Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

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Les devinettes de Laurence 📺

« Alors on met les devinettes? » nous avait demandé Mininous, notre petite-fille, en s’installant pour déjeuner. « – Quelles devinettes ?

-Ben LES DEVINETTES DE LAURENCE! » et nous avons finalement compris qu’il s’agissait de l’émission animée par Laurence Boccolini : Tout le monde veut prendre sa place !

Nous apprécions ce programme quotidien qui nous permet de nous cultiver agréablement entre deux étapes de notre conversation. Et Mininous adorait choisir l’une des deux ou quatre réponses proposées ou nous écouter proposer les nôtres puis d’entendre leur confirmation… ou pas.

Depuis que Laurence Boccolini a pris le relais dans cette émission, une atmosphère bon enfant agrémente nos repas, car l’animatrice est désormais à mille lieues du rôle strict qu’elle jouait dans Le maillon faible. Gai, compréhensive, claire, elle est l’atout de ce programme. Parfois les histoires des candidats sont barbantes ou ridicules mais souvent elles sont attendrissantes et divertissantes, surtout grâce aux commentaires de l’animatrice.

Actuellement le champion, Mathieu, (qui tient depuis plus de 90 émissions) est un homme sympathique. Il n’est pas orgueilleux et il laisse apparaître ses doutes et ses failles d’un petit air penaud qui ménage notre susceptibilité. Rien de plus admirable qu’un fortiche qui ne s’impose pas comme tel. Mathieu est très fort en sport et géographie… mais il nous amuse avec ses choix de thèmes farfelus comme « les fromages », par exemple!

Bientôt la rentrée des classes, alors je me souviens de mes petits champions à moi, ces adorables jeunes gens rencontrés dans mon passé de prof. dont au premier rang se trouvent Anouk, Téa, Lucille, Amélie, Sophie, Eléa, Hanna-Anka, Lilian, Clément… Tant de prénoms résonnent dans mon souvenir… oui, nombreux ont été ceux qui m’ont honorée de leur écoute bienveillante et de leur prévenance.

Bonne rentrée 2022 à tous !


Sénescence ☹️

Qu’il est triste de vieillir, quand même !

Intéressée par les propos des deux humoristes, Palmade et  Robin, ayant eu l’idée de réunir un « Fine équipe » composée d’anciennes vedettes, qui avaient participé aux émissions des Carpentier autrefois, associées à des stars actuelles en duo créatifs… J’ai regardé cette émission télévisée de la 2, hier soir samedi 25 juin 22, La fine équipe…

Certes quelques stars ont gagné à se rappeler à notre souvenir n’ayant pas pris une ride sur leur organe vocal ou dans leur jeu de scène (Adamo, Dave , Berléand ou Nathalie Baye, selon moi) mais comme j’ai regretté que la voix chevrotante  et défaillante de la plupart des autres… et même le regard de Palmade et la bouche en smiley triste de Robin… Tout m’ait tellement déçue que je suis partie avant la fin!

Jusqu’au sketch du scrabble qui avait perdu son mordant en se répartissant entre les, pourtant, très bons acteurs.

Le summum fut… Non je ne le dirai pas. J’aime mieux garder, rattraper, embaumer mes souvenirs.

Jusqu’à Sylvie Joly, qui pourtant m’agaçait tellement autrefois par son débit si caractéristique… eh bien sans ce jet de mots en mitraillette… son sketch n’avait plus le même brio malgré tout le talent de l’interprète.

Déjà encline à contredire un ami blogueur portant au pinacle un Maestro d’opéra certes absolument irremplaçable mais du passé… J’ai plus que jamais envie de dire : laissons le passé, fixé par les enregistrements  comme dans nos mémoires, et écoutons le ainsi puis écoutons d’autres voix, celles des interprètes plus jeunes de l’émission d’hier soir par exemple.

A mon sens, seul Julien Clerc doit chevroter à jamais… Non ?

