Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

Métier

Mémé VérOH se noie dans un verre d’eau!

Un petit billet d’humeur pour pousser un coup de gueule… ( M. A. J. le 16 déc. 21)

Y en a marre des masques! Y en a ras le bol des corvées!

Je sais: je ne suis pas la seule ni à le dire ni à le penser!

Mais il faut de temps en temps crier un bon coup.

Non ça ne change rien mais le sourire revient quelques instants… bien caché puisque le masque empêche de le montrer aux autres.

Du coup… j’ai utilisé l’application de téléphone (zut on dit « de portable »… tant pis: je suis vieille! ) Photolab pour me montrer bien dessinée. Comme ça… pas de triche : on doit voir que c’est une mémé qui parle ici ! Voici qui est clair et net.

Donc je me noie facilement en ce moment dans le flot des activités que j’effectue… mais que fait donc un vieux prof de langue bientôt à la retraite?

  • Passer un week-end complet à corriger des copies que les gamins parcourront à toute allure et dont ils oublieront les conseils sitôt après les avoir lus en diagonale…
  • Préparer les cours en fonction des évolutions de la compréhension des précédents (j’ai l’impression de toujours devoir revoir ce que j’exige à la baisse!)
  • Assister à des réunions ubuesques où les divers psy. nous indiquent ce que nous devons faire dans nos cours! (J’ai appris qu’il m’était interdit d’évaluer (c’est comme ça qu’on dit « noter » désormais) un enfant dysgraphique sur sa compétence à RECOPIER une phrase sans faire de faute!!! Comme dit ma collègue: « Mais que doit-on leur apprendre, alors? »)
  • Me cantonner toute la journée dans ma salle de classe que je finis par appeler « ma chambre » afin de ne pas descendre en salle des profs où les collègues mangent à plus de 6 sans masque… ??? !
  • Distribuer du gel hydroalcoolique à l’entrée de… 30 élèves dans une salle de moins de 25 mètres carrés où personne ne se trouve à plus d’un mètre du voisin car est présente aussi l’AVS d’un enfant (= la dame qui lui répète tout ce que j’ai déjà répété moi-même et qui lui fait le travail écrit, c’est-à-dire rédiger trois ou quatre notes ou même son interrogation!!! Comme je tape tout ce que nous devons écrire en direct sur l’espace de travail internet où les élèves peuvent aller copier-coller le contenu de tout ce que nous faisons en classe… on peut presque dire que leur présence est… Un immense confort pour l’enfant ( qui malheureusement perd souvent de ce fait la capacité de travailler en autonomie et se repose totalement sur l’adulte) comme pour le professeur ( qui peut prendre à témoin cette personne qui écoute mieux que n’importe quel élève). Il m’est arrivé parfois de trouver leur présence bien « riche » quand j’étais en colère contre un ou une assisté (e) totalement inactif (ve) … Heureusement que celles qui interviennent dans mes classes sont de vraies copines. L’une d’elles est même une ancienne élève, que j’ai eue autrefois en 6ème et devenue maman depuis lors … Nous sommes donc 32 en tout dans cette salle!!! Aucune distance de sécurité n’est vraiment possible.
  • Et je dois aller réclamer que l’on me remplisse mon petit distributeur auprès de mon collègue sympa, un Thierry, qui s’est baptisé lui-même « mon homme de ménage » et avec qui j’apprécie de papoter de tout et de rien 3 minutes en fin de journée (pas plus car il faut vite rentrer pour respecter le couvre-feu de 18 heures et que j’ai 33 km à faire en auto pour rentrer… Et que je les faisais en 30 minutes autrefois, il y a 25 ans… mais que je les accomplis désormais en 45 voire 60 minutes tant la circulation est devenue un bazar sans nom! )
  • Ajoutons à cela toutes mes passions (écouter de la Kpop grâce à Domdom cf la page des liens) et corvées à la maison où Pépé H. , (un immense sujet d’étude pour un homme plutôt mince ) me prend aussi de mon temps…

Et voilà une Mémé VéroH bien débordée!

Ouf! J’ai bien hurlé… j’espère que je n’ai crevé les tympans de personne!

En tout cas moi… je vais mieux!

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Et depuis le départ de Néo…?

Eh bien la vie continue. Mais nous pensons encore souvent aux bons moments du Passé. Aujourd’hui 04 janvier, c’est la reprise de l’école malgré les conditions sanitaires peu encourageantes. Je me prépare à retourner au collège… en continuant mes activités de prof.

Pendant les vacances scolaires j’ai consacré des journées entières à ma famille bien sûr. Nous avons dit à Mininous que Néo est parti en vacances pour très longtemps. A 3 ans et trois mois, elle le reconnaît sur les photos. J’ai aussi consacré des journées entières à réaliser un journal de lecture de niveau 5ème et un autre de niveau 3ème en faisant ce que j’aime le plus faire, en tenue d’intérieur : lire, écrire, dessiner, peindre!

