Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

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Tramway : plusieurs voies sans issue

Ami ( e) qui ne regardes pas les dramas et crois ne pas être concerné ( e), ne passe pas ton chemin!

Ton avis est requis!

D’abord sache que cette série, Tramway, parle de la responsabilité… On ne blague plus, là, hein?

Deux mots de l’intrigue : Un couple, composé d’un député et d’une restauratrice de livres, s’aime d’amour tendre. Ils ont un fils de 19 ans environ et une fille d’une quinzaine d’années… et il leur arrive des catas… beaucoup de catastrophes!

(Oui, ben, n’attends pas de moi une fiche de lecture, je déteste désormais cet exercice que j’imposais autrefois aux collégiens! Je suis âgée et j’en ai donc acquis le droit. Va sur SensCritique ou Nautiljon ou chez les autres amateurs de dramas pour lire le résumé détaillé, moi, je fais dans le ressenti et , normalement, tout le monde devrait pouvoir émettre un avis!)

1ere voie sans issue de ce Tramway : en révélant à la télé une affaire de viol, qui avait eu pour conséquence le suicide de la victime, le député fait naître une vague de commentaires haineux contre le violeur sur internet, ce qui pousse ce dernier à se suicider à son tour non sans avoir au préalable balancé une vidéo de son forfait sur internet… Et j’arrête là le divulgâchage puisque le résumé suffit pour poser la question de la responsabilité : le député se sent responsable et va demander pardon aux parents du garçon ! Mais ce n’est pourtant pas lui qui avait écrit sur Internet « Tu n’as plus qu’à te tuer » au violeur! Comme son propre fils est mort ( dans le premier épisode)… Il se sent en faute par rapport à ces parents qui vivent la même perte! N’est-ce pas pousser bien loin le sens du devoir?

Là, moi je dis stop! En quoi montrer du doigt le coupable ferait-il du dénonciateur du crime un coupable de la décision… du premier coupable? Cette idée me révolte autant que chaque fois qu’on nous montre la famille d’un individu malhonnête en train de réclamer justice parce qu’il est mort face à la police qui le poursuivait! Le premier coupable c’est tout de même le malhonnête qui a commencé par commettre un acte interdit par la loi! L’accident qui lui a coûté la vie n’a pas été souhaité et,bien qu’il soit vraiment regrettable, il ne renvoie pas, à mon humble avis, la responsabilité de sa disparition sur les gens honnêtes! On en oublie ce qu’on doit aux victimes, si on l’affirme.

2eme voie sans issue : un professeur demande à la collégienne et sa classe de rédiger une dissertation pour dire ce qu’il faudrait faire si l’on voyait un tramway dont les freins ont lâché arriver à une intersection sachant que, sur une voie, il pourrait écraser 5 personnes s’il continuait sa course folle et sur l’autre voie, si quelqu’un actionnait un aiguillage le détournant sur l’autre voie, une seule personne mourrait. Pour corser l’affaire l’enfant énonce l’idée que la personne seule pourrait être une personne aimée comme sa mère par exemple !

Si j’avais dû faire ce devoir j’aurais répondu que le cas de figure n’étant qu’exceptionnel puisque personne ne peut savoir tout ça à part l’aiguilleur fictif… Je ne choisirais aucune solution puisque toute décision serait justifiée du fait du caractère exceptionnel de cette situation d’urgence!

Voilà qu’au sixième épisode on découvre d’autres voies sans issue :

a) la petite amie du fils du couple, qui décède au début de la série, est recueillie parce qu’enceinte ( de quelques jours!) Et vit chez le couple ! On l’installe dans la chambre du fils! La fille du couple, la collégienne, lui manifeste aussitôt une hargne extrême puis de l’indifférence… Et je la comprends! On ne sait pas d’où sort cette fréquentation ignorée jusqu’alors… et ils la prennent chez eux!

b) déjà, chez le couple de héros, une femme vit au rez de chaussée et partage leur quotidien… Une amie (?) comme une soeur… Mais j’ai du mal à comprendre pourquoi le couple l’a recueillie quand elle a perdu sa famille ( si j’ai bien compris: son mari aurait tué son ou ses enfants avant de se tuer!!! ??? Quelle est la responsabilité d’une personne à qui il arrive un tel malheur? ) Elle est bizarre cette femme!

c) le chef de campagne du député est une sorte de double de son « chef » mais il est très mystérieux si bien qu’on commence à se demander s’il est positif ou nocif car il semble avoir beaucoup de … Responsabilités dans la carrière du député !…?

d) On apprend que l’épouse a été agressée sexuellement dans sa jeunesse. Elle ne voulait pas s’impliquer auparavant dans la vie sociale et politique du mari mais la question de sa responsabilité dans le suicide de son violeur ( encore un! Ça se suicide dans cesse dans ce feuilleton!) est posée… Or le député apprend tout ça en même temps que nous… Leur amour va-t-il résister à tous ces non-dits? Les cachotteries ne seront-elles pas la cause de déchirements futurs?…

Suite aux prochains épisodes !

Parce que j’ai beau estimer que ce Trolley ( véritable nom en anglais) se fourvoie sur de nombreuses voies de garage… Je continuerai à visionner la suite et à réfléchir à toutes ces questions en suspens…

Un politicien n’est-il pas saucissonné par le réseau de ses responsabilités ? Est-il responsable des actes de son entourage? C’est comme le vol du papillon responsable d’une catastrophe de l’autre côté de la terre, cette histoire!

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LOOKISM, on voit double

Bon d’accord, c’est encore une série et un anime, de 8 épisodes de 20 à 30 minutes… J’ai failli ne pas finir le premier épisode puis je suis restée et j’ai fini par m’en féliciter. Le thème le plus important étant la rédemption d’un individu méprisé, il peut bien intéresser tout le monde… ?