Nota bene : Pardon pour la mauvaise gestion des couleurs dans cet article…. Ben moi aussi je vieillis ! ☹️


Our blues, le drama des bleus à l’âme 🤿🎣🇰🇷

            Me voici de retour sur l’île de Jeju, en Corée du Sud, dans une série distillée aux spectateurs de Netflix par groupes de deux feuilletons par semaine ( je ne pourrai donc pas dévorer ce drama, scotchée sur la télé! )

            C’est pour tous ces acteurs que je retrouve de série en série que je m’y suis « plongée » et, très vite, Lee JungEung, cette actrice dont on a bien parlé à Cannes dernièrement, qui est géniale, m’a fidélisée dans cette intrigue-ci! On la voit sur cette affiche au deuxième rang, à gauche. Elle ne correspond pas du tout aux critères de beauté des Coréens et joue souvent les bonnes vivantes qui ont vécu des instants difficiles.

            Ce feuilleton donne de l’importance à un couple de personnages qui ont déjà pas mal vécu… ils sont au début de la cinquantaine. Elle est commerçante et a fait fortune en vendant du poisson, lui est employé de banque (d’abord directeur d’agence puis subalterne ensuite)… mais il est complètement fauché puisque depuis 10 ans, il entretient sa fille et sa femme parties aux USA dans l’espoir que la demoiselle devienne une grande joueuse de golf or elle ne perce pas. Il en est réduit à quitter Séoul pour revenir à Jeju parce qu’il espère emprunter de l’argent à sa soeur mais cette agricultrice comme ses amis d’enfance sont avertis à temps du fait qu’il est insolvable et se sont passé le mot.

            Ah Jéju ! … une île paradisiaque d’après l’office de tourisme, avec ses traditions et ses beaux panoramas :

            On est dans une microsociété qui travaille très durement. Le ton est donné dès les premières images où l’on assiste à la criée puis à la vente au marché, les mains gantées manipulant le poisson, dont l’odeur nous monte aux narines ! Tchac ! Tchac ! Tchac ! Jeong Eun Hee, la poissonnière au verbe haut, coupe les têtes des prises achetées à 4 heures, plus vite que son ombre! Et l’on voit plonger les Haenyos, ces pêcheuses d’ormeaux en apnée, le plus souvent assez âgées mais qui ont accepté deux jeunettes en formation malgré leur défiance à l’égard des citadins de Séoul.

            Le feuilleton s’intéresse à deux autres couples : le capitaine du bateau (Kim WooBin dont le regard est toujours aussi séducteur que dans Incontrollably fond) qui conduit les Haenyos en mer s’éprend de l’une d’elles (Han JiMin). On s’étonne aussi du couple que voudrait former un quincailler ambulant (Lee ByungHun que j’avais tant apprécié dans Mister Sunshine et qui est assez grotesque là, établissant une véritable performance !) avec une paumée de la ville (Shin MinA), en pleine dépression alors qu’elle a un enfant et un mari à Séoul… on nous expliquera plus tard le pourquoi et le comment!

Lee Byung-heon, Shin Min-A, Kim WooBin, Han JiMin, Cha Seoung-won et Lee JungEun

On retrouve toujours les mêmes acteurs dans les seconds rôles mais j’y vois un gage de qualité parce qu’on sait à quel type de personnage on doit s’attendre! Ainsi j’aime beaucoup Kim GwangGyu , interprétant comme toujours le rôle d’un brave homme qui apporte volontiers son aide aux autres… même en trahissant le secret de confidences pour « sauver » la poissonnière, son amie d’enfance, d’une perte financière!

            Cette fois-ci, il est donc un « ami » qui en trahit un autre en révélant à notre héroïne les desseins malhonnêtes de son « amour de jeunesse » (ils n’ont échangé qu’un baiser au lycée). Ce dernier veut emprunter de l’argent à la riche commerçante en jouant du béguin qu’elle eut pour lui. Il ment sur l’état de son mariage. Là, j’ai failli quitter le drama car je ne supportais pas de voir l’héroïne manipulée et trahie… Mais… à vous de découvrir pourquoi je suis restée !

