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My Mister, un homme bien

IU et Lee Sun-Kyun

« Vous êtes un homme bien, vraiment. » insiste Lee Ji-An, 21 ans, en s’accordant le droit de regarder, yeux dans les yeux, Park Dong-Hoon, son aîné de vingt ans, son mentor aimé, dans My Mister… Alors moi, j’aurais bien voulu que leur relation ressemblât à celle de Céline et René… mais que nenni car cette relation-ci est tellement plus forte, idéalement belle, plus respectable car d’une correction totale… et pourtant si profonde !

IU
  • L’héroïne Lee Ji-An (j’ai entendu « Lisiane », tout le long de la série!) est interprétée par Lee Ji-eun (이지은) (quasiment le même nom) c’est-à-dire IU, cette chanteuse célèbre qui vient juste de remplir le stade olympique de Séoul en ce mois de septembre 2022, cette présentatrice de l’émission Palette aux 26 millions de followers, comme nous la montre l’article IU’S PALETTE WITH CRUSH dans le blog SomgirlsfromK de Domdom-mon-webmestre-préféré (Cette frêle personne, IU, prouve dans ses propos, cette fois-là, qu’elle prend soin de sa santé et prévoit son emploi du temps rationnellement). IU est cette star magnifique de la chanson, cette jeune artiste Coréenne qui avait 25 ans à l’époque de My Mister, cette femme si élégante, à la voix de soprano et au style de musique tellement moderne… cette actrice accomplie célébrée au dernier festival de Cannes (article de Paris-Match du 2022_05_27), qui vous lance au fond de votre âme lorsqu’elle vous regarde : « Me comprends-tu? ». Heu… je l’aime beaucoup, n’est-ce pas ?!
  • Dong-Hoon (ou Dong-Hun) est magistralement interprété par Lee Sun-kyun, dont la voix grave et l’air résolument sérieux font qu’on lui donne le bon dieu sans confession. (Dans la vie réelle, cet acteur, qui a joué dans Parasite, est l’époux de Jeon Hye-jin, que je viens de voir dans SEARCH WWW, encore une pépite sujet d’article ultérieur.)

L’intrigue :

Park Dong-Hoon, un ingénieur de génie-civil chef de service, est balloté dans la guerre des chefs de son entreprise parce que son Directeur… est l’amant de sa femme, ce qu’il ignore encore dans la situation initiale de la série ! Alors qu’il est agacé par une intérimaire pour une vétille (elle a écrasé une coccinelle!), il s’aperçoit peu à peu que cette jeune fille, qui habite dans son quartier et accomplit les mêmes trajets en tram pendulaires, est la rescapée d’une jeunesse de misère : elle se débat dans de pires ennuis que les siens, remboursant la dette de sa mère à un voyou, qui la harcèlet (Lee Guang-Il, qu’interprète à la perfection, tellement j’ai eu la trouille et que je l’ai détesté quand il battait « Lisiane », Jang Gi Yong ) et s’occupant de sa grand-mère impotente et sourde avec le tout petit peu d’argent qu’il lui reste chaque mois.

Lee Ji-An, la plus démunie d’argent mais pas de débrouillardise, devient justement celle qui sauve la mise de son chef de service, Park Dong-Hoon quand il est suspecté de corruption. Au fil de l’histoire, elle l’extrait peu à peu du marasme dans lequel sombrait la vie de cet homme, père d’un fils de 12 ans, envoyé étudier aux USA, qui est devenu le soutien de famille de sa mère et de ses deux frères quadragénaires au chômage.

Dong-Hoon aurait pu n’être qu’un pauvre type tant il est foncièrement gentil et a le sens du sacrifice et puisqu’il apprend qu’il est trompé avec le type qu’il méprise le plus au monde, viscéralement… mais cette rencontre avec Ji-An, à qui il accorde intérêt et protection, produit un enchaînement de circonstances toujours plus positives pour tous les deux.

Les thèmes :

  • Tout d’abord les problèmes créés par le foyer et la famille (le mariage, le chômage, les obligations sociales). J’ai compris qu’un Coréen ne fait que… payer (cadeaux d’argent pour les mariages, les enterrements, les événements à fêter) Le statut social enferme les gens dans un carcan bien plus handicapant que dans la société française. Ainsi la mère du héros lui donne une enveloppe pour s’acheter un costume, alors qu’il est riche et l’époux d’une avocate tandis qu’elle fait quelques heures d’entretien dans le café du quartier ! Dans le même ordre d’idées, le frère cadet est d’abord vexé de n’être qu’un agent d’entretien mais il parviendra enfin à considérer ce travail comme honorable puisqu’il lui a redonné une raison de se lever le matin et lui permet enfin de gagner sa vie !
  • Les jalousies de fratrie : les trois frères s’aiment mais ne peuvent s’empêcher de se taquiner voire de se battre. Pourtant ils sont inséparables. Ils jouent au foot dans le club du dimanche mais tous ces footeux passent presque plus de temps quotidien au café que chez eux ! De ce fait, l’alcool est aussi le vice dénoncé ! Qu’est-ce qu’ils boivent ! Hommes et femmes… mais pas la mère (ni les bonzes). Il doit y avoir un âge limite ! ?
  • Les luttes de pouvoir au sein des entreprises et des bureaux internes, les repas d’entreprise où l’on subit la présence pénible des chefs autoritaires, ainsi que les ragots sur la vie privée (les « scandales »). Alors quand on apprend que « Lisiane » a tué accidentellement le père de Lee Guang-Il lorsqu’elle avait 14 ans (elle n’a fait que deux ans de prison au bénéfice des circonstances atténuantes: elle avait été, comme sa grand-mère qu’elle défendait de son mieux, un souffre-douleur de ce tortionnaire) les gens se déchaînent !
  • Mais l’on voit aussi le thème du bon chef de service qui pardonne même au subordonné médisant, le condamnant à demander pardon verbalement et l’amenant à l’admirer puis devenir son ami! Les subordonnés de Dong-Hoon sont bien sympas quoiqu’aimant trop le soju!
  • Et enfin… le bon amour… Celui qui n’est pas nocif, qui ne vous enferme pas (on excuserait presque la femme de Dong-Hoon car le poids du quartier est étouffant!) De qui faut-il tomber amoureux?

Si je ne devais recommander qu’un seul drama pour expliquer pourquoi je suis une passionnée de ces séries coréennes, comme l’écrivain Paulo Coelho (à lire sur KSélection), ce serait ce drama-ci dont vous pouvez voir toute la distribution sur Nautiljon en cliquant sur le titre ci-contre : My Mister

Les créateurs de ce drama sont: Kim Won-suk,Park Hae-young. Je me suis demandé si le personnage de Park Qi-Soon (ou Ki-Jun… peu importe l’écriture phonétique) le frère cadet, qui était le réalisateur d’un film qui l’avait fait passer pour un génie avant de perdre tout son potentiel au point de revenir vivre chez sa mère à 40 ans passés, est un porte-parole du scénariste pour lui permettre d’exprimer combien sa propre profession est difficile!

ATTENTION SPOIL ! Cessez de lire si vous avez l’intention de regarder la série.

Voici en vrac toutes les scènes magnifiques qui me resteront longtemps en mémoire et que je note ici pour ne plus jamais les oublier :

  • « Est-ce que je peux vous faire un câlin? » Il a fallu qu’elle le demande deux fois avant de l’obtenir. Quelle époque difficile que la nôtre où il faut poser cette question afin de ne pas paraître harceler l’autre! Si je n’avais pas dragué Papy H. à la soirée dansante où je l’ai rencontré, je n’aurais pas eu tout ce bonheur de dizaines d’années, mes enfants chéris, ma vie qui me convient !
  • La partie de football finale avec tous ces joueurs en tenue de deuil, cette scène tellement pleine de tendresse sur un terrain improvisé, cette joie d’après funérailles… J’ai lu une scène de ce genre écrite par « l’écrivain de la joie », Gilles Legardinier, dont j’ai parlé sur mon autre blog.
  • Les scènes où Lee Ji-An parle le langage des signes avec sa grand-mère et bien sûr celle qu’on ne nous traduit, ne nous explique, qu’à la toute fin! « les rencontres sont précieuses« . (J’ai appris que IU avait été élevée par sa grand-mère un certain temps à une époque de grande simplicité de mode de vie… Tiens, comme moi!)

