Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

S. F.

Un coup de coeur: le monde de Tally et de Scott Westerfeld

 Voici la première couverture:       
     Dans le monde de Tally, nous ne sommes que des souvenirs… « les rouillés ». Les adolescents, élevés collectivement, par tranches d’âge, sont des « laids » (les uglies) et subissent, à 16 ans, une opération chirurgicale esthétique, espérée car génératrice d’une progression de son niveau social et d’un accès à une existence de plaisirs, pour devenir des « beaux » (pretties).
     Et Tally, comme tous, l’attend avec impatience, tout en faisant le plus grand nombre de bêtises possibles. Mais notre Ugly, pas si laide que ça, rencontre Shay, une rebelle dans l’âme, et apprend qu’il existe des uglies qui veulent demeurer tels que la nature les a créés.
     Elle est obligée de suivre son amie farfelue à l’extérieur de Prettytown, chez les révoltés, et… se prend à penser comme Shay et surtout comme David, un moche de naissance, né à l’extérieur, de parents chirurgiens qui s’étaient  extraits du système.
     L’originalité maximale de cette oeuvre est constituée par le traitement des thèmes  futuristes comme le déplacement des gens en skate magnétique.
     J’ai ressenti le même engoûment que lorsque j’ai découvert le film de Walt Disney, L’île au trésor, (pardon pour cette référence que d’aucuns jugeront très ridicule mais ce seront des personnes méprisantes qui ne savent pas garder une âme d’enfant!) dans lequel le héros fait du skate aérien… des moments  magiques qui m’ont rendu mon âme d’ado pour quelques instants.
     Dans le deuxième opus, Tally a dû retourner en ville  pour subir l’opération (lisez le livre si vous voulez  savoir pourquoi!) et tombe amoureuse de Zane, un pretty qui a toujours désiré intégrer la bande des « naturels » (c’est moi qui les appelle ainsi et non le roman) mais qui n’avait pas eu l’opportunité d’accomplir son désir. 
      Tous deux parviennent d’abord à s’évader mais les  Specials, la police de Prettytown, les reprend car Shay… est devenue  une special,  une méchante.
      Je viens de m’acheter les deux autres tomes et je me promets de belles heures de lecture, mon plaisir préféré… puisque j’ai arrêté le chocolat!
      Compléments écrits 10 jours plus tard:
 
Je viens de finir les deux autres tomes et j’ai vraiment terminé sur les « chapeaux de roues »!
Tally devient Special et une sorte d’anti-héroïne dans ce nouvel opus.
 
     Cependant on ne peut que lui conserver notre estime  malgré ses bourdes  parce qu’elle subit une grande perte. Sa rivalité-amitié avec Shay est une relation conflictuelle-type  qui ressemble à celle vécue par deux soeurs de coeur.
      Le dernier voyage, dans cet univers imaginaire, nous déconcerte tout d’abord parce que nous nous retrouvons avec Aya et non Tally!
Une nouvelle héroïne qui lui ressemble trop… au point que j’ai pensé qu’elles étaient mère et fille…
     L’auteur a eu la bonne idée de les rassembler à la fin de l’oeuvre, pour notre plus grand plaisir.
      On trouve toujours le même univers de merveilles technologiques. Un futur plutôt exaltant avec un traitement magistral de notre monde du multimédia…
     Bref tout m’a enthousiasmée!      Même les redites des déplacements en planche magnétique. Et le double sens du mot Extras est le point d’orgue qui me laisse un bon goût dans l’esprit… malgré la fin de l’histoire et la séparation inévitable avec… ma double héroïne!