            Kim Gwang Gyu
Complot des « amis d’enfance »

            Et j’ai bien fait de rester car le feuilleton pose la question de l’amitié. Que valent ces relations qui semblent vous offrir une famille de votre choix, censée être plus solide que celle des parents… alors que chacun tire la couverture à soi et cherche en fait son intérêt personnel. Et puis la vie « entre villageois » est-elle facile? Tout se sait ou plutôt tout se suppose… Se cancanne… Alors certains souffrent d’une réputation imméritée.

Un vrai panier de crabes, cette communauté… Et jusqu’aux ados qui fricotent et ont des problèmes… Bref, au bout de 4 épisodes l’intérêt se renouvelle, les cartes sont rebattues… J’attends la suite.


Félix fecit… 🎾

Perdre sans démériter n’est pas donné à tout le monde! Félix Auger-Alassime l’a fait et je lui décerne un satisfecit bien mérité ! 

Même Nadal l’a applaudi, le torse nu musclé, lorsque ce jeune Canadien a quitté le court, après plus de 4 heures d’un jeu exceptionnel.

Le sport regardé à la télévision m’est trop souvent ennuyeux ( le pire est sans doute le sport automobile, n’en déplaise à Norbert et Patrick)… Et je laisse Papy H. S’époumonner pour soutenir un Benzema qui ne l’entend pas ou pousser une équipe de rugby à marquer un essai en haussant haut les bras… Sur son canapé !

Mais le dernier set de la rencontre de tennis ( ben oui… Je ne jetai que quelques coups d’oeil auparavant, bercée par les « Ouch… Han… » des frappes rythmées par les annonces des juges, de ligne ou de chaise) m’a scotchée… Et j’ai moi aussi encouragé une image!!! Que l’être humain, qui peut faire la fête tout seul, est… Culcul!

Dire que, dans ma jeunesse, j’ai joué au 🎾…désormais je ne parviens même plus à mettre mes chaussures en moins d’une minute top chrono! Quant à me relever si je m’assois par terre… Il faut au moins 5 minutes! La sportive cérébrale a besoin d’entraînement intensif!

La photo ci-dessus se situe à l’acmé de la conclusion du match… J’ai alors cru ferme à l’exploit de ce Félix, par cette égalité qui marquait son sursaut sur la pente que Nadal lui imposait… Mais il ne fut pas assez heureux en contradiction avec son beau prénom, et la machine musculaire du « roi de la terre battue » a donné, à ce grand prince, un revers fatal…

Réflexion en voyant repartir le flot de la foule qui emportait notre émotion : n’y a-t-il plus de COVID par chez nous alors qu’en Chine elle fait rage? Personne n’avait de masque ou si peu qu’on ne les remarquait pas…


Patients et thérapeutes de drama

            Pour ne plus souffrir d’entendre et de voir ce que mes contemporains subissent dans notre monde infernal, je me réfugie dans la fiction dont les violences sont désactivées, désincarnées puisque subies par des personnages et qu’à tout instant, d’une pression du doigt sur la télécommande, comme je le ferais sur le bouton d’un perfuseur d’antalgiques à l’hôpital, je peux faire cesser la scène abhorrée en la passant en accéléré ! 

            Et, curieusement, les derniers dramas (= feuilletons coréens) que j’ai vus en VOST (version qui me dépayse et fait voyager dans mon fauteuil) présentent tous un ou plusieurs personnages malades et des thérapeutes ! Comme je déteste le genre « Gore » je ne parlerai donc pas des Squid Game et autres All of us are dead que je fuis comme la peste parce que je n’ai pas pu dépasser les premiers épisodes… mais voici  des séries qui m’ont vraiment réconfortée alors même qu’elles mettaient en scène la maladie !           