Il n’y a que des moments totalement bouleversants :

  • Cette attitude si chrétienne de la demande de pardon de Lisiane à BongHoon, mise en parallèle avec la « punition » du jeune collègue médisant… Le personnage abîmé dans son humilité et ses regrets d’avoir mal agi, pleurant sur la voie publique parmi les passants… scène totalement inimaginable en France.
  • Les écoutes de BongHoon par Lisiane : le souffle de l’homme adoré, les craintes en l’entendant simplement hoqueter sous l’effort ou la peine… Et le fameux « Est-ce que tu veux quelque chose? » des retours de BongHoon chez lui, l’homme fidèle.
  • Lorsqu’il dit son prénom au cinéma lui révélant ainsi qu’il est au courant et qu’elle en est choquée, mise devant son méfait d’espionne.
  • Lorsqu’elle tient l’urne dans ses bras et réplique à Park Sang Hun, grondé par son frère et Lee Je Cheol, « Pour moi aussi, c’était le plus beau jour de ma vie ! » parce qu’elle s’est sentie intégrée, respectée.
sourions quand on trouve des Hommes bien.

Les 16 épisodes, quoi ! Mais surtout :

Les deux sourires de la fin.

Ce drama se termine sur deux sourires de bonheur,

qui ressemblent au mien, ci-contre… J’ai toujours le même.


Métempsychique 🎞️

Qui n’a pas rêvé de pouvoir changer de corps tout en conservant ce que l’on pense être soi, son intellect et son âme…? Il m’arrive souvent de regretter n’être que moi physiquement… J’admire les acteurs qui peuvent se croire différents en changeant de personnage… mais alors ils doivent aussi modifier leur « moi » et ne sont donc pas eux-mêmes dans un autre corps juste quelqu’un d’autre avec le même corps… Non, moi je voudrais jeter ma tronche et tout le reste et m’offrir une autre apparence car la chirurgie esthétique ne peut rien pour moi, il y aurait trop de boulot! (Que personne ne cherche à me consoler… y a pas mort de femme, quand même ! Je survis chaque jour à ma déconvenue confirmée dans le miroir!) Plusieurs dramas exploitent l’idée d’un échange de sexe entre deux individus d’un couple en formation, excellente façon de pousser chacun à mieux comprendre l’autre mais

ALCHEMY OF SOULS

propose cette idée d’une mutation de corps, de l’obtention d’une translation d’âme dans un corps hôte, pour combattre sa qualité de mortels ou pour… réaliser de mauvais desseins, forcément combattus par les héros. Cette colonisation métempsychique est un thème qui n’est pas nouveau, déjà classiquement traité dans d’autres films, mais ce drama de 2022, qui vient juste d’être bouclé pour sa saison 1 en Corée, me plaît d’abord pour ses acteurs et leur interprétation de personnages attachants ou infernaux.

Lee Jae-wook et Jung So-min forment un excellent duo fondé tout d’abord sur l’humour, chacun tentant de réagir au mieux pour combattre l’évidence du charme de l’autre. Les piques fusent. C’est un couple se disant « -je t’aime – moi non plus » , pas du tout comme le couple Gainsbourg-Bardot dont les mots crus sont totalement impensables dans un si bon drama, mais plutôt comme les répliques de ce vieux couple d’un des seuls films français qui m’avaient amusée dans ma jeunesse (car alors je détestais tous les acteurs bien français tels que De Funès, Bedos, Rochefort, Lanoux, Duperrey, Brasseur Claude…etc), amusée au point que je m’en souvienne encore aujourd’hui (c’était un film de Rappeneau comme celui que j’apprécie toujours : Cyrano…) Je parle du duo composé de Marlène Jobert et Jean-Paul Belmondo, assis dans leur arbre dans Les mariés de l’an II sorti… en 71 !

Dans ce drama fantastique, de l’Héroïc fantasy asiatique, les effets spéciaux sont splendissimes. Les gouttes d’eau magiques, les maëlstroms de forces dans des batailles épiques de mages contre mages me réjouissent l’oeil et me reposent l’esprit! On peut même affirmer que toute l’équipe d’acteurs, toute la distribution, est parfaite.

Alors, bien sûr, je me suis attachée à Lee Jae-wook, que j’ai cherché dans ses autres dramas, car je l’avais déjà « rencontré » dans Extraordinary you face à Rowoon, où il incarnait avec conviction le nul de service dans le trio amoureux. Il avait ainsi déjà retenu mon attention mais je l’ai trouvé formidable alors qu’il n’a qu’un second rôle, un méchant petit truand, dans Memories of the Alhambra, dont j’ai déjà parlé et il crevé l’écran! Je l’ai vu encore dans cette série où un jeune homme est amoureux d’une fille qui a 8 ans de plus que lui alors qu’il est encore lycéen, DoDoSolSolLaLaSol, face à une Go-Ara assez nunuche et pénible à suivre sauf lorsqu’elle joue du piano! Il joue aussi très bien son rôle de jeune acteur séduisant dans Search WWW dont je reparlerai. Cet acteur me fascine totalement.

Pour combattre le visionnage excessif (le fameux « binge watching ») Netflix distille désormais plusieurs dramas à raison de deux feuilletons par semaine. Je m’en suis félicitée parfois car je commençais à devenir une droguée de la télé, accrochée à mon épisode suivant, tant les scénaristes et réalisateurs ont de savoir-faire pour enchaîner le pauvre téléspectateur manipulé par des scènes présentées par le point de vue d’un personnage avec un gros suspense fait de mille interrogations … puis montrées sous un autre angle par les yeux d’un autre personnage, ou avec les images qui avaient été ôtées, afin de miner, tronquer, notre compréhension et pouvoir la satisfaire, la reconstruire, ensuite! Ils nous infligent une frustration pour mieux nous récompenser d’être restés là! « allez, je commence juste l’épisode suivant et puis je sortirai de Netflix »… cause toujours… tu restes là, en attente de la péripétie suivante!

Mais devoir attendre 15 jours au lieu de 7 est tout de même un vrai supplice quand on apprécie autant une histoire aussi jolie à regarder et ce beau rêve à faire, celui de l’alchimie des âmes. C’est pourquoi quand j’ai appris, en plus, que le couple principal de personnages ne sera plus interprété avec les mêmes acteurs… J’ai ressenti une vraie déception car Jung So-min est une excellente actrice aussi. J’ai visionné certaines séries uniquement pour la retrouver, elle, parce que je la comprends sans avoir besoin de lire les sous-titres, rien qu’en la regardant réagir. Non parce qu’elle surjouerait, en aucune façon, mais parce que le moindre de ses mouvements de sourcils a pour moi une signification évidente!

Et pourtant je ne devrais pas du tout me sentir trompée par les réalisateurs puisque tout était prévu, annoncé, dès le début, dans les faits narrés!

Et pour une fois, voir des morts-vivants ne m’a pas dérangée! Pourtant ce sont les méchants de cette intrigue, poursuivis par les personnages gentils , dans ce monde manichéen de Fantasy! Comme ils sont transformés en pierre dès qu’on les perce à jour et qu’il peut en exister certains qui ne sont pas mauvais… ma conception de la morale est sauve!

Bref… Ah! si je pouvais changer de corps!

Je vais devenir Coréenne et dire comme beaucoup de personnages « Dans ma prochaine vie, j’espère que je serai… » ! Le problème reste qu’on ne se souviendra pas des vies antérieures! Ouin Ouin Ouin Ouin Ouiiiiiiinnnn !


Un Pagnol de Christophe Barratier🦗

C’est dans un état d’esprit dubitatif que j’ai commencé à regarder cette énième adaptation de Le temps des secrets de Marcel Pagnol… Bien sûr j’ai bien noté tout de suite la formule « d’après l’oeuvre de M.P. » qui ne m’engageait pas plus à entrer dans le film… et puis une impression de déjà vu dans la première scène, celle du départ pour les Bellons ne m’a pas plus disposée à changer d’état d’esprit dans les premières minutes.

Ensuite sont apparus les deux héros principaux que sont Marcel et Lili des Bellons. J’étais attentive à leur accent parce que j’avais détesté le phrasé « parigot » des acteurs qui les avaient incarnés précédemment, ressenti comme une trahison de l’auteur…

Et alors, là, miracle ! Si Léo Campion, qui interprète Marcel m’a paru très honorable… Baptiste Négrel qui joue Lili est… PARFAIT! D’un naturel total, avec le véritable accent de chez nous, les intonations et le rythme de notre parler local… tout y est! Ce gosse est déjà un grand acteur et j’espère qu’il fera d’autres films!

Ensuite sont arrivés Guillaume de Tonquédec pour Joseph , François-Xavier Demaison pour l’oncle Jules, Mélanie Doutey pour Augustine et Anne Charrier pour la tante Rose et… j’étais en famille! Ils sont particulièrement justes dans leur jeu d’acteur et une atmosphère d’affection réelle et de respect s’installe, bien complétée par les interventions des acteurs plus petits, d’un naturel évident.

