Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

Classiques et scolaires

Pas « Wunderbach » du tout!

(Pas « merveilleux » du tout… ou  pensé par ironie! )

Un autre titre m’était venu à l’esprit : Herr Mann, prénom Thomas… mais je n’ai plus envie de plaisanter sur cet auteur. Pourtant ce jeu de mots  n’était pas sans logique puisque les fils de cet auteur ont, eux aussi, été des écrivains.

La nouvelle Tristan de Thomas Mann,

AThomasMannchezFranceLoisirs

est à lire en écoutant  la Ballade Numéro1 en g  minor opus 23 de Chopin  sur Wikimedia avec les explications la  concernant  sur Wikipedia et après avoir appris ce qu’était le motif musical du Désir et l’accord de Tristan dans cet autre article de Wikipedia… même si je n’ai pas tout compris… !

J’ai enfin fini la lecture de ce gros volume dont les oeuvres m’ont fortement impressionnée mais pas vraiment de façon positive!

cet auteur m’apparaît comme déroutant, bizarre, révoltant aussi… mais parfois, dans une page, occasionnellement,  par-ci par-là, intéressant!

Il est déroutant parce que les récits narrés ont des fins totalement disproportionnées ou décevantes comme dans la nouvelle Le petit monsieur Friedemann. l’amour de la vie  manifesté par le héros (plutôt un anti-héros!) malgré sa complexion maladive et laide m’avait touchée (« …il aimait la vie. Personne ne sait avec quelle attention profonde, lui qui avait dû renoncer au plus grand des bonheurs qu’elle puisse nous offrir, il savait savourer les choses qui lui étaient accessibles. Une promenade au printemps dans les jardins hors de la ville, le  parfum d’une fleur, le chant d’un oiseau… ne pouvait-on être reconnaissant pour de semblables choses? »)  mais sa vie se termine si stupidement… parce qu’il a été repoussé!

Si l’auteur me paraît néanmoins compréhensible lorsque ses personnages meurent d’amour… il est vraiment très déstabilisant lorsqu’il dresse des portraits aux détails… pour le moins curieux… comme un faciès tordu ou une voix discordante pour des protagonistes présentés laudativement (c’est là le hic!)!

Finalement, dans la plupart des intrigues, je repère trop d’aspects condamnables moralement  (je ne peux pas « digérer » son homosexualité de type pédophile) et leur lecture ne me laisse qu’une impression finale de gêne…l’impression d’avoir perdu mon temps avec quelqu’un qui n’en valait pas la peine! J’avais déjà ressenti cette déception quand javais vu le film La Mort à Venise que j’ai détesté.  En tant que pédagogue je me demande toujours si quelque malveillant ne va pas me reprocher les défauts des auteurs que je fais étudier… puisque j’ai déjà vécu cette situation ubuesque!

Même la nouvelle centrée sur le chien, dont la première moitié m’avait touchée par les descriptions si agréables  et originales de la nature,   parvient à me déplaire parce que le héros traite finalement l’animal comme un bien, une chose alors qu’il avait su décrire l’attachement de ce compagnon canin avec justesse… manifestant ainsi son manque d’humanité! Je n’apprécie pas du tout les anti-héros trop mauvais.

J’ai donc replacé cet ouvrage tout en haut de ma bibliothèque et n’ai conservé pour étude de textes que de tout petits paragraphes, dont je ne suis pas sûre de pouvoir me servir un jour.


Bévue… ou pas.

Ayant donné à lire à mes ados de quatrième ANIBAL d’Anne Bragance, qui dormait dans notre armoire du C.D.I., j’avais pris la peine de faire écrire un mot pour les parents, disant en substance: ce livre vaut bien mieux que le vocabulaire  très familier et même souvent grossier dans lequel il a été écrit « pour faire jeune »…

AnibaldAnneBragance

Mais j’avais complètement oublié la page 27 où le petit héros de douze ans voit, par la fenêtre comme le voyeur qu’il devient, son chauffeur de maître avoir des relations physiques avec la dame que ce dernier lui avait présentée comme une cousine!

La description de la scène est crue et je n’ai pas envie de citer les termes comparant les bijoux de famille à un plantoir… car je dois finalement reconnaître ici que je suis prude par choix. Je n’apprécie pas les mots trop nets, trop bêtement concrets que j’estime bien masculins.

J’appelle pourtant volontiers « un chat un chat » (amusant de la part de quelqu’un qui ne parlait ces jours-ci que de Néo, non?) et certains cours où j’ai abordé tel ou tel terme  ont déjà bien fait rougir mes petits alors que ce n’était pas le but (Par exemple lorsque j’explique, avec des mots choisis évidemment, certaines insultes que les gosses emploient sans cesse sans en comprendre le sens exact alors qu’ils en ont perçu l’aspect insultant et en usent « à l’aveugle ».)