On aperçoit mes crayons aquarellables. Avec un peu d’eau et des feutres pour réaliser mes images issues de mon imaginaire à partir des photos vues ça et là, je suis au paradis avec Néo. Pour l’intégralité du travail en question, allez voir sur mon autre blog: lespolygrapheurs (lien dans la page de déclaration de webmestre, « l’à propos » de ce blog.).


Bien faire ses devoirs:

Par temps de pluie, pendant les vacances… je fais mes devoirs!
Et c’est l’occasion de ranger les récents cadeaux de mes petits ados.
La dame d’Anaëlle et le poème d’Océane s’accordent avec la météo par le thème de celui-ci et certains matériaux de celle-là (comme le rouleau de papier de WC qui lui sert de corps).

L’un est très touchant et l’autre désopilante, tous deux m’enchantent et me consolent des difficultés rencontrées avec d’autres ados, ceux qui me trouvent des défauts pour excuser les leurs.


Il faut que ce soit le dernier article de cette année scolaire dans lequel je citerai des prénoms afin de ne pas créer de compétition, ni susciter de rancœur…

Amélie, Océane, Anaëlle, Benoit…, ces enfants-ci me sont un bonheur alors, juste une fois pour toutes… parlons encore de la gentillesse de Carla, l’enthousiasme d’Antoine, l’impulsivité sans malignité de Nicolas, la joie de Clément, la présence compétente et paisible de Malo, l’exemplarité de Victoria, l’originalité d’Aristide, la bonne volonté de Maëlle, la présence attentive de Lucas, l’écoute de Nandy, les bonnes réponses de Lyna, les efforts de Louise

Plusieurs  familles m’ont fait confiance malgré toutes les difficultés occasionnelles (celle de Carla par exemple) et je viens de recevoir un mot d’Armel  qui  s’est rappelé à mon souvenir dans un mail très sympathique.

Je suis vraiment très heureuse de sa réussite dans la vie comme de celle de tous ceux qui m’ont montré leurs qualités humaines.

Après la pluie… Le beau temps!


Ado adorable: Amélie

A propos d’Amélie R. qui est devenue une jeune femme au parcours universitaire exemplaire et qui fut ma petite élève de 4ème et 3ème, et surtout une bonne élève et une adolescente capable de ressentir de la sympathie pour ses profs puisque sa maman en est une (je l’ai rencontrée à deux ou trois reprises et nous avions sympathisé), le 03 octobre 2013, j’écrivais :

Une petite jeune fille si sage, attentive et réfléchie, m’a offert trois images de poésie pour illustrer mes dernières photographies (cf l’article précédent)…

OCTOBRE 231

Son prénom est de ma main mais c’est elle qui s’est appliquée pour calligraphier des o qui ne soient pas des a (un  de mes leitmotivs ).

Elle me fait répéter ici

qu’il existe toujours  des ados adorables

parmi tous ceux qui me sont confiés chaque année: Anaëlle, Benoit, Océane, Emma, Carla, Roxane, Sophie, Leslie, Jade, Aurélie, Antoine, Anaïs…

Conclusion écrite lors de la Mise à jour du 07 juillet 2022 : 

Les « bons élèves » sont pour moi ceux qui ont le sens du devoir à accomplir. Ce caractère ne signifie donc pas forcément qu’on soit doué dans la matière concernée. Il s’assortit d’un état d’esprit sain, qui conçoit comme normal de considérer les enseignants comme des individus normaux.

Amélie est non seulement une femme qui fit d’excellentissimes études, une fille cultivée parce qu’intelligente, mais encore une personne qui m’a offert de l’amitié et à qui j’ai tenté d’en offrir à mon tour… Bien que, somme toute, je ne sois pas douée dans ce comportement-là (j’ai tendance à me comporter en misanthrope).


Bévue… ou pas.

Ayant donné à lire à mes ados de quatrième ANIBAL d’Anne Bragance, qui dormait dans notre armoire du C.D.I., j’avais pris la peine de faire écrire un mot pour les parents, disant en substance: ce livre vaut bien mieux que le vocabulaire  très familier et même souvent grossier dans lequel il a été écrit « pour faire jeune »…

AnibaldAnneBragance

Mais j’avais complètement oublié la page 27 où le petit héros de douze ans voit, par la fenêtre comme le voyeur qu’il devient, son chauffeur de maître avoir des relations physiques avec la dame que ce dernier lui avait présentée comme une cousine!

La description de la scène est crue et je n’ai pas envie de citer les termes comparant les bijoux de famille à un plantoir… car je dois finalement reconnaître ici que je suis prude par choix. Je n’apprécie pas les mots trop nets, trop bêtement concrets que j’estime bien masculins.