C’est, de mon humble point de vue, une réussite totale! Les scènes inspirées de l’oeuvre qui ne sont pas dans le roman sont absolument compatibles et même constituent une réelle valeur ajoutée avec des thèmes comme la libération de la femme ou celui des relations du couple de parents Pagnol.

Toute l’équipe du film est excellente!

Les épisodes du flirt avec Isabelle et de la grotte du hibou sont renouvelés, présentés autrement et pourtant tout aussi « authentiquement pagnolesques ». C’est la vraie Provence de Pagnol!

Monsieur Barratier m’avait déjà apporté un grand bonheur avec Les choristes en 2004. Il a réalisé là un autre chef d’oeuvre!


La vraie famille

Le film de Fabien Gorgeart, sorti en 2021, La vraie famille pose une question assez essentielle. La véritable définition d’une famille est-elle celle qu’imposent les liens du sang ou celle que l’on se choisit, celle des liens quotidiens, celle des rencontres humaines ?

Pour une fois, moi qui suis tellement sous le charme des acteurs coréens, j’ai estimé que ceux de ce film, adultes comme enfants, jouent avec une très grande justesse.

Mélanie Thierry est une mère extraordinaire et nous promène où elle veut au rythme de son regard si bleu… Mais tous les autres expriment beaucoup et nous entraînent où il faut…

Les premières images qui m’avaient assez déroutée par les questions que je me posais sur les rapports entre cette mère et son fils, cette femme et son époux, cette mère et le père de l’enfant… ce joyeux bazar explosif du début qui m’a fait attendre les réponses posant la problématique et presque donné envie de quitter ce film… sont apparus comme absolument nécessaires et évidents quand l’intrigue s’est, soudainement mais clairement, mise en place. Impossible d’en dire plus sans empêcher autrui de réaliser le même cheminement intellectuel et donc sans gâcher les attentes du scénariste.

La moyenne donnée à ce film sur Allociné me paraît bien trop basse car je lui délivrerais bien un 4,5 moi!

A chacun sa réponse à la question initiale posée.


Des solitaires.👞.👡. en couples🎬

Dans MY LIBERATION NOTES , Yeom MiJeong , le personnage principal, est la fille d’un menuisier-agriculteur qui tombe amoureuse de Gu (sans prénom au début) , le nouvel ouvrier de son père dont l’alcoolisme et le mystère entourant sa « mise au vert » à la campagne l’intriguent… et sa beauté magique la séduit inexorablement. Tous deux sont des êtres sauvages, qui ne sont heureux que dans la nature alors qu’ils sont obligés de supporter la société et d’y travailler. L’acteur est Son Suk-ku, que l’on pouvait voir déjà dans D.P. . Cet homme est un si grand acteur que ses silences et sa démarche suffisent à me séduire ! (Attention : personne ne me séduira jamais autant que mon époux le fit et l’homme le plus beau pour moi restera mon fils!) Son Suk Ku a de la présence. Aussi séduisant en tee-shirt trop grand et tenue d’agriculteur qu’en costume , il joue en compagnie de l’actrice, Kim Ji Won (1992) qui a, elle aussi, un regard magnétique et une présence enchanteresse (en milieu de page sur Freakingeek on ne voit qu’elle!).

            La plus belle scène vécue par le couple de leurs personnages se situe à l’aube, lorsqu’ils courent sous un nuage d’oiseaux et qu’il la protège du bras (c’est… torride, hein? Ah Ah ! Dans « mes dramas », ceux que je choisis de visionner jusqu’au bout, les « affaires amoureuses » se tiennent loin des alcôves et c’est leur qualité première à une époque où tout s’étale en X, selon moi) :

            La série est aussi l’histoire de toute la famille Yeom avec le frère « philosophe du quotidien », ChangHee (Lee Min Ki ), la soeur qui parle sans filtre, GiJeong (Lee El), leurs parents ainsi que leurs amis proches et les malfrats qui recherchent Gu ou son chauffeur. Le soju coule à flots incessants . De ce fait, je n’ai cessé d’avoir envie de quitter ces personnages qui ne savent que boire pour faire face à leur difficulté à vivre puisque je méprise assez l’alcoolisme… La série ne serait, pour cette raison, pas du tout recommandable… et pourtant elle l’est puisque ces pauvres êtres laborieux font tant d’efforts pour survivre dans le monde actuel, pour exister en société malgré leur personnalité singulière, pour surnager dans la mer des soucis quotidiens, envers et contre tout… qu’on ne peut pas les lâcher.

            Tous les personnages sont des individus tellement bruts de décoffrage, tellement individualistes dans leurs aspirations profondes (les parents, par exemple, s’aiment mais, s’ils avaient pu vraiment choisir, ils ne se seraient ni mariés ni reproduits!). Ils sont tous totalement solitaires dans leur micro-société familiale comme amicale et celle du monde du travail pendulaire, qu’ils forment des duos plus… dos à dos que regardant dans la même direction ! La narration est extrêmement lente, au rythme de leur marche lorsqu’ils rentraient fatigués d’avoir tant travaillé dans les champs. Les gens pressés vont détester ce drama ! Plus d’une fois j’ai accéléré pour revenir en arrière par la suite, dans mon désir de savoir comment avançait la relation principale et finalement d’entendre les réflexions de chaque personnage, secondaire ou pas parce que les conversations sont émaillées de véritables réflexions philosophiques (le frère en est un peu le spécialiste, lui qui ne voulait avoir une belle auto que pour aller admirer tout seul un beau paysage!).

ATTENTION SPOIL à ne pas regarder

si on n’est pas romantique,

ou si on est intéressé par 16 épisodes d’une intrigue réaliste concernant une demi-douzaine de couples, une série dans laquelle toute la dimension sentimentale est disséminée, livrée au compte-goutte … dans la vidéo suivante sont presque toutes les images dont j’ai envie de me souvenir en premier quand je repenserai à cette série… et il n’y a presque aucune autre scène d’amour entre les deux héros dans tout ce feuilleton… et pourtant toutes les autres images, les rencontres d’autres personnages valent la peine d’être vus… au moins pour comprendre de quelle libération il s’agit dans le titre qui désigne le club formé par l’héroïne. L’objectif est de résister aux autres pour être soi-même envers et contre tous, évidemment!

Et la vidéo « BEHIND THE SCENE » pour montrer le travail des acteurs et de l’équipe de réalisation afin d’aboutir aux scènes les plus mémorables :

Les acteurs sont des magiciens qui nous offrent des rêves merveilleux !


Citations de dramas ⛩️🎭

à méditer !

            On m’a répété plusieurs fois de cesser de regarder autant de dramas alors que cette habitude m’apporte infiniment… les citations suivantes prouvent que ces feuilletons offrent aussi souvent l’occasion de réfléchir en lisant (puisque je les regarde en VOSTF) des propos intéressants qu’en lisant des bouquins! Il faut lire les sous-titres en blanc dans les photos ci-après.

Beautiful Gong Shim était, certes, un peu limité au niveau de l’intrigue. Une jeune fille banale et limitée intellectuellement progresse dans sa vie sociale et amoureuse en rencontrant un avocat totalement farfelu, ancien bad boy mais toujours altruiste. Et bien sûr, il n’était pas qu’un individu banal puisqu’il retrouve sa famille biologique… et la richesse qui va avec pour une fin magique, évidemment. L’héroïne a une âme d’horticultrice et soigne ses plantes avec amour. Elle excelle dans cette activité alors qu’elle est assez nunuche en général… Sa soeur et son patron, le cousin germain du héros, sont les deux autres personnages principaux et l’amitié profonde qui se développe entre les deux gars, malgré les vicissitudes, représente le grand atout de cette série. L’acteur, Nam KoogMin, jouait le méchant chef, assez réussi car il me donnait froid dans le dos, dans The girl Who Sees Smells. Dans Beautiful Gong Shim, il est déroutant et souvent cra-cra (les Coréens ne reculent pas devant les blagues scatologiques).

            Je suis une personne qui privilégie ses habitudes et si je pouvais, je mangerais toujours les mêmes aliments sans varier d’un iota… le personnage masculin aussi !

Ah : le chocolat, les laitages et les fruits, les glaces!!! Je ne cuisinerais jamais, si j’avais le choix!

