Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

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Métempsychique 🎞️

Qui n’a pas rêvé de pouvoir changer de corps tout en conservant ce que l’on pense être soi, son intellect et son âme…? Il m’arrive souvent de regretter n’être que moi physiquement… J’admire les acteurs qui peuvent se croire différents en changeant de personnage… mais alors ils doivent aussi modifier leur « moi » et ne sont donc pas eux-mêmes dans un autre corps juste quelqu’un d’autre avec le même corps… Non, moi je voudrais jeter ma tronche et tout le reste et m’offrir une autre apparence car la chirurgie esthétique ne peut rien pour moi, il y aurait trop de boulot! (Que personne ne cherche à me consoler… y a pas mort de femme, quand même ! Je survis chaque jour à ma déconvenue confirmée dans le miroir!) Plusieurs dramas exploitent l’idée d’un échange de sexe entre deux individus d’un couple en formation, excellente façon de pousser chacun à mieux comprendre l’autre mais

ALCHEMY OF SOULS

propose cette idée d’une mutation de corps, de l’obtention d’une translation d’âme dans un corps hôte, pour combattre sa qualité de mortels ou pour… réaliser de mauvais desseins, forcément combattus par les héros. Cette colonisation métempsychique est un thème qui n’est pas nouveau, déjà classiquement traité dans d’autres films, mais ce drama de 2022, qui vient juste d’être bouclé pour sa saison 1 en Corée, me plaît d’abord pour ses acteurs et leur interprétation de personnages attachants ou infernaux.

Lee Jae-wook et Jung So-min forment un excellent duo fondé tout d’abord sur l’humour, chacun tentant de réagir au mieux pour combattre l’évidence du charme de l’autre. Les piques fusent. C’est un couple se disant « -je t’aime – moi non plus » , pas du tout comme le couple Gainsbourg-Bardot dont les mots crus sont totalement impensables dans un si bon drama, mais plutôt comme les répliques de ce vieux couple d’un des seuls films français qui m’avaient amusée dans ma jeunesse (car alors je détestais tous les acteurs bien français tels que De Funès, Bedos, Rochefort, Lanoux, Duperrey, Brasseur Claude…etc), amusée au point que je m’en souvienne encore aujourd’hui (c’était un film de Rappeneau comme celui que j’apprécie toujours : Cyrano…) Je parle du duo composé de Marlène Jobert et Jean-Paul Belmondo, assis dans leur arbre dans Les mariés de l’an II sorti… en 71 !

Dans ce drama fantastique, de l’Héroïc fantasy asiatique, les effets spéciaux sont splendissimes. Les gouttes d’eau magiques, les maëlstroms de forces dans des batailles épiques de mages contre mages me réjouissent l’oeil et me reposent l’esprit! On peut même affirmer que toute l’équipe d’acteurs, toute la distribution, est parfaite.

Alors, bien sûr, je me suis attachée à Lee Jae-wook, que j’ai cherché dans ses autres dramas, car je l’avais déjà « rencontré » dans Extraordinary you face à Rowoon, où il incarnait avec conviction le nul de service dans le trio amoureux. Il avait ainsi déjà retenu mon attention mais je l’ai trouvé formidable alors qu’il n’a qu’un second rôle, un méchant petit truand, dans Memories of the Alhambra, dont j’ai déjà parlé et il crevé l’écran! Je l’ai vu encore dans cette série où un jeune homme est amoureux d’une fille qui a 8 ans de plus que lui alors qu’il est encore lycéen, DoDoSolSolLaLaSol, face à une Go-Ara assez nunuche et pénible à suivre sauf lorsqu’elle joue du piano! Il joue aussi très bien son rôle de jeune acteur séduisant dans Search WWW dont je reparlerai. Cet acteur me fascine totalement.

Pour combattre le visionnage excessif (le fameux « binge watching ») Netflix distille désormais plusieurs dramas à raison de deux feuilletons par semaine. Je m’en suis félicitée parfois car je commençais à devenir une droguée de la télé, accrochée à mon épisode suivant, tant les scénaristes et réalisateurs ont de savoir-faire pour enchaîner le pauvre téléspectateur manipulé par des scènes présentées par le point de vue d’un personnage avec un gros suspense fait de mille interrogations … puis montrées sous un autre angle par les yeux d’un autre personnage, ou avec les images qui avaient été ôtées, afin de miner, tronquer, notre compréhension et pouvoir la satisfaire, la reconstruire, ensuite! Ils nous infligent une frustration pour mieux nous récompenser d’être restés là! « allez, je commence juste l’épisode suivant et puis je sortirai de Netflix »… cause toujours… tu restes là, en attente de la péripétie suivante!

Mais devoir attendre 15 jours au lieu de 7 est tout de même un vrai supplice quand on apprécie autant une histoire aussi jolie à regarder et ce beau rêve à faire, celui de l’alchimie des âmes. C’est pourquoi quand j’ai appris, en plus, que le couple principal de personnages ne sera plus interprété avec les mêmes acteurs… J’ai ressenti une vraie déception car Jung So-min est une excellente actrice aussi. J’ai visionné certaines séries uniquement pour la retrouver, elle, parce que je la comprends sans avoir besoin de lire les sous-titres, rien qu’en la regardant réagir. Non parce qu’elle surjouerait, en aucune façon, mais parce que le moindre de ses mouvements de sourcils a pour moi une signification évidente!

Et pourtant je ne devrais pas du tout me sentir trompée par les réalisateurs puisque tout était prévu, annoncé, dès le début, dans les faits narrés!

Et pour une fois, voir des morts-vivants ne m’a pas dérangée! Pourtant ce sont les méchants de cette intrigue, poursuivis par les personnages gentils , dans ce monde manichéen de Fantasy! Comme ils sont transformés en pierre dès qu’on les perce à jour et qu’il peut en exister certains qui ne sont pas mauvais… ma conception de la morale est sauve!

Bref… Ah! si je pouvais changer de corps!

Je vais devenir Coréenne et dire comme beaucoup de personnages « Dans ma prochaine vie, j’espère que je serai… » ! Le problème reste qu’on ne se souviendra pas des vies antérieures! Ouin Ouin Ouin Ouin Ouiiiiiiinnnn !


Les arbres ont-ils des sentiments?

Les arbres ont-ils des compagnons, des copains… s’unissent-ils? Je n’ignore pas que parfois certaines espèces vont par deux et se marient, l’un fertilisant l’autre… mais ont-ils des sentiments? des amis?

Je me suis fait cette réflexion en regardant le panorama vers lequel j’avais été attirée par les détonations des chasseurs de septembre… Soudain j’ai vu trois couples d’arbres : cèdres, cyprès et peupliers… J’en ai remarqué d’autres mais ces trois-là ont impulsé ma réflexion… Un émondeur est passé dernièrement demander s’il fallait rabattre nos pins… puis ce métier, émondeur, est apparu plusieurs fois cette semaine dans nos lectures et nos propos à la maison… Couper un arbre, ça me gêne vraiment.

Le grand pin parasol de nos voisins a alors capté mon regard… désormais solitaire, il a perdu son compagnon depuis trois ou quatre ans déjà… Le voici célibataire, du fait des tronçonneuses humaines… Ne s’était-il pas lié pour des années? Sa propre existence a-t-elle une durée déjà programmée ?

Les hommes découpent les arbres et ce n’est pas toujours pour se chauffer…

Les deux colombes endormies de chaque côté de ses branches basses ont soudain bougé, révélant leur présence discrète… dans le soleil levant… sous l’écho des tirs humains… Tristesse… Puis les appels répétitifs séniles d’une voisine, amie d’autrefois, ont retenti dans le silence retrouvé de ce matin ensoleillé… Tristesse… Enfin la dorure omniprésente du soleil sur le bleu céruléen m’est redevenue évidente comme la pensée des miens… Chaleur, Espoir, Vie.


Se corriger… (M.A.J. du lendemain)

Mise à Jour du lendemain en violet : pour application du principe de correction!