L’intrigue de LOOKISM :

Un lycéen est harcelé par ses camarades de classe parce qu’il est gros, traité de porc, régulièrement frappé et méprisé (là… j’ai failli cesser de regarder le feuilleton parce que ce thème est sans cesse traité dans les médias)…

Il obtient de sa pauvre mère qui l’élève seule de pouvoir changer d’établissement (là… j’ai failli cesser de regarder parce qu’à notre époque en France tout le monde va à l’école sans dépense excessive et peut changer d’établissement si besoin est). Il s’inscrit dans une classe à option originale : « stylisme »!!! Cependant, avant même d’entrer dans la nouvelle école, il est frappé par une brute, un gros bras-beau gosse, parce qu’il… a souri! (là j’ai failli… etc : c’était trop gros, cette malchance chronique).

Il se traîne jusqu’à sa misérable chambre en haut de la colline (tous les décors sont des dessins de ceux que l’on voit dans les dramas dont j’ai déjà parlé. On n’est pas dépaysé : c’est la Séoul de fiction que je parcours dans tous les sens) et s’étale sur son grabat… puis se réveille… dans le corps d’un superbe garçon… alors que son vrai corps dort à côté!

Donc le voici qui dispose de deux corps et grâce au plus beau, un nouveau look il obtient un succès extraordinaire. Son corps laid lui permet de travailler de nuit dans une supérette de quartier (toujours la même que celle qu’on voit dans mes dramas!) et de se reposer la journée pendant qu’il utilise son corps de star du lycée.

Avoir deux corps et surtout en avoir un parfait en tous points pour briller dans cette société où l’apparence a tant d’importance, voilà l’intérêt de cette histoire… même si les deux états ne se rejoindront jamais (reliés par un isthme mais bien distincts!).

Bien évidemment, le héros voit sa vie s’améliorer… dans ses deux états physiques… sinon il n’y aurait pas de plaisir à regarder ce conte fantastique!

Le harcèlement est devenu omniprésent dans les médias…

Dans ma vie j’ai appartenu successivement à tout un tas de catégories moquées par quelqu’un pour une raison ou pour une autre (fille de la ville installée au village, timide confiée à ses grand-parents, intellectuelle binoclarde, ado prise pour une fille de bourgeois, ronde et à d’autres époques en grand excès pondéral, épouse de militaire voisine de locaux au chômage, prof, parent d’élève, native du sud, patiente, cliente pressée… etc) mais jamais je ne fus bousculée physiquement!

Dans les téléfilms et les infos, les victimes sont carrément tabassées voire assassinées ! Quel monde effrayant! Et cet anime fait rêver d’une revanche.

Conclusion: Cet anime est un rêve agréable (une fois passés les 3 premiers épisodes pour les gens sensibles comme moi).


No doubt in us

Bonne année du lapin à tous les Chinois!

J’ai regardé

No doubt in us ou

Liang Bu Yi / 两不疑

et jusqu’alors, un anime ne me paraissait pas avoir autant d’intérêt qu’un film… je viens de changer d’avis avec cette série que j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre.

L’intrigue de cette série : A la cour de l’empereur chinois,Xiao Jin Yun, le couple impérial paraît mal assorti. L’impératrice, Xu Yu, a du mal a remplir ses obligations envers le harem de son époux et sa belle-mère, l’impératrice douairière, parce qu’elle n’aime que des distractions masculines tels que les arts martiaux, l’équitation ou le tir à l’arc. Elle ne sait guère lire, n’étant pas une intellectuelle alors que son époux est très cultivé et qu’il l’a épousée parce qu’elle appartient à la famille influente Xu, dont nous rencontrerons le père et les deux enfants mâles, des généraux.

Soudain, le couple impérial tombe à l’eau par accident et… leurs personnalités sont échangées.

Dans le corps de son époux, Xu Yu se révèle efficace, amenant l’empereur, Jin Yun qui prend conscience des « petits » soucis féminins comme le fait d’avoir ses règles, à tomber vraiment amoureux d’elle, qui se cultive et évolue en profitant enfin de la liberté refusée aux femmes de son époque et de son milieu.

Le troisième personnage important est le jeune frère de l’empereur, qui assure l’intérim pendant que l’empereur/(sa belle-soeur) se bat contre les Huns et s’allie aux Tatars sur le front nord.

Le prince est aidé par l’astrologue impérial et… par sa droiture personnelle qui lui fait ressentir un amour fraternel profond pour son aîné et un attachement honnête pour sa « belle-soeur » principale (car il appelle aussi ainsi les concubines). Il est aussi question d’affection filiale et fraternelle avec la famille Xu.

Les concubines, les oncles de l’empereur et surtout l’impératrice douairière, ignorant l’échange de personnalités et assoiffés de pouvoir, sont les opposants du couple de héros. De nombreux retournements de situation rendent le récit agréable et la psychologie des personnages est fouillée si bien que le couple se révèle particulièrement attachant.

D’autant plus que le récit principal en dessins de mangas classiquement sublimes est doublé par un autre récit, celui de personnages caricaturés pour exprimer les pensées des personnages les moins soft! Ce « doublage » est plein d’humour!

Le doublage a une fonction, il permet aussi des additifs dans le générique de fin pour diverses raisons (un produit à vendre, une pub, un commentaire ou une communication de l’auteur…)

On peut regarder entièrement la série sur Youtube, les 24 épisodes de 15 mn de la saison 1, en anglais, mais j’ai préfèré les voir sur NETFLIX car la télé n’est pas « vérolable », elle, et j’ai payé mon abonnement. J’attendrai donc la saison 2 sur Netflix, même s’il est possible de lire ce manga sur Internet ( mais c’est illicite… Comme me le rappelle Domdom en commentaire) et que je pourrais voir la saison 2 si je la cherchais, car je n’ai pas envie d’attraper de virus sur mon PC (les sites de visionnage gratuit en sont fréquemment remplis et je me prive ainsi de Viki Rakuten pour cette même raison… Même si, d’après mon webmestre préféré, Domdom, Viki est réputé exempt de virus dans ses deux versions, gratuite et payante ).