            1. Hospital playlist :

dont voici le lien sur Netflix

Et voici le lien sur wikipedia

2 saisons de 12 épisodes en 2020

            Les personnages , unis comme les 5 doigts de la main (et l’étymologie de chirurgien vient du grec « cheir+urgo » = « la main qui soigne» ) sont  (dans l’ordre de l’affiche montrée avec le nom d’acteur puis le nom du personnage interprété):

  • Kim Dae-myung : Yang Seok-hyeong, professeur adjoint d’obstétrique et de gynécologie (et pianiste au synthé) C’est un gros nounours introverti échaudé par un divorce.
  • Yoo Yeon-seok : Ahn Jeong-won, professeur adjoint de chirurgie pédiatrique (et batteur) D’abord profondément chrétien comme sa famille, il veut se faire prêtre et consacre secrètement sa fortune aux miséreux quand l’amour sonne à la porte de son âme.
  • Jo Jeong-seok : Lee Ik-jun, professeur adjoint de chirurgie générale et papa célibataire. Il fait de nombreuses greffes de foie dans un pays où l’alcoolisme a l’air d’être le premier fléau. Ik-jun est le boute en train le plus génial qui soit, le Cupidon du groupe et mon personnage ( et mon acteur) préféré.
  • Jung Kyung-ho : Kim Jun-wan, professeur agrégé de chirurgie cardiothoracique joue le rôle du faux insensible. Il adore manger et il est maigre comme un échalas car c’est un bourreau de travail que sa bien-aimée va faire souffrir longtemps.
  • Jeon Mi-do :  Chae Song-hwa, professeur agrégé de neurochirurgie, une tête qui fouille dans les cerveaux, un peu coincée. Elle chante aussi faux que possible mais ses amis l’adorent au point de… lui laisser choisir la chanson à jouer… une fois tous les deux ans pour son anniversaire !

            L’intrigue :

            Ces 5 chirurgiens (dont une femme) sont devenus amis pendant leurs études. Désormais ils vivent comme une famille et se soutiennent pour supporter leur quotidien stressant dans l’hôpital où ils travaillent tous. Afin de se changer les idées, ils se réunissent hebdomadairement pour faire de la musique et ils sont tous à la recherche d’une relation sentimentale stable.  

            On passe autant de temps pendant les repas (ces pauses salutaires pour les soignants surmenés)  qu’autour de la table d’opération mais aussi dans le sous-sol où le groupe répète. Et leur famille vient compliquer leur quotidien pour pimenter l’histoire.

            Ce drama fut numéro 1 en Corée du Sud l’an passé (et ce ne fut pas du tout  Le jeu du calmar comme en Europe ou aux USA !). J’ai vu une bonne partie de Grey’s anatomy (et il y a eu 16 saisons !) mais j’ai quitté Mérédith, (pendant la 17ème) au seuil de son coma dans lequel j’ai sombré aussi… alors que j’ai suivi le groupe de musiciens chirurgiens jusqu’au bout avec le même plaisir et que j’aimerais bien les revoir.

             Pas un seul personnage secondaire à supprimer, tous sont attachants ou intéressants (même la mère de l’obstétricien qui est une vraie teigne)  et leurs interprètes talentueux mais je ne vais pas le répéter pour tous les dramas car c’est une réalité constante !

            Les reprises de chansons coréennes populaires sorties dans les années 1990 et 2000 par le groupe de musiciens sont toujours mises en relation avec l’intrigue du feuilleton qu’elles concluent. La neurologue qui doit faire exprès de chanter faux car son personnage est une musicienne qui n’a pas d’oreille (et pourtant elle joue juste ! Comment est-ce possible… mystère !) … a dû beaucoup travailler pour parvenir à nous les casser autant. J’ai vraiment ri  comme dans ma jeunesse (car je ne prends plus de fou-rire comme autrefois… c’est bien triste de vieillir !)