Une journaliste nous a expliqué qu’une future montée des eaux mondiales sera à craindre dans le futur, d’après les scientifiques. Elle a développé en précisant qu’il s’agissait de la fonte d’un glacier polaire parce qu’il se réchaufferait à cause d’une eau sous-jacente ( quel dommage que je n’aie pas eu le temps de noter les mots précis employés pour une citation incontestable. ) Papy H. et moi avons compris tous les deux le même sens des mots prononcés… alors il a estimé que cette femme s’exprimait avec une méconnaissance scientifique évidente. Évidemment tous les reportages ne sont pas faits par des spécialistes ou des journalistes spécialisés mais on attend une information claire.

Papy H. est alors allé chercher une tasse remplie de glaçons et d’eau à ras-bord pour se re-démontrer à lui-même que la fonte des glaçons n’entraînait aucun débordement. Ce qui m’a convaincue, ce fut la précision « Sinon on ne pourrait pas boire le pastis tranquille ! ». Nous en concluons donc que si le glacier est maritime, aucune montée n’est à craindre. Seul un glacier terrestre menace d’augmenter la masse de liquide.La journaliste n’a pas dû choisir les bons termes…

M.A.J. : pour obtenir les compléments d’information qui nous manquaient quand j’ai écrit l’article, voici le copier-coller du commentaire explicatif très clair que Gilles Labruyère m’a envoyé en commentaire de cet article… comme quoi les commentaires sont super-utiles!

« Probablement le glacier Thwaites (192000 kilomètres carrés !) qui laisse partir 20 milliards de tonnes d’eau par année. Il se trouve que le glacier Thwaites repose sur un fond rocheux immergé et même plus profond quand on s’éloigne à l’intérieur du continent. Un glaçon, un iceberg ou un glacier flottant, c’est 90% du volume en dessous du niveau de la mer. Thwaites n’est pas un glaçon qui flotte sur l’eau. C’est un très haut tas de glace qui repose sur le sol rocheux. Sous le niveau de la mer il est vrai mais la très grosse majorité du glacier est au dessus du niveau de la mer. En effet la mer se réchauffe et pénètre sous le glacier. Cela a deux effets. Le glacier fond par en dessous et il avance plus vite. Mais même si la mer pénètre sous le glacier, le glacier est encore bien trop lourd pour flotter dessus. Le glacier Thwaites repose toujours sur le sol. Donc pour l’instant et pour longtemps encore le glacier remplit le verre.
Espérant avoir aidé à comprendre pourquoi Thwaites est un sujet de recherches scientifiques et attentionnées ».

Il existait donc une troisième option : le terrestre au pied dans l’eau!

« On ne peut pas laisser dire n’importe quoi. On se corrige. » vitupéra l’expérimentateur familial.

Et il est un fait que les gens qui s’expriment à la télé ou à la radio ne se reprennent presque jamais. Quand l’un d’eux se corrige, nous lui en savons gré et il grandit dans notre estime (parce que ça arrive quand même. Julian Bugier le fait illico. J’aime bien ce présentateur, moi. ) Mercredi matin un animateur de radio, sur France bleu, nous a proposé d’écouter Maria Gaynor et, quoiqu’hilare en indiquant ensuite le bon prénom… il n’a pas estimé glorieux de paraître se corriger.

Un inspecteur, en visite au collège où je travaillais, nous avait affirmé qu’un professeur « ne se trompait jamais »… et j’en avais été attristée parce que ce mensonge est une tromperie que j’estime immorale. Personnellement, j’ai passé ma vie à rectifier toutes les erreurs dont je me suis rendue compte et avec des excuses à la clé, préférant suggérer qu’il était plus important de rechercher la vérité, la correction, le savoir fondé que la fierté mal placée, qu’une vaine réputation de perfection.

Bref… Vive les expérimentations de Papy H. !

J’ai eu un mal fou à rétablir une charte de couleurs claire dans tout cet article… pardon pour les désagréments provenant des Mises à Jour successives!


Il a pointé ce matin !

-Qui ça? Zorro ?

-Mais non ! SUPERMAN !

-Ah bon, tout seul ?

-Ben si tu regardes bien, on dirait qu’un de ses fils a signé derrière lui… Mais il écrit mal, pour un héros ! Tiens, je te montre les preuves avec différents éclairages… Tu vois, là, à gauche ?

-Ils auraient pu nous dire un mot, quand même!

-L’important c’est qu’ils veillent sur nous… On en a bien besoin, non ?

-Ils savent pas écrire dans un triangle, ces gros bras! Comprennent pas que ce sont les maths qui nous sauveront, non!?


Superflu exaspérant

Sa corolle est incomplète mais cette fleur est encore en pleine vie… avant de ne plus avoir l’air de rien. Des détails du quotidien prennent une importance exagérée dans notre esprit alors qu’on ne devrait pas même les remarquer. Ils sont superflus… et pourtant ils tentent de nous pourrir l’existence!

A) l’épi : Quand je me regarde dans le miroir bien placé pour me permettre de vérifier l’apparence de l’arrière de mon crâne, je constate que me voilà désormais « coiffée à l’araignée » comme je le disais, enfant, de ma grand-mère ! J’ai perdu des pétales ( ! ) et un endroit est devenu vaporeux dans ma chevelure, toujours le même, comme si j’avais perdu plus de cheveux là. Une raie se dessine parfois. Il arrive que ce soit une clairière juste avant que je ne reteigne la masse et ne la fixe… laquée, scotchée. Je suis déstabilisée quand je pars sans avoir vérifié mon verso! … Cet « épiphénomène de ma personne » ne dérange que moi, c’est certain… Et en plus je ne doute pas que d’autres aient envie de rire en me regardant, donc je les récrée alors tant mieux pour eux… et tant pis pour moi. Comme je ne suis pas la seule à connaître ce désagrément, il est moins désespérant ; me revient en mémoire le mécontentement d’une personne que j’aime désignant un petit épi rikiki que lui seul voit dans sa coiffure, épi qui ne me déplait pas du tout mais dont lui, qui se sent dévalorisé, fait souvent tout un plat !

B) Les habitudes d’autrui qui vont à l’encontre des nôtres… En ce qui me concerne par exemple, le savon tout mousseux et mouillé, donc en déperdition ( j’avais d’abord écrit « perdition » pour un jeu de mots vain) de matière, sur son porte-savon étudié pour l’assécher m’agace beaucoup. Après l’avoir bien pressé entre paume et doigts et avoir vidé souvent la coupelle réceptionnant l’excédent d’eau, je le repose, satisfaite par ce détail… Je sais « Tout le monde s’en fiche » oui ben pas moi, na!

C’est curieux, quand même… les erreurs d’autrui me mettent en boule tandis que mes approximations personnelles, mes oublis, mes atermoiements, mes bouderies ne me dérangent absolument pas. Étonnant, non?

C) le pire de tout : se mettre en pétard et se faire des histoires de plusieurs heures de long pour ces boulettes du quotidien!

Mais pourquoi donc se crier dessus pour une portière d’auto refermée bruyamment, pour un aliment totalement consommé parce que non inscrit sur la liste des prochaines courses ou pour un paquet de trop acheté qu’on finira bien par utiliser…. ? Et pourquoi faire toute une histoire pour une info désolante vue ou entendue à la télé au point de répliquer au journaliste , qui ne nous entend pas… puisqu’aucun de nous n’y pourra rien changer!

Ce qui énerve l’autre me laisse pantoise quand j’en suis informée… et mes manies exaspèrent celui que j’en informe. Le quotidien est usant parce que chacun voit la vie par sa fenêtre…

Heureusement qu’il nous arrive d’admirer le même panorama et de regarder souvent dans la même direction!

Le plus fort, c’est qu’il m’arrive de ressentir le même hiatus entre les blogueurs que je lis régulièrement et moi… Une seule parade : je les boude un certain temps, pour retourner les lire d’un œil neuf.


RE – connaître…🧩

Le drama MY UNFAMILIAR FAMILY m’a captivée… et comme le compte-rendu que j’en fais n’a rien à voir avec une critique de livre parce qu’il est le prétexte à me questionner sur notre « philosophie du quotidien »… j’espère que les lecteurs de cet article regarderont vraiment les vidéos et participeront à ma réflexion, qui vise à s’interroger sur la susceptibilité de chacun de nous.