Frustrée par la fin de la saison 1 de la série… j’ai commencé à regarder Heaven Official’s Blessing . C’est un moins bon anime (moins d’intérêt au niveau de l’étude psychologique et puis les morts vivants et les fantômes.. ce n’est pas du tout mon truc, quoique le dessin soit toujours aussi agréable à voir) mais il m’intéresse suffisamment pour me distraire. Cette fois nous sommes avec des dieux et leur magie.


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Être passionné par un sujet quelconque nous pousse forcément à imposer à autrui des conversations qui peuvent ne pas aboutir à un partage parce qu’on laisse l’autre totalement indifférent…

Il arrive même qu’on ne se rende pas compte du degré de froideur dans lequel l’interlocuteur se perd volontairement par excès de politesse, par ennui passager ou parce qu’il voulait bien partager une conversation!
Plus d’une fois je fus forcément dans la peau de l’ennuyée…
C’est pourquoi j’ai reconnu cet ennui profond… dans le regard de Papy H. à qui je voulais montrer un drama afin qu’il comprenne mon intérêt pour ces séries-là. Ce sont les 16 épisodes deCrash landing on you  que j’avais choisis, disponibles en Version Française, puisque ma moitié déteste lire des sous-titres et ne veut pas entendre les dialogues en coréen.

Cette série raconte qu’une jeune femme dirigeant une entreprise en Corée du Sud se retrouve coincée en Corée du Nord à cause d’une tempête qui déporte son parapente. Elle est cachée par un militaire et les soldats de cette petite unité basée à la frontière, en attendant de pouvoir retourner dans son pays sans être accusée d’espionnage.

Bien sûr Papy H a relevé un très grand nombre d’incohérences qui l’ont beaucoup gêné puisqu’il préfère les fictions réalistes… et il n’a pas aimé les personnages caricaturaux qui assurent la partie comique de la série alors que leur présence farcesque m’amuse parfois beaucoup dans la mesure où je suis très « bon public ». Ce sont là : le soldat du Nord idéologiquement rigide, persuadé de la supériorité de son pays et qui récite les idées reçues de la propagande ainsi que les villageoises du lieu où l’héroïne est contrainte de vivre, qui mènent une vie plus simple, plus proche de la nature que celle du Sud… avec force coupures d’électricité, absence d’eau chaude au robinet et tout dénuement supposé dans ce pays au régime autoritaire.

Évidemment, Papy H. s’occupait à autre chose en même temps, écrivant dans ses grilles de mots fléchés ou tapotant sur son PC, si bien qu’il s’est un peu révolté à mi-parcours : « c’est un peu gnan gnan, cette histoire! » ( admirons le restrictif « un peu », manifestant toute sa bonne volonté à mon égard !). Pourtant il a suivi le fil narratif, a souri plusieurs fois et a même réclamé le dernier épisode ( sans doute pour se persuader des raisons à fournir afin de justifier son désintérêt pour un tel genre télévisuel… ou pour réellement partager un visionnage avec moi.).
Nous avons donc bouclé ce premier visionnage.

A l’occasion de ces propos sur un drama qui parle des deux Corées, je dois écrire ici que je suis totalement choquée d’avoir appris qu’en Corée du Nord cette semaine, deux jeunes gens de 17 ans viennent d’être exécutés par leur gouvernement pour… avoir distribué des contenus de la Corée du sud!

C’est… au-delà de l’exprimable.

Y en a vraiment marre de ce monde dans lequel nous vivons où l’on peut encore tuer impunément des personnes pour leurs goûts et leurs idées!!! Les années passent et l’humanité de change pas! Elle n’apprend rien du passé et demeure inhumaine! Ces faits sont du même genre que la vie des gens dans les régimes religieux tels que l’Iran où l’on a tué une femme pour un mauvais port de voile…

J’en arrive à ne plus oser écouter les infos… me réfugiant dans les images inventées, avec de fausses violences et de faux méchants parce que je peux me dire que « ça n’existe pas, ça, donc rien à craindre, là, dans mon salon, sur ma chaise. » Parce que moi, je ne peux rien faire pour changer l’humanité… que répéter mes idées dans mon blog.

Ainsi, malgré l’ennui que j’avais lu dans le regard de mon époux et juste pour regarder un même programme (car je ne supporte plus, non plus, de perdre mon moral en regardant les films et téléfilms européens ou américains, tels que la série Les combattantes que Papy H. vient de voir et qu’il a autant apprécié que Justin, mon aminaute du blog Un Coup de foudre . Ces fictions sont trop réalistes pour moi et me ramènent dans l’état d’esprit des infos honnies) … Je me suis entêtée … j’ai réussi à visionner avec Papy H un second feuilleton, plus irréaliste encore puisque concernant les « aliens »,

GLITCH, une série de Science Fiction, cette fois-ci, qui est, elle aussi, traduite en français…

Il existe 10 épisodes et nous avons lamentablement stagné au numéro 7 à cause des matchs de foot de la coupe du monde qui monopolisaient le temps de mon époux… et alors qu’il me tardait de connaître la fin.

L’intrigue de cette série : La disparition de son ex-fiancé pousse l’héroïne et son amie d’enfance, qu’elle retrouve à l’occasion de son enquête, à rechercher les traces d’une possible existence d’extra-terrestres… Évidemment l’héroïne pense les avoir déjà rencontrés dans son enfance et les faits bizarres se multiplient; elles rencontrent des gens qui croient avoir été enlevés par ces entités venues d’ailleurs qui les auraient renvoyés sur terre avec une puce dans la tête… des individus manipulant ces farfelus pour tirer profit de leurs contemporains interviennent alors dans le récit…

Papy H. a regardé… de loin… mais il a bien voulu finir la série… C’était de l’imaginaire complet or il a souri une ou deux fois mais il a rappelé qu’il avait trop de mal à retenir les noms asiatiques et les faciès…

D’accord, moi aussi j’ai encore des soucis, avec les noms coréens, et ce, même au bout de deux ans de passion pour ce genre télévisuel… Il m’arrive même encore de confondre deux belles femmes en plan panoramique… mais l’habitude vient et on ne mélange plus du tout la langue coréenne avec les chuintements chinois et les accents catégoriques du japonais, si l’on en regarde régulièrement… ce qui n’arrivera pas à Papy H.!

