances toujours plus positives pour tous les deux.

Les thèmes :

  • Tout d’abord les problèmes créés par le foyer et la famille (le mariage, le chômage, les obligations sociales). J’ai compris qu’un Coréen ne fait que… payer (cadeaux d’argent pour les mariages, les enterrements, les événements à fêter) Le statut social enferme les gens dans un carcan bien plus handicapant que dans la société française. Ainsi la mère du héros lui donne une enveloppe pour s’acheter un costume, alors qu’il est riche et l’époux d’une avocate tandis qu’elle fait quelques heures d’entretien dans le café du quartier ! Dans le même ordre d’idées, le frère cadet est d’abord vexé de n’être qu’un agent d’entretien mais il parviendra enfin à considérer ce travail comme honorable puisqu’il lui a redonné une raison de se lever le matin et lui permet enfin de gagner sa vie !
  • Les jalousies de fratrie : les trois frères s’aiment mais ne peuvent s’empêcher de se taquiner voire de se battre. Pourtant ils sont inséparables. Ils jouent au foot dans le club du dimanche mais tous ces footeux passent presque plus de temps quotidien au café que chez eux ! De ce fait, l’alcool est aussi le vice dénoncé ! Qu’est-ce qu’ils boivent ! Hommes et femmes… mais pas la mère (ni les bonzes). Il doit y avoir un âge limite ! ?
  • Les luttes de pouvoir au sein des entreprises et des bureaux internes, les repas d’entreprise où l’on subit la présence pénible des chefs autoritaires, ainsi que les ragots sur la vie privée (les « scandales »). Alors quand on apprend que « Lisiane » a tué accidentellement le père de Lee Guang-Il lorsqu’elle avait 14 ans (elle n’a fait que deux ans de prison au bénéfice des circonstances atténuantes: elle avait été, comme sa grand-mère qu’elle défendait de son mieux, un souffre-douleur de ce tortionnaire) les gens se déchaînent !
  • Mais l’on voit aussi le thème du bon chef de service qui pardonne même au subordonné médisant, le condamnant à demander pardon verbalement et l’amenant à l’admirer puis devenir son ami! Les subordonnés de Dong-Hoon sont bien sympas quoiqu’aimant trop le soju!
  • Et enfin… le bon amour… Celui qui n’est pas nocif, qui ne vous enferme pas (on excuserait presque la femme de Dong-Hoon car le poids du quartier est étouffant!) De qui faut-il tomber amoureux?

Si je ne devais recommander qu’un seul drama pour expliquer pourquoi je suis une passionnée de ces séries coréennes, comme l’écrivain Paulo Coelho (à lire sur KSélection), ce serait ce drama-ci dont vous pouvez voir toute la distribution sur Nautiljon en cliquant sur le titre ci-contre : My Mister

Les créateurs de ce drama sont: Kim Won-suk,Park Hae-young. Je me suis demandé si le personnage de Park Qi-Soon (ou Ki-Jun… peu importe l’écriture phonétique) le frère cadet, qui était le réalisateur d’un film qui l’avait fait passer pour un génie avant de perdre tout son potentiel au point de revenir vivre chez sa mère à 40 ans passés, est un porte-parole du scénariste pour lui permettre d’exprimer combien sa propre profession est difficile!

ATTENTION SPOIL ! Cessez de lire si vous avez l’intention de regarder la série.

Voici en vrac toutes les scènes magnifiques qui me resteront longtemps en mémoire et que je note ici pour ne plus jamais les oublier :

  • « Est-ce que je peux vous faire un câlin? » Il a fallu qu’elle le demande deux fois avant de l’obtenir. Quelle époque difficile que la nôtre où il faut poser cette question afin de ne pas paraître harceler l’autre! Si je n’avais pas dragué Papy H. à la soirée dansante où je l’ai rencontré, je n’aurais pas eu tout ce bonheur de dizaines d’années, mes enfants chéris, ma vie qui me convient !
  • La partie de football finale avec tous ces joueurs en tenue de deuil, cette scène tellement pleine de tendresse sur un terrain improvisé, cette joie d’après funérailles… J’ai lu une scène de ce genre écrite par « l’écrivain de la joie », Gilles Legardinier, dont j’ai parlé sur mon autre blog.
  • Les scènes où Lee Ji-An parle le langage des signes avec sa grand-mère et bien sûr celle qu’on ne nous traduit, ne nous explique, qu’à la toute fin! « les rencontres sont précieuses« . (J’ai appris que IU avait été élevée par sa grand-mère un certain temps à une époque de grande simplicité de mode de vie… Tiens, comme moi!)

Il n’y a que des moments totalement bouleversants :

  • Cette attitude si chrétienne de la demande de pardon de Lisiane à BongHoon, mise en parallèle avec la « punition » du jeune collègue médisant… Le personnage abîmé dans son humilité et ses regrets d’avoir mal agi, pleurant sur la voie publique parmi les passants… scène totalement inimaginable en France.
  • Les écoutes de BongHoon par Lisiane : le souffle de l’homme adoré, les craintes en l’entendant simplement hoqueter sous l’effort ou la peine… Et le fameux « Est-ce que tu veux quelque chose? » des retours de BongHoon chez lui, l’homme fidèle.
  • Lorsqu’il dit son prénom au cinéma lui révélant ainsi qu’il est au courant et qu’elle en est choquée, mise devant son méfait d’espionne.
  • Lorsqu’elle tient l’urne dans ses bras et réplique à Park Sang Hun, grondé par son frère et Lee Je Cheol, « Pour moi aussi, c’était le plus beau jour de ma vie ! » parce qu’elle s’est sentie intégrée, respectée.
sourions quand on trouve des Hommes bien.

Les 16 épisodes, quoi ! Mais surtout :

Les deux sourires de la fin.

Ce drama se termine sur deux sourires de bonheur,

qui ressemblent au mien, ci-contre… J’ai toujours le même.