2. Dans Warm and Cosy, le couple des héros est totalement improbable. Il s’agit encore une fois d’un conte de Cendrillon comme les aiment les ménagères populaires : un homme parfait issu d’une famille riche, qui devient le cuisinier génial d’un restaurant sur Jeju. il accueille la fille qui lui a tapé dans l’oeil et il faut 16 épisodes pour qu’ils finissent ensemble, comme d’habitude alors j’ai fait chauffer le bouton « avance rapide », notamment à l’arrivée du maire du village, qui n’est amusant que dans la scène de l’affiche (il ne veut pas qu’on sache qu’il a posé quelques années plus tôt pour une marque de sous-vêtements). Les propos du héros… m’ont fait penser longtemps…

            Il veut dire qu’il va faire languir la fille dont il est amoureux pour qu’elle lui courre après, en une inversion des rôles comme souvent dans les feuilletons coréens qui sont construits en un parallélisme rigoureux, avec les mêmes scènes aux rôles inversés. Les Coréens doivent aimer ces retours de motifs, comme une fatalité dans le cursus de la vie. « J’ai couru après toi en vain… eh bien cours après moi maintenant! » Ils adorent croire que notre vie est écrite à l’avance… en un destin mérité dont seule la mauvaise action soudaine peut nous faire dérailler car ils conservent l’idée du libre-arbitre.

            En quoi les sentiments ont-ils une valeur estimée, quantifiable et en quelle unité de mesure ? là est la question que je me suis posée… Je n’ai pas la réponse.

3. Dans Rain or shine , le couple de héros est marqué à vie par l’écroulement du centre commercial dans lequel ils ont failli mourir et qui a tué un membre de leur famille, d’où leurs maux physiques et psychologiques marquant leur vie entière. On croise aussi un jeune handicapé mental attachant, une créatrice de webtoon hémiplégique, une tenancière de maison de plaisir très élégante au physique comme au moral, un médecin-usurière, un architecte scrupuleux et honnête et une série d’individus pourris ou abîmés par la vie. Encore une fois le fils aîné est soutien de famille de sa soeur dont il finance les études… situation qui a l’air très fréquente en Corée!!! ???

            Tout d’abord les remarques judicieuses de la bonne copine puis la pensée directrice de la vieille mamie matoise m’ont arrêtée le temps de les fixer en photogrammes de citation… ( ce sont deux scènes différentes dans la même galerie de photos)

            Ensuite je veux me souvenir d’une scène absolument savoureuse quand on me connait vraiment dans ma vie réelle… il faut toujours revenir à la première chaîne !

            Enfin un moment poétique, où l’héroïne pressent qu’elle est à l’entrée d’une histoire d’amour.. à minuit dans le bus… (il n’y a sans doute qu’à Séoul où on puisse à 20 ans se balader à minuit dans le bus, même à deux!) Combien de fois sommes-nous restés suspendus à une seconde symbolique… ?


Our blues, le drama des bleus à l’âme 🤿🎣🇰🇷

            Me voici de retour sur l’île de Jeju, en Corée du Sud, dans une série distillée aux spectateurs de Netflix par groupes de deux feuilletons par semaine ( je ne pourrai donc pas dévorer ce drama, scotchée sur la télé! )

            C’est pour tous ces acteurs que je retrouve de série en série que je m’y suis « plongée » et, très vite, Lee JungEung, cette actrice dont on a bien parlé à Cannes dernièrement, qui est géniale, m’a fidélisée dans cette intrigue-ci! On la voit sur cette affiche au deuxième rang, à gauche. Elle ne correspond pas du tout aux critères de beauté des Coréens et joue souvent les bonnes vivantes qui ont vécu des instants difficiles.

            Ce feuilleton donne de l’importance à un couple de personnages qui ont déjà pas mal vécu… ils sont au début de la cinquantaine. Elle est commerçante et a fait fortune en vendant du poisson, lui est employé de banque (d’abord directeur d’agence puis subalterne ensuite)… mais il est complètement fauché puisque depuis 10 ans, il entretient sa fille et sa femme parties aux USA dans l’espoir que la demoiselle devienne une grande joueuse de golf or elle ne perce pas. Il en est réduit à quitter Séoul pour revenir à Jeju parce qu’il espère emprunter de l’argent à sa soeur mais cette agricultrice comme ses amis d’enfance sont avertis à temps du fait qu’il est insolvable et se sont passé le mot.

            Ah Jéju ! … une île paradisiaque d’après l’office de tourisme, avec ses traditions et ses beaux panoramas :

            On est dans une microsociété qui travaille très durement. Le ton est donné dès les premières images où l’on assiste à la criée puis à la vente au marché, les mains gantées manipulant le poisson, dont l’odeur nous monte aux narines ! Tchac ! Tchac ! Tchac ! Jeong Eun Hee, la poissonnière au verbe haut, coupe les têtes des prises achetées à 4 heures, plus vite que son ombre! Et l’on voit plonger les Haenyos, ces pêcheuses d’ormeaux en apnée, le plus souvent assez âgées mais qui ont accepté deux jeunettes en formation malgré leur défiance à l’égard des citadins de Séoul.

            Le feuilleton s’intéresse à deux autres couples : le capitaine du bateau (Kim WooBin dont le regard est toujours aussi séducteur que dans Incontrollably fond) qui conduit les Haenyos en mer s’éprend de l’une d’elles (Han JiMin). On s’étonne aussi du couple que voudrait former un quincailler ambulant (Lee ByungHun que j’avais tant apprécié dans Mister Sunshine et qui est assez grotesque là, établissant une véritable performance !) avec une paumée de la ville (Shin MinA), en pleine dépression alors qu’elle a un enfant et un mari à Séoul… on nous expliquera plus tard le pourquoi et le comment!

Lee Byung-heon, Shin Min-A, Kim WooBin, Han JiMin, Cha Seoung-won et Lee JungEun

On retrouve toujours les mêmes acteurs dans les seconds rôles mais j’y vois un gage de qualité parce qu’on sait à quel type de personnage on doit s’attendre! Ainsi j’aime beaucoup Kim GwangGyu , interprétant comme toujours le rôle d’un brave homme qui apporte volontiers son aide aux autres… même en trahissant le secret de confidences pour « sauver » la poissonnière, son amie d’enfance, d’une perte financière!

            Cette fois-ci, il est donc un « ami » qui en trahit un autre en révélant à notre héroïne les desseins malhonnêtes de son « amour de jeunesse » (ils n’ont échangé qu’un baiser au lycée). Ce dernier veut emprunter de l’argent à la riche commerçante en jouant du béguin qu’elle eut pour lui. Il ment sur l’état de son mariage. Là, j’ai failli quitter le drama car je ne supportais pas de voir l’héroïne manipulée et trahie… Mais… à vous de découvrir pourquoi je suis restée !

            Kim Gwang Gyu
Complot des « amis d’enfance »

            Et j’ai bien fait de rester car le feuilleton pose la question de l’amitié. Que valent ces relations qui semblent vous offrir une famille de votre choix, censée être plus solide que celle des parents… alors que chacun tire la couverture à soi et cherche en fait son intérêt personnel. Et puis la vie « entre villageois » est-elle facile? Tout se sait ou plutôt tout se suppose… Se cancanne… Alors certains souffrent d’une réputation imméritée.

Un vrai panier de crabes, cette communauté… Et jusqu’aux ados qui fricotent et ont des problèmes… Bref, au bout de 4 épisodes l’intérêt se renouvelle, les cartes sont rebattues… J’attends la suite.


Un drama vaut largement un Dumas

            Dans mon enfance, assez tôt et pour toujours, les Dumas nourrirent mon imaginaire👩‍🏫 et dans ma vieillesse🧓 je retrouve tout Dumas (et tellement plus) dans les dramas :

            Peu m’importa quand j’appris que Dumas avait engagé des rédacteurs pour enrichir sa production. Je ne changeai pas d’avis : le roman d’action, qu’il soit réaliste ou fantastique, policier ou de Science Fiction… 🤺🧚🧝🧙🦸quel qu’il fût, m’apporterait toujours des heures d’un plaisir souvent renouvelé par la relecture. 👩‍💻

            D’Artagnan 🗡️⚜️⚔️🤺aimera éternellement Constance❤️, même en l’ayant trahie avec Milady (à laquelle, je le rappelle, pour l’avoir déjà écrit ailleurs, il manque une dent « sous l’oeillère gauche » alors qu’il m’en manque une à droite!! Ah ah ah!) et elle mourra sans cesse dans ses bras au moment de leurs retrouvailles! Destin et destinées… Idem dans les dramas :

            Les dramas ont des scénaristes retors qui font languir le spectateur pendant 12 à seize épisodes de 60 minutes et plus (et parfois même 53, comme dans Secret garden ou Empress Ki) pour réunir les deux héros réchappés d’un triangle amoureux ou deux! Ci-dessus vous constatez le romantisme du serment d’amour éternel 💘scellé par la bague en fleur 🧎. Remarquez la scène où l’un des amoureux embrasse l’autre lové /e contre son dos en un long câlin confiant , comme dans A TALE OF NOKDU (on s’embrasse peu dans ces feuilletons coréens et la caméra ne va jamais ou presque au lit, sauf dans NEVERTHELESS qui fut le plus olé olé que j’ai vu dans le genre du drama… Mais pas si osé que ça au regard des moindres productions issues d’autres pays.).