« – Est-ce que tu me connais ? » jette la mère de famille de trois enfants adultes à son mari, à ses deux filles et à son cadet… et il s’avère que personne ne connaît ni ne comprend personne! Parce qu’elle aussi se méprend ! Et pas qu’un peu ! Elle demande des comptes mais elle doit faire les siens.

La fille aînée n’a pas compris son mari, la soeur cadette ( qui est l’héroïne de cette intrigue ), ne connaît plus ni son aînée, ni son « ami d’enfance » avec qui elle était fâchée depuis 5 ans. Le benjamin n’est écouté par personne et grondé par tout le monde alors, solitaire, il est trompé par sa « copine ». Jusqu’aux liens de parenté qui sont mis à mal… et pas seulement.

Dans cette histoire, la famille est complètement éclatée et les repères bougent souvent. A l’origine du bouleversement se trouvent les parents, qui se rendent compte qu’ils ont laissé les malentendus s’installer entre eux faute d’avoir réagi lorsqu’ils avaient remarqué un détail chez l’autre et qu’ils l’avaient mal interprété.

Parce qu’ils n’ont pas demandé d’explication ni fourni les clés pour être compris par leur entourage, une faille s’installe et les éloigne. Le père devient d’une extrême irascibilité, la mère veut s’enfuir, les enfants restent distants ou se disputent et tous supportent les autres comme un fardeau. Tout le monde souffre peu ou prou…

Ce qui va les sauver, c’est l’accident du père qui devient amnésique et se croit revenu à ses 22 ans, redécouvrant sa famille et surtout son amour pour sa femme. Il commet des bévues qui vont remuer le passé et reconstruire le présent pour que tous se RE-connaissent.

Le drama désigne donc tous les malentendus, les quiproquos que la politesse ou trop de réserve ont créés dans notre existence. Ce sont souvent aussi des conséquences d’une susceptibilité irraisonnée.

Qu’on se rassure tout de suite… Moi, je vais très très bien !!!! Je ne vis absolument rien de comparable dans mon existence actuelle même si je suis une championne de la susceptibilité et de la dispute ! Je souhaite éviter qu’une aminaute ne me croie en déboire psy ou sentimental, comme lorsque j’ai raconté dans l’article En soi que j’avais un besoin passager de méditation solitaire, indiquant que je ne m’ennuyais pas avec moi-même du fait de mon imaginaire fécond et de ma versatilité naturelle !

Tout va très bien chez nous ! C’est juste un téléfilm que j’ai regardé et qui m’a fait beaucoup penser.

Ce qui m’a captivée dans ce feuilleton télévisé, c’est l’idée que si chacun s’était comporté de façon transparente en exprimant ses suppositions, ses craintes et ses véritables aspirations… Sans langue de bois… il n’y aurait pas eu d’histoire. Mais la fiction rejoint parfois la réalité, parce qu’il m’est déjà arrivé par le passé de me faire tout un monde de fausses idées et de ressentir de la souffrance à cause d’un mot entendu, d’un regard aperçu, d’un trois fois rien s’avérant nul et non avenu par la suite! Heureusement que moi, je finis toujours par en parler!

Alors que les Coréens, sous prétexte de respect d’autrui, sont les champions, médaille d’or, du non-dit, de la retenue, de la culpabilité. Ils me trouveraient bien trop impolie et sans-gêne… moi qui mets toujours les pieds dans le plat… mais je m’en félicite!

Comme d’habitude toute la troupe joue à merveille! L’acteur qui joue le père est super fort pour changer de tête, du smiley triste au regard solaire illuminant mon salon!


En soi🌀

Comme la reine de Saba face au panorama.

Parfois communiquer n’a guère d’attrait. Mon métier m’obligeait à parler à qui n’avait pas envie de m’écouter, à qui redoublait d’efforts pour me complaire, à qui m’indiffèrait, à qui m’était imposé par les usages, à qui m’en voulait, à qui se rappelait à mon souvenir, à qui je rencontrais sur mon passage, à qui me dérangeait, à qui s’intéressait à moi, à qui je souhaitais m’expliquer, à qui je me devais de penser, à qui je pouvais être utile…
Parfois se souvenir est plus réconfortant que se créer de nouveaux morceaux d’existence…
Parfois il convient de ne converser qu’avec soi-même, de se recueillir, de se retrouver en soi.

Et en moi… Y a du monde! Tellement que je n’ai pas fini de faire des rencontres ! Tiens, comment vas-tu ? Ça faisait un bail que je ne t’avais plus vu avec cette coiffure ! Et toi, qu’est-ce que tu deviens… Je.


La vraie famille

Le film de Fabien Gorgeart, sorti en 2021, La vraie famille pose une question assez essentielle. La véritable définition d’une famille est-elle celle qu’imposent les liens du sang ou celle que l’on se choisit, celle des liens quotidiens, celle des rencontres humaines ?

Pour une fois, moi qui suis tellement sous le charme des acteurs coréens, j’ai estimé que ceux de ce film, adultes comme enfants, jouent avec une très grande justesse.

Mélanie Thierry est une mère extraordinaire et nous promène où elle veut au rythme de son regard si bleu… Mais tous les autres expriment beaucoup et nous entraînent où il faut…

Les premières images qui m’avaient assez déroutée par les questions que je me posais sur les rapports entre cette mère et son fils, cette femme et son époux, cette mère et le père de l’enfant… ce joyeux bazar explosif du début qui m’a fait attendre les réponses posant la problématique et presque donné envie de quitter ce film… sont apparus comme absolument nécessaires et évidents quand l’intrigue s’est, soudainement mais clairement, mise en place. Impossible d’en dire plus sans empêcher autrui de réaliser le même cheminement intellectuel et donc sans gâcher les attentes du scénariste.

La moyenne donnée à ce film sur Allociné me paraît bien trop basse car je lui délivrerais bien un 4,5 moi!

A chacun sa réponse à la question initiale posée.


Bouton… de nacre 🧷

  • Perdue dans cette boîte-monde,
  • Je suis bien là, face nacrée, ronde.

Mes deux côtés montrent… deux trous.

  • Irisée de tant de vécu,
  • Simplette parmi tous les fous
  • Profonde à qui peut penser prou,
  • Je vaux de belles pensées ténues…

Les artistes sont ma vraie cible…

  • Célons notre revers taché,
  • Au-dessous, en abri caché…
  • Notre avers brille bien mieux
  • Que bris de coquille, qu’aux yeux
  • De ceux qui passent, trop hâtifs
  • Loin de mes soucis si chétifs,

Le couturier laisse invisible.

Je voulais participer au Silent Sunday… mais me demander de ne pas tricotter de texte est impossible puisque je ne vis que pour les mots… et mes photos, comme le suggérait Akimismo (cf page de liens) en indiquant la précision de son appareil photo, sont et resteront des images de portable.

PS Faute de bouton dans les icônes j’ai mis… une fibule ! (Ce n’est pas une épingle à nourrice!)


Rien mais quelque chose 🧩🧩

-Tu n’as rien à dire aujourd’hui ! Tu nous remets les géraniums !