            Les maladies et affections physiques traitées dans ces récits sont aussi diverses que les affections psychologiques… Et j’ai bien cru que j’étais moi-même atteinte par certaines d’entre elles… mais ces docs de fiction m’ont aussitôt soignée ! On ne nous épargne pas les cas les plus complexes et tant de thèmes sont abordés tels que le don d’organe, la violence des alcooliques, la mortalité infantile, la vieillesse, les relations familiales, les belles-mères pénibles…etc  Les héros sont des êtres d’exception avec des faiblesses pour parfois paraître très proches de nous… Le fils d’Ikjun est un vrai clown, avec une petite bouille impayable et un caractère de surdoué déroutant…et l’acteur qui joue Ikjun est un artiste merveilleusement doué dont les joies sont communicatives, les émois adorables, les facéties impayables… [Quel type, ce mec !  Du coup je l’ai suivi dans le drama indiqué ci-dessous et n’ai pas été déçue ! ]

            Pour moi, le premier intérêt de ce drama… fut que ma belle-fille, [que j’aime et estime tant car j’ai la chance d’avoir deux « beaux-enfants », les compagnons de mes enfants, exceptionnels ; pas de « pièces rapportées » chez nous mais des êtres valorisants], l’ait regardé et apprécié avec moi car elle est la seule qui ait partagé un petit peu mon intérêt pour ce genre cinématographique ! (les autres se moquent de ma « passion netfliquesque » qui leur fait fuir mon profil Netflix parce qu’on n’y trouve « que du coréen » alors que je ne comprends pas du tout cette langue et n’ai jamais quitté l’Europe !)  

            2. You are my spring

dont voici le lien sur Netflix  

Et voici le lien sur Senscritique

1 saison de 16 épisodes en 2021

            Les personnages :

Seo Hyun-jin  : Kang Da-jeong  la concierge sur la défensive au caractère bien affirmé

Kim Dong-wook  : Joo Yeong-do, le psychiatre Sherlock Holmes

Choi Yoon-jae : Joo Yeong-do (jeune)

Yoon Park : Chae Joon / Dr. Ian Chase les « jumeaux » par qui tout arrive (et un acteur étonnant de dualité, d’expressivité, de complexité !Il peut se montrer vraiment très inquiétant puis se transfigure pour offrir un air angélique… Brrr !)

Nam Gyu-ri  : Ahn Ga-yeong  une star de cinéma hors norme, assez bouleversée mentalement pour avoir songé au suicide, comme beaucoup en Corée. Elle fut sauvée par le médecin. Pour communiquer avec autrui, elle lance ses  “Excuse me” comme les Coréens jettent leur « ya » / « hé » ( !) , cette interpellation glaçante, un coup de poing verbal.

            L’intrigue :

            Une concierge d’hôtel, dont l’enfance fut marquée par l’alcoolisme de son père,  et un psychiatre, cardiaque, et aussi profiler-consultant pour ses amis de la police,  sont mêlés à la même enquête policière car le suicidé faisait une cour harcelante à la jeune femme, qui habite au sommet de l’immeuble (numéro 99 « gugu ») où se situe le cabinet du médecin (luxueux mais avec une fuite d’eau tout de même !) , une clinique vétérinaire et un café abritant tout un groupe de copains du couple, dont un Gaston Lagaffe très pénible, horripilant, mais finalement utile !  

            Les premières secondes du drama sont particulièrement réussies et prenantes car elles nous imposent la chute du suicidé comme le détonateur de l’intrigue. C’est le premier feuilleton qui capture aussi bien mon intérêt dès le premier opus car généralement les deux ou trois premiers épisodes d’un drama sont longuets avec leur mise ne place de la situation initiale dont les détails nous paraissent manquer d’unité et qui ne prendront tout leur sens que bien plus tard. Parfois on ne voit pas où les réalisateurs veulent en venir et l’on désespère de le comprendre avant que l’ennui ne nous guette.

            Donc ce psychiatre me séduit totalement par son style, son calme, son air de détective des travers de l’âme. Il me rappelle certaines réactions de mon fils, il me captive. Dans ce feuilleton, le thérapeute est lui-même malade : il a bénéficié d’une greffe cardiaque et veut vivre le mieux et le plus longtemps possible par reconnaissance pour ce don de vie.

            La psychologie perturbée d’enfants maltraités est aussi abordée dans cette œuvre qui parle encore une fois « d’amours de jeunesse », un thème récurrent dans les dramas.