J’appelle pourtant volontiers « un chat un chat » (amusant de la part de quelqu’un qui ne parlait ces jours-ci que de Néo, non?) et certains cours où j’ai abordé tel ou tel terme  ont déjà bien fait rougir mes petits alors que ce n’était pas le but (Par exemple lorsque j’explique, avec des mots choisis évidemment, certaines insultes que les gosses emploient sans cesse sans en comprendre le sens exact alors qu’ils en ont perçu l’aspect insultant et en usent « à l’aveugle ».)

Mais je ne cours pas après (et souvent même je fuis)   les images ou les textes qui évoquent trop les scènes intimes, dont la mention  me gêne en public (pour le privé… ça ne regarde que moi).  Là je vais citer des blogs auxquels je suis abonnée. Cliquez sur  leurs  liens situés tout en bas de ma page de blog.

Ainsi je n’ai pas  cliqué  sur « like » dans un article de Phédrienne qui contient une poésie, magnifique certes par ce vocabulaire riche et expressif qui la caractérise, une poésie que j’ai estimée  trop « mouillée », trop érotique à mon sens et par là-même trop personnelle… et je suis restée à la porte.

De même le langage très  créatif de la Pastille (qui ressemble beaucoup à celui qu’emploie Anne Bragance dans cet ouvrage) devient parfois excessivement grivois, comme lorsqu’elle nous montre ses draps mais dans cet article-là j’ai bien perçu l’humour et  le double  (triple et quadruple parfois) sens (à ce stade cela devient de l’art!) et j’ai cliqué sur « like » pour le premier sens seulement… car je professe qu’on peut apprécier les gens même, (et surtout… parfois), lorsqu’ils sont très différents de nous ou que nos avis divergent.

Il y a aussi Ben le graphiste avec sa cyclope aux allures ambigües… Certains de ses gifs sont à qualifier de coquins mais c’est un homme et ce type d’allusions me paraît pardonnable en conséquence.

Chez le papa de Mister Bowie, je n’ai pas cliqué sur un extrait de chanson car mettre un « like » là m’aurait paru inconvenant de ma part. Mais je n’ai pas changé d’avis sur son blog que je trouve formidable.

J’en arrive à parler des blogs qui viennent sur mes propres articles et s’y inscrivent en plaçant un « like » qui me dérange lorsque je découvre que sur leur site il y a des contenus grivois ou plus contestables encore. Je ne peux rien y faire et j’espère que l’on ne me confondra pas avec leurs auteurs. Il faut les ignorer.

De même je ne peux pas lire correctement les sites qui comprennent des vidéos nombreuses  et je ne les fréquente pas beaucoup car le hasard des publicités amène forcément, à un moment donné, la vue de contenus trop critiquables.  (Youtube est le piège absolu pour cela. J »ai détruit la chaîne youtube que j’avais sur laquelle je faisais entendre ma voix, où je montrais Néo et où je prenais volontiers des accents divers pour raconter des blagues, ce que j’adore faire car je suis peut-être prude mais vraiment pas d’une fréquentation désespérante! Loin s’en faut.) Pour cette raison je ne m’abonne pas à certains blogs car mon PC est trop vieillot et il faut un temps infini pour que les vidéos se téléchargent… Donc je demande pardon à Prunelles  et à Candice57 pour son blog d ‘humeurs (car je fréquente assidûment celui de photographies) mais je ne peux presque pas voir leurs blogs et je n’ai pas la patience nécessaire, ni le temps principalement,  pour attendre dans le but de placer un » like ».

Ainsi me voici avec une lecture que j’ai imposée et des parents qui vont forcément se plaindre alors que la télévision est déjà un réservoir de femmes nues vantant des yaourts ou des crèmes ou des automobiles!

Non, je ne me suis pas éloignée de mon propos principal: les contenus trop crus.

Que trouve-ton de valable dans ce roman destiné à la  jeunesse? Que vais-je pouvoir répondre à ces parents scandalisés qui n’auront pas lu ce petit roman  alors qu’il vaut bien mieux que son langage ou sa page 27?

Tout d’abord les thèmes de l’adoption,  la fugue ,  les figures de la mère et du père, la maladie…

Edgar, dit Sweetie, le héros est un passionné de jardinage. Le livre cite un nombre incalculable d’espèces végétales.

Cet enfant doit être soit autiste, soit trisomique, soit si mauvais élève  (ou surdoué!) qu’il déçoit son père et les rapports qui se délitent avec cet homme sont à discuter en cours, de même que la solitude dans laquelle les parents très riches laissent leurs enfants aux « bons » soins d’un personnel qui se moque d’eux… or le petit frère adopté est asthmatique!

Le caractère daté de l’oeuvre est intéressant aussi. Gérard Depardieu y est appelé Legrandieu, l’acteur  fait un faux qui nous  permettra de parler des enfants qui imitent la signature de leurs parents ou copient. On abordera la fameuse réflexion des fins et des moyens au niveau collégien!