– Si, si, regarde bien… plus loin… c’est le premier juillet ! La photo est habitée en conséquence ! Et de toute façon « rien » vient de « rem » en latin qui signifie « quelque chose » ! J’ai donc quelque chose à dire… J’y ai songé hier, quand DomDom a commenté mon dernier article en parlant de ma semaine « piquante », jeu de mots à prendre au premier mais surtout au second degré et je revendique ce double sens (je ne suis pas du tout vexée par l’humour de « mon collègue » de blog, comme on dit à Marseille. Je déteste la polémique mais je goûte la contradiction pour la poursuite de la conversation !) . C’est vrai que dans mon quotidien, il ne se passe rien… et pourtant je suis tout le temps occupée! Ma retraite… « ne connaît pas la crise » ! Je ne m’ennuie pas ! Hier, j’ai beaucoup pensé chez Jourd’humeurs (cf la page de liens) à la fois au sujet du thème qu’il proposait (les HPI) comme pour répondre à Akimismo (cf page de liens) à propos de ses liens qui ne s’ouvrent pas comme il faudrait…

J’avais fait la tournée de mes blogs préférés (cf la page de liens) comme spotjardin de Jean-Claude (cf la page de liens)… etc., plus un ou deux découverts (bientôt ou peut-être un jour prochain dans ma page des liens, le temps que je mette à jour… je procrastine !). J’avais placé un petit like par-ci, un petit mot par là… réfléchi à d’autres thèmes comme la beauté d’une toile (tiens encore une prof., de maths cette fois-ci, et elle peint tellement mieux que je le ferais jamais!) , rêvé aux perceptions émises par un poème puis je m’étais déconnectée pour aller faire de la couture entre deux mots à ma famille sur whatsapp… Bon le résultat de la couture m’a déçue (pourquoi mettre trois jours à transformer un chemisier devenu trop petit dont l’imprimé me plaît pour réaliser un petit haut d’été… quand j’en ai tellement dans mon armoire, que je ne mets plus, puisque je ne sors plus? J’aurais mieux fait d’en faire un chiffon! Rien que le temps de récupérer les boutons en nacre, j’y ai passé une demi-heure !) Enfin… un petit pas pour la planète… ce n’est pas rien!

La journée est passée en tâches domestiques qu’il ne vaut pas la peine de lister… et puis sieste avec feuilletons, au frais dans la maison. Je regarde Stranger things sur Netflix. Il en existe 4 saisons et j’ai trouvé la première intéressante, considérant le fait qu’en 2016, elle était novatrice mais me souvenant néanmoins des citations d’intrigue vues dans d’autres séries depuis cette date-là. J’ai, de ce fait, commencé mollement la deuxième saison… le ressort dramatique se détend toujours avec la multiplication des épisodes… lassant un peu, tout de même. Surtout dans ce genre fantastique… L’univers parallèle effrayant… Les monstres-limaces… Seuls les pouvoirs des gosses sont intéressants, leur amitié et ce gamin acteur qui doit avoir la vingtaine aujourd’hui et qui zozotte à cause de ses dents de devant, ce que la traduction préserve quand même (pour la regarder avec Papy H nous la voyons en version française… je sais, c’est bête!) Le « bon gros » pas si nunuche que ça, un bon personnage ! Pourquoi l’esprit veut-il toujours du nouveau ?

En conséquence, je suis retournée, après le souper, sur mes séries coréennes (j’en regarde toujours 3 ou 4 en même temps pour choisir le décor dans lequel je veux terminer ma journée). Cette langue me berce, me prédispose au sommeil, me fournit le confort d’une soirée calme même lorsque les personnages crient ou tempêtent car les Coréens rouspètent beaucoup en famille. « Hé ! » claque et les beignes pleuvent! Si besoin est, la touche « avance rapide » me rend très vite la paix de l’âme, le rien du quotidien, de l’histoire romantique et des passages comiques. Je commence à apprécier vraiment les « topoï » (scènes habituelles) qu’attendent les spectateurs de ce petit pays qui veut illuminer le monde et je comprends qu’ils copient des séries étrangères pour les présenter « à leur sauce ».

Et voilà : une journée de rien qui me donne beaucoup… Dans mon blog, je ne veux pas parler des horreurs du monde. Je serais égoïste… ? Qu’on me fasse l’honneur de penser que ce n’est qu’en apparence. Préserver mon jardin de ce brouillard noir qui n’est pas imaginaire, qui rôde à la porte, qui lance des attaques comme à la télévision…. Ce n’est pas rien.

On ne peut rendre heureux personne si on n’est pas un tant soit peu positif soi-même. Ce n’est pas rien de combattre tout le noir ambiant. Bonne fête, Titi ! signé « la guerrière du quotidien ».


OTIUM (M.A.J.juin2022)

Alors, en tout temps, surtout quand on risque de devenir un Smiley triste, celui à la bouche en arc de cercle vers le bas, parce que quelqu’un vous cherche des noises ou vous bassine avec son bavardage pontifiant ou vous poursuit pour l’un de vos commentaires lui laissant l’opportunité de vous reprendre inutilement,  je dois me souvenir qu’il vaut mieux apprécier la vie…

C’est le moment de ressortir cette création sur laquelle j’avais passé en 2014 un grand  nombre  de secondes :

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SI « ULTIMA  NECAT » (« La dernière tue »)… Que le sujet de ce verbe soit  toujours la volonté immédiate d’oublier ce que j’ai entendu ou lu ou vu et qui m’a déplu. Si quelqu’un veut entamer un combat de bêtise… Je me désiste et lui remets le premier prix aussitôt !

OTIUM AMEMUS. Apprécions ce loisir… et GIMP2 avec lequel je m’étais bien amusée à réaliser ces images-là !


Des solitaires.👞.👡. en couples🎬

Dans MY LIBERATION NOTES , Yeom MiJeong , le personnage principal, est la fille d’un menuisier-agriculteur qui tombe amoureuse de Gu (sans prénom au début) , le nouvel ouvrier de son père dont l’alcoolisme et le mystère entourant sa « mise au vert » à la campagne l’intriguent… et sa beauté magique la séduit inexorablement. Tous deux sont des êtres sauvages, qui ne sont heureux que dans la nature alors qu’ils sont obligés de supporter la société et d’y travailler. L’acteur est Son Suk-ku, que l’on pouvait voir déjà dans D.P. . Cet homme est un si grand acteur que ses silences et sa démarche suffisent à me séduire ! (Attention : personne ne me séduira jamais autant que mon époux le fit et l’homme le plus beau pour moi restera mon fils!) Son Suk Ku a de la présence. Aussi séduisant en tee-shirt trop grand et tenue d’agriculteur qu’en costume , il joue en compagnie de l’actrice, Kim Ji Won (1992) qui a, elle aussi, un regard magnétique et une présence enchanteresse (en milieu de page sur Freakingeek on ne voit qu’elle!).

            La plus belle scène vécue par le couple de leurs personnages se situe à l’aube, lorsqu’ils courent sous un nuage d’oiseaux et qu’il la protège du bras (c’est… torride, hein? Ah Ah ! Dans « mes dramas », ceux que je choisis de visionner jusqu’au bout, les « affaires amoureuses » se tiennent loin des alcôves et c’est leur qualité première à une époque où tout s’étale en X, selon moi) :

            La série est aussi l’histoire de toute la famille Yeom avec le frère « philosophe du quotidien », ChangHee (Lee Min Ki ), la soeur qui parle sans filtre, GiJeong (Lee El), leurs parents ainsi que leurs amis proches et les malfrats qui recherchent Gu ou son chauffeur. Le soju coule à flots incessants . De ce fait, je n’ai cessé d’avoir envie de quitter ces personnages qui ne savent que boire pour faire face à leur difficulté à vivre puisque je méprise assez l’alcoolisme… La série ne serait, pour cette raison, pas du tout recommandable… et pourtant elle l’est puisque ces pauvres êtres laborieux font tant d’efforts pour survivre dans le monde actuel, pour exister en société malgré leur personnalité singulière, pour surnager dans la mer des soucis quotidiens, envers et contre tout… qu’on ne peut pas les lâcher.

            Tous les personnages sont des individus tellement bruts de décoffrage, tellement individualistes dans leurs aspirations profondes (les parents, par exemple, s’aiment mais, s’ils avaient pu vraiment choisir, ils ne se seraient ni mariés ni reproduits!). Ils sont tous totalement solitaires dans leur micro-société familiale comme amicale et celle du monde du travail pendulaire, qu’ils forment des duos plus… dos à dos que regardant dans la même direction ! La narration est extrêmement lente, au rythme de leur marche lorsqu’ils rentraient fatigués d’avoir tant travaillé dans les champs. Les gens pressés vont détester ce drama ! Plus d’une fois j’ai accéléré pour revenir en arrière par la suite, dans mon désir de savoir comment avançait la relation principale et finalement d’entendre les réflexions de chaque personnage, secondaire ou pas parce que les conversations sont émaillées de véritables réflexions philosophiques (le frère en est un peu le spécialiste, lui qui ne voulait avoir une belle auto que pour aller admirer tout seul un beau paysage!).

