Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

Cinéma

Un Pagnol de Christophe Barratier🦗

C’est dans un état d’esprit dubitatif que j’ai commencé à regarder cette énième adaptation de Le temps des secrets de Marcel Pagnol… Bien sûr j’ai bien noté tout de suite la formule « d’après l’oeuvre de M.P. » qui ne m’engageait pas plus à entrer dans le film… et puis une impression de déjà vu dans la première scène, celle du départ pour les Bellons ne m’a pas plus disposée à changer d’état d’esprit dans les premières minutes.

Ensuite sont apparus les deux héros principaux que sont Marcel et Lili des Bellons. J’étais attentive à leur accent parce que j’avais détesté le phrasé « parigot » des acteurs qui les avaient incarnés précédemment, ressenti comme une trahison de l’auteur…

Et alors, là, miracle ! Si Léo Campion, qui interprète Marcel m’a paru très honorable… Baptiste Négrel qui joue Lili est… PARFAIT! D’un naturel total, avec le véritable accent de chez nous, les intonations et le rythme de notre parler local… tout y est! Ce gosse est déjà un grand acteur et j’espère qu’il fera d’autres films!

Ensuite sont arrivés Guillaume de Tonquédec pour Joseph , François-Xavier Demaison pour l’oncle Jules, Mélanie Doutey pour Augustine et Anne Charrier pour la tante Rose et… j’étais en famille! Ils sont particulièrement justes dans leur jeu d’acteur et une atmosphère d’affection réelle et de respect s’installe, bien complétée par les interventions des acteurs plus petits, d’un naturel évident.

C’est, de mon humble point de vue, une réussite totale! Les scènes inspirées de l’oeuvre qui ne sont pas dans le roman sont absolument compatibles et même constituent une réelle valeur ajoutée avec des thèmes comme la libération de la femme ou celui des relations du couple de parents Pagnol.

Toute l’équipe du film est excellente!

Les épisodes du flirt avec Isabelle et de la grotte du hibou sont renouvelés, présentés autrement et pourtant tout aussi « authentiquement pagnolesques ». C’est la vraie Provence de Pagnol!

Monsieur Barratier m’avait déjà apporté un grand bonheur avec Les choristes en 2004. Il a réalisé là un autre chef d’oeuvre!


La vraie famille

Le film de Fabien Gorgeart, sorti en 2021, La vraie famille pose une question assez essentielle. La véritable définition d’une famille est-elle celle qu’imposent les liens du sang ou celle que l’on se choisit, celle des liens quotidiens, celle des rencontres humaines ?

Pour une fois, moi qui suis tellement sous le charme des acteurs coréens, j’ai estimé que ceux de ce film, adultes comme enfants, jouent avec une très grande justesse.

Mélanie Thierry est une mère extraordinaire et nous promène où elle veut au rythme de son regard si bleu… Mais tous les autres expriment beaucoup et nous entraînent où il faut…

Les premières images qui m’avaient assez déroutée par les questions que je me posais sur les rapports entre cette mère et son fils, cette femme et son époux, cette mère et le père de l’enfant… ce joyeux bazar explosif du début qui m’a fait attendre les réponses posant la problématique et presque donné envie de quitter ce film… sont apparus comme absolument nécessaires et évidents quand l’intrigue s’est, soudainement mais clairement, mise en place. Impossible d’en dire plus sans empêcher autrui de réaliser le même cheminement intellectuel et donc sans gâcher les attentes du scénariste.

La moyenne donnée à ce film sur Allociné me paraît bien trop basse car je lui délivrerais bien un 4,5 moi!

A chacun sa réponse à la question initiale posée.


Premier contact, film de Denis Villeneuve en 2016:

By Gage Skidmore [CC BY-SA 4.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)%5D, via Wikimedia Commons

Encore sous le charme de ce film de science fiction, je vous le recommande chaudement.

on y voit une véritable réflexion sur les limites de la communication!

AMY ADAMS  est d’une beauté de rouquine  qui réjouit l’oeil. Elle est souvent très grave mais ici le rôle le nécessite.

JEREMY RENNER se montre très réaliste et efficace comme j’ai déjà pu le voir agir.

Gage Skidmore — https://www.flickr.com/photos/gageskidmore/14616084839/
CC BY-SA 2.0
File:Jeremy Renner SDCC 2014.jpg
Création : 26 juillet 2014

Le général est FOREST WHITECKER  toujours aussi effrayant et sympathique en même temps.

Les aliens sont originaux, mi-mains et mi-calamars… Je n’ai pas été déçue.

La langue des aliens est une création qui m’intéresse infiniment, assez complexe pour nous faire réfléchir à ce qu’est un langage ignoré à décrypter.

Et la conclusion, que je ne dois pas spoiler, est une option typique des questions de SF qu’on a plaisir à retrouver ici.

LE FILM EST UNE ADAPTATION  d’une nouvelle de Ted ChiangL’Histoire de ta vie (Story of Your Life).