Quelques citations:

P. 9: «  Les acteurs, vaut mieux les voir en image; en chair et en os, ils sont comme les autres avec des défauts qui vous sautent aux yeux… »

P.12: « Moi je préfère me taire. »

p. 16: « Le malheur, c’est que j’aimais pas jouer. J’ai jamais aimé. »

p. 17: « Il fait toujours beau, ou presque, et la végétation change jamais, c’est luxueux, luxuriant, à force vous vous ennuyez. » (sur la Côte d’Azur)

p 18: « On avait une vieille voisine très calée, dans mon cœur je l’appelais « la reine de l’Eden » pour la bonne raison que, chaque fois que je franchissais le seuil de son petit domaine, je croyais entrer au paradis. »

p. 19 « Il paraît que les fleurs sont les cris de douleur des plantes, rien d’autre. »

p. 19: violence du père qui fait passer l’enfant par la baie vitrée «  cela fait presque 4 ans. » p. 20.

P; 20 « Elle parle pour nous deux et elle se persuade que je suis d’accord. »

P. 21 La copie du mauvais élève qui répond par un pirouette de fainéant au professeur de maths qui demande de faire une démonstration: « C’est un carré, croyez-moi sur parole. »

Son père l’appelle « crétin… inadapté… laissé-pour-compte… un légume » p. 22 et encore « taré » , P. 29 « un demeuré »… etc.

p. 24 « Alors je me suis mis à hurler. C’est le moyen le plus convaincant que j’ai trouvé sur le moment… »

p. 30 « Mathilde, c’est pas difficile, elle se met en congé de cuisine sitôt qu’elle n’a que moi à servir. »

P.33 « L’Inca ça lui a fait ni fou ni fa, on a pas vu l’ombre d’un tressaillement de sourire sur sa bouille d’empaffé…. un morveux de cinq ans. » suit le portrait du petit péruvien p. 34. (Je ne connaissais pas l’expression « ni fou ni fa »!)

p. 40 « ce type, c’est du silence comme jamais j’ai entendu, du silence 28 carats. »

p. 40 « il faut qu’elle glisse ses petites fientes érudites. » dit-il de sa mère.

p.42 « Mais allez intéresser un prof à ce qui vous tient à cœur, autant rêver d’arrêter un T.G.V. Lancé à pleine vitesse. »

p. 47  Anibal  » rit pas davantage qu’une porte scellée par huissier. »

p. 48 « La princesse Struzzi… imbattable question jardin. » Il s’agit d’une journaliste dans un magazine.

P. 49 « Les parents vous déçoivent jamais. Ils sortent toujours l’ânerie qu’on attend. »

‘P. 51 « J’ai débranché l’Inca. » affirme Sweetie qui a mis des boules Quies à son frère pour que le professeur de français lui fiche la paix.

p. 52-53 « Les yeux d’un enfant qui grandit, c’est comme le bassin du docteur Chevalier, peu à peu l’eau tourne, elle devient trouble, on peut même plus se voir dedans… J’ai repéré les responsables, les mots.. Ces sales pierres de la connaissance. » L’auteure doit vouloir parler de la prime enfance… sinon je suis en total désaccord avec elle sur ce point!

p. 56 « Les gens qui vous ont dans le nez savent très bien où et comment il faut frapper. »

p. 57 « Le défaut de la vérité est qu’elle est pas vraisemblable. »

P. 57: Sweetie se raconte une histoire pendant que son père le dispute.

p.58 « Je mets des boules Quies chaque fois qu’on me force à dîner avec les invités. »

p. 59 « Je suis moche que c’est une pitié. Mes parents ils m’ont raté. »

p. 59 « Chacun a sa liberté dans sa tête, à l’intérieur on est tous peinards. Avoir une pensée à soi que même pas le pape, même pas l’extralucide avec sa boule peut deviner, c’est vachement chouette. Surtout quand on est coupable et qu’on attend le châtiment. »

p. 61 Il parle du  docteur spécialiste pour « soigner les fêlés » qui vient l’examiner.

p. 63 «… je vais devenir « une tante » à cause que j’aime tant les fleurs. » affirme son père.

p. 64 L’épisode du « docteur pour les dingues » qui est comique parce que l’enfant dessine des fleurs, ce qui n’intéresse pas  du tout le spécialiste.

p. 65 Ses références pour fuguer sont: Aimé Bonfland et Raffenau-Delille.

p. 66 Il pense à rédiger ses « desiderata posthumes » pour répartir ses plantes chez des mais et il  pratique  l’art topiaire!

p. 70 Il reçoit de la part d’Hugues une gifle qui l’envoie « valser à trois mètres » parce que son frère s’est fait mal en l’aidant à construire un mur.