ATTENTION SPOIL à ne pas regarder

si on n’est pas romantique,

ou si on est intéressé par 16 épisodes d’une intrigue réaliste concernant une demi-douzaine de couples, une série dans laquelle toute la dimension sentimentale est disséminée, livrée au compte-goutte … dans la vidéo suivante sont presque toutes les images dont j’ai envie de me souvenir en premier quand je repenserai à cette série… et il n’y a presque aucune autre scène d’amour entre les deux héros dans tout ce feuilleton… et pourtant toutes les autres images, les rencontres d’autres personnages valent la peine d’être vus… au moins pour comprendre de quelle libération il s’agit dans le titre qui désigne le club formé par l’héroïne. L’objectif est de résister aux autres pour être soi-même envers et contre tous, évidemment!

Et la vidéo « BEHIND THE SCENE » pour montrer le travail des acteurs et de l’équipe de réalisation afin d’aboutir aux scènes les plus mémorables :

Les acteurs sont des magiciens qui nous offrent des rêves merveilleux !


à penser plus loin… ou pas

(lire les sous-titres dans les photogrammes) : 1 )  » la foule qui s’agite devant moi »

2 ) Littérature :

3 ) Relation intergénérationnelle :

4 ) Le bon sens est mondial :

dans The liberation notes

Citations de dramas ⛩️🎭

à méditer !

            On m’a répété plusieurs fois de cesser de regarder autant de dramas alors que cette habitude m’apporte infiniment… les citations suivantes prouvent que ces feuilletons offrent aussi souvent l’occasion de réfléchir en lisant (puisque je les regarde en VOSTF) des propos intéressants qu’en lisant des bouquins! Il faut lire les sous-titres en blanc dans les photos ci-après.

Beautiful Gong Shim était, certes, un peu limité au niveau de l’intrigue. Une jeune fille banale et limitée intellectuellement progresse dans sa vie sociale et amoureuse en rencontrant un avocat totalement farfelu, ancien bad boy mais toujours altruiste. Et bien sûr, il n’était pas qu’un individu banal puisqu’il retrouve sa famille biologique… et la richesse qui va avec pour une fin magique, évidemment. L’héroïne a une âme d’horticultrice et soigne ses plantes avec amour. Elle excelle dans cette activité alors qu’elle est assez nunuche en général… Sa soeur et son patron, le cousin germain du héros, sont les deux autres personnages principaux et l’amitié profonde qui se développe entre les deux gars, malgré les vicissitudes, représente le grand atout de cette série. L’acteur, Nam KoogMin, jouait le méchant chef, assez réussi car il me donnait froid dans le dos, dans The girl Who Sees Smells. Dans Beautiful Gong Shim, il est déroutant et souvent cra-cra (les Coréens ne reculent pas devant les blagues scatologiques).

            Je suis une personne qui privilégie ses habitudes et si je pouvais, je mangerais toujours les mêmes aliments sans varier d’un iota… le personnage masculin aussi !

Ah : le chocolat, les laitages et les fruits, les glaces!!! Je ne cuisinerais jamais, si j’avais le choix!

2. Dans Warm and Cosy, le couple des héros est totalement improbable. Il s’agit encore une fois d’un conte de Cendrillon comme les aiment les ménagères populaires : un homme parfait issu d’une famille riche, qui devient le cuisinier génial d’un restaurant sur Jeju. il accueille la fille qui lui a tapé dans l’oeil et il faut 16 épisodes pour qu’ils finissent ensemble, comme d’habitude alors j’ai fait chauffer le bouton « avance rapide », notamment à l’arrivée du maire du village, qui n’est amusant que dans la scène de l’affiche (il ne veut pas qu’on sache qu’il a posé quelques années plus tôt pour une marque de sous-vêtements). Les propos du héros… m’ont fait penser longtemps…

            Il veut dire qu’il va faire languir la fille dont il est amoureux pour qu’elle lui courre après, en une inversion des rôles comme souvent dans les feuilletons coréens qui sont construits en un parallélisme rigoureux, avec les mêmes scènes aux rôles inversés. Les Coréens doivent aimer ces retours de motifs, comme une fatalité dans le cursus de la vie. « J’ai couru après toi en vain… eh bien cours après moi maintenant! » Ils adorent croire que notre vie est écrite à l’avance… en un destin mérité dont seule la mauvaise action soudaine peut nous faire dérailler car ils conservent l’idée du libre-arbitre.

            En quoi les sentiments ont-ils une valeur estimée, quantifiable et en quelle unité de mesure ? là est la question que je me suis posée… Je n’ai pas la réponse.

3. Dans Rain or shine , le couple de héros est marqué à vie par l’écroulement du centre commercial dans lequel ils ont failli mourir et qui a tué un membre de leur famille, d’où leurs maux physiques et psychologiques marquant leur vie entière. On croise aussi un jeune handicapé mental attachant, une créatrice de webtoon hémiplégique, une tenancière de maison de plaisir très élégante au physique comme au moral, un médecin-usurière, un architecte scrupuleux et honnête et une série d’individus pourris ou abîmés par la vie. Encore une fois le fils aîné est soutien de famille de sa soeur dont il finance les études… situation qui a l’air très fréquente en Corée!!! ???

            Tout d’abord les remarques judicieuses de la bonne copine puis la pensée directrice de la vieille mamie matoise m’ont arrêtée le temps de les fixer en photogrammes de citation… ( ce sont deux scènes différentes dans la même galerie de photos)

            Ensuite je veux me souvenir d’une scène absolument savoureuse quand on me connait vraiment dans ma vie réelle… il faut toujours revenir à la première chaîne !

            Enfin un moment poétique, où l’héroïne pressent qu’elle est à l’entrée d’une histoire d’amour.. à minuit dans le bus… (il n’y a sans doute qu’à Séoul où on puisse à 20 ans se balader à minuit dans le bus, même à deux!) Combien de fois sommes-nous restés suspendus à une seconde symbolique… ?


De bon Heur

            Quand on dispose d’un tout petit bout de terre et d’une maison contenant suffisamment de pièces pour que chacun s’y construise une base de bien-être, on peut se lever de bonne heure et de bonne humeur pour en profiter… et ce matin ce fut le cas… alors que les infos télévisées nous montrent les dégâts causés par la grêle et autres événements injustes et encore certains comportements indamissibles comme les incivilités insupportables et les violences en tout genre.

            Du coup, descendue dans mon jardin pour en redécouvrir les détails, j’avise des fleurs de grenadier tombées au sol… Elles constellent mon début de journée d’étoiles de Nature pour me faire percevoir combien il est heureux d’être préservé ( e ) de tant de peines. Ce blog est rédigé pour me le rappeler constamment avec obstination… Radotage de l’âge, peut-être… mais rage sage sûrement !

            Hier j’ai nettoyé ma page d’à propos de certains bavardages et changé le Gravatar de ce blog (en laissant la silhouette d’un chat à la fenêtre) avec mon nouveau bitmoji mis à jour, qui tient compte de ce à quoi ressemble désormais la vieille dame qui écrit ici.

            Dépêchons-nous de sourire avant que d’être obligé ( e ) s de pleurer… C’est un impératif moral de bon « heur », à l’heure où Mininous fait de la trottinette sur la place ( qui n’est pas Bellecour mais du docteur Goujon, je crois) de la mairie de Villeurbanne totalement vide ! Je ne peux pas mettre la vidéo reçue car son image appartient à ses parents mais imaginez-la toute casquée, protégée aux coudes et genoux, poussant avec fougue son bolide autour du plan d’eau où elle est la seule à se démener, souriante et contente!