Par conséquent… je vais laisser cet indécrottable Européen un peu tranquille pour l’instant… tandis que je me gave de romantisme absolu, en coréen, en chinois mandarin et en japonais (tout ceci sous-titré évidemment!). C’était bien gentil de sa part de s’être laissé imposer tout ça.

Comme c’était aussi la première fois que je revoyais des séries que j’avais écoutées en coréen , j’ai pu constater des différences entre les traductions écrites et orales (les dialogues traduits à l’oral sont beaucoup plus grossiers que les textes écrits et je me demande bien pourquoi ! J’ai même été horrifiée d’entendre un personnage féminin très élégant dire « ça me troue le c. » !!! Jamais je n’avais lu de telles paroles en deux années de passion pour ces dramas !

Ce qui signifie que les Français sont perçus comme des gens vraiment très grossiers… Quelle déception! Quelle tristesse!)


Lui, c’est beaucoup moi

Installée devant un énième feuilleton télévisé… voilà que je rencontre soudain mon alter ego masculin car Gu PilSu… c’est pile moi!

KWAK DOWON incarne ce personnage dans NEVER GIVE UP et je suis sûre que cet acteur de 49 ans qui met tellement d’entrain dans son jeu est certainement largement comme on le découvre dans cette série !

Donc cet homme joyeux, aimant son enfant plus que tout, fidèle à son épouse, optimiste même après une déception… Ce bon vivant qui veut bien faire, même au risque de trop en faire et qui fait souvent bien… pétille la chaleur humaine et la gentillesse! Quel chouette type! Il danse du popotin et chantonne régulièrement…

C’est ainsi que je me perçois et que je m’aime !

Même ses défauts sont malheureusement les miens : je suis souvent ridicule, je fais trop de bruit, parlant haut et fort (beaucoup moins depuis la retraite car je me surveille… mais il est difficile de se refaire), donnant tant de conseils qu’on croit que je continue de donner des leçons, m’intéressant à tout ce qui m’entoure au point de me répandre et d’écraser des pieds… trop joviale, trop… tout quoi! Quand je filme je ne peux pas m’empêcher de parler. Mais je travaille beaucoup sur mon personnage et m’efforce de parler moins fort et… moins, d’observer sans intervenir… Bref je tente de ne plus être Pilsu!

De plus Pilsu (avec le présentatif coréen, j’entends « Pissouillat » quand les autres l’interpellent… et ce n’est guère engageant!!!) a des traits de caractère très différents des miens: car il vit dans et de sa cuisine, alors que je déteste cuisiner, il est d’une autre génération que moi ayant 15 ans de moins. Cet ancien sportif (je ne l’ai plus jamais été au-delà de mes 18 ans et ne le fus jamais en club!) bouge volontiers ses rondeurs; sans cesse en activité, je ne l’imagine pas en train de lire ni de rêvasser comme je le fais…

C’est son entrain, sa joie de vivre et ses bons sentiments qui nous rapprochent tant et qui font que je me suis vue en lui.

On peut lire les résumés de ce drama sur Nautiljon et sur SensCritique.

Deux mots de l’histoire racontée par la série, tout de même :

Un ancien champion d’art martial, PILSU, a dû ouvrir un restaurant de poulet frit pour subvenir aux besoins de sa famille (une épouse vendeuse et un fils unique de 14 ans, bon élève mais qui découvre le rap). Il se voit contraint d’accepter d’être hébergé chez une usurière et pour mériter d’habiter dans la splendide demeure, il doit rendre des services à sa logeuse et faire équipe avec Jeong Seok (ou SUK) un trentenaire informaticien trahi par ses deux premiers collaborateurs pour l’exploitation de la start-up conçue autour d’une application de rencontre, Voisin24. SUK, dont le père,débiteur de la vieille dame usurière, est en prison, rencontre une jolie graphiste et un autre développeur d’appli, avec qui il s’associe. Tous les quatre (Pilsu compris) contribuent à l’avenir de l’application, Voisin24, comme à celui du restaurant et ils forment un groupe d’amis soudés.

Le meilleur de ce drama c’est le duo des héros (un trentenaire et un quadragénaire) qui est le plus improbable qui soit, au début, puisqu’ils se disputent et s’insupportent… mais se retrouvant chez l’usurière chez qui ils doivent habiter… nécessité fait loi alors l’attachement arrive comme entre un père et un fils, une forte amitié.

L’épouse et le vrai fils de Pilsu partagent cette affection qui recrée une famille étendue enrichie, finalement élargie au quartier entier!

Pour compléter ce spectacle bon enfant, avec des personnages secondaires soit clownesques soit sournois et malfaisants parfois agaçants, l’épouse si belle dont la voix douce ( en VO) est un plaisir ainsi que leur enfant bien sympathique même en pleine crise d’obéissance nous confortent dans un petit monde de rêve, une vie de quartier idéale, des bons sentiments en veux-tu, en voilà et une fin de conte de fée malgré le décès de l’usurière (qu’on ne regrette pas puisqu’elle a exploité les gens et s’est rachetée à la fin!).

Bon la Bande-annonce n’est qu’en VO mais on y voit Kwak DoWon danser en Pilsu qui exprime sa joie…

Parvenue au clap de fin… ils me manquent tous !