p. 74 Il joue avec son frère et précise: « vous pouvez pas lui parler mais il suffit de lui montrer, il comprend illico. »

p. 76 Il fait des cauchemars terribles. p. 77  compose avec les remarques toujours critiques de son ange gardien « Seccotine », qui  le coupe dans ses élans.

p. 81 A la suite de la crise d’asthme d’Anibal, il commence à l’appeler « mon frère ».

p. 86 Il parle de son frère en disant que ses parents sont tombés « sur un mec qu’était pas sous garantie. »

p. 87 « Même les fleurs, elles souffrent si vous les arrachez à leur milieu d’origine. »

p. 90 le docteur de famille lui donne un livre sur les Incas, qu’il apprend par coeur.

p. 92 Legrandieu claironne qu’Edgar sera un jour « l’émule de Lenôtre et Vilmorin. »

p. 93-94 Legrandieu imite la signature du père.

p. 97 Sweetie a les larmes aux yeux d’avoir été appelé par son prénom par Anibal.

p. 97 « J’aime bien les bouquins, vous les prenez, vous les laissez, ils sont pas susceptibles, ils vous en veulent pas. »

p.99 « Les Espagnols, soi-disant qu’ils étaient venus avec des gueules d’évangile pour apporter la bonne parole et apprendre aux sauvages que le Christ existait…. Le crime n’a pas de nationalité. » (Euh moi… je n’ai absolument rien contre les Espagnols! Qu’on se le dise!) Cette remarque  concerne l’extermination perpétrée par des colonisateurs venus apporter la civilisation.

p. 101 « c’était la jalousie qui me faisait déraisonner…. Aujourd’hui, au contraire, on adopte les enfants du « tiers-monde » pour leur plus grand bien. »

p. 102 « D’après lui mon frère est une « sentinelle ». » du fait de son asthme.

p. 104-5 Il s’occupe de son frère comme de ses plantes, avec délicatesse.

p. 107 « La patience, ils connaissent que ça, là-bas au Pérou. »

p. 108 à 110 la « méga » crise  d’asthme qui l’oblige à fabriquer une offrande à la Péruvienne Pachamama et à déraciner les deux-tiers des plantations du jardin dont il s’occupait avec amour… en vain.

p. 118 « A Paris, le métier des gens c’est d’avoir des idées. »

p. 127 Il reconnaît « Moi aussi je me suis attaché. » en parlant d’Anibal.

p. 128 Il raconte des contes à son frère et lui parle des chasquis péruviens, les messagers de l’Inca.

p. 130 Le père parle à la mère de « ses  deux dégénérés ».

p. 131-132 Le père apprend l’histoire de la lettre. p. 133 Edgar est le kiné de son frère!

P 135 « Les promesses que je fais à mon frère, y a rien de plus sacré. » Il lui parle des Incas puis envisage de le ramener au Pérou. Ils fuguent.

p. 157 Ils tombent sur des racistes qui les repoussent puis les agressent ensuite sur la famille loufoque de la Mamé enfin sur le pharmacien qui les dénonce et les gendarmes qui s’amadouent.

p. 165 « Les champions, c’est une sacré engeance: avant d’être champions, ils rêvent qu’ils sont champions, et quand ils sont plus champions, ils rêvent qu’ils ont été champions. »

p. 166 « Des fois, même si le cadeau pèse plus qu’un bourricot mort, vous pouvez pas refuser. »

Post Scriptum: J’avais donné à lire cet ouvrage avant les vacances et ensuite montré des extraits du film qui concerne Hannibal en latin… L’un des ados m’a signalé « une erreur » quand j’ai écrit correctement le nom du général au tableau! Une réédition de ce que produit  le parfum « poême » qui vient tromper mes apprentis poètes quand ils écrivent le mot  » poème »!


Suis en pleine correction:

Et je ne peux pas faire autre chose avant de m’être débarrassée de ces 2 fois 24 copies de Brevet blanc!

Ensuite je serai un peu en vacances!

lescopiesàcorriger


Par une numismate en herbe, quelques définitions:

(mise à jour du 23 avril 2022 : Si ma tête a un peu changé et bien que Néo soit au paradis des chats….. Le fond de cet article vaut toujours  )

J’ai longuement observé des Euros, dont certains sont superbes, pour un cours à composer sur la numismatique. Je les ai photographiés pour ce cours d’Histoire des arts… mais j’ai préféré frapper ma propre monnaie:

la Fancy Money qui vaut des miaulements… Normal au pays de Néo, le Beronikland!

Je sais que « fancy » signifie aussi bien « imaginaire » que « prétentieuse » et il s’agit donc d’un peu d’humour.

Comme je déteste faire la cuisine, cette pièce ne deviendra pas une pièce en chocolat… mais j’y ai songé!