Des fleurs et des dents !🥀🩺

            Quand j’étais une pro de la lecture, en tant qu’enseignante et passionnée, je relevais scrupuleusement les citations qui m’avaient ravie ou fait réfléchir… Désormais, comme je deviens calée en… dramas (! à chacun ses passions ! ) je relève les passages qui me font réfléchir ou m’amusent… Voilà un article qui va répondre à la question que me pose toujours Virginie (« Comment vas-tu? ») Je vous recommande donc…

Hometown Cha-Cha-Cha ! Le héros principal (joué par Kim SeonHo ) est un fonctionnaire trentenaire, genre homme à tout faire, qui a une vocation sociale aigüe et s’occupe des vieux de son quartier comme personne! Il fait de superbes photos de ses mamies qu’il compare à des fleurs et ce compliment ravit ses amies (lisez les sous-titres dans les photos! ) :

            Un vieux, pour moi, c’est quelqu’un qui se plaint tout le temps, qui dit des méchancetés car il a la haine et qui ne sait parler que de ses médecins car il a mal ici, et puis là et puis là encore… ! En tant que vieille, j’essaie d’ordinaire de ne pas me plaindre… mais il arrive que je déverse soudain la liste de mes tristesses sur mon fils qui passait par là et qui, gentiment, ne me quitte pas sans me remettre sur les rails de ma bonne humeur habituelle, de ma jeunesse de pensée, de mon allant ordinaire…

            Justement… Nous avons parlé des dents (gros problème de vieux, hein?) et dans ce drama, l’héroïne est dentiste ! Elle est remplie de préjugés (puisqu’elle a réussi ses études) et c’est le héros qui lui montre l’intérêt de la vie, après l’avoir séduite par tout son savoir-faire et… sa culture (une scène mémorable m’a bien fait rire, quand elle veut vérifier qu’il a fait une grande école en lui faisant résoudre des problèmes de maths alors qu’elle-même coince sur l’un d’eux!)

            J’ai eu envie d’écrire cet article pour dire à mon fils que je vais appliquer ses conseils… comme je pourrai… mais que je vais très bien. Je vais rester jeune moralement, c’est promis! Je vais appliquer aussi ce conseil d’un autre personnage de mon drama, la meilleure copine de l’héroïne, son assistante au cabinet dentaire, qui vit avec elle et est amoureuse du policier du coin.

            N’est-ce pas un judicieux conseil pour dépasser les instants où on s’est comporté comme un vieux (critique, plaintes, chicane) ? En avant toutes, vers le mieux être et la jeunesse d’esprit… et sans rechute !


Chiromancie impromptue 🔮

            Mes deux mains d’aujourd’hui dénoncent mon hier!

            Je viens de m’en aviser.

            Voyez comme la main gauche ( attention! Ce n’est pas celle de gauche ici!) qui vient du coeur est « normale », malgré les paumes larges qui me caractérisent et correspondent bien à mes activités préférées, les travaux manuels de type artistique, (qui aime vraiment faire le ménage?).

            Et constatez combien la main droite accuse le passage du temps et l’usure par tous les travaux effectués! Non, je n’ai jamais frappé personne mais il est un fait que je dispose là d’un outil de battant! De quoi jouer à la pelote basque… mais sans chistéra!

            Outre les bosses des excroissances gagnées par l’écriture de millions de lignes, voyez la virgule de ma dernière phalange de petit doigt, qui me ponctue ! Je l’ai formée en m’écrasant l’articulation parce que je rangeais des tables.

            J’ai remplacé la photo parce que même grisée, elle était encore trop détaillée… couleurs, veines, rides et tâches parlent aussi mais il faut conserver un peu de mystère… J’ai donc fait les contours au lasso dans Photofiltre…

            Une dextre gonflée et une main gauche moins sinistre (en latin, « sinistra » veut dire main gauche) ! Ne sont-ce point là les symboles de l’existence avec l’inné et l’acquis ?- A qui? – Pour moi, pardi!

            L’alliance relie mon existence à mon coeur et dans l’espace formé par mes pouces se love ma créativité du jour d’hui (en pléonasme étymologique ! 🙂

            Pour le futur, il faudrait montrer les paumes mais leurs lignes sont un chemin à parcourir en privé. « chacun sa route, chacun son chemin! » Pirouette de fin.


Félix fecit… 🎾

Perdre sans démériter n’est pas donné à tout le monde! Félix Auger-Alassime l’a fait et je lui décerne un satisfecit bien mérité ! 

Même Nadal l’a applaudi, le torse nu musclé, lorsque ce jeune Canadien a quitté le court, après plus de 4 heures d’un jeu exceptionnel.

Le sport regardé à la télévision m’est trop souvent ennuyeux ( le pire est sans doute le sport automobile, n’en déplaise à Norbert et Patrick)… Et je laisse Papy H. S’époumonner pour soutenir un Benzema qui ne l’entend pas ou pousser une équipe de rugby à marquer un essai en haussant haut les bras… Sur son canapé !

Mais le dernier set de la rencontre de tennis ( ben oui… Je ne jetai que quelques coups d’oeil auparavant, bercée par les « Ouch… Han… » des frappes rythmées par les annonces des juges, de ligne ou de chaise) m’a scotchée… Et j’ai moi aussi encouragé une image!!! Que l’être humain, qui peut faire la fête tout seul, est… Culcul!

Dire que, dans ma jeunesse, j’ai joué au 🎾…désormais je ne parviens même plus à mettre mes chaussures en moins d’une minute top chrono! Quant à me relever si je m’assois par terre… Il faut au moins 5 minutes! La sportive cérébrale a besoin d’entraînement intensif!

La photo ci-dessus se situe à l’acmé de la conclusion du match… J’ai alors cru ferme à l’exploit de ce Félix, par cette égalité qui marquait son sursaut sur la pente que Nadal lui imposait… Mais il ne fut pas assez heureux en contradiction avec son beau prénom, et la machine musculaire du « roi de la terre battue » a donné, à ce grand prince, un revers fatal…

Réflexion en voyant repartir le flot de la foule qui emportait notre émotion : n’y a-t-il plus de COVID par chez nous alors qu’en Chine elle fait rage? Personne n’avait de masque ou si peu qu’on ne les remarquait pas…


Pareil… Mais autrement ! 🤰🧓🧚

« La maîtresse ne s’est pas foulée ! » S’exclame la maman à la Mamy, pour montrer l’œuvre de Mininous…

La carte de Mininous

Certaines années, certaines profs sont en manque d’inspiration… Ou contre le fait de présenter des souhaits pour des fêtes, somme toute, bien commerciales…

– On peut la comprendre ( solidarité de prof) m’exclamai-je, on n’est pas maman qu’un jour dans l’année et pourquoi faire plus de tralala pour la mère que pour les papas ? Les Coréens, eux, fêtent les parents… Et en même temps! Et je crois bien qu’alors ce sont les enfants qui reçoivent des présents !

– Tu radotes, Véro, la Corée, c’est pas le paradis non plus ; ils ont la pollution, le soju, le racisme et j’en passe !

– C’est juste. Au moins Mininous vient d’offrir à sa Maman un bonheur traditionnel ! »

En effet, hier a eu lieu le spectacle de l’école de danse, qu’ils ont calé pile la veille de la fête des mères ! A sa mère désormais, qui l’a accompagnée, chaque semaine de l’année scolaire, aux cours pendant lesquels la petite se dépense, d’assister, dès fin mai ( curieux, non, si tôt !?), aux deux heures de présentation finale pour deux minutes de passage de son enfant!

Et à moi, la grand-maman, de verser ma larme en pensant, admirative de ma descendance sautillante sur la vidéo reçue par WhatsApp, que voilà mon petit Amour, je suis sa Mamy, moi! « …

Passage de témoin dans la course de l’existence… Un instant vécu toujours pareil… Et pourtant bien différent. Edition renouvelée mais modifiée d’un vécu de génération en génération ! J’ai eu une bonne fête car mon fils aussi me l’a souhaitée. Le plus important dans cette fête des mères est, de mon point de vue, que mes enfants aient toujours envie de me parler régulièrement, ce jour-là comme les 364 autres.


Vivre et positiver 💜

« Tu sais Véro, j’ai surmonté un gros truc, là. » Par ces mots elle m’explique qu’elle a compris le cadeau qui vient de lui être accordé : la vie. Elle se remet d’un AVC. Elle a dû réapprendre à déglutir. Son élocution est de nouveau fluide. Elle a encore des difficultés pour écouter la télévision et lire lui est pénible mais elle revit.