PREMIER CONTACT est un spectacle qui m’a ravie.

Et j’adorerais habiter dans la demeure du personnage principal!!!


[Constantine]

Je viens de voir le film dans lequel Keanu Reeves joue le personnage de John Constantine inventé en 1988 par Alan Moore, voir la BD Hellblazer:

Bien que le scénariste de BD ait trouvé que ce film datant de 2004 soit une « daube », il m’a rappelé le livre de Marc Lévy 7 jours pour une éternité publié en 2003, parce qu’on y retrouve la thématique des anges et des démons se livrant bataille dans notre monde (Low Fantasy) et m’a donc intéressée au point de suivre attentivement l’histoire narrée jusqu’à… la rédemption attendue et la morale finale.

Décidément, j’apprécie surtout les films manichéens… prévisibles et moralisateurs.


[Grey gardens]

     Je viens de visonner ce téléfilm de M. Sucsy dont j’avais demandé l’enregistrement à mon époux, puisque j’étais la seule à avoir envie de le voir. (Reportons-nous au résumé très exhaustif rédigé sur le site Cinémaniac ainsi qu’à la fiche sur Wikipedia).

Je ne crois pas voir perdu mon temps en apprenant l’existence des deux Edith (Bouvier-Beale), tante et cousine germaine de Jackeline Onassis.

J’ai assisté là au récit d’une vie minée par la forte personnalité d’une mère égoïste, celle d’une jeune femme pétrie d’illusions qui n’est pas parvenue à couper le cordon ombilical. Grandeurs et décadence.

J’ai aussi découvert deux magnifiques performances d’actrices, celles de Jessica Lange et Drew Barrymore, qui a reçu le premier Golden Globe de sa carrière pour l’occasion. Elles ont donné une version touchante de cette tranche de vie dans un film biographique délicat datant de 2009, qui reprenait le film rélisé en 1976 replacé dans son contexte chronologique.


[Alex Rider], le film

Je viens de visionner le film Stormbreaker , sorti en 2006 dont le réalisateur est Geoffrey Sax, et qui est  adapté de  l’oeuvre d’Anthony Horowitz datant de 2001.

     Ce fut un bide et il est vrai que les scènes d’action, trop nombreuses, sont parfois ridicules mais le film ne manque pas d’humour et certains passages valent leur pesant de cacahuètes ou leur pesant de moutarde!

     C’est peut-être un navet pour les cinéphiles mais il est « aux petits oignons » pour moi qui ai lu le livre et apprécie de retrouver une péripétie ou deux.

    Le rythme trépidant fut bien imaginé par l’écrivain ainsi que l’ensemble « rocambolesque » et je songe à le citer en cours pour illustrer cet adjectif : les ados comprendront bien mieux à l’aide d’un extrait du film, (tout petit puisqu’on n’a pas le droit de passer le film en classe) qu’avec un catalogue des situations de l’oeuvre de Ponson du terrail!

    Les deux peuvent d’autant mieux se compléter que j’ai repéré dans le film de nombreuses ellipses narratives,  pauses, sommaires et autres aspects de l’élasticité du récit au programme de 4ème!


Mon univers de prédilection

     Evidemment j’ai couru acheter le second opus de TWILIGHT: NEW MOON!
C’est une excellente adaptation de l’oeuvre de STEPHENIE MEYER.
      Maintenant je comprends mieux pourquoi ma fille chérie préfère Taylor à Robert…
même si je continue de préférer Edward à Jake.
Le jeune acteur, Taylor,  est foncièrement aimable et pas seulement pour ses biscoteaux,
ce qu’on peut constater en l’écoutant s’exprimer dans l’interview qui lui est consacrée.
      J’ai regardé mon DVD entièrement deux fois déjà… avec tous les bonus (non je n’écrirai pas « les boni »! c’est pédant.) et les commentaires du réalisateur: Chris WEITZ… qui étaient parfois « bien masculins » comme lorsqu’il reproche à Rob de courir « comme une fille » ou qu’il déplore les délicatesses de Jake, sa retenue toute adolescente, qui lui fait rater « les occasions de conclure » avec Bella!
      Ce réalisateur,  qui a fait l’adaptation d’une autre de mes lectures (le tome 1 de A la croisée des mondes de Pullman), est un linguiste distingué, un polyglotte.  Pour le palais des Volturi, il a poussé le décorateur à placer des citations latines choisies afin de parfaire le splendide décor renaissance.
       Je viens de faire des recherches sur cet homme cultivé… et je tombe sur les propos d’un certain Jérôme Dittmar sur cinema.fluctuat.net:
« C’est connu, ce genre de littérature bouffe à tous les râteliers et s’en va butiner ses références au chevet des classiques (ici Blake, Milton, selon l’auteur), tout en reprenant leur intrigue sur des canevas éprouvés »!!!!!!!!!!!!!!!
      Cette remarque est énorme de bêtise de la part d’une personne qui écrit sur un blog dont le nom est du latin et donc « butine au chevet du classicisme »! C’est son avis « quod fluctuatur » c’est sûr!!!
     L’essence même de la littérature classique fut pendant longtemps  de s’inspirer des oeuvres antérieures (quand ce n’était pas de les copier purement et simplement)  Ni  Térence, ni La Fontaine,  ni Molière ne me contredirait.
Mais cessons (et non « cessont » comme je l’avais écrit niaisement!!!!
Sans doute un jour où je reprochais à mes élèves un quelconque barbarisme!!!!),
cessons là cette querelle superflue des Anciens et des Modernes!
      Qui ignore encore que « Rien ne se crée » vraiment?  Ceux qui méprisent la Fantasy… sont ignorants, c’est tout. Ne peuvent-ils, ces intolérants, se contenter de dire qu’ils n’apprécient pas sans avoir besoin de mépriser  ce qu’ils ne comprennent pas ou ne partagent pas? Quand on a de l’imagination, on n’est pas obligé de pratiquer pour comprendre!
     Et des jours plus tard…  j’ajoute qu’il vaut finalement mieux parler
au risque de dire des bêtises… que ne jamais rien dire… et s’abîmer dans le néant!
     Triez mes propos… vous y trouverez bien de quoi penser même à mes dépens, (ce qui ne me gêne pas).