La photographie a été prise mardi. C’est ma tête actuelle… avec mon cou de tortue!

maFancymonnaie


Poème lu 26 fois et à entendre au moins 30 fois:

Une allée du Luxembourg de Nerval

est le poème que je viens de faire travailler à mes élèves de quatrième….

Nous l’avons étudié vers à vers (et en comparaison avec A une passante de Baudelaire).

Puis je l’ai fait apprendre et réciter par écrit avec des résultats très divers (la personne qui a eu zéro, a dû la réciter de nouveau et vient d’avoir 04… On peut constater que lorsqu’ils gribouillent… je suis gagnée par ce défaut en me raturant aussi! Je ne vais plus savoir écrire si ça continue!):

finmars 032 finmars 031finmars 030

Je vais maintenant l’écouter à l’oral pour une nouvelle note sur 10… et nous avons fait 4 répétitions…

Je l’ai moi-même apprise en corrigeant … et déjà récitée 3 fois!  Désormais je la chante sur tous les tons!


Un métier qui prend trop de temps!

Voici ma salle de classe:

fev 001On peut constater que si je dispose d’un ordinateur portable… Il n’y a rien d’autre! Pas de vidéoprojecteur et même pas de télévision! On m’a promis un tableau numérique… mais il y a de cela si longtemps que je l’appelle l’Arlésienne et ça me fait « Bizet »… non:  bisquer!

Tant pis: nous écrivons quand même et j’ai obtenu un tableau blanc… réel progrès sur le tableau vert. On peut apercevoir à gauche, le début de la leçon de conjugaison concernant le présent du conditionnel et à droite, la fin concernant le présent du subjonctif… niveau 4ème.

J’ai fini de  corriger les 15 dictées, 15 rédactions et 15 questionnaires de l’épreuve de Brevet des Collèges que nous avons imposée aux collégiens pour les préparer  à la véritable épreuve du mois de juin.

Ce sont mes collègues qui ont choisi les thèmes d’étude mais j’estime qu’ils ont eu vraiment beaucoup d’humour. La dictée extraite de l’oeuvre Chagrin d’école de Pennac parle de l’évolution assez inadmissible du métier (parce qu’à force de trop nous intéresser aux états d’âme des apprenants, ils finissent par ne plus vouloir apprendre!) et la rédaction devait amener une réflexion sur l’apprentissage, l’éducation.

Voici un exemple de tout ce que je peux avoir à écrire en correction. (La dictée que j’ai choisie comme exemple a certes été ratée par l’adolescent mais il a mieux réussi le reste de l’épreuve  et a presque obtenu sa moyenne. La fin de la rédaction que j’ai placée en-dessous est celle d’une excellente élève qui a obtenu 35 sur 40 en tout…. mais il faut toujours montrer aux enfants qu’on a pris le temps de considérer leur travail, quel qu’il soit.)

janvierfin 028 Et maintenant il me reste deux paquets d’exercices de rédaction de 4ème et de  thème latin à corriger sans compter la visite des blogs de travail en H.D.A..

Je dois encore lire un roman de Grenier; de la littérature dite « de jeunesse » mais pour laquelle il me faut du temps…

Je sais: je n’aurais pas dû devenir prof. de français; c’est la matière où il y a le plus de travail  puisque tout le monde croit en savoir autant que l’enseignant… ce qui est loin d’être vrai… mais beaucoup d’adolescents « n’ont pas froid aux yeux »; ils sont pénétrés de leur supériorité sur ces pauvres vieux dont on leur impose le radotage!

Sans compter tous ceux qui guettent mes erreurs pour pouvoir se gausser de moi. Je connaissais quelqu’un qui ne cessait de se comparer à tous les savants de la terre pour démontrer qu’il était plus logique et réfléchi qu’eux. C’était pénible, cette perpétuelle compétition.

En ce qui me concerne, je revendique mes imperfections et mes erreurs afin de ne pas être placée ni sur un piédestal ni… dans la poubelle!

L’une de mes  trouvailles est la double correction: cela fait deux ou trois ans  que je corrige une première fois, parfois même en vert pour ne pas les traumatiser, puis que je leur demande de refaire leur copie… Là je recorrige (eh oui, il y a encore des fautes… souvent les mêmes que la première fois!) et enfin je leur fais taper leur texte sur l’ordinateur (et là il faut encore vérifier le résultat)…. Enfin, le résultat ressemble à ce qui était réclamé… et enfants et enseignante sont contents les uns des autres! Mais au final l’oeuvre est commune!

Bon… J’y retourne!


« Certes! »

ou « Tout à fait! »  voilà ce que dit mon gif animé.

Je l’ai réalisé avec Photophiltre et Unfreez.

           D’accord il est simplet…

mais je vais me perfectionner dans cette pratique numérique… Pour qu’il bouge enfin ici, j’ai dû le diviser par deux… Finalement, il fonctionne!