Police University (drama de 2021)

Cet article est un petit clin d’oeil à Amélie, mon amie qui fut mon élève au collège. Elle voulait devenir commissaire de police et elle continue ses excellentes études en Droit car elle a toujours eu beaucoup de suite dans les idées, une grande culture et de la force de caractère… de l’intelligence, quoi. Une fille douée qui connaît la valeur du travail. peu m’importe les lieux communs à la mode française entendus ça et là dévalorisant les policiers. J’ai toujours aimé les héros qui défendent le bien et les lois doivent être respectées ou changées par ceux que nous avons élus. Les exceptions qu’on m’opposerait sont… Exceptionnelles justement. De ce fait le genre policier est un de mes préférés en littérature comme au cinéma.

Plutôt que revoir les séries comme Murdock dont je n’apprécie plus le feuilleton ces temps-ci, j’ai opté dernièrement pour le drama coréen en 16 épisodes Police University, et ne l’ai pas regretté.

Évidemment, ce n’est pas en France que l’on verrait à la télévision un téléfilm dans lequel des étudiants se réjouissent d’intégrer une école de police ni qu’on mettrait cette école au niveau de l’Université. Ce ne sont pas les sketches des Inconnus qui prouvent le contraire… Le succès ne serait pas au rendez-vous, ce que je déplore parce que je ne peux considérer une société sans police que comme une utopie du fait que les gens ne sont pas raisonnables. Le bon sens n’est pas le plus partagé dans notre société ; n’en déplaise au philosophe!

Alors qu’en Corée, une production a été réalisée pour exprimer les valeurs les plus civiques, telle que la recherche de la justice par l’application stricte des lois. On pourrait m’opposer qu’il existe certainement un problème chez eux puisqu’il est nécessaire de créer un feuilleton télévisé pour le corriger ( certes !?) et que, tout au long de cette série, il n’est question que de trouver les ripoux au sein même de l’école ( oui, d’accord ! Mais cette réalisation est coréenne.)… L’intrigue n’est en somme qu’une nouvelle édition de l’éternel sujet de philo : « La fin justifie-t-elle les moyens? » et démontre qu’on ne doit pas voler les voleurs pour se dire honnête.

C’est le couple des personnages principaux qui vaut d’abord qu’on regarde ce programme. Ce binôme burlesque est formé d’un inspecteur-professeur intègre, âgé d’une quarantaine d’années, et d’un étudiant de 18 ans, hacker de génie (ben justement, c’est là le hic !). J’ai un peu mal à la tête à cause des tapes censées être amicales que l’ancien inflige au jeune ! A chaque fois, il a dû perdre un neurone, le pauvre ! A ce duo s’associe la bien-aimée du jeune, une étudiante de la même promotion… Dont la mère est emprisonnée pour avoir joué à des jeux illégaux en ligne. La fille rachète les erreurs de la mère par son honnêteté.

Ensuite tous les rôles secondaires, toute l’école, mérite aussi qu’on regarde cette série puisque cet ensemble des plus hétérogènes est vraiment distrayant. On découvre là des patauds attendrissants, des aguicheuses, des clowns, des référents honorables et d’autres faussement honnêtes, une caricature « d’adjudants-chefs » au féminin (la surveillante des études qui hurle et se régale à punir mais se laisse adoucir), des élèves-préfets attachants, des parents pénibles et d’autres touchants… etc. Les thèmes récurrents incontournables et les scènes convenues de ce genre télévisé abondent : l’amitié, la famille qu’on se choisit et celle qu’on subit, le triangle amoureux, l’entraide, la compétition, l’honneur, se ressourcer à la plage… et l’amour toujours! « Fighting » !

Les cérémonies de remise de diplômes offrent de belles séquences car les uniformes sont vivement colorés et les serments correspondent aux valeurs civiques laïques énoncées. Bref… C’est un chouette cirque dont j’ai été bon public.

Alors les défauts… eh bien ils sont nombreux et tant pis ! Les flash-backs pas toujours nécessaires, la sensiblerie, le comique de farce et celui de répétition… tout l’aspect issu du premier degré typiquement coréen… mais j’ai fini par attendre tout ceci au tournant! C’est tellement coréen, tellement dépaysant! Je ne comprends toujours pas plus le langage que j’écoute avec le même plaisir (à part « abeoji » père, « yongseo » pardon, gomabseubmida » merci… salanghabnida… je n’ai guère progressé !) Conclusion : je me suis bien amusée.


Escrimeuses dans Twenty Five Twenty One

Choi Hyung wook, Bona (Kim Ji-yeon) , Kim Tae-ri ,Nam Joo-hyuk, Lee Joo Myung

Le drama Twenty One Twenty Five (cliquez sur le titre pour aller voir la page de Netflix) m’a passionnée pour trois raisons principales : l’escrime (un sport que je ne vois pas souvent à la télévision en dehors des J.O.), l’amitié des 5 protagonistes, tous très attachants et la conception du journalisme.

Les escrimeuses sont particulièrement mises à l’honneur dans ce feuilleton et je n’ai pas eu la présence d’esprit de photographier l’écran tant j’étais happée par le suspense (relatif puisque l’héroïne principale Na Hee Do devait finalement gagner contre son amie Go Yu Rim) des combats mis en scène de façon dynamique par des crissements de pas glissés, des commandes françaises lancées comme des refrains (« En garde! Prêtes ! Allez! ») des jeux d’ombres et des mises en lumière de projecteurs, des regards concentrés, de la sueur et de la hargne au combat. Quel régal ! Je crois bien avoir combattu moi-même parfois!

L’entraîneure (on ne peut pas dire « entraîneuse », terme qui a une autre signification dans notre langue, sans objet ici) est aussi un personnage haut en couleur dont les soucis (être suspectée de corruption pour avoir acheté une voiture à un parent d’élève malhonnête) les intuitions géniales et le cabotinage d’ancienne star du sport constituent des éléments-moteurs de l’intrigue.