            Les amoureux se doivent d’abord de s’apprivoiser, de s’approcher longuement et lentement, de se rejoindre et se quitter plusieurs fois avant d’enfin marcher du même pas et dans plusieurs séries, la scène dure ses trois longues minutes. :

            Ils ont aussi des réalisateurs qui paufinent les images et nous emmènent dans les plus beaux paysages de Corée où le personnage tombe en réflexion sur son devenir et celui de son couple :

            L’humour est toujours au rendez-vous :

            Le portable 🤳est désormais un personnage de l’action! Il ment, dénonce, affole, relie les amoureux la nuit jusqu’à ce que, le tenant comme un trésor, chacun s’endorme en le reposant sur sa joue après d’interminables confidences…

            Beaucoup de ces photos sont extraites des trois derniers que je viens d’enchaîner :

            CHOCOLATE (lien Netflix) 🍫

            Un docteur et une cuisinière se sont rencontrés quand ils avaient une dizaine d’années. Ils grandissent liés par un destin commun en se croisant, se retrouvant, se repoussant, au gré des malheurs qui les marquent et perturbent irrémédiablement.

            On trouve ici les topois du genre (les scènes classiques) : le triangle amoureux, l’amour de jeunesse, la famille nocive, l’évolution des méchantes gens, les secrets de famille, les trahisons d’amis malintentionnés, la vie des riches avec leur lutte intrafamiliale pour leur patrimoine, la dure condition des pauvres…

            Mais tant d’autres thèmes sont abordés tels que la relation entre cousins germains, le burn out des soignants comme celui des intellectuels, la cuisine qui soigne l’esprit comme le corps🍜🍛🍰🍚, l’individu original de la famille difficile à supporter, la mère dénaturée, l’amour d’un animal familier🐕 le veuvage, le divorce … la poterie🏺 comme thérapie et surtout la fin de vie des personnes condamnées par une maladie incurable… Le message restant celui d’un carré de chocolat qui peut compenser une tristesse 🍫(mais ils n’abusent pas de ce symbole).

            FIND ME IN YOUR MEMORY (lien Netflix)

            Entre une actrice et un présentateur de télévision un lien dont il n’ont pas connaissance les amène à se rencontrer👫, se déchirer et hésiter à s’unir.🤵👰

            Les thèmes traités sont d’abord la mémoire car le présentateur est hypermnésique alors que l’actrice a perdu la mémoire 🧀après un choc psychologique. L’amour fraternel qui lie la belle héroïne et sa soeur, son manager, est admirable. Les deux filles sont opposées par le physique et le caractère. Du coup les amours de l’une font écho à celles de l’autre , comme dans le Bourgeois gentilhomme de Molière! Le couple B aide à désamorcer la tension créée par le couple A. Le thème des paparazzis 🗞️et celui du médecin ignoble🩺 qui veut tirer de la gloire du fait d’avoir découvert et soigné un « cas rare » puis qui finit par porter atteinte à la santé de son patient afin de monnayer son bouquin et de vérifier sa théorie erronée sur ce cas est particulièrement original.

            ARTHDAL CHRONICLES (lien Netflix)

            Changement de style avec ce feuilleton qui est une dystopie, du fantastique se situant dans une époque préhistorique mythique👣 au pays d’Arth longé par le pays d’Iark et celui des montagnes blanches. Des êtres surhumains, au sang bleu, ont été pratiquement exterminés (ben oui… trente bonshommes peuvent vaincre un seul surhomme) par les peuplades d’Arth dans le but de s’approprier le pays entier, raison pour laquelle ils vont aussi soumettre les habitants d’Iark dont les deux héros, la fille de la prêtresse 🧖 et un Iguru 🦸(un métis, au sang violet qui a plus de forces qu’un humain au sang rouge ).

            On y trouve les thèmes des frères jumeaux 🤼aussi dissemblables que possible dans leur caractère profond, celui des malédictions et du destin, celui du pouvoir et des compromissions, celui des brutes se rachetant sur le tard, l’amour bien sûr, le triangle amoureux, les trahisons de ses parents ou de ses enfants… et les racismes ancestraux.

            Une deuxième saison de ce feuilleton récent est en préparation et tant mieux car Song Joong-ki qui joue les jumeaux , Jang Dong-gun et Kim Ji-won m’ont fidélisée.

            Et je n’ai pas parlé des costumes et des coloris du décor qui sont d’une finesse, assortis magistralement, élégamment… Un festival pour les yeux.

            Conclusion : alors oui, le rythme narratif est généralement lent, oui la définition de l’image n’est pas celle des feuilletons européens ou américains… oui j’ai même entendu une jeune femme me faire taire en affirmant péremptoirement ( ! ) que ces récits sont « culcul la praline » … Moi j’affirme que les dramas sont des feuilletons d’action qui ont une dimension mythique, comme les Dumas et bien plus encore, du fait du choc des images. Que l’on ne vienne pas me dire qu’elles ne sont que la copie des webtoons correspondants ( je n’en lis pas) ou qu’en tant qu’adaptations elles réduisent l’imaginaire car il n’en est rien… Ou alors c’est qu’on a toujours manqué d’imagination!


Des Dramas (séries coréennes) :

                Voici une liste des séries Netflix coréennes que j’ai beaucoup appréciées, liste établie en 2021 … Je place les liens concernant Netflix sous les titres ou Sens critique . En cliquant, on découvre tout de suite, par le visuel qui s’affiche et les résumés proposés, la trame de l’intrigue, la beauté des images, le soin dans les décors… etc. Mes propos sont mes impressions personnelles et les liens avec les articles qui m’ont arrêtée pour des avis que j’ai diversement partagés. [cet article sera complété ultérieurement, petit à petit]. Les titres ne sont pas par ordre alphabétiques… je sais, c’est pénible… mais cet ordre conserve celui de mes découvertes… au fur et à mesure de mon intérêt grandissant pour ces feuilletons qui me rendent tous les autres insipides!

Je les regarde en VO avec sous-titres français et je commence vraiment à… penser coréen! Si si! Je comprends les moindres de leurs mimiques et lorsque la trado disparaît de temps en temps, je n’ai pas besoin d’elle pour continuer mon chemin! Mon plaisir demeure intact.

La beauté plastique de tous ces visages me stupéfie. Ils sont tous magnifiques… mais je persiste à trouver mes deux enfants et aimés aussi beaux dans un autre genre ! En revanche… je méprise vraiment tous les individus qui déclarent laides des personnes d’un autre continent… Leur stupidité m’atterre.

Voici le classement de DOMDOM sur SensCritique, ici. Il me semble indispensable de s’y référer pour avoir une véritable idée de la grande variété de ce genre cinématographique (je ne vois pas pourquoi je dirais « télévisuel »…?)

les fictions historiques :
Rookie Historian   2019 [n° 6 des « historiques »]

(Goo Hae Ryung de Kang Il-Soo et Han Hyun-Hee )
Le Site officiel de la série sur IMBC n’est pas sécurisé.
                Pendant la période  Joseon de la dynastie Yi Seyyonggye des rois Coréens, une jeune femme, une lectrice de romances à la mode, Gu Hae Ryeong,  ne veut pas se marier mais passe un concours pour devenir  historienne au palais royal.
                Elle est l’une des quatre lauréates et malgré les réticences de leurs collègues masculins, elle est donc chargée de prendre chaque jour des notes pour documenter les actes royaux. [A la mort d’un roi, ces notes officielles archivées servent avec d’autres documents à rédiger un compte rendu du règne de ce roi, qui, lors de leur écriture n’est pas autorisé à avoir accès à ces travaux, afin qu’il ne cherche pas à influencer le travail des historiens ni à tricher en falsifiant la justesse des témoignages. ]
                Outre le bizutage de ses collègues  sexistes mais assez sympathiques finalement , sa vie se complique parce qu’elle avait fait la connaissance de l’auteur à succès dont elle lisait et vivait les textes avant d’obtenir cette fonction au palais et il s’avère qu’il s’agit du prince Lee Rim, tenu à l’écart de la vie du palais par le roi. Celui-ci a interdit à Lee Rim de s’instruire pour que le fils aîné hérite seul du trône mais on apprendra la véritable raison au cours du feuilleton.
                Lee Rim est donc un autodidacte qui n’est guère sorti du palais, élevé par son eunuque et protégé par sa grand-mère mais il a soif de liberté et, sortant en cachette, il est charmé par Gu Hae Ryeong qui va l’aider à se révéler peu à peu…
                Les points positifs  de ce drama :
* Une intrigue  féministe  grâce à  une héroïne au caractère bien trempé;
* Un héros attendrissant et tellement beau dont l’enfance difficile nous attriste et nous intrigue
* Une histoire d’amour romantique entre Hae Ryong  et Lee Rim, qui nous ravit.
* Toute une série de personnages secondaires très divers  et attachants : l’eunuque paternel qui assure les passages  comiques, la collègue hautaine recrutée par  un noble avide de pouvoir. 
* L’amitié fraternelle du prince héritier pour son « petit frère » (chut!) Lee Rim.
* L’intérêt d’une collègue de Hae Ryong pour ce prince héritier mal marié et donc le thème du mariage arrangé malheureux.
           Ses points négatifs :
* Les beuveries  et la prétendue capacité à « tenir l’alcool » de Hae Ryong. et une question… * Comment la reine mère n’a-t-elle pas pu mieux protéger son véritable petit-fils? Réponse : Ben sinon il n’y aurait pas eu d’intrigue!