            3. Don’t dare to dream ou Jealousy Incarnate

Voici le lien sur Netflix

Voici le lien sur wikipedia

            Les personnages (ce sont les trois à droite sur l’image, celle de gauche n’a guère d’intérêt car c’est un faire-valoir, la copine intéressée et hypocrite)

  • Gong Hyo-jin : Pyo Na-ri, présentatrice météo plutôt optimiste..
  • Jo Jung-suk : Lee Hwa-shin, journaliste vedette cultivé et d’un milieu aisé.
  • Go Kyung-pyo : Go Jung-won, l’ami très riche,  poli du précédent, patron d’une maison de couture et l’héritier d’une grande entreprise ( chaebol) qui gère plusieurs marques de vêtements de luxe.

            L’intrigue :

            Diplômée d’une université de troisième ordre et n’ayant ni argent ni relations, Na-ri, Miss Météo consciencieuse, optimiste mais indécise, est prête à tous les compromis  pour garder sa place à la chaîne en tant que Miss Météo… mais elle rêve de devenir présentatrice d’infos voire journaliste. Elle a aimé Hwa-shin pendant 3 ans mais Môssieur était trop fier et macho pour l’aimer en retour, étant à peine flatté et la repoussant sans cesse.  Quand  Na-ri et Jung-won se rencontrent et tombent amoureux,  Jung-suk réalise que Na-ri a fini par le séduire et il revient dans la course… Il s’en suit une véritable bataille entre les deux meilleurs amis, amis d’enfance, devenus rivaux. Leur famille très étendue (des divorces et remariages, des faillites…), des « amies » jalouses et ceux qui dirigent la chaîne de TV viennent compliquer leur quotidien… comme de bien entendu.

            Dans les deux premiers épisodes, le comportement de Na-ri est assez insupportable et j’ai failli renoncer( mais j’ai bien fait de rester ! ) : elle s’accroche à Jung-suk sans honte. Un jour elle doit aider Jung-suk à s’habiller pour lui permettre de passer à l’antenne; parce que sa mère est morte d’un cancer du sein et qu’elle-même subit des contrôles réguliers pour en éviter un, elle se rend compte que Jung-suk… a un cancer du sein ! ( Là la scène est un peu tirée en longueur , pour un comique de répétition un poil trop appuyé, car elle le poursuit pour le tâter et le harceler vraiment… pour la bonne cause… mais nous aussi estimons qu’elle exagère, jusqu’au diagnostic lui donnant raison. ) Le comique de situation répété est si communicatif que j’ai ri à en pleurer plus d’une fois et même dans la scène des pets… eh oui, les Coréens vont jusqu’aux toilettes  et, ici, ça ne pue ni le nanar ni le navet.

            Les deux héros se retrouvent à la clinique et dans la même chambre pour y subir une opération, elle pour une mastose et lui pour combattre son cancer de stade un dans le plus grand secret puisqu’il ne pourrait pas continuer de travailler sur la chaîne de TV si quelqu’un le savait et il le cache même à son meilleur ami, ne supportant pas d’être concerné par une pathologie tellement marquée comme étant féminine. Bien sûr il est difficile à croire qu’un homme partage la chambre d’une femme  dans une clinique fréquentée par des femmes.  Le thème « les hommes aussi » est au cœur de ce drama.

            La scène où il fait une mammographie, au milieu de l’épisode 3, est d’anthologie ! Les images d’une orange pressée, d’une noix écrasée viennent nous faire percevoir la souffrance physique d’un si petit sein écrabouillé et la souffrance morale d’un homme qui se croit dénaturé par ce qui lui arrive est très perceptible.

            La chirurgienne et l’assistante sont elles aussi trop, trop comiques ! Le drama devient jouissif  quand des personnages dansent leur joie finale… Euh… pardon pour le bout de spoil :  ce n’est qu’une comédie mais je vous garantis qu’elle soigne tout moral en berne et elle attire l’attention sur ce cancer-là.