Les parents ont encore une fois une grande importance dans la carrière de ces sportives : les uns sont devenus des poids financiers (encore une fois les enfants doivent sacrifier leur bonheur pour subvenir aux besoins de leur famille ruinée ! Ces faits semblent très fréquents en Corée du Sud… alors qu’il me semble qu’en France ce n’est plus le cas depuis deux générations, de façon statistique bien sûr et du fait des nombreuses aides sociales). Les autres travaillent trop et n’accordent pas assez d’attention à leurs ados obligés de se débrouiller seuls.

L’amitié se développe entre 4 pré-adultes, présentés comme des ados alors qu’ils ont 17 ans et sont en fin de première puis terminale au lycée, (selon notre décompte des années), et avec le jeune adulte de 21 ans,qui est un ami d’enfance pour l’une, béguin pour l’autre et objet d’admiration pour celle qui fait de la radio en amatrice. Les deux sportives sont présentées comme nulles dans leurs études, tandis que la troisième est première et déléguée de classe, amie d’enfance du second garçon… un beau gosse dernier au classement scolaire. Le plus âgé était lui-même excellent avant de devoir arrêter ses études pour entrer dans la vie active. Ce groupe est donc très hétéroclite et Baek Yi Jin  rit beaucoup des fautes d’orthographe de Na Hee Do qui le séduit par sa fraîcheur et sa droiture. (Voir le résumé et le casting complet sur Nautiljon ) Parfois on peut être gêné par le fait que le plus âgé paraisse bien plus responsable et la jeune fille, trop gamine , limite enfantine… ça frise la Lolita mais il n’y a rien d’inconvenant jusqu’au bout du fait que ces héros ont un caractère d’une extrême droiture.

Ce n’est pas l’histoire d’amour qui m’a le plus scotchée mais les liens de ce groupe en constante évolution vers une réelle affection profonde et le regard posé sur eux par la fille de l’héroïne, 15 ans plus tard, quand elle découvre cette histoire narrée en flash-backs d’après la lecture des journaux intimes de sa mère. Encore une magnifique trouvaille de scénariste!

Il paraît que la rivalité sportive entre les deux escrimeuses est inspirée d’une histoire vraie datant de 2002…

Enfin le héros principal Baek Yi Jin devient journaliste et il fait montre d’une éthique admirable… petit à petit ! Il se détache peu à peu de la partialité de ses sentiments allant de la trahison au nom du scoop (« C’est pas bien ! « ) jusqu’au sacrifice pour informer et proscrire la violence (« Chapeau! »). Mais je ne peux en dire plus sans spoiler. La mère de Na HeeDo est elle aussi journaliste et fait passer son métier avant sa tranquillité familiale.

Je n’ai pas perdu mon temps!


Des solitaires.👞.👡. en couples🎬

Dans MY LIBERATION NOTES , Yeom MiJeong , le personnage principal, est la fille d’un menuisier-agriculteur qui tombe amoureuse de Gu (sans prénom au début) , le nouvel ouvrier de son père dont l’alcoolisme et le mystère entourant sa « mise au vert » à la campagne l’intriguent… et sa beauté magique la séduit inexorablement. Tous deux sont des êtres sauvages, qui ne sont heureux que dans la nature alors qu’ils sont obligés de supporter la société et d’y travailler. L’acteur est Son Suk-ku, que l’on pouvait voir déjà dans D.P. . Cet homme est un si grand acteur que ses silences et sa démarche suffisent à me séduire ! (Attention : personne ne me séduira jamais autant que mon époux le fit et l’homme le plus beau pour moi restera mon fils!) Son Suk Ku a de la présence. Aussi séduisant en tee-shirt trop grand et tenue d’agriculteur qu’en costume , il joue en compagnie de l’actrice, Kim Ji Won (1992) qui a, elle aussi, un regard magnétique et une présence enchanteresse (en milieu de page sur Freakingeek on ne voit qu’elle!).

            La plus belle scène vécue par le couple de leurs personnages se situe à l’aube, lorsqu’ils courent sous un nuage d’oiseaux et qu’il la protège du bras (c’est… torride, hein? Ah Ah ! Dans « mes dramas », ceux que je choisis de visionner jusqu’au bout, les « affaires amoureuses » se tiennent loin des alcôves et c’est leur qualité première à une époque où tout s’étale en X, selon moi) :

            La série est aussi l’histoire de toute la famille Yeom avec le frère « philosophe du quotidien », ChangHee (Lee Min Ki ), la soeur qui parle sans filtre, GiJeong (Lee El), leurs parents ainsi que leurs amis proches et les malfrats qui recherchent Gu ou son chauffeur. Le soju coule à flots incessants . De ce fait, je n’ai cessé d’avoir envie de quitter ces personnages qui ne savent que boire pour faire face à leur difficulté à vivre puisque je méprise assez l’alcoolisme… La série ne serait, pour cette raison, pas du tout recommandable… et pourtant elle l’est puisque ces pauvres êtres laborieux font tant d’efforts pour survivre dans le monde actuel, pour exister en société malgré leur personnalité singulière, pour surnager dans la mer des soucis quotidiens, envers et contre tout… qu’on ne peut pas les lâcher.

            Tous les personnages sont des individus tellement bruts de décoffrage, tellement individualistes dans leurs aspirations profondes (les parents, par exemple, s’aiment mais, s’ils avaient pu vraiment choisir, ils ne se seraient ni mariés ni reproduits!). Ils sont tous totalement solitaires dans leur micro-société familiale comme amicale et celle du monde du travail pendulaire, qu’ils forment des duos plus… dos à dos que regardant dans la même direction ! La narration est extrêmement lente, au rythme de leur marche lorsqu’ils rentraient fatigués d’avoir tant travaillé dans les champs. Les gens pressés vont détester ce drama ! Plus d’une fois j’ai accéléré pour revenir en arrière par la suite, dans mon désir de savoir comment avançait la relation principale et finalement d’entendre les réflexions de chaque personnage, secondaire ou pas parce que les conversations sont émaillées de véritables réflexions philosophiques (le frère en est un peu le spécialiste, lui qui ne voulait avoir une belle auto que pour aller admirer tout seul un beau paysage!).