Mais je ne cours pas après (et souvent même je fuis)   les images ou les textes qui évoquent trop les scènes intimes, dont la mention  me gêne en public (pour le privé… ça ne regarde que moi).  Là je vais citer des blogs auxquels je suis abonnée. Cliquez sur  leurs  liens situés tout en bas de ma page de blog.

Ainsi je n’ai pas  cliqué  sur « like » dans un article de Phédrienne qui contient une poésie, magnifique certes par ce vocabulaire riche et expressif qui la caractérise, une poésie que j’ai estimée  trop « mouillée », trop érotique à mon sens et par là-même trop personnelle… et je suis restée à la porte.

De même le langage très  créatif de la Pastille (qui ressemble beaucoup à celui qu’emploie Anne Bragance dans cet ouvrage) devient parfois excessivement grivois, comme lorsqu’elle nous montre ses draps mais dans cet article-là j’ai bien perçu l’humour et  le double  (triple et quadruple parfois) sens (à ce stade cela devient de l’art!) et j’ai cliqué sur « like » pour le premier sens seulement… car je professe qu’on peut apprécier les gens même, (et surtout… parfois), lorsqu’ils sont très différents de nous ou que nos avis divergent.

Il y a aussi Ben le graphiste avec sa cyclope aux allures ambigües… Certains de ses gifs sont à qualifier de coquins mais c’est un homme et ce type d’allusions me paraît pardonnable en conséquence.

Chez le papa de Mister Bowie, je n’ai pas cliqué sur un extrait de chanson car mettre un « like » là m’aurait paru inconvenant de ma part. Mais je n’ai pas changé d’avis sur son blog que je trouve formidable.

J’en arrive à parler des blogs qui viennent sur mes propres articles et s’y inscrivent en plaçant un « like » qui me dérange lorsque je découvre que sur leur site il y a des contenus grivois ou plus contestables encore. Je ne peux rien y faire et j’espère que l’on ne me confondra pas avec leurs auteurs. Il faut les ignorer.

De même je ne peux pas lire correctement les sites qui comprennent des vidéos nombreuses  et je ne les fréquente pas beaucoup car le hasard des publicités amène forcément, à un moment donné, la vue de contenus trop critiquables.  (Youtube est le piège absolu pour cela. J »ai détruit la chaîne youtube que j’avais sur laquelle je faisais entendre ma voix, où je montrais Néo et où je prenais volontiers des accents divers pour raconter des blagues, ce que j’adore faire car je suis peut-être prude mais vraiment pas d’une fréquentation désespérante! Loin s’en faut.) Pour cette raison je ne m’abonne pas à certains blogs car mon PC est trop vieillot et il faut un temps infini pour que les vidéos se téléchargent… Donc je demande pardon à Prunelles  et à Candice57 pour son blog d ‘humeurs (car je fréquente assidûment celui de photographies) mais je ne peux presque pas voir leurs blogs et je n’ai pas la patience nécessaire, ni le temps principalement,  pour attendre dans le but de placer un » like ».

Ainsi me voici avec une lecture que j’ai imposée et des parents qui vont forcément se plaindre alors que la télévision est déjà un réservoir de femmes nues vantant des yaourts ou des crèmes ou des automobiles!

Non, je ne me suis pas éloignée de mon propos principal: les contenus trop crus.

Que trouve-ton de valable dans ce roman destiné à la  jeunesse? Que vais-je pouvoir répondre à ces parents scandalisés qui n’auront pas lu ce petit roman  alors qu’il vaut bien mieux que son langage ou sa page 27?

Tout d’abord les thèmes de l’adoption,  la fugue ,  les figures de la mère et du père, la maladie…

Edgar, dit Sweetie, le héros est un passionné de jardinage. Le livre cite un nombre incalculable d’espèces végétales.

Cet enfant doit être soit autiste, soit trisomique, soit si mauvais élève  (ou surdoué!) qu’il déçoit son père et les rapports qui se délitent avec cet homme sont à discuter en cours, de même que la solitude dans laquelle les parents très riches laissent leurs enfants aux « bons » soins d’un personnel qui se moque d’eux… or le petit frère adopté est asthmatique!

Le caractère daté de l’oeuvre est intéressant aussi. Gérard Depardieu y est appelé Legrandieu, l’acteur  fait un faux qui nous  permettra de parler des enfants qui imitent la signature de leurs parents ou copient. On abordera