Alire, un article sur NAUTILJON (Rookie historian)
Empress Ki : [n°4 des historiques »]

(Ha Ji-won,Joo Jin-mo,Ji Chang-wook)
            Comment Ha Ji-Won, une Coréenne , depuis le meurtre de sa mère vendue comme esclave aux Chinois, survit et devient une mercenaire (Ki Nyang) amoureuse du roi de Goryeo/Wang Yu, puis une épouse de l’empereur Toghon Temür de la dynastie Yuan , élevée au rang d’impératrice malgré l’opposition active du régent El Temür, de sa fille l’impératrice Baek Jin-Hee et son frère Kim Jung-Hyum , lui aussi amoureux de H JW mais trop cruel.
Les plus:
La recherche de son père par Ha Ji-Won l’amenant à changer de statut et de nom ( Ki Nyang / Ki Seung Nyang) et expliquant ses capacités exceptionnelles au combat (elle est un archer expert).
Le triangle amoureux (roi coréen aimant et aimé – empereur chinois d’origine mongole aimant mais longtemps rival malheureux)
L’impératrice douairière Hwang changeant d’alliance au gré de sa quête d’influence
Le système des favorites et les empoisonnements, brimades… robes splendissimes.
la maternité par naissance ou adoption (le fils préféré et l’autre ignoré)
le respect de Tal Tal, un général en chef de l’empereur, pour l’héroïne
La haine de la famille El Temür concurrente de l’empereur
l’esprit nationaliste coréen contre le géant chinois
Le moins : le général des Temür trop ridicule et pourtant toujours préservé (presque mort et puis plus fort que jamais!)

Sur Nautiljon Empress Ki  
Sur  le site Senscritique Empress Ki   
My country, the new age (2019) : [n°7 des « historiques »]
Avec : Yang Se-Jong et  Jin Yi-Han/ Kim Seol-Hyun avec Woo Do-Hwan
Créateurs :Kim Jin-won

Sur Sens Critique My Country
Saimdang Memoir of Colors  en 2017 [n°5 des « historiques »]
(Song Seung-Heon et Lee Young-Ae  mais le jeune peintre est Yang Se-Jong et Park Hye-Soo , Yoon-Ah Oh)
Comment deux jeunes gens amoureux de l’ère médiévale, des artistes s’exprimant par la peinture, doivent se séparer afin de ne pas être exécutés par le roi jaloux de leur bonheur… elle se marie avec un homme décevant qui lui donne 4 enfants devenant une mère exemplaire et un peintre reconnu très philantrope. L’amant malheureux veille de loin sur son aimée… et l’histoire est doublée par les réincarnations de ces personnages au XXIème siècle : elle est alors une doctorante écrasée par son directeur de recherche, un arriviste assoiffé de pouvoir (le roi d’autrefois) et elle « voyage » parfois entre les deux époques, l’amour idéal et l’amour réaliste!
Hwarang 2016 [n°2 des « historiques »]

Avec :Park Seo-jun,Park Hyung-sik,Go A-ra
Créateurs :Park Eun-young
Une bromance : mon article dans ce blog
The tale of Nokdu 2019 [n°3 des « historiques »]
Avec :Jang Dong-yoon,Kim So-hyun,Kang Tae-oh
Créateurs :Lim Ye-jin,Kim Dong-hwi
Pour apprendre qui veut tuer sa famille, Nokdu poursuit la femme Ninja jusque dans un village de veuves où il est contraint de se déguiser en femme pour y demeurer et où il rencontre Dong Dong Ju qui suit une formation de Gisaeng dans la maison de courtisane qui jouxte le village et qui poursuit son projet de vengeance pour le massacre de sa famille dans son enfance.
Les plus:
Le personnage du prince épris de Dong Ju, rival malheureux de Nokdu et qui veut s’emparer du pouvoir
Le roi qui se révèle père biologique de Nokdu
Le père et le frère adoptifs de Nokdu qui ont beaucoup subi depuis l’adoption
Les femmes Ninja qui exécutent les ordres de leur chef au gré de ses alliances
L’ami du roi qui lui fut d’abord fidèle avant de vouloir l’écarter du trône…
Les splendissimes couleurs des décors et des vêtements
La magique histoire d’amour avec ce rôle de travesti parfaitement exécuté même si nous doutons de sa réalité car nous ne nous serions pas laissés tromper, estimant l’acteur parfaitement identifiable en tant qu’homme.
Les moins… Quelques longueurs dues au réticences de l’héroïne à reconnaître et accepter son amour.
Mais j’ai regardé la série d’une traite et je la recommande chaudement !
 100 days my prince 2018 [n°1 des « historiques »]

Avec :Doh Kyung-soo,Nam Ji-hyun,Cho Seong-ha
Créateurs :Lee Jong-jae,No Ji-sul
Mon article dans ce blog

The moon that embraces the sun 2012 [n° 8 des « historiques »]

autre présentation chez Netflix

Avec :Han Ga-in,Kim Soo-hyun,Jung Il-woo Créateurs : Kim Do-hoon,Lee Seong-jun,Jin Su-wan

Les comédies :
W two worlds apart 2016 [n°14]
Avec :Lee Jong-suk,Han Hyo-joo,Kim Eui-sung
Créateurs :Jung Dae-yoon,Park Seung-woo,Song Jae-jung

Oh Yeon-Joo / , la fille du mangaka Oh Sung-Moo,  qui crée le webtoon  à succès W, est en deuxième année de médecine et son chef de service lui demande d’aller voir le dessinateur  pour lui obtenir des  renseignements sur le prochain épisode qu’il n’a pas la patience d’attendre car il est fan du héros, Kang Chul.  Ce dernier est un riche PDG qui  n’a qu’un seul objectif : venger le meurtre de sa famille. Dans le chapitre suivant, Kang Chul  est poignardé par un mystérieux ennemi.  Gravement blessé, il demande de l’aide en attrapant le bras… de Yeon-Joo dans le monde réel ! Il la tire à lui… dans le webtoon, elle le sauve avant de revenir dans le monde réel. Le dessinateur a disparu et son collaborateur,  Park Soo Bong, le cherche avec  Yeon-Joo qui fait des séjours de plus en plus nombreux dans l’autre dimension…
Les points positifs  de ce drama :
Le couple de héros est original mais les seconds rôles sont très divertissants aussi. Le dessinateur est déchiré entre sa fille et ce mal qui le poursuit.
Les deux mondes magiquement mêlés (de l’excellent fantastique).