ATTENTION SPOIL à ne pas regarder

si on n’est pas romantique,

ou si on est intéressé par 16 épisodes d’une intrigue réaliste concernant une demi-douzaine de couples, une série dans laquelle toute la dimension sentimentale est disséminée, livrée au compte-goutte … dans la vidéo suivante sont presque toutes les images dont j’ai envie de me souvenir en premier quand je repenserai à cette série… et il n’y a presque aucune autre scène d’amour entre les deux héros dans tout ce feuilleton… et pourtant toutes les autres images, les rencontres d’autres personnages valent la peine d’être vus… au moins pour comprendre de quelle libération il s’agit dans le titre qui désigne le club formé par l’héroïne. L’objectif est de résister aux autres pour être soi-même envers et contre tous, évidemment!

Et la vidéo « BEHIND THE SCENE » pour montrer le travail des acteurs et de l’équipe de réalisation afin d’aboutir aux scènes les plus mémorables :

Les acteurs sont des magiciens qui nous offrent des rêves merveilleux !


Citations de dramas ⛩️🎭

à méditer !

            On m’a répété plusieurs fois de cesser de regarder autant de dramas alors que cette habitude m’apporte infiniment… les citations suivantes prouvent que ces feuilletons offrent aussi souvent l’occasion de réfléchir en lisant (puisque je les regarde en VOSTF) des propos intéressants qu’en lisant des bouquins! Il faut lire les sous-titres en blanc dans les photos ci-après.

Beautiful Gong Shim était, certes, un peu limité au niveau de l’intrigue. Une jeune fille banale et limitée intellectuellement progresse dans sa vie sociale et amoureuse en rencontrant un avocat totalement farfelu, ancien bad boy mais toujours altruiste. Et bien sûr, il n’était pas qu’un individu banal puisqu’il retrouve sa famille biologique… et la richesse qui va avec pour une fin magique, évidemment. L’héroïne a une âme d’horticultrice et soigne ses plantes avec amour. Elle excelle dans cette activité alors qu’elle est assez nunuche en général… Sa soeur et son patron, le cousin germain du héros, sont les deux autres personnages principaux et l’amitié profonde qui se développe entre les deux gars, malgré les vicissitudes, représente le grand atout de cette série. L’acteur, Nam KoogMin, jouait le méchant chef, assez réussi car il me donnait froid dans le dos, dans The girl Who Sees Smells. Dans Beautiful Gong Shim, il est déroutant et souvent cra-cra (les Coréens ne reculent pas devant les blagues scatologiques).

            Je suis une personne qui privilégie ses habitudes et si je pouvais, je mangerais toujours les mêmes aliments sans varier d’un iota… le personnage masculin aussi !

Ah : le chocolat, les laitages et les fruits, les glaces!!! Je ne cuisinerais jamais, si j’avais le choix!

2. Dans Warm and Cosy, le couple des héros est totalement improbable. Il s’agit encore une fois d’un conte de Cendrillon comme les aiment les ménagères populaires : un homme parfait issu d’une famille riche, qui devient le cuisinier génial d’un restaurant sur Jeju. il accueille la fille qui lui a tapé dans l’oeil et il faut 16 épisodes pour qu’ils finissent ensemble, comme d’habitude alors j’ai fait chauffer le bouton « avance rapide », notamment à l’arrivée du maire du village, qui n’est amusant que dans la scène de l’affiche (il ne veut pas qu’on sache qu’il a posé quelques années plus tôt pour une marque de sous-vêtements). Les propos du héros… m’ont fait penser longtemps…

            Il veut dire qu’il va faire languir la fille dont il est amoureux pour qu’elle lui courre après, en une inversion des rôles comme souvent dans les feuilletons coréens qui sont construits en un parallélisme rigoureux, avec les mêmes scènes aux rôles inversés. Les Coréens doivent aimer ces retours de motifs, comme une fatalité dans le cursus de la vie. « J’ai couru après toi en vain… eh bien cours après moi maintenant! » Ils adorent croire que notre vie est écrite à l’avance… en un destin mérité dont seule la mauvaise action soudaine peut nous faire dérailler car ils conservent l’idée du libre-arbitre.

            En quoi les sentiments ont-ils une valeur estimée, quantifiable et en quelle unité de mesure ? là est la question que je me suis posée… Je n’ai pas la réponse.

3. Dans Rain or shine , le couple de héros est marqué à vie par l’écroulement du centre commercial dans lequel ils ont failli mourir et qui a tué un membre de leur famille, d’où leurs maux physiques et psychologiques marquant leur vie entière. On croise aussi un jeune handicapé mental attachant, une créatrice de webtoon hémiplégique, une tenancière de maison de plaisir très élégante au physique comme au moral, un médecin-usurière, un architecte scrupuleux et honnête et une série d’individus pourris ou abîmés par la vie. Encore une fois le fils aîné est soutien de famille de sa soeur dont il finance les études… situation qui a l’air très fréquente en Corée!!! ???

            Tout d’abord les remarques judicieuses de la bonne copine puis la pensée directrice de la vieille mamie matoise m’ont arrêtée le temps de les fixer en photogrammes de citation… ( ce sont deux scènes différentes dans la même galerie de photos)

            Ensuite je veux me souvenir d’une scène absolument savoureuse quand on me connait vraiment dans ma vie réelle… il faut toujours revenir à la première chaîne !

            Enfin un moment poétique, où l’héroïne pressent qu’elle est à l’entrée d’une histoire d’amour.. à minuit dans le bus… (il n’y a sans doute qu’à Séoul où on puisse à 20 ans se balader à minuit dans le bus, même à deux!) Combien de fois sommes-nous restés suspendus à une seconde symbolique… ?