J’avais enfin vu [H.P. et le prince de sang-mêlé] (M.A.J. oct.2021)

    Mise à jour du 02 octobre 2021:
     Onze années ont passé depuis l’article qui suit. Les livres sont sortis de 2001 à 2011. Je me souviens d’avoir attendu la parution de l’un ou de l’autre des tomes et d’avoir été obligée, comme beaucoup à l’époque, de me les procurer d’abord en anglais, ce qui signifie que j’ai,  faute de vocabulaire et de connaissances grammaticales dans cette langue, à chaque fois, redécouvert l’œuvre puisque de nombreuses nuances m’étaient « passées à 10 000 au-dessus »!
     Dans un premier temps, je partageai cet engouement plus avec mes élèves qu’avec mes  enfants qui étaient trop jeunes pour avoir les mêmes passions que leur mère (eh oui, « nul n’est prophète en son pays ») et qui  puis j’ai forcément imposé cette passion à ma famille à force d’en parler et quand les films sont sortis (mes enfants ont alors lu certains tomes) et quand nous  les avons achetés en DVD… Cet univers dont j’ai pu constater que de nombreux enfants actuels n’ont aucune idée (ils le considèrent comme démodé, m’ont dit certains l’an passé! ) me plaît toujours. Il me paraît totalement indissociable des acteurs qui ont incarné les rôles et les derniers tomes ont été lus avec l’image de Daniel Radcliffe, Rupert Grint , Emma Watson ou Tom Felton donnant chair aux personnages.
L’article qui suit est donc ma réaction d’alors, après avoir vu au cinéma, en 2009, l’adaptation du 6ème opus de la série en 8 tomes et 8 films.
     Article de 2009  (au tout début de mon blog):
Eh bien… moi j’ai beaucoup aimé… comme toujours, puisque je suis tout à fait commune dans mes engouements : ils correspondent aux modes de mon temps, sans mépris pour les goûts du plus grand nombre !
     Il faut dire que j’ai lu le bouquin plusieurs fois, dans les deux langues!  Il est certain que c’est l’opus  le plus noir de l’ensemble puisqu’il casse le mythe Dumbledore et fait machine arrière avec Rogue, brouillant les cartes pour les redistribuer.
     Ce qui m’a beaucoup plu… c’est l’évolution des têtes d’acteurs! Le beau Drago… est à l’image de la noiceur de son âme torturée: plus si beau que ça! L’âge et les épreuves l’ont marqué.
     Harry me convient toujours autant ainsi que ses amis et surtout sa Bien-aimée, dont l’allure est si simple, presque commune mais que je trouve très vraie et qui compense ainsi la déception d’une histoire rêvée mais toujours avortée avec Hermione. Il faut préserver à tout prix « l’amitié avec une personne de  l’autre sexe ».
     L’étape montre combien le gamin Jeudusor est, dès l’enfance, un vrai serpent (il en existe très peu, dans la réalité qui soient aussi méchants, pervertis dès l’enfance et l’exception fait froid dans le dos):
Le mal sous des dehors « très class »… l’acteur réussit à donner l’image que je m’en faisais et que le regard ci-contre manifeste parfaitement.
     Tout tourne déjà autour de la personnalité du mentor d’Harry, Dumbledore, le vieux sage tutélaire dont la disparition change tout… et pourtant qui n’est qu’une continuité.
     Je pense que les prochains films devront conclure l’ensemble en beauté avec des scènes de bataille d’anthologie,
des doutes affreux,
des simili-trahisons et des retrouvailles affectueuses…
et le pauvre Drago finalement  pardonné, puisqu’il n’a pas succombé. Une morale telle que je l’aime, à l’Américaine… quand  la rédemption est possible et la famille qu’on s’est créée solide.