Ses points négatifs :   ??? Peut-être l’autre dessinateur qui assure le comique de caractère, un poil pénible.
Site officiel sur IMBC 
Une critique laudative sur CULTURASIA
Une critiques nuancée  : Sur Senscritique
My ID is Gangnam Beauty  2018 [n°12]
(Cha Eun Woo et Im Soo-Hyang et le gentil Kwak Dong-Yeon et l’amie Jo Woo-Ri )

de Choi Sung-Bum en 2018 https://www.nautiljon.com/dramas/my+id+is+gangnam+beauty.html
Kang Mi-Rae était si laide étant petite que ses années d’école furent une longue épreuve à tel point  que sa mère, contre l’avis du père, lui offre une chirurgie salvatrice mais lorsqu’elle entre à la faculté, en chimie, elle est de nouveau en butte à la malveillance à cause d’une belle fille méchante qui révèle son secret , étant sa rivale pour le beau  Do Kyung-Seok. Mais ce dernier réserve tout son intérêt à Mi-Rae et la défend contre tous. L’héroïne ne parvient pas à s’estimer assez pour comprendre l’amour que lui porte le jeune homme dont l’enfance n’a pas été heureuse non plus du fait de la séparation de ses parents et de ce qu’il croit être l’absence d’affection  de sa mère. Les rebondissements s’accélèrent lorsque le professeur de chimie s’éprend à son tour de Mi-Rae, attisant la jalousie de Kyung-Seok qui devient  le colocataire du prof… et son ami ! Les points positifs  de ce drama : L’héroïne est foncièrement gentille car elle témoigne intérêt et bienveillance à celle-là même qui œuvre  contre son bonheurLa meilleure amie et colocataire de Mi-Rae  est une amie que nous aimerions toutes avoir tant sa bonne humeur, sa générosité, sa bienveillance lui font rtenir le rôle d’une divinité tutélaire. L’amitié est le thème principal traité sous  de multiples formes. Les parents de Mi-Rae et de Kyung-Seok prennent une grande part dans cette intrigue. Le papa conducteur de taxi qui aimait son enfant même laide s’oppose à celui de K-S qui n’est qu’apparence et mensonge et  est à l’origine des excès de sa fille, qui perd son temps sur Internet. Les ères sont aimantes mais je préfère celle de la jeune fille parce que je ne comprends pas comment  son drame personnel Ses points négatifs :    
The K2  (2016) [n°7 ex-aequo]
(Ji Chang Wook et  Yoona  et l’oncle Lee Jeong-Jin , les K1 : Lee Jae-Woo et Lee Ye-Eun ) De Jang Hyuk-rin Mis en scène par Jang Hyuk-rin  
Healer 2014 [n°10]
(Ji Chang Wook et Park Min-Young ) https://www.nautiljon.com/dramas/healer.html  
Suspicious partner 2017 [n°2 ex-aequo]
 (Ji Chang Wook et Nam Ji-Hyeon)
dont j’ai déjà parlé dans un article précédent. 
Romance is a bonus book 2019 [n°3 ex-aequo]
(Lee jong-Suk et Lee Na-Young  et Jeong Yoo-Jin/Eugene)
Run on  2020 [n°9]
(Yim Si-Wan et Shin Se Gyeong , Kang Tae- Oh et Sooyoung et
My golden life [n°5 ex-aequo]
( Park Si-Hoo et Shin Hye-Sun l sœur Seo Eun-Soo et Lee Tae-Hwan et le jeune couple de frangins : Lee Tae-Sung & Lee Da-Hin)
Créateurs :Kim Hyung-suk
Still 17 (ou 30 but 17)  [n°6]
(Yang Se-Jong Shin Hye-Sun et le neveu  Ahn Hyo-Seop  et encore Jeong Yoo-Jin/Eugene)
Start Up  [n°2]
(Nam Joo-Hyuk et Bae Suzy  et Yoo Su-Bin + Kim Seon-Ho le mentor , la grand-mère Kim Hae-Sook, la sœur Kang Han-na  l’avocate Stephanie Lee)
mon article précédent sur Start Up
Un autre point de vue sur Justfocus.fr
Secret garden  2010 [n°6 ex-aequo]
(Hyun Bin et Ha Ji-Won et le chanteur Yoon Sang Hyun  et un petit peu Lee Jong Suk)
The hymn of death 2018 [en dernier à cause de la fin que je désapprouve mais qui ne pouvait pas être différente]
(Lee Jong-Suk et Shin Hye-Sun)
Crash landing on you 2019 [n°5]
(Hyun Bin et Son Ye-Jin, les 3 soldats dont Yoo Su-Bin
Something in the rain 2018 [n°7]
(Jung Hae-In et Son Ye-Jin, la copine grande sœur : Jang So Yeon)
One Spring night [n°8]
(Jung Hae-In et Han Ji-Min )
I’m not a robot 2017 [n°15]
(Yoo Seung-Ho et Chae Soo-Bin  et le savant informaticien : Uhm Ki-Joon
It’s Okay to Not Be Okay  2020 [n°13]
(Kim Soo-Hyun et Seo Ye-ji et l’éditeur Jung-Se Oh et sa secrétaire Park Jin-Joo )
Dans ce feuilleton nous découvrons l’amour fraternel le plus fidèle qui soit et d’un frère pour son aîné handicapé: un autiste magnifiquement interprété.
Comme le lecteur de ces lignes doit absolument lire le superbe article de Domdom, je ne veux pas que cette lecture disparaisse d’internet… alors je mets un lien ici: Article de CulturAsia au sujet de ce drama.
Love alarm 1 2019 [n°4]
et une critique négative de Love alarm 2 sur Stellarsisters (alors que moi… j’ai bien aimé!)
(Song Kang et Kim So-Hyun, le gentil Jung Ga-Ram)
Dream high 1 2011 [n°14]
Avec :Bae Suzy,Ok Taec-yeon,Kim Soo-hyun
Créateurs : Kim Seong-yun

Dream high 2 2012
Avec :Kang So-ra,Jeong Jin-woon,Park Ji-yeon
Créateurs :Lee Eung-bok,Mo Wan-il,Heo Sung-hye,Jang Eun-mi
Descendants of the sun 2016 [n°15]
Avec :Song Joong-ki,Song Hye-kyo,Jin Goo
et chez Sens critique l’article dédié.
 Itaewon Class 2020 [n°1]
Sur Netflix ici
Avec :Park Seo-jun,Kim Da-mi,Yoo Jae-myung
Créateurs :Kim Seong-yun,Gwang Jin
sur sens critique l’article dédié
Man X man 2017 [n°3]
Avec :Park Hae-Jin,Park Sung-woong,Kim Min-joung
Créateurs :Won-Suk Kim,Lee Chang-min
bande annonce de ManXman drama
Un James Bond coréen enthousiasmant! Humour, amitié et romance s’ajoutant à l’action. Comme toujours les seconds rôles sont extra!
Mais sur Sens critique, certains n’ont pas aimé. Il faut se faire une idée soi-même.
Extraordinary you 2019 [n°16]

Avec :Kim Hye-yoon,Rowoon,Lee Jae-wook
Créateurs :Kim Sang-hyeob,Song Ha-young,In Ji-hye
et sur Sens critique aussi où l’on constate qu’il fait débat! Et il est vrai que cette quête d’un personnage secondaire de BD pour devenir un personnage qui ait droit à une histoire comme les personnages principaux est… curieuse.

Mon TOP10 avec les numéros entre crochets… mais si je suis certaine des 5 premiers, les autres, je les ai tous aimés à divers titres! alors le classement est assez inutile en fait. Le drama coréen, c’est un état d’esprit : bons sentiments, manichéisme et quête d’identité.


De fil en héros…

Pour choisir un drama dans le labyrinthe des propositions de Netflix, je prends comme fil conducteur le retour des acteurs qui m’ont touchée. De fil en aiguille, j’aime tisser, par la rencontre des personnages incarnés, le portrait de ces acteurs qui m’épatent, m’émeuvent, me séduisent ou me font rire et je perçois avec plaisir des constantes que j’attribue forcément à leur personnalité… Dans Mon amour venu des étoiles…

Image venue du site Korean’d you

j’étais venue revoir le jeu, volontairement énigmatique cette fois-ci afin d’interpréter un extraterrestre, de

Kim Soo Hyun,

Je le suis depuis les séries It’s Okay To Not Be Okay de 2020 et surtout Dream High, de 2011 avec les deux idoles de 2PM que sont Ok Taec-yeon et Jang Wooyoung… (Attention les 2PM sont, en ce mois de juin 2021, de retour / « I’ll be back » /, ces temps-ci! ) dans une école de musique enthousiasmante… la KirinSchool.

L’autre vedette est pareillement étonnante. Son personnage est fort agaçant au début et si touchant à la fin (qu’est-ce qu’elle pleure, crie, tempête, fait sa star puisqu’elle est censée en être une… et le devient vraiment!) :

Gianna Jun

Dans cette vidéo les deux acteurs apparaissent presque au naturel. Ils m’ont enchantée, vraiment…

Mais comme à chaque fois que je me laisse emporter dans une série coréenne… ce sont tous les rôles secondaires qui m’ont ravie! Le méchant est diabolique, l’amoureux transi du triangle habituel, est tellement aimant qu’on rêverait d’avoir pu séduire un tel homme… et la scénariste a transformé le triangle amoureux… en rectangle avec une jeune femme pour laquelle nous nous désolons trop… puisque son personnage aime sans être aimée… celui qui aime sans être aimé!

Voici le casting de la série sur Senscritique.

La scénariste de My love from an other star est Park Ji Hyeon, celle qui a aussi écrit le scénario de Crash Landing on You , sorti en 2019, dont la galerie de seconds rôles est proprement stupéfiante, tant on la découvre variée, et forcément captivante de ce fait, mais aussi informative car elle nous fournit des renseignements sur le monde militaire et la Corée du Nord.