Un drama vaut largement un Dumas

            Dans mon enfance, assez tôt et pour toujours, les Dumas nourrirent mon imaginaire👩‍🏫 et dans ma vieillesse🧓 je retrouve tout Dumas (et tellement plus) dans les dramas :

            Peu m’importa quand j’appris que Dumas avait engagé des rédacteurs pour enrichir sa production. Je ne changeai pas d’avis : le roman d’action, qu’il soit réaliste ou fantastique, policier ou de Science Fiction… 🤺🧚🧝🧙🦸quel qu’il fût, m’apporterait toujours des heures d’un plaisir souvent renouvelé par la relecture. 👩‍💻

            D’Artagnan 🗡️⚜️⚔️🤺aimera éternellement Constance❤️, même en l’ayant trahie avec Milady (à laquelle, je le rappelle, pour l’avoir déjà écrit ailleurs, il manque une dent « sous l’oeillère gauche » alors qu’il m’en manque une à droite!! Ah ah ah!) et elle mourra sans cesse dans ses bras au moment de leurs retrouvailles! Destin et destinées… Idem dans les dramas :

            Les dramas ont des scénaristes retors qui font languir le spectateur pendant 12 à seize épisodes de 60 minutes et plus (et parfois même 53, comme dans Secret garden ou Empress Ki) pour réunir les deux héros réchappés d’un triangle amoureux ou deux! Ci-dessus vous constatez le romantisme du serment d’amour éternel 💘scellé par la bague en fleur 🧎. Remarquez la scène où l’un des amoureux embrasse l’autre lové /e contre son dos en un long câlin confiant , comme dans A TALE OF NOKDU (on s’embrasse peu dans ces feuilletons coréens et la caméra ne va jamais ou presque au lit, sauf dans NEVERTHELESS qui fut le plus olé olé que j’ai vu dans le genre du drama… Mais pas si osé que ça au regard des moindres productions issues d’autres pays.).

            Les amoureux se doivent d’abord de s’apprivoiser, de s’approcher longuement et lentement, de se rejoindre et se quitter plusieurs fois avant d’enfin marcher du même pas et dans plusieurs séries, la scène dure ses trois longues minutes. :

            Ils ont aussi des réalisateurs qui paufinent les images et nous emmènent dans les plus beaux paysages de Corée où le personnage tombe en réflexion sur son devenir et celui de son couple :

            L’humour est toujours au rendez-vous :

            Le portable 🤳est désormais un personnage de l’action! Il ment, dénonce, affole, relie les amoureux la nuit jusqu’à ce que, le tenant comme un trésor, chacun s’endorme en le reposant sur sa joue après d’interminables confidences…

            Beaucoup de ces photos sont extraites des trois derniers que je viens d’enchaîner :

            CHOCOLATE (lien Netflix) 🍫

            Un docteur et une cuisinière se sont rencontrés quand ils avaient une dizaine d’années. Ils grandissent liés par un destin commun en se croisant, se retrouvant, se repoussant, au gré des malheurs qui les marquent et perturbent irrémédiablement.

            On trouve ici les topois du genre (les scènes classiques) : le triangle amoureux, l’amour de jeunesse, la famille nocive, l’évolution des méchantes gens, les secrets de famille, les trahisons d’amis malintentionnés, la vie des riches avec leur lutte intrafamiliale pour leur patrimoine, la dure condition des pauvres…

            Mais tant d’autres thèmes sont abordés tels que la relation entre cousins germains, le burn out des soignants comme celui des intellectuels, la cuisine qui soigne l’esprit comme le corps🍜🍛🍰🍚, l’individu original de la famille difficile à supporter, la mère dénaturée, l’amour d’un animal familier🐕 le veuvage, le divorce … la poterie🏺 comme thérapie et surtout la fin de vie des personnes condamnées par une maladie incurable… Le message restant celui d’un carré de chocolat qui peut compenser une tristesse 🍫(mais ils n’abusent pas de ce symbole).

            FIND ME IN YOUR MEMORY (lien Netflix)

            Entre une actrice et un présentateur de télévision un lien dont il n’ont pas connaissance les amène à se rencontrer👫, se déchirer et hésiter à s’unir.🤵👰

            Les thèmes traités sont d’abord la mémoire car le présentateur est hypermnésique alors que l’actrice a perdu la mémoire 🧀après un choc psychologique. L’amour fraternel qui lie la belle héroïne et sa soeur, son manager, est admirable. Les deux filles sont opposées par le physique et le caractère. Du coup les amours de l’une font écho à celles de l’autre , comme dans le Bourgeois gentilhomme de Molière! Le couple B aide à désamorcer la tension créée par le couple A. Le thème des paparazzis 🗞️et celui du médecin ignoble🩺 qui veut tirer de la gloire du fait d’avoir découvert et soigné un « cas rare » puis qui finit par porter atteinte à la santé de son patient afin de monnayer son bouquin et de vérifier sa théorie erronée sur ce cas est particulièrement original.

            ARTHDAL CHRONICLES (lien Netflix)

            Changement de style avec ce feuilleton qui est une dystopie, du fantastique se situant dans une époque préhistorique mythique👣 au pays d’Arth longé par le pays d’Iark et celui des montagnes blanches. Des êtres surhumains, au sang bleu, ont été pratiquement exterminés (ben oui… trente bonshommes peuvent vaincre un seul surhomme) par les peuplades d’Arth dans le but de s’approprier le pays entier, raison pour laquelle ils vont aussi soumettre les habitants d’Iark dont les deux héros, la fille de la prêtresse 🧖 et un Iguru 🦸(un métis, au sang violet qui a plus de forces qu’un humain au sang rouge ).