            4. Uncontrollably fond

Voici le lien sur Wikipedia 

Voici le lien sur Netflix

et comme le feuilleton va bientôt quitter le catalogue Netflix, voici le lien sur nautiljon.com

et celui sur SensCritique.com

            Les personnages :

  • Kim Woo-bin : Shin Jun-young, la star de Kpop adulée
  • Bae Suzy : Noh Eul la productrice de documentaires intéressée par l’argent car pauvre et soutien de famille de son frère car ils sont orphelins, leur père s’étant fait écraser
  • Lim Ju-hwan : Choi Ji-tae, le fils de famille riche amoureux de l’héroïne , qui se fait passer pour pauvre pour pouvoir la fréquenter.
  • Lim Ju-eun : Yoon Jeong-eun la fiancée du précédent

            L’intrigue :

            Dans leur jeunesse, les deux héros se sont rencontrés mais le jeune homme ayant découvert qui est son père, provoque l’accident de la jeune fille pour sauver la réputation de ce père qu’il admirait encore à l’époque avant de découvrir par la suite que ce procureur s’avère un pourri avide de pouvoir. La jeune fille allait révéler comment le procureur avait étouffé l’affaire qui avait  coûté la vie à son père à elle !

            Je sais : c’est vachement tordu comme scénario ! Devenu une star, le gars avait rompu tout contact avec la fille mais elle se retrouve sur son chemin et il ne parvient pas à l’oublier alors il accepte de la laisser le filmer pour un documentaire sur sa vie de star, sur sa gloire… alors qu’il vient d’apprendre qu’il est condamné et le cache au monde entier ;  il a une tumeur énorme au cerveau et plus que trois mois à vivre.

            Le malade  veut… soigner son aimée ! Il essaie de permettre à son amour d’enfance de dépasser tout ce que son passé leur fait traîner comme casseroles; pour elle, ce sont : sa peine d’orpheline, l’éducation de son frère, son combat pour dénoncer les hommes de pouvoir pourris. Il veut qu’elle  lui survive et connaisse le confort et la réussite. Au début il ne songe qu’à punir son père mais il découvre qu’il a un demi-frère, son aîné, un homme riche lui aussi… qui est tombé amoureux de la même femme, de l’héroïne !

            Evidemment le message qu’enregistre ce jeune homme, qui va quitter la vie, est touchant… même si son parcours de star compense les adieux à la vie dans l’esprit du spectateur… Il va quitter la vie au moment où il se permet de retrouver celle qu’il aime !

             Les autres thèmes de cette œuvre sont… les sentiments :  l’amour maternel (sa mère lui en veut d’avoir abandonné le droit pour le spectacle), l’amour fraternel (le frère de la star a plus de valeur humaine que son père et le frère de l’héroïne a plus d’importance pour elle que sa propre existence), l’amour paternel (le procureur adore sa fille qu’il préférait à ses fils), l’amour filial (l’héroïne idolâtre son père et la star persiste à quémander l’amour de sa mère), l’amitié (la bonne copine de Noh-eul est presque une mère pour elle) et bien sûr l’amour passionnel…

            J’aurais encore une douzaine d’autres dramas à recommander mais … ce sera pour une autre fois !


Vérifier ses sources

            Nous, nous sommes « informés » de ce qui se passe dans le monde à la télé ou sur notre portable… et en tant que retraités nous fréquentons toutes les émissions proposant des informations d’actualité, des reportages, des documentaires. Sans arrêt nous zappons d’une chaîne à l’autre, puis allons vérifier autant que faire se peut dans les encyclopédies et autres LEXILOGOS, WordReference, CNRTL… évidemment les wikis nous proposent une masse de savoirs de départ mais les moteurs de recherche ronflent sous nos doigts. Et nous écoutons en déjeunant les chroniqueurs de  Télématin.

            Nous regardons depuis des années « la télévision radiophonique »,   une curiosité dont la chaîne L’ÉQUIPE est spécialiste puisqu’elle fait de la télévision-radio quand ses journalistes nous commentent des matchs qu’eux seuls voient et nous imposent leurs cris de joie ou leurs émois… mais nous regardons désormais aussi la radio télévisée avec Francebleu Provence sur la 3 . Nous avons enfin découvert les animateurs qui ont bercé nos trajets pendant plus de 20 ans, depuis que nous nous sommes plantés au « pays de Pagnol », en venant de Bourgogne (mais nous ne sommes pas originaires de là-bas puisque nous avons vécu dans 6 régions différentes du fait des mutations).