Dimanche, ce sera sa fête comme la mienne ou celle de ma fille, sa petite-fille. Elle sera encore à la clinique par sécurité. Ma présence ne lui serait d’aucune utilité mais lui parler de temps en temps fait fonctionner son esprit.

Dans mon jardin, croissent des « éternelles ». Leur couleur dorée est une captation de soleil et une célébration de l’instant présent, de la vie. Leurs gerbes illuminent, comme de petites ampoules, ce semblant de sous bois. En les regardant, je songe à cette figure éternelle de la Mère, dont nous sommes chacune une image, nous qui éclairons de loin nos enfants pour qu’ils poursuivent leur route… Pensées maternelles de création.

Mininous va réciter un beau poème, comme sa maman avant elle, petite fleur de vie qui va illuminer nos pensées dans la genèse de notre famille et faire fleurir nos sourires.


Titres en jeu… linguistique 🧩💡📚📜🗝️💬

            Retrouvés sur mon PC… les titres qu’en avril 2020, (au début de la pandémie et pendant les différents confinements qui bouleversaient notre quotidien…) mes collègues et moi, sur le groupe whatsapp créé pour nous sentir solidaires et informées, nous avions réunis dans le but de produire un message ayant un sens en accord avec nos préoccupations d’alors… ont retenu mon attention de nouveau… deux ans plus tard… Avions-nous composé des « cadavres-exquis » ou des « haïkus »… j’hésite… A chacun d’en décider…

Voici certains de mes choix d’alors (il ne faut considérer que les titres, indépendamment des noms d’auteurs) ; un trio plus optimiste, le second plus alarmiste et le dernier qui exprime ma foi dans la science :

Et les choix de mes collègues… dont je n’ai toujours pas compris certains! ( Il faut me mettre les points sur les i… j’ai toujours eu du mal avec la polysémie!) D’autant plus que le sens de lecture change tout parfois… Et qu’il n’est pas question que de la pandémie mais aussi de nos foyers!


Eclairages et réminiscences…📸🔦💡

            Comme Mininous a repris le chemin de sa maternelle parisienne… la maisonnée est bien silencieuse. Le soleil☀️, néanmoins, continue de briller sur le cerisier du jardin 🍒qui approche certainement du demi-siècle d’existence… Il paraît qu’un tel arbre🌳 peut vivre jusqu’à 100 ans… Le nôtre a déjà bien vieilli et ses « cicatrices » sont visibles ainsi que les coupes subies… pour le maintenir en vie!

            Le cadrage photographique 📸change le regard porté sur le tronc éclairé par le soleil du matin… à gauche les fruits sont nombreux et la star, sur laquelle le projecteur solaire est sensible, brille de mille feux, s’imposant à tous par son éclat comme la première de toutes…. à droite, l’entaille du bois amène le regard sur la deuxième cerise mise en lumière et les autres qui attendent d’être remarquées à leur tour comme à l’arrivée d’un gala💐… Ce sont les métaphores de la gloire dans notre société!

            Nous avions l’impression que les fruits étaient bien petits cette année et guère dignes d’être appelés des burlats… mais ils grossissent et les oiseaux ne les ont pas tous mangés… Nous ne traitons pas l’arbre (et nous avons certainement tort) mais nous ne mangeons pas non plus ses fruits car ils arrivent à mâturité avec… fourrage de vers assuré! Ce sont les oiseaux qui en profitent, surtout les mésanges que nous voyons avec plaisir du fait qu’elles sont des dévoreuses de chenilles processionnaires…

            A l’école, hier, Mininous a appris à dessiner… un serpent! 🐍Sans doute pour peupler un Eden imaginaire… et s’assurer l’accès aux connaissances!

            Je ne peux pas m’empêcher d’être attristée parce que les piverts ont délaissé le coin… sont-ils morts ? (Ils nous réveillaient vers 6 heures par leurs « rires » fracassants et je crains que quelqu’un les ait tués… Par ici les gens sont bien jaloux de leur « tranquillité » et ils ont déjà par le passé tiré sur les pies ou les geais pour les faire taire! ) J’espère qu’ils ont juste changé de lieu de prédilection.

            Le passage de Mininous laisse des souvenirs vivaces… Je l’entends encore chanter « Stone le monde est stone » parce que « C’est Maman qui chante ça ». Et au frigo… les fromages et desserts pour enfants sont à terminer… Et aux toilettes, on entendrait presque notre toute petite crier encore « J’ai fini! » pour qu’on vienne tirer la chasse hors d’atteinte! Grâce à ses parents nous la voyons presque quotidiennement avec Whatsapp😍… La technique a du bon tout de même!😊


Le bon mot 😆… la bonne lettre😇… (MAJ du jour même)

            Rien n’a plus d’intérêt pour moi qu’un sourire🙂, une rire😆, un bon mot👍… Et je m’efforce d’être de bonne humeur de bonne heure, combattant la mauvaise humeur masculine de Papy H. de toutes mes forces. Pourtant, bien que disposant d’un vocabulaire assez étendu et que je ne sois pas mauvaise dans la recherche du double sens… je dois surmonter plusieurs handicaps…

            Tout d’abord j’ai pour caractéristique d’employer un mot pour un autre : tous ceux que j’aime savent que ma fleur préférée est… le coquillage comme vous pouvez le voir !

            Ainsi ce midi j’ai demandé à mon conjoint s’il voulait en dessert un kaki… et cata🙃… c’était un kiwi 🥝que j’aurais dû proposer si j’avais un peu plus réfléchi… Cela m’aurait évité l’allusion sarcastique à mon lapsus préférentiel : »Ah mais tu as acheté des coquillages 🐚? » de la part d’un conjoint rigolard qui fait les courses avec moi chaque semaine et connaît mieux que moi le contenu de mes placards.

            Mon autre défaut est la précipitation… je clique plus vite que mon ombre🤠… et la technologie qui me corrige à mauvais escient ou… la grosseur de mes doigts (!) me font commettre des impairs nécessitant nombre de corrections ✂️pour respecter la correction 🧯des relations ! Voilà de quoi désespérer tous ceux qui réussissent tout du premier coup. De crainte que quelqu’un ne fasse un carreau en tirant sa boule plus vite que moi, je me hâte, je me hâte… alors que je ne sais que pointer et me voici toujours Fanny ! (la métaphore est à former… avec l’accent, évidemment. allitération en [m,f] et non en mode MLF)

            Troisième incapacité personnelle : ne pas savoir prévoir les 3ème ou 4ème sens qu’un lecteur à l’esprit mal placé ou qui a lu trop vite ou qui a d’autres préoccupations que les miennes… (les raisons sont multiples et variées), pourrait donner à mes commentaires, lesquels sont forcément concis et par conséquent susceptibles de changer de sens suivant le contexte imaginé par le lecteur ou son état d’esprit. Par exemple j’écris, tout honnêtement que je viens d’apprendre le mot « comburant » en faisant des recherches sur un vocable écrit par l’auteur d’un article et, immédiatement, il imagine que je l’injurie en renvoyant un commentaire évoquant uniquement la première syllabe du mot « comburant »…. Et je suis totalement effarée parce que je n’avais, pas une seconde, eu de mauvaise intention.

            Car mon caractère fondamental est la gentillesse. 👼J’aime faire des compliments, ne voir que le bon côté des gens… C’est pourquoi l’orthographe n’a d’importance pour moi que dans le cas où ne pas en avoir gêne la compréhension… Le reste du temps, je m’en moque chez les autres, même si j’essaie de la respecter toujours dans mes écrits… Cette bienveillance à l’égard de tous n’est guère compatible avec l’humour, qui est bien souvent trop malin, paraissant vite satirique, ironique voire méchant, et donc vexant.