            On y trouve les thèmes des frères jumeaux 🤼aussi dissemblables que possible dans leur caractère profond, celui des malédictions et du destin, celui du pouvoir et des compromissions, celui des brutes se rachetant sur le tard, l’amour bien sûr, le triangle amoureux, les trahisons de ses parents ou de ses enfants… et les racismes ancestraux.

            Une deuxième saison de ce feuilleton récent est en préparation et tant mieux car Song Joong-ki qui joue les jumeaux , Jang Dong-gun et Kim Ji-won m’ont fidélisée.

            Et je n’ai pas parlé des costumes et des coloris du décor qui sont d’une finesse, assortis magistralement, élégamment… Un festival pour les yeux.

            Conclusion : alors oui, le rythme narratif est généralement lent, oui la définition de l’image n’est pas celle des feuilletons européens ou américains… oui j’ai même entendu une jeune femme me faire taire en affirmant péremptoirement ( ! ) que ces récits sont « culcul la praline » … Moi j’affirme que les dramas sont des feuilletons d’action qui ont une dimension mythique, comme les Dumas et bien plus encore, du fait du choc des images. Que l’on ne vienne pas me dire qu’elles ne sont que la copie des webtoons correspondants ( je n’en lis pas) ou qu’en tant qu’adaptations elles réduisent l’imaginaire car il n’en est rien… Ou alors c’est qu’on a toujours manqué d’imagination!


Patients et thérapeutes de drama

            Pour ne plus souffrir d’entendre et de voir ce que mes contemporains subissent dans notre monde infernal, je me réfugie dans la fiction dont les violences sont désactivées, désincarnées puisque subies par des personnages et qu’à tout instant, d’une pression du doigt sur la télécommande, comme je le ferais sur le bouton d’un perfuseur d’antalgiques à l’hôpital, je peux faire cesser la scène abhorrée en la passant en accéléré ! 

            Et, curieusement, les derniers dramas (= feuilletons coréens) que j’ai vus en VOST (version qui me dépayse et fait voyager dans mon fauteuil) présentent tous un ou plusieurs personnages malades et des thérapeutes ! Comme je déteste le genre « Gore » je ne parlerai donc pas des Squid Game et autres All of us are dead que je fuis comme la peste parce que je n’ai pas pu dépasser les premiers épisodes… mais voici  des séries qui m’ont vraiment réconfortée alors même qu’elles mettaient en scène la maladie !           

            1. Hospital playlist :

dont voici le lien sur Netflix

Et voici le lien sur wikipedia

2 saisons de 12 épisodes en 2020

            Les personnages , unis comme les 5 doigts de la main (et l’étymologie de chirurgien vient du grec « cheir+urgo » = « la main qui soigne» ) sont  (dans l’ordre de l’affiche montrée avec le nom d’acteur puis le nom du personnage interprété):

  • Kim Dae-myung : Yang Seok-hyeong, professeur adjoint d’obstétrique et de gynécologie (et pianiste au synthé) C’est un gros nounours introverti échaudé par un divorce.
  • Yoo Yeon-seok : Ahn Jeong-won, professeur adjoint de chirurgie pédiatrique (et batteur) D’abord profondément chrétien comme sa famille, il veut se faire prêtre et consacre secrètement sa fortune aux miséreux quand l’amour sonne à la porte de son âme.
  • Jo Jeong-seok : Lee Ik-jun, professeur adjoint de chirurgie générale et papa célibataire. Il fait de nombreuses greffes de foie dans un pays où l’alcoolisme a l’air d’être le premier fléau. Ik-jun est le boute en train le plus génial qui soit, le Cupidon du groupe et mon personnage ( et mon acteur) préféré.
  • Jung Kyung-ho : Kim Jun-wan, professeur agrégé de chirurgie cardiothoracique joue le rôle du faux insensible. Il adore manger et il est maigre comme un échalas car c’est un bourreau de travail que sa bien-aimée va faire souffrir longtemps.
  • Jeon Mi-do :  Chae Song-hwa, professeur agrégé de neurochirurgie, une tête qui fouille dans les cerveaux, un peu coincée. Elle chante aussi faux que possible mais ses amis l’adorent au point de… lui laisser choisir la chanson à jouer… une fois tous les deux ans pour son anniversaire !

            L’intrigue :

            Ces 5 chirurgiens (dont une femme) sont devenus amis pendant leurs études. Désormais ils vivent comme une famille et se soutiennent pour supporter leur quotidien stressant dans l’hôpital où ils travaillent tous. Afin de se changer les idées, ils se réunissent hebdomadairement pour faire de la musique et ils sont tous à la recherche d’une relation sentimentale stable.  

            On passe autant de temps pendant les repas (ces pauses salutaires pour les soignants surmenés)  qu’autour de la table d’opération mais aussi dans le sous-sol où le groupe répète. Et leur famille vient compliquer leur quotidien pour pimenter l’histoire.

            Ce drama fut numéro 1 en Corée du Sud l’an passé (et ce ne fut pas du tout  Le jeu du calmar comme en Europe ou aux USA !). J’ai vu une bonne partie de Grey’s anatomy (et il y a eu 16 saisons !) mais j’ai quitté Mérédith, (pendant la 17ème) au seuil de son coma dans lequel j’ai sombré aussi… alors que j’ai suivi le groupe de musiciens chirurgiens jusqu’au bout avec le même plaisir et que j’aimerais bien les revoir.

             Pas un seul personnage secondaire à supprimer, tous sont attachants ou intéressants (même la mère de l’obstétricien qui est une vraie teigne)  et leurs interprètes talentueux mais je ne vais pas le répéter pour tous les dramas car c’est une réalité constante !

            Les reprises de chansons coréennes populaires sorties dans les années 1990 et 2000 par le groupe de musiciens sont toujours mises en relation avec l’intrigue du feuilleton qu’elles concluent. La neurologue qui doit faire exprès de chanter faux car son personnage est une musicienne qui n’a pas d’oreille (et pourtant elle joue juste ! Comment est-ce possible… mystère !) … a dû beaucoup travailler pour parvenir à nous les casser autant. J’ai vraiment ri  comme dans ma jeunesse (car je ne prends plus de fou-rire comme autrefois… c’est bien triste de vieillir !)