Stand by your man

J’ai encore pris un très grand plaisir à regarder un nouveau drama :

SOMETHING IN THE RAIN

avec Avec : Jung Hae-in…

Mon Dieu qu’il est charmant! Tantôt candide, tantôt si mûr et attentionné. J’ai lu dans un commentaire de fan (ce que je suis aussi) qu’il a un succès fou en ce moment; il le mérite bien. Quelqu’un d’autre a écrit que les grands acteurs portent certainement en eux des traits du caractère de leurs personnages. Voila une idée que je partage. Cet homme est calme; il boit l’autre du regard, l’entoure de sa présence attentive, la protège… Il me remémore plusieurs magnifiques souvenirs de mon existence… mais chut! ce qui compte le plus ne s’étale pas ici.

et Son Ye-jin…

Je l’ai déjà suivie avec intérêt dans CRASH LANDING ON YOU et l’avais aperçue en toute fin de SECRET GARDEN où elle avait repris le rôle de la soeur du héros (son compagnon dans la vie réelle, semble-t-il). Je choisis mes dramas en fonction des acteurs que j’ai déjà appréciés antérieurement. Ils tissent une toile de références rassurantes (et justement Jung Hae-in serait ami avec Lee Jong-suk que j’ai tant apprécié dans W TWO WORLDS APART! Le monde est petit finalement alors qu’ils sont si nombreux et tous tellement excellents, ces acteurs!)

Son Ye-jin a la quarantaine et de jolis airs de petite fille, de gamine à gronder; elle est mutine et sentimentale mais … Elle tape tout le temps ses compagnons de fiction… pauvres acteurs qui encaissent ses coups! Néanmoins, même quand elle campe une femme d’affaire un brin gâtée, elle demeure une femme-fleur que ces messieurs enfouissent dans leurs grands bras, bien blottie dans leur manteau-doudoune et qu’ils portent, plume lègère bruissant au vent de leur passion, en travers de leurs épaules. Un idéal de femme., quoi… dont le spectacle me divertit; je m’esbaudis devant elle comme je le fais en regardant les oeuvres d’art asiatiques: tout est en délicatesse et virtuosité!

Le thème principal des amours contrariées de Yun Jin Ah et Seo Jun Hee est celui de l’accompagnement musical, la chanson de Tammy Wynette, qui ne me quitte plus depuis… ainsi qu’une douce obsession :

Sometimes it’s hard to be a woman
Givin’ all your love to just one man,
You’ll have bad times and he’ll have good times
Doin’ things that you don’t understand
But if you love him you’ll forgive him

Even though he’s hard to understand
And if you love him, aww, be proud of him
Cuz after all he’s just a man

Stand by your man, give him two arms to cling to
And somethin’ warm to come to when nights are cold and lonely
Stand by your man and show the world you love him
Keep givin’ all the love you can, stand by your man…

Stand by your man, and show the world you love him
Keep givin’ all the love you can

Stand by your man

Traduction Stand By Your Man – Tammy Wynette

Parfois c’est dur d’être une femme
Donner tout ton amour à un seul homme, oh ouais
Tu auras des mauvais moments et lui aura de bons moments
En faisant des choses que tu ne comprends pas…etc.


Droiture, Idéal amoureux, Fidélité… (D.I.F.)

ce n’est pas DIFficile pour LeeYul et Yul Yi-Seo. Il faut ajouter « famille » à ces valeurs auxquelles les personnages principaux de

100 days my prince

conforment leurs actes. Ces 16 épisodes d’une fiction historique située entre le XVème et XIXème siècle en Corée, ont un rythme narratif lent mais les péripéties valent la peine de regarder ce drama car, outre

des acteurs aux qualités indéniables (D.O. est véritablement royal et Nam Jy-Huyn enthousiasmante par sa capacité à jouer une femme active et optimiste),

tout un ensemble de personnalités diverses nous est proposé. Les personnages secondaires deviennent attachants au fil du récit: certains correspondraient certes à la farce dans le théâtre européen et peuvent agacer par la caricature mais l’intrigue présente aussi des personnages aux personnalités plus complexes: celle du père adoptif, du père qui a fondé un nouveau foyer ou de l’ami rival en amour, de la bonne copine indiscrète mais affectueuse.

Les thèmes sont donc variés et une mémoire déficiente ou la difficile vie des paysans dans les siècles passés ne sont pas les moins intéressants.

Bravo, les scénaristes et la production (Réalisateur: Lee Jong-jae, Producteur exécutif:Lee Sang-baek, Société de production:
AStory, Sociétés de distribution: CJ ENM )! A voir!

Pour les résumés allez voir sur NAUTILJON , K-GEN ou sur Netflix, directement.

Le premier épisode se situe partiellement dans l’enfance des protagonistes et il est un véritablement ravissement pour moi. Quand le petit garçon touché par la beauté physique et la candeur de la petite fille lui dit « J’aime… toi! » le mot « to » (écriture non garantie) qu’il prononce fait fondre… mon âme.

Quel beau rêve, que l’amour idéal et fidèle par delà les aléas de la vie! Le mien dure depuis plus de 40 ans.


J’avais enfin vu [H.P. et le prince de sang-mêlé] (M.A.J. oct.2021)

    Mise à jour du 02 octobre 2021:
     Onze années ont passé depuis l’article qui suit. Les livres sont sortis de 2001 à 2011. Je me souviens d’avoir attendu la parution de l’un ou de l’autre des tomes et d’avoir été obligée, comme beaucoup à l’époque, de me les procurer d’abord en anglais, ce qui signifie que j’ai,  faute de vocabulaire et de connaissances grammaticales dans cette langue, à chaque fois, redécouvert l’œuvre puisque de nombreuses nuances m’étaient « passées à 10 000 au-dessus »!
     Dans un premier temps, je partageai cet engouement plus avec mes élèves qu’avec mes  enfants qui étaient trop jeunes pour avoir les mêmes passions que leur mère (eh oui, « nul n’est prophète en son pays ») et qui  puis j’ai forcément imposé cette passion à ma famille à force d’en parler et quand les films sont sortis (mes enfants ont alors lu certains tomes) et quand nous  les avons achetés en DVD… Cet univers dont j’ai pu constater que de nombreux enfants actuels n’ont aucune idée (ils le considèrent comme démodé, m’ont dit certains l’an passé! ) me plaît toujours. Il me paraît totalement indissociable des acteurs qui ont incarné les rôles et les derniers tomes ont été lus avec l’image de Daniel Radcliffe, Rupert Grint , Emma Watson ou Tom Felton donnant chair aux personnages.
L’article qui suit est donc ma réaction d’alors, après avoir vu au cinéma, en 2009, l’adaptation du 6ème opus de la série en 8 tomes et 8 films.
     Article de 2009  (au tout début de mon blog):
Eh bien… moi j’ai beaucoup aimé… comme toujours, puisque je suis tout à fait commune dans mes engouements : ils correspondent aux modes de mon temps, sans mépris pour les goûts du plus grand nombre !
     Il faut dire que j’ai lu le bouquin plusieurs fois, dans les deux langues!  Il est certain que c’est l’opus  le plus noir de l’ensemble puisqu’il casse le mythe Dumbledore et fait machine arrière avec Rogue, brouillant les cartes pour les redistribuer.
     Ce qui m’a beaucoup plu… c’est l’évolution des têtes d’acteurs! Le beau Drago… est à l’image de la noiceur de son âme torturée: plus si beau que ça! L’âge et les épreuves l’ont marqué.
     Harry me convient toujours autant ainsi que ses amis et surtout sa Bien-aimée, dont l’allure est si simple, presque commune mais que je trouve très vraie et qui compense ainsi la déception d’une histoire rêvée mais toujours avortée avec Hermione. Il faut préserver à tout prix « l’amitié avec une personne de  l’autre sexe ».
     L’étape montre combien le gamin Jeudusor est, dès l’enfance, un vrai serpent (il en existe très peu, dans la réalité qui soient aussi méchants, pervertis dès l’enfance et l’exception fait froid dans le dos):
Le mal sous des dehors « très class »… l’acteur réussit à donner l’image que je m’en faisais et que le regard ci-contre manifeste parfaitement.
     Tout tourne déjà autour de la personnalité du mentor d’Harry, Dumbledore, le vieux sage tutélaire dont la disparition change tout… et pourtant qui n’est qu’une continuité.
     Je pense que les prochains films devront conclure l’ensemble en beauté avec des scènes de bataille d’anthologie,
des doutes affreux,
des simili-trahisons et des retrouvailles affectueuses…
et le pauvre Drago finalement  pardonné, puisqu’il n’a pas succombé. Une morale telle que je l’aime, à l’Américaine… quand  la rédemption est possible et la famille qu’on s’est créée solide.