          Alors cette expression se prononce: « pannetapassi gué ».

          Finalement après avoir parcouru les textes du Protagoras et du premier Alicibiade  (c’est dans ce dernier que  l’auteur fait dire à Socrate la maxime « Connais-toi toi-même » dont j’ai parlé antérieurement) de Platon (en français et en grec) j’aurais dû peut-être choisir  la formule:  

 » Πάνυ γε « 

(prononcer « panu gué ») puisqu’elle est employée sans cesse  dans ces dialogues mais elle m’avait paru moins forte que celle que j’ai fini par employer ci-dessus.

            Pour traduire « C’est pas faux »

           (ou plutôt « Ce n’est pas faux » puisque je ne connais pas le niveau de langue familier… vu que j’ai déjà de la peine à réapprendre le niveau correct!) … j’ai longtemps hésité…. parce que je voulais employer l’adjectif 

 

« Ὀρθός » (prononcer: ortoss)

qui signifie droit, correct, juste mais il fallait passer par sa négation et donc sa double négation dans la formulation à traduire…

          Ensuite j’ai trouvé :  

« Ἀλλα τοῦτό γ’οὐκ ἐστί ψεύδη » 

         (à prononcer: « alla touto gouk esti pseudè » )

            mais l’adjectif  « pseudè » signifie aussi mensonger et j’ai longtemps boqué sur la nécessité de la polysyndète avant de choisi « gué » puisque « c’est pas faux » répond à une remarque faite antérieurement:

 

 

 

 

 

          Finalement je traduirai ainsi:  

« Οὐκ ναληθῆ »  

(à prononcer « ouk analèthè »)  avec « λέγεις » , (à prononcer « léguéïss »)  le verbe sous-entendu ou exprimé,  car j’ai fini par trouver l’expression , telle quelle dans le texte de Platon: 

« Tu dis vrai =Ἀληθῆ λέγεις ».

Voili, voilà… j’ai mis 4 jours mais je suis heureuse de la colle que tu m’as posée,

ma fille chérie, 

car je me suis régalée pendant que je faisais mes recherches (et ne faisais que cela!), cette activité qui constitue l’une de mes passions dans la vie! 

 


Lectures et exercices de français sur Internet:

      Comme je l’ai promis à de charmantes dames, dont la conversation m’a enchantée, ce dimanche 10 juin 2012 de communion, voici des liens pour lire des classiques dont l’accès est gratuit et autorisé sur Internet.

          Tout d’abord présentons des lecteurs numériques. En premier lieu,  le Kindle de karen:

 

et mon « jouet » préféré, mon lecteur numérique ARCHOS:

      Le premier n’est dédié qu’à la lecture et permet huit heures d’autonomie, à l’intérieur comme à l’extérieur, avec un excellent confort de lecture et le mien permet de lire aussi des fichiers audio ou vidéo mais il n’a que 4 ou 5 heures d’autonomie. L’autre avantage du mien est qu’il est en mode Wifi. De nos jours on peut même avoir chez Arnova une caméra comprise pour un tout petit peu plus d’euros. Ce sont des outils qui valent moins d’une centaine d’euros et donc qui offrent un service tout à fait intéressant pour un prix modique… mais ce ne sont pas des tablettes tactiles d’un usage complet. Néanmoins on peut placer sur le mien des cartes SD de 4 Go et y voir des films, donc il n’y a pas besoin de lecteur de DVD si on a le film sur carte! Je l’ai aussi choisi  parce qu’il a le format d’un livre de poche ( je le glisse dans mon sac à main!) et me permettait d’avoir les capacités d’un lecteur de type MP3; il pèse moins de 400 grammes.

      Donc les sites sur lesquels on peut télécharger des livres classiques s’appellent:

EBOOKS LIBRES ET GRATUITS. Il ne faut pas se laisser impressionner par les deux symboles du haut de page,  avec des points levés, ni croire parce qu’on lit « paypal » que l’on doit payer quoi que ce soit.

         Il suffit de choisir son auteur dans le déroulant situé sur la page et de cliquer sur « recherche » pour atteindre la liste des oeuvres disponibles, qui sont très nombreuses et tombées dans le domaine public français.

LITTERATURE AUDIO.COM permet de télécharger des livres audio, ce qui peut être très agréable!

– sur LEXILOGOS , tout est à lire car ce sont des dictionnaires… et bien plus encore!

A) Pour faire des exercices de langue française, chez soi  ou à l’école, sur Internet :

1. Un site générique : les exercices de FREE

2.Le site de conjugaison du Figaro : ICI

3. Le site des jeux d’ORTHONET 

4. Le site d’exercices divers en vrac (je sais à « grammaire » il y a 2 « m »… je ne suis pas responsable des fautes d’autrui… et ce n’est pas parce qu’il y a une erreur que beaucoup d’exercices seraient incorrects! Multipliez les sources de renseignements pour croiser les savoirs!)  :  TABGRAM

 5. Le site des exercices de WEBLETTRES 

6. Le site des cours EDUCASEVE gratuits … Euh il s veulent vendre leur CD… je n’ai aucune action dans cette entreprise!!! Moi… j’aime bien la gratuité de l’enseignement!