            Les maladies et affections physiques traitées dans ces récits sont aussi diverses que les affections psychologiques… Et j’ai bien cru que j’étais moi-même atteinte par certaines d’entre elles… mais ces docs de fiction m’ont aussitôt soignée ! On ne nous épargne pas les cas les plus complexes et tant de thèmes sont abordés tels que le don d’organe, la violence des alcooliques, la mortalité infantile, la vieillesse, les relations familiales, les belles-mères pénibles…etc  Les héros sont des êtres d’exception avec des faiblesses pour parfois paraître très proches de nous… Le fils d’Ikjun est un vrai clown, avec une petite bouille impayable et un caractère de surdoué déroutant…et l’acteur qui joue Ikjun est un artiste merveilleusement doué dont les joies sont communicatives, les émois adorables, les facéties impayables… [Quel type, ce mec !  Du coup je l’ai suivi dans le drama indiqué ci-dessous et n’ai pas été déçue ! ]

            Pour moi, le premier intérêt de ce drama… fut que ma belle-fille, [que j’aime et estime tant car j’ai la chance d’avoir deux « beaux-enfants », les compagnons de mes enfants, exceptionnels ; pas de « pièces rapportées » chez nous mais des êtres valorisants], l’ait regardé et apprécié avec moi car elle est la seule qui ait partagé un petit peu mon intérêt pour ce genre cinématographique ! (les autres se moquent de ma « passion netfliquesque » qui leur fait fuir mon profil Netflix parce qu’on n’y trouve « que du coréen » alors que je ne comprends pas du tout cette langue et n’ai jamais quitté l’Europe !)  

            2. You are my spring

dont voici le lien sur Netflix  

Et voici le lien sur Senscritique

1 saison de 16 épisodes en 2021

            Les personnages :

Seo Hyun-jin  : Kang Da-jeong  la concierge sur la défensive au caractère bien affirmé

Kim Dong-wook  : Joo Yeong-do, le psychiatre Sherlock Holmes

Choi Yoon-jae : Joo Yeong-do (jeune)

Yoon Park : Chae Joon / Dr. Ian Chase les « jumeaux » par qui tout arrive (et un acteur étonnant de dualité, d’expressivité, de complexité !Il peut se montrer vraiment très inquiétant puis se transfigure pour offrir un air angélique… Brrr !)

Nam Gyu-ri  : Ahn Ga-yeong  une star de cinéma hors norme, assez bouleversée mentalement pour avoir songé au suicide, comme beaucoup en Corée. Elle fut sauvée par le médecin. Pour communiquer avec autrui, elle lance ses  “Excuse me” comme les Coréens jettent leur « ya » / « hé » ( !) , cette interpellation glaçante, un coup de poing verbal.

            L’intrigue :

            Une concierge d’hôtel, dont l’enfance fut marquée par l’alcoolisme de son père,  et un psychiatre, cardiaque, et aussi profiler-consultant pour ses amis de la police,  sont mêlés à la même enquête policière car le suicidé faisait une cour harcelante à la jeune femme, qui habite au sommet de l’immeuble (numéro 99 « gugu ») où se situe le cabinet du médecin (luxueux mais avec une fuite d’eau tout de même !) , une clinique vétérinaire et un café abritant tout un groupe de copains du couple, dont un Gaston Lagaffe très pénible, horripilant, mais finalement utile !  

            Les premières secondes du drama sont particulièrement réussies et prenantes car elles nous imposent la chute du suicidé comme le détonateur de l’intrigue. C’est le premier feuilleton qui capture aussi bien mon intérêt dès le premier opus car généralement les deux ou trois premiers épisodes d’un drama sont longuets avec leur mise ne place de la situation initiale dont les détails nous paraissent manquer d’unité et qui ne prendront tout leur sens que bien plus tard. Parfois on ne voit pas où les réalisateurs veulent en venir et l’on désespère de le comprendre avant que l’ennui ne nous guette.

            Donc ce psychiatre me séduit totalement par son style, son calme, son air de détective des travers de l’âme. Il me rappelle certaines réactions de mon fils, il me captive. Dans ce feuilleton, le thérapeute est lui-même malade : il a bénéficié d’une greffe cardiaque et veut vivre le mieux et le plus longtemps possible par reconnaissance pour ce don de vie.

            La psychologie perturbée d’enfants maltraités est aussi abordée dans cette œuvre qui parle encore une fois « d’amours de jeunesse », un thème récurrent dans les dramas.

            3. Don’t dare to dream ou Jealousy Incarnate

Voici le lien sur Netflix

Voici le lien sur wikipedia

            Les personnages (ce sont les trois à droite sur l’image, celle de gauche n’a guère d’intérêt car c’est un faire-valoir, la copine intéressée et hypocrite)

  • Gong Hyo-jin : Pyo Na-ri, présentatrice météo plutôt optimiste..
  • Jo Jung-suk : Lee Hwa-shin, journaliste vedette cultivé et d’un milieu aisé.
  • Go Kyung-pyo : Go Jung-won, l’ami très riche,  poli du précédent, patron d’une maison de couture et l’héritier d’une grande entreprise ( chaebol) qui gère plusieurs marques de vêtements de luxe.