Et quand je blesse quelqu’un juste parce que je le contredis, j’en suis bien triste… il n’est plus question d’humour, là mais juste de conversation. Si personnellement j’admets tout à fait qu’on me contredise sans me sentir blessée, ce n’est pas le cas de tout le monde ( Papy H. déteste ne pas réussir à convaincre son interlocuteur) et il arrive parfois que je n’en sois pas capable par extraordinaire parce que je ne suis pas Sainte Véronique ni Jésus! Néanmoins, comme je ne sais pas ne pas prendre la parole quand je m’avise d’une nuance à exprimer… j’écrase toujours un pied tant je suis lourde! J’avoue que c’est mon passé de bonne élève qui ressort. Vous savez: quand toute la classe se taisait et que le prof reposait sa question en nous grondant de notre inertie… Allez hop! Je me sacrifiais! Je montais à l’échafaud !

Au lieu de sourire, on fait la grimace,🙈🙉🙊 là… et peiner autrui, ce n’est pas du tout pour moi!

            Ben non, moi, j’aime bien tout le monde! Qu’on se le dise. Qu’on le sache… même au prix de passer pour Complètement Originale et Nulle parce qu’il arrive qu’il soit bon de l’être… et même qu’il convienne de l’être.

            Pourquoi raconter tout ça?🤔 Juste pour rappeler que parfois il est inutile de lire autre chose que ce qui est écrit au sens premier. 😇


Leçons de dramas

  • Black Dog, Being a teacher
Une affiche de Black Dog
Une équipe de battants

            Une lycéenne blessée est extraite du car accidenté qui l’emmenait en sortie scolaire par un professeur qui , lui, meurt. Go NaHeul apprend que cet enseignant à qui elle doit la vie sauve est un vacataire et que la famille de ce héros ne peut recevoir aucune aide du lycée pour survivre, du fait de cette situation précaire. On retrouve Go NaHeul 12 ans plus tard, alors qu’ayant raté le concours, elle postule pour devenir vacataire à son tour.

Elle a acquis la vocation d’enseigner en mémoire de l’homme qui s’est sacrifié pour elle. On la suit, ensuite, dans sa découverte du métier, dans un lycée qui doit impérativement améliorer ses résultats pour mieux recruter. Elle appartient à une petite équipe de profs exemplaires et ses élèves sont bien mignons, disciplinés et attentifs ( est-ce la fiction ou la réalité… ? Mais les profs se font gronder comme des gamins par leurs supérieurs… Alors tout n’est pas idéal là-bas !)

            L’héroïne nous expose « un axiome », que je pense fort juste, « la loi des 2, 6, 2 » :

« Dans un groupe de dix personnes, deux m’aimeront, six ne s’intéresseront pas à moi et les deux autres me détesteront forcément« . (épisode 7 à la 12ème minute)

Leçon de vie :   L’héroïne transforme sa déception, ressentie à cause de la médisance d’autrui, en statistiques ; la logique mathématique permet de relativiser la situation vécue.

Le père explique que dans un couple chacun doit conserver son jardin secret.
  • Saisir l’opportunité offerte par Netflix de regarder des feuilletons livrés par deux épisodes par semaine afin de ne plus être tentée de regarder l’intégralité de la série en quelques soirées… Est encore une leçon que je suis avec plaisir.
    • Dans Thirty Nine : Trois amies de longue date sont arrivées à la veille de la quarantaine sans avoir fondé de foyer (l’une pour se consacrer à sa clinique dermatologique, l’autre pour avoir aidé sa mère à surmonter un cancer et la troisième pour être restée amoureuse d’un ancien compagnon pris dans un mariage de convenance). Ces femmes réalisent qu’elles veulent une situation stable… au moment où l’une d’elles apprend qu’elle est en phase terminale.

Leçons de vie : Ce feuilleton traite du courage face à la maladie et à la perte d’un être cher mais surtout de l’adoption car les médecins de cette série sont pris dans des situations difficiles : un adoptant qui revient sur sa parole une fois veuf et des parents biologiques délinquants.

Comme la culture est toujours présente dans les dramas, ici c’est Rachmaninov qui offre le thème musical frappant l’enfant adoptée pour lui faire comprendre que sa mère adoptive est vraiment aimante et, plus tard, que son amoureux est digne de devenir son époux. Du coup, la sensation auditive devient garante de bonheur.

            Dans Business Proposal :  Kang Tae-moo, un héritier de chaebol (famille et affiliés dirigeant des sociétés financières), totalement parfait en tout, doit, pour rassurer son grand-père, se fiancer alors qu’il n’en a pas envie. Il participe à des rendez-vous arrangés mais comme il veut se débarrasser de cette obligation, il propose un contrat de fausses fiançailles à une fille délurée… qui a en fait été envoyée par son amie Jin Young-Seo,la riche héritière qui veut se marier par amour… Shin HaRi est en fait chercheuse dans l’une des sociétés de Kang TaeMoo . Shin HaRi, travestie, dépannait son amie d’enfance, Jin YoungSeo, qui, partie de son côté, tombe amoureuse… du bras droit de Tae-Moo, Cha Sung-hoon, son secrétaire… élevé par le grand-père Kang auprès de Tae-Moo orphelin !

Leçon… On pourrait croire qu’il n’y en a pas dans cette version de Cendrillon… mais on apprend que la nourriture a pris une très grande importance à notre époque et qu’il convient de ne pas en négliger l’intérêt ! Les sociétés de l’héritier commercialisent des aliments, l’homme qui forme un triangle amoureux avec les deux héros principaux est un Chef de génie et les deux plus riches font mieux la cuisine et le ménage que les deux filles!!! Situation difficile à imaginer ailleurs que dans une société civilisée! [Même Papy H. ne peut la trouver enviable alors que ma fille la vit au quotidien ! Bravo mon gendre!!!!!!!]

            Dans Our beloved summer : Deux lycéens avaient participé à une émission de téléréalité à succès, parce que la fille était une excellente élève tandis que le garçon ne faisait que dessiner… puis ils avaient eu une relation sentimentale houleuse, faite de plus de ruptures que de bonheur. Cinq ans plus tard, devenus, elle, une créatrice d’événements culturels, lui, un dessinateur très coté , ils participent à une nouvelle émission sous le regard du cameraman amoureux de l’héroïne et d’une star de Kpop amoureuse du héros… (deux triangles amoureux)

Leçon de vie : Dessiner à l’école peut mener au succès et à la fortune !

Les thèmes abordés dans ce feuilleton sont aussi : l’adoption, réelle ou de fait (car l’artiste est officiellement adopté par ses parents restaurateurs mais son ami d’enfance, qui porte le même prénom et dont la mère se désintéresse, est nourri, logé, aimé par les parents de l’artiste!!!), la téléréalité mais aussi la dette familiale ! dans ces dramas, il arrive souvent que des héros soient contraints d’avoir recours à des usuriers mafieux qui les pressent comme des citrons… alors qu’ils sont soutiens de famille ( ici d’une grand-mère ou dans d’autres dramas, d’un frère ou d’un enfant après décès du dernier parent)!!!

            Dans Her private life , une gérante d’exposition dans un musée a dû, pour être embauchée, cacher qu’elle était une master-fan d’une star du groupe Kpop Blue Ocean. Au cours d’une de ses activités de groupie, elle heurte le futur directeur du musée, un peintre qui ne parvient plus à peindre depuis trois ans. Les débuts de leurs relations sont électriques mais peu à peu le climat se réchauffe au musée!

La leçon est que même lorsqu’on est une fan (ce qui en Corée semble correspondre à une situation bien plus passionnée et concrète qu’en Europe)… on peut se détacher assez pour vivre une relation sentimentale véritable.

            Les scénaristes ont concocté une intrigue vraiment très très alambiquée! Le judoka qui fait le triangle amoureux est encore un fils adoptif dans les faits car il est élevé avec l’héroïne comme un frère… et à la fin on « retombe sur nos pattes » car tout était lié depuis l’enfance des personnages !

            Je me demande 1) ce que font les banques en Corée 2) comment il peut y avoir autant d’orphelins qui élèvent un parent 3) si la télé va souvent filmer dans les lycées ? 4) Si les fleuves de soju bus dans ces feuilletons vont s’assécher un jour! (Même les parents boivent avec leurs enfants!)