Vagabond : un faux Bond avec beaucoup de bon

Dans le drama VAGABOND les premiers épisodes sont particulièrement réussis… Néanmoins, très vite, le caractère fictionnel de la vie de ces agents secrets qui résistent à des tirs de mitraillettes, exécutent des sauts inhumains, engagent des poursuites « à la Taxi de Besson »… vous fait un peu rire tout de même par son manque de réalisme dans les péripéties musclées de film d’espionnage. Et là, tout dépend si vous êtes bon public ou… trop rationnel pour supporter plus loin cette épopée à la James Bond. J’ai ressenti exactement les mêmes sentiments que devant un film sur l’agent secret anglais. C’est du spectacle… avec de l’humour coréen.

Résumé de la situation initiale de l’histoire:

Le cascadeur Cha DalGeon apprend la mort de son neveu dont il avait la charge, suite au décès de son frère et l’abandon de l’enfant par sa mère. Le jeune garçon avait pris l’avion pour le Maroc, avec son club de sport, et l’avion a explosé en Méditerranée. Cha DalGeon a reçu de son neveu une vidéo juste avant le crash et… lorsqu’il arrive au Maroc avec les familles endeuillées, il reconnaît sortant de l’aéroport (qu’elle heureuse coïncidence !) un passager de l’avion crashé qui aurait donc survécu à cette tragédie de plus de 200 morts. Il le poursuit aussitôt (accroché à l’extérieur de l’auto comme James nous y a habitués !) Se fait finalement larguer mais commence son enquête aidé par une employée de l’entreprise aéronautique mise en cause, Go HaeRi, qui est, en fait, un agent secret du NIS, le Service de Renseignements coréen.

Les deux héros deviennent les marionnettes de la guerre que se livrent les deux entreprises aéronautiques qui espèrent remporter l’appel d’offre public de trois billions de yens que l’Etat coréen a lancé pour l’achat d’avions de combat. Et les gens au pouvoir comme les agents secrets sont presque tous corrompus… sauf deux ou trois dont nos héros : HaeRi et DalGeon.

DalGeon est comparable à James Bond dans sa personnalité (il est héroïque, surhomme séduisant ) mais en plus touchant car il est endeuillé. Il lui ressemble aussi par ses exploits (il grimpe un mur comme Spiderman mais à mains nues ou passe entre les balles! )

Les 14 premiers épisodes m’ont scotchée (j’emploie toujours ce mot car les images me captivent totalement au point que Papy H. s’en vexe quand il me parle parce que je ne l’entends pas ! ) tant il y a d’action et de retournements de situation. Un vrai régal comme le dit cet article de StellarSisters sur Vagabond .

Les deux acteurs sont enthousiasmants par leur interprétation qui est d’un naturel total. Ils vont très bien ensemble dans la mesure où les personnages sont finalement très égocentriques… Ce sont des individus polarisés sur leur but (lui savoir pourquoi Hoon, son neveu, est mort et elle, monter en grade afin de ne plus être envoyée sur le terrain loin de Séoul); ils se charment sans nous casser les pieds avec leurs sentiments… au point que la fin de la série… paraît bâclée et nous frustre totalement… pourtant il ne pouvait en être autrement sans que le récit ne devienne un conte… J’en ai quand même crié de dépit!

Si je connaissais bien Bae Suzy pour l’avoir vue déjà dans Dream High 1 et 2, Uncontrollably fond (fin de l’article) et Start Up , j’ai découvert Lee Seung-gi et suis toujours sous le charme de ce beau gosse récompensé de nombreuses fois pour ses talents multiples (acteur, chanteur, présentateur ) , d’autant plus que je me suis abonnée à sa chaîne Youtube HUMANMADE pour l’écouter chanter. Jugez de son talent quand il interprète ma chanson préférée par exemple :


MISAENG : une « vie incomplète »

Tel est ce que ressentent les employés de bureau de l’entreprise d’Import-export One International et particulièrement les quatre stagiaires : Jang GeuRae (qui n’a réussi à être embauché que pour un CDD de deux ans), mademoiselle An YeongYi, la plus compétente qui soit, Jang BaekGi et Han SeokYul, les trois qui ont obtenu une embauche en CDI à l’issue du stage de trois mois qu’ils avaient tous fait avec une dizaine d’autres postulants non embauchés.

Pour avoir passé plus de 16 heures (au moins) en leur compagnie, en découvrant les épisodes de MISAENG, j’ai réfléchi à la « culture d’entreprise » et plus précisément à celle de cette entreprise fictive coréenne d’Import-Export en voyant les employés vivre à l’étage où se situe le service du meilleur chef qui soit : Oh SangSik (tout à fait dans le genre du chef Park DongHun de My Mister dont j’ai déjà loué les qualités) et de ses deux subordonnés sympathiques dont Kim Dong Sik, une « bonne pâte » d’homme.

Quelques éléments pour ceux qui n’apprécient pas les dramas et tous ceux qui n’en regardent pas :

L’intrigue : Tout repose sur le fait que le héros,Jang GeuRae, n’a guère de chance d’être embauché définitivement bien qu’il ait réussi le stage d’embauche, parce qu’il n’a pas de diplôme (il a le niveau BAC mais n’a pas passé l’examen) s’étant entièrement consacré jusque là (il a 26 ans) à la pratique du Go, le jeu de stratégie dont il n’a pas réussi à devenir joueur professionnel. Le spectateur s’inquiète donc de l’avenir de ce garçon qui, totalement déboussolé dans le monde du travail, applique les techniques, les stratégies, du jeu de Go et de son entraînement intensif (de 12 à 25 ans) à son apprentissage progressif des lois du commerce! Il se heurte à l’animosité de ceux qui lui reprochent d’avoir été pistonné pour être admis sans diplôme et surtout pâtit de son manque de culture (il ne parle pas anglais, il ignore les termes commerciaux…etc). Mais il est tombé sur un chef de service intègre qui détecte son potentiel et se bat pour le faire embaucher définitivement. Il noue une amitié profonde avec ces 3 co-stagiaires, (YeongYi, SeokYul et BaekGi) puis avec son chef M. Oh et son collègue au caractère si agréable, DongSik.