            L’intrigue :

            Diplômée d’une université de troisième ordre et n’ayant ni argent ni relations, Na-ri, Miss Météo consciencieuse, optimiste mais indécise, est prête à tous les compromis  pour garder sa place à la chaîne en tant que Miss Météo… mais elle rêve de devenir présentatrice d’infos voire journaliste. Elle a aimé Hwa-shin pendant 3 ans mais Môssieur était trop fier et macho pour l’aimer en retour, étant à peine flatté et la repoussant sans cesse.  Quand  Na-ri et Jung-won se rencontrent et tombent amoureux,  Jung-suk réalise que Na-ri a fini par le séduire et il revient dans la course… Il s’en suit une véritable bataille entre les deux meilleurs amis, amis d’enfance, devenus rivaux. Leur famille très étendue (des divorces et remariages, des faillites…), des « amies » jalouses et ceux qui dirigent la chaîne de TV viennent compliquer leur quotidien… comme de bien entendu.

            Dans les deux premiers épisodes, le comportement de Na-ri est assez insupportable et j’ai failli renoncer( mais j’ai bien fait de rester ! ) : elle s’accroche à Jung-suk sans honte. Un jour elle doit aider Jung-suk à s’habiller pour lui permettre de passer à l’antenne; parce que sa mère est morte d’un cancer du sein et qu’elle-même subit des contrôles réguliers pour en éviter un, elle se rend compte que Jung-suk… a un cancer du sein ! ( Là la scène est un peu tirée en longueur , pour un comique de répétition un poil trop appuyé, car elle le poursuit pour le tâter et le harceler vraiment… pour la bonne cause… mais nous aussi estimons qu’elle exagère, jusqu’au diagnostic lui donnant raison. ) Le comique de situation répété est si communicatif que j’ai ri à en pleurer plus d’une fois et même dans la scène des pets… eh oui, les Coréens vont jusqu’aux toilettes  et, ici, ça ne pue ni le nanar ni le navet.

            Les deux héros se retrouvent à la clinique et dans la même chambre pour y subir une opération, elle pour une mastose et lui pour combattre son cancer de stade un dans le plus grand secret puisqu’il ne pourrait pas continuer de travailler sur la chaîne de TV si quelqu’un le savait et il le cache même à son meilleur ami, ne supportant pas d’être concerné par une pathologie tellement marquée comme étant féminine. Bien sûr il est difficile à croire qu’un homme partage la chambre d’une femme  dans une clinique fréquentée par des femmes.  Le thème « les hommes aussi » est au cœur de ce drama.

            La scène où il fait une mammographie, au milieu de l’épisode 3, est d’anthologie ! Les images d’une orange pressée, d’une noix écrasée viennent nous faire percevoir la souffrance physique d’un si petit sein écrabouillé et la souffrance morale d’un homme qui se croit dénaturé par ce qui lui arrive est très perceptible.

            La chirurgienne et l’assistante sont elles aussi trop, trop comiques ! Le drama devient jouissif  quand des personnages dansent leur joie finale… Euh… pardon pour le bout de spoil :  ce n’est qu’une comédie mais je vous garantis qu’elle soigne tout moral en berne et elle attire l’attention sur ce cancer-là.

            4. Uncontrollably fond

Voici le lien sur Wikipedia 

Voici le lien sur Netflix

et comme le feuilleton va bientôt quitter le catalogue Netflix, voici le lien sur nautiljon.com

et celui sur SensCritique.com

            Les personnages :

  • Kim Woo-bin : Shin Jun-young, la star de Kpop adulée
  • Bae Suzy : Noh Eul la productrice de documentaires intéressée par l’argent car pauvre et soutien de famille de son frère car ils sont orphelins, leur père s’étant fait écraser
  • Lim Ju-hwan : Choi Ji-tae, le fils de famille riche amoureux de l’héroïne , qui se fait passer pour pauvre pour pouvoir la fréquenter.
  • Lim Ju-eun : Yoon Jeong-eun la fiancée du précédent

            L’intrigue :

            Dans leur jeunesse, les deux héros se sont rencontrés mais le jeune homme ayant découvert qui est son père, provoque l’accident de la jeune fille pour sauver la réputation de ce père qu’il admirait encore à l’époque avant de découvrir par la suite que ce procureur s’avère un pourri avide de pouvoir. La jeune fille allait révéler comment le procureur avait étouffé l’affaire qui avait  coûté la vie à son père à elle !

            Je sais : c’est vachement tordu comme scénario ! Devenu une star, le gars avait rompu tout contact avec la fille mais elle se retrouve sur son chemin et il ne parvient pas à l’oublier alors il accepte de la laisser le filmer pour un documentaire sur sa vie de star, sur sa gloire… alors qu’il vient d’apprendre qu’il est condamné et le cache au monde entier ;  il a une tumeur énorme au cerveau et plus que trois mois à vivre.

            Le malade  veut… soigner son aimée ! Il essaie de permettre à son amour d’enfance de dépasser tout ce que son passé leur fait traîner comme casseroles; pour elle, ce sont : sa peine d’orpheline, l’éducation de son frère, son combat pour dénoncer les hommes de pouvoir pourris. Il veut qu’elle  lui survive et connaisse le confort et la réussite. Au début il ne songe qu’à punir son père mais il découvre qu’il a un demi-frère, son aîné, un homme riche lui aussi… qui est tombé amoureux de la même femme, de l’héroïne !

            Evidemment le message qu’enregistre ce jeune homme, qui va quitter la vie, est touchant… même si son parcours de star compense les adieux à la vie dans l’esprit du spectateur… Il va quitter la vie au moment où il se permet de retrouver celle qu’il aime !

             Les autres thèmes de cette œuvre sont… les sentiments :  l’amour maternel (sa mère lui en veut d’avoir abandonné le droit pour le spectacle), l’amour fraternel (le frère de la star a plus de valeur humaine que son père et le frère de l’héroïne a plus d’importance pour elle que sa propre existence), l’amour paternel (le procureur adore sa fille qu’il préférait à ses fils), l’amour filial (l’héroïne idolâtre son père et la star persiste à quémander l’amour de sa mère), l’amitié (la bonne copine de Noh-eul est presque une mère pour elle) et bien sûr l’amour passionnel…

            J’aurais encore une douzaine d’autres dramas à recommander mais … ce sera pour une autre fois !