7.  Idem pour Le site CYBERPROF 

8. Du niveau troisième-lycée : COURS TOUJOURS  

9. Le site du Bescherelle 

 10. le site Capbrevet 

Sans oublier le site du Québec (attention : parfois les langues diffèrent, dans les expressions par exemple, voire l’orthographe; soyez informés du problème. ) CCDMD 

B) Pour travailler tout seul sur Internet, en classe ou à la maison :

Tout d’abord allez lire les nombreuses oeuvres en lecture autorisée sur Internet à l’adresse des EBOOKSGRATUITS  (lien déjà placé ci-dessus) ou dans le projet Gutengerg 

1. Il existe le site « Le devoir conjugal » qui récapitule les tableaux de conjugaison des verbes français  

 2. Ensuite utilisez régulièrement l’excellent dictionnaire TLFI : Trésor de la Langue Française Informatisé 

 3. Pour vos rédactions, consultez le dictionnaire des synonymes 

4. Consultez régulièrement l’excellent site LEXILOGOS cité ci-dessus

C) Pour se cultiver en Histoire des Arts  consultez La page de la chronologie des mouvements picturaux sur la RMN-GP (Réunion des Musées Nationaux- Grand Palais)  

       Je complèterai cet article dans le futur (car je manque de temps aujourd’hui) . Si certains liens sont obsolètes, ayez la gentillesse de me le signaler en me mettant un commentaire. .. Et soyez un tout petit peu patients… les vacances arrivent et j’ai grand besoin de repos!


Histoire Des Arts:

          Quelles joies! Nous venons de faire passer les oraux d’Histoire Des Arts (H.D.A.), épreuve qui va peut être disparaître du brevet des collèges futur…

          Alors que je stressais beaucoup non seulement pour mes deux binômes, dont j’étais la coach pendant 6 mois, mais aussi pour les six groupes que je devais auditionner avec mon collègue de Techno… j’ai eu de beaux sujets de satisfaction!

      Tout d’abord mes poulains ont obtenu des notes (une très bonne et l’autre  excellente) dont je me réjouis vraiment. Je sais: ce n’est pas moi qui ai passé l’oral mais j’avais bien travaillé avec eux pour parvenir à de tels résultats…. Les filles avaient concocté un exposé très original sur le baiser de Klimt, développé par la mention des icônes grecques, d’un Bottero, d’une allusion à Hergé avec la Castafiore, de la statue de la Piéta de Michel Ange et enfin de la chanson d’Adèle « Someone like you » que Tess et Salomé ont carrément interprétée (pour un petit extrait fort joli). Leur problématique était: Comment  l’artiste exprime les nuances des sentiments amoureux? Leur oeuvre principale, Le baiser, présentait l’amour idéalisé, les autres oeuvres évoquaient l’amour sacré, l’amour maternel, la passion concrétisée, le chagrin d’amour et l’amour du fan pour cette fantasque amoureuse du capitaine Haddock! Elles devaient suggérer finalement que l’oeuvre d’art est peut-être un acte d’amour de l’artiste vers le spectateur/auditeur de son oeuvre.

          Je  n’étais pas aussi satisfaite du travail des garçons qui avaient beaucoup hoché la tête et… peu écrit! Mais puisque tout se termine bien, ne faisons pas la fine bouche et réjouissons-nous pour eux aussi!

         Quant aux élèves qui sont passés devant moi… Nous avons mis des notes de 10 à 20 (trois d’entre eux nous ont fait le grand plaisir d’avoir très bien travaillé et offert une belle prestation, des réponses de qualité à nos questions). Le bilan compense donc largement des semaines de tâtonnement, de  doute quant à l’utilité de l’épreuve.

          Ma collaboration avec mon jeune collègue a ensoleillé ma journée de mercredi. Un homme réfléchi, agréable et savant, dont le calme a répondu à ma fougue naturelle. Nos gamins sont sortis avec le sourire… Même la jeunette coincée que nous avons eu du mal  à  faire parler tout comme le jeune homme dyslexique qui ne nous quittait plus, une fois l’épreuve finie et qui avait un peu cafouillé sur la BD de Marjane Satrapi.

          Se prendre pour une prof d’arts plastiques… était original! Mais qu’on ne me demande pas de remplacer les collègues de sport! Toute marcheuse que je suis… mes vieux os se révolteraient et me feraient passer de sales moments.

         Là…. je rêve en couleurs et en musique depuis lors!