Les thèmes abordés :

a) la difficulté de trouver un emploi et surtout un CDI, à notre époque, même quand on est une personne qui a le sens du devoir.

b) L’amitié et la famille. Comme d’habitude dans tous les dramas, l’une est garante d’une existence moins pénible et l’autre au contraire crée souvent des obstacles ou des traumatismes pour son accomplissement personnel.

c) la hiérarchie: elle rend hostiles aux nouveaux tous les supérieurs en place. Elle génère une lutte pour gravir les échelons (cette entreprise est un panier de crabes et tous sont pincés peu ou prou, d‘où leur sentiment d’une vie incomplète).

d) la concussion qui crée de nombreux laissés pour compte et des « victimes collatérales »(les employés-fusibles sont accusés à la place des véritables malhonnêtes et l’une d’entre eux s’est suicidée).

e) le bon management et le respect qu’inspirent les honnêtes gens : on distingue fort bien les chefs compétents qui animent leur service d’un même esprit honnête et les autres qui marchent sur leurs subordonnés pour se placer ou cèdent aux sirènes de la malhonnêteté.

f) la misogynie du monde du travail, en Corée (exactement comme en France dans certains métiers) car les femmes sont traitées comme des sous-fifres ou poussées à démissionner pour soutenir leur époux. Elles sont encore plus détestées quand elles se révèlent plus compétentes que certains machos.

g) les difficultés de communication entre les bureaucrates et les employés du secteur industriel, ceux-là méprisant ceux-ci au nom de leurs nature de cols blancs et ces derniers demeurant persuadés qu’on les exploite sans ménagement. SeokYul est le gars qui démontre que les deux parties de la société active sont dépendantes l’une de l’autre et que les employés ont une vision incomplète de la vie s’ils se croient capables d’exister sans travailler en bonne entente avec l’autre département de la société One International.

Mes meilleurs souvenirs de cette série et les raisons de la considérer comme très réussie :

** Les héros sont de vrais gens honnêtes qui se donnent à fond pour leur métier. Il faut rappeler qu’en Corée la valeur du travail est extrême et les heures de présence au bureau ne se comptent guère! Les travailleurs peuvent dormir au bureau et y retourner à n’importe quelle heure, ce qui est inimaginable dans ce que je sais de la société française ! Ce mode de vie dévoué au travail contribue à forger des liens étroits entre les plus jeunes collègues qui s’apprécient… mais ce n’est évidemment positif que pour les célibataires car les gens qui ont une famille la délaissent forcément de ce fait et se créent des soucis relationnels dans leur foyer. Ce qui était un atout devient un problème et j’ai admiré le sens du devoir et les valeurs de mes personnages préférés.

Pendant ma vie active, j’étais au plus tard rentrée chez moi à 19h30 (du fait des difficultés de circulation sur les routes) en dehors de la dizaine de jours de réunionnite aigüe par année scolaire,[ les jours de conseils (de classe ou d’administration) ou de réunions parents-professeurs et ces soirs-là étaient vécus comme d’affreuses contraintes réductrices de notre liberté (surtout quand je me faisais disputer par quelque individu mal intentionné)… de véritables obstacles et soucis, quand nos enfants tout petits nous attendaient à la maison ]! L’établissement scolaire était donc fermé au public dès 17 heures la majeure partie du temps! Aucun élève ne peut y retourner avant le lendemain à 8h30 sauf les quelques malheureux élus par leurs pairs convoqués à ces réunions et ceux que les parents emmènent aux réunions avec les professeurs. Alors il est inimaginable que des gamins entrent au CDI oui dans les bâtiments après 17h… or dans les dramas on les voit se rendre en étude à point d’heure !

** Je n’oublierai plus la tête de M. Oh à chaque proposition inattendue de GeuRae qui se révèle, trois fois sur quatre, très judicieuse, à chaque réussite de cet homme en devenir. Le regard que pose l’aîné sur ce jeune, qui se débat et avance avec obstination pour se faire une toute petite place dans la société, évolue de l’indifférence outrée, quand il croit ce stagiaire simplement incompétent et pistonné, vers un véritable respect pour son subordonné volontaire et une affection vraie les lient définitivement.

Les téléfilms coréens sont les meilleurs pour montrer cette construction progressive d’une relation profondément respectueuse d’autrui et cet échange d’humanité qui rend heureux. On doit lire sur les visages et imaginer ces pensées par le jeu de l’acteur. Les Coréens sont très intériorisés pour tous les sentiments relationnels… alors qu’ils peuvent, paradoxalement, pleurer dans la rue ! Quel peuple étonnant!

** La structure narrative est rigoureuse et le premier épisode nous épate totalement car c’est une formidable course-poursuite dans les rues d’une ville d’Afrique du Nord (j’ai oublié son nom car on nous promène sur plusieurs sites… la Tunisie ou le Maroc) et Geu Rae saute d’un toit-terrasse à un autre avec une vélocité extrême, seul Asiatique qui en poursuit un autre en haut puis en bas des immeubles comme à travers la foule locale ou les appartements dans lesquels il entre par la fenêtre ou parfois… par le mur! Evidemment il interpelle le voleur recherché au bord d’un toit, en lui sauvant la vie car le poursuivi manque de s’écraser… (caméra plongeante puis vues en contrechamp se relaient pour rendre le tout haletant)…et paf! On le retrouve entrant comme stagiaire à Séoul dans l’immeuble de la société One International pour son stage de trois mois, habillé du costume de son père décédé. De même plus d’une fois les scénaristes font des scènes en miroir inversé de scènes précédentes pour compléter les indices fournis… ou humilier les méchants qui dominaient jusqu’alors. La fin reprend le narration au début puis « éclaire » notre compréhension avec une conversation qui réutilise exactement les mêmes mots qu’entendus au deuxième feuilleton mais destinés à celui qui les avait prononcés! C’est très fort.

*** Quelle inoubliable collection de personnages les plus attachants qui soient, même lorsqu’ils présentent un défaut gênant comme le chef de BaekGi, si froid en apparence mais qui sait pousser son stagiaire à exprimer son potentiel en choisissant enfin de s’impliquer! Voici un atout majeur de cette série. On constate que les générations d’employés ont eu le même cursus et sont reliées par les mêmes liens créés au boulot.Comme me le serinait ma mère : « la roue tourne »!

** Et puis je me souviendrai aussi des décors de cette histoire :

1. ces deux toits où les employés vont prendre leur pose en admirant Séoul. Ils échangent là leurs meilleurs moments de connivence et de réflexion sur la conduite à tenir… Il s’agit aussi d’un ressort narratif car ceux d’en haut peuvent intercepter des secrets ou la véritable pensée de ceux qui parlent en bas! … J’aurais bien aimé travailler avec M. Oh, moi, et me retrouver là avec eux !

2. le meilleur souvenir reste encore cette chambre d’hôtel où dorment les 4 jeunes gens après avoir travaillé tout un week-end pour réaliser, sous la houlette de M. Oh, le projet de la seule femme directrice de bureau parce qu’elle a des ennuis de santé (un burn out qui aurait pu la faire démissionner) … Tous les 4 endormis les uns sur les autres, à bout de forces, et pris en photo par leur chef attendri… quel moment gratifiant pour le spectateur attendri!

Bref, regardez cette série, elle vaut la peine. Aucune histoire d’amour romantique, juste des bons sentiments et… des dossiers, des dossiers, des dossiers !

Ce que j’ai détesté… ben le soju, tiens ! Il coule à flot dans leurs veines, les pauvres. Oui je sais, Domdom, que le vin tient une très grande place dans la tradition française et que les individus qui boivent régulièrement ou simplement qui estiment important d’avoir « une cave bien remplie » en France, sont nombreux. Quand j’étais dans la vie active, mes collègues parlaient souvent de « boire un verre »… mais moi, je ne bois pas autre chose que de l’eau et je « carbure » au chocolat et aux sucreries (je sais: c’est aussi mauvais pour mon corps) ! Je n’ai jamais eu besoin d’alcool pour dire des bêtises et faire le spectacle en société. Je n’aurais pas été bien vue si j’avais travaillé en Corée, au cours de ces réunions « de travail » imposées par les supérieurs, refusant de m’imposer ces petits verres qui rendent saouls.


En vloguant…

chez JUNG SOMIN, j’ai vécu un quart d’heure dans la vie de cette actrice qui m’avait émue, enthousiasmée, fait rêver, par son interprétation si juste, même dans ses silences. (N’oubliez pas de cliquer sur les paramètres pour choisir « traduction instantanée » puis la langue souhaitée !)

Un vlog est un « type de blog axé sur la vidéo. Il s’agit plus précisément d’un blog dans lequel les traditionnels articles et billets publiés par l’utilisateur prennent la forme d’une vidéo. On emploie également le terme de vidéoblog pour décrire ce type de blog » (définition du Journal Du Net)… Il m’apparaît plutôt que c’est une chaîne Youtube qui te montre dans ton quotidien, quoi!

Je viens donc de m’offrir un séjour de 15 minutes en la compagnie de SoMin par le moyen de son vlog (lien sous la première image de cet article et son blog sous la seconde) qu’elle a créé pour nous fait partager sa vie de star. Les vidéos sont montées et donc l’actrice montre exactement ce qu’elle veut partager. Le spectateur est un consommateur qui nourrit la notoriété de la star. On la suit en interviews promotionnelles, on assiste à ses séances photo, on constate qu’elle se bouge pas mal pour accomplir les diverses activités de son métier et… on se retrouve chez ses parents pour visionner le premier feuilleton de sa série Alchemy of Souls. Leur chien passe par là. Le papa ne comprend pas tout, tout de suite et ne reconnait pas sa fille immédiatement. La maman se moque gentiment… Nous sommes assis là, près d’eux, invités dans leur quotidien. Ben… je ne ferai pas ça tous les jours mais à toute petite dose, c’est très amusant.

(Par le passé, dans d’autres vlogs, j’ai dansé avec Yoona et son groupe , mangé des glaces avec Wonho sur Jeju , goûté à la cuisine française avec IU, pas trop dégoûtée, quand elle est venue à Cannes ou encore fait des photos avec Jin de BTS, venu faire de la pub avec son ARMY à une première cinématographique. Comme j’avais par le passé visité quelques coins de Corée avec des Français en voyage là-bas ou écouté un vieux Japonais avec Wakametamago – cf mes liens- nous parler de remèdes du bon vieux temps, ça m’a amusée de rencontrer la tata de Somin à Toronto! Quel monde fou est le nôtre!)

Avant Because this is my first life (2017) et tout récemment dans Alchemy of Souls, je confondais parfois Jung SoMin avec (Oui, je sais : ceux qui connaissent mieux les dramas et la Corée que moi vont hurler; je les entends d’ici! Mais admettez qu’elles se ressemblent pas mal!) Park ShinHye (née en février 90) (vue dans Memories of the Alhambra, Pinocchio, The Heirs ). Désormais je les distingue bien toutes les deux !

SoMin vient de tourner un film de Science Fiction et elle a retrouvé SEO INGUK avec qui elle était une héroïne d’un drama en 2018 The Smile Has Left Your Eyes . Elle est donc en tournée de promotion avec lui pour ce film Project Wolf Hunting… Alors Seo InGuk a lui aussi un tout nouveau vlog : Moon CC… en commun avec SoMin ! On le voit essayer des costumes, faire de la pub pour un copain designer… Ils vont se promener ou déjeuner au restaurant à Toronto où ils ont présenté leur film…

Et vlogue sans galère!


Métempsychique 🎞️

Qui n’a pas rêvé de pouvoir changer de corps tout en conservant ce que l’on pense être soi, son intellect et son âme…? Il m’arrive souvent de regretter n’être que moi physiquement… J’admire les acteurs qui peuvent se croire différents en changeant de personnage… mais alors ils doivent aussi modifier leur « moi » et ne sont donc pas eux-mêmes dans un autre corps juste quelqu’un d’autre avec le même corps… Non, moi je voudrais jeter ma tronche et tout le reste et m’offrir une autre apparence car la chirurgie esthétique ne peut rien pour moi, il y aurait trop de boulot! (Que personne ne cherche à me consoler… y a pas mort de femme, quand même ! Je survis chaque jour à ma déconvenue confirmée dans le miroir!) Plusieurs dramas exploitent l’idée d’un échange de sexe entre deux individus d’un couple en formation, excellente façon de pousser chacun à mieux comprendre l’autre mais

ALCHEMY OF SOULS

propose cette idée d’une mutation de corps, de l’obtention d’une translation d’âme dans un corps hôte, pour combattre sa qualité de mortels ou pour… réaliser de mauvais desseins, forcément combattus par les héros. Cette colonisation métempsychique est un thème qui n’est pas nouveau, déjà classiquement traité dans d’autres films, mais ce drama de 2022, qui vient juste d’être bouclé pour sa saison 1 en Corée, me plaît d’abord pour ses acteurs et leur interprétation de personnages attachants ou infernaux.

Lee Jae-wook et Jung So-min forment un excellent duo fondé tout d’abord sur l’humour, chacun tentant de réagir au mieux pour combattre l’évidence du charme de l’autre. Les piques fusent. C’est un couple se disant « -je t’aime – moi non plus » , pas du tout comme le couple Gainsbourg-Bardot dont les mots crus sont totalement impensables dans un si bon drama, mais plutôt comme les répliques de ce vieux couple d’un des seuls films français qui m’avaient amusée dans ma jeunesse (car alors je détestais tous les acteurs bien français tels que De Funès, Bedos, Rochefort, Lanoux, Duperrey, Brasseur Claude…etc), amusée au point que je m’en souvienne encore aujourd’hui (c’était un film de Rappeneau comme celui que j’apprécie toujours : Cyrano…) Je parle du duo composé de Marlène Jobert et Jean-Paul Belmondo, assis dans leur arbre dans Les mariés de l’an II sorti… en 71 !

Dans ce drama fantastique, de l’Héroïc fantasy asiatique, les effets spéciaux sont splendissimes. Les gouttes d’eau magiques, les maëlstroms de forces dans des batailles épiques de mages contre mages me réjouissent l’oeil et me reposent l’esprit! On peut même affirmer que toute l’équipe d’acteurs, toute la distribution, est parfaite.

Alors, bien sûr, je me suis attachée à Lee Jae-wook, que j’ai cherché dans ses autres dramas, car je l’avais déjà « rencontré » dans Extraordinary you face à Rowoon, où il incarnait avec conviction le nul de service dans le trio amoureux. Il avait ainsi déjà retenu mon attention mais je l’ai trouvé formidable alors qu’il n’a qu’un second rôle, un méchant petit truand, dans Memories of the Alhambra, dont j’ai déjà parlé et il crevé l’écran! Je l’ai vu encore dans cette série où un jeune homme est amoureux d’une fille qui a 8 ans de plus que lui alors qu’il est encore lycéen, DoDoSolSolLaLaSol, face à une Go-Ara assez nunuche et pénible à suivre sauf lorsqu’elle joue du piano! Il joue aussi très bien son rôle de jeune acteur séduisant dans Search WWW dont je reparlerai. Cet acteur me fascine totalement.

Pour combattre le visionnage excessif (le fameux « binge watching ») Netflix distille désormais plusieurs dramas à raison de deux feuilletons par semaine. Je m’en suis félicitée parfois car je commençais à devenir une droguée de la télé, accrochée à mon épisode suivant, tant les scénaristes et réalisateurs ont de savoir-faire pour enchaîner le pauvre téléspectateur manipulé par des scènes présentées par le point de vue d’un personnage avec un gros suspense fait de mille interrogations … puis montrées sous un autre angle par les yeux d’un autre personnage, ou avec les images qui avaient été ôtées, afin de miner, tronquer, notre compréhension et pouvoir la satisfaire, la reconstruire, ensuite! Ils nous infligent une frustration pour mieux nous récompenser d’être restés là! « allez, je commence juste l’épisode suivant et puis je sortirai de Netflix »… cause toujours… tu restes là, en attente de la péripétie suivante!

Mais devoir attendre 15 jours au lieu de 7 est tout de même un vrai supplice quand on apprécie autant une histoire aussi jolie à regarder et ce beau rêve à faire, celui de l’alchimie des âmes. C’est pourquoi quand j’ai appris, en plus, que le couple principal de personnages ne sera plus interprété avec les mêmes acteurs… J’ai ressenti une vraie déception car Jung So-min est une excellente actrice aussi. J’ai visionné certaines séries uniquement pour la retrouver, elle, parce que je la comprends sans avoir besoin de lire les sous-titres, rien qu’en la regardant réagir. Non parce qu’elle surjouerait, en aucune façon, mais parce que le moindre de ses mouvements de sourcils a pour moi une signification évidente!

Et pourtant je ne devrais pas du tout me sentir trompée par les réalisateurs puisque tout était prévu, annoncé, dès le début, dans les faits narrés!

Et pour une fois, voir des morts-vivants ne m’a pas dérangée! Pourtant ce sont les méchants de cette intrigue, poursuivis par les personnages gentils , dans ce monde manichéen de Fantasy! Comme ils sont transformés en pierre dès qu’on les perce à jour et qu’il peut en exister certains qui ne sont pas mauvais… ma conception de la morale est sauve!

Bref… Ah! si je pouvais changer de corps!

Je vais devenir Coréenne et dire comme beaucoup de personnages « Dans ma prochaine vie, j’espère que je serai… » ! Le problème reste qu’on ne se souviendra pas des vies antérieures! Ouin Ouin Ouin Ouin Ouiiiiiiinnnn !