            J’ai eu le plaisir d’entendre l’autre jour le médecin de Télématin nous rappeler que nous devons vérifier nos sources, répétant ce que ne cesse de me redire mon fils quand je lui raconte mes découvertes concernant le thème de la santé. «- Tu l’as encore lu dans Santé magazine ? » se moque-t-il, alors que je ne suis pas du tout une lectrice régulière de ce magazine mais par galéjade. Tiens, je connais enfin la tête, ( non : les yeux seulement ! ) de Médéric Gasquet-Cyrus, le linguiste qui explique le provençal avec humour à la radio de notre terroir et qui fut le camarade de classe de Rémi,  mon ancien collègue de français (autre galéjade pour blaguer sur les relations humaines  et le fait que « le monde est petit »!)

            Déjà, en temps de paix pour nous, « nous ne savons pas tout » et nos pensées se construisent « sur le fondement d’informations qui sont parfois incomplètes et souvent contradictoires »  pour parodier deux premiers ministres et rappeler combien les journaux avaient moqué ces choix de termes (ceux de M. Philippe en septembre 2019 pour l’incendie de Rouen, qui éveillait « le spectre de Tchernobyl » selon Le Figaro le lendemain , formule reprise pendant la gestion de la crise de la Covid-19  le 20200401, (comme un faux poisson d’avril ou un truisme… ?) ,  ou encore la citation qu’en fit M. Castex devant l’Assemblée, fin mars  2021 en l’introduisant par la formule « ayons l’humilité de reconnaître que… » …)… Et pourtant ce leitmotiv, (je croyais ce mot russe mais il est d’origine allemande et d’un langage technique musical, employé pour la première fois au sujet d’un opéra de Wagner) qui résonnait comme une excuse, correspond à une triste et paradoxale réalité.

            Il est vrai que notre ignorance est réelle et il paraît impossible qu’elle soit comblée à notre époque où les média nous matraquent avec des infos, qui sont donc toutes à prendre avec des pincettes. Papy H. ne décolère pas dès qu’il repère des journalistes qui manquent de précision, d’impartialité, de connaissances des faits exposés, des emplois corrects de leur propre langue tout en nous parlant franglais (ce que nous faisons, et en ce qui me concerne avec délectation, pour prouver que nous sommes « in »!)… « C’est un scandale » braille-t-il à la Georges Marchais, nous propulsant dans notre passé à l’époque où nous étions obligés d’écouter ce politicien parce qu’il n’y  avait pas grand-chose d’autre à la télé… Voilà, je me suis gardée à gauche et gardée à droite » comme le conseillait un autre Philippe,  le Hardi, en 1356, 0919, en s’adressant à son père, Jean II le bon, le Philippe qui devint duc de Bourgogne! A 14 ans, Philippe était sans arme et devint « le hardi » en soutenant son père en plein combat, par ces mots… juste avant la défaite !… ?

            Dire que le puissant fada  moderne vient de menacer une centrale nucléaire… Est-on à l’abri d’une bourde monumentale de ses troupes ? Je ne sais pas (je n’écris pas « No se » , n’ayant pas appris l’espagnol). Et je signe ce billet : NESCIA , « l’ignorante » en latin.


Une belle fête (4 février 2022)

Aujourd’hui, c’est la sainte Véronique et des voeux m’ont été adressés, me faisant commencer la journée dans la joie. Merci France, merci Graziella !

Et aujourd’hui aussi j’entends l’hymne à la joie à Pyongyang au cours d’une magnifique cérémonie.

La Chine doit sans doute progresser en démocratie mais je trouve les Chinois formidables et j’aime leurs sourires.

Ils sont absolument… « émerveillants » ( totalement dignes de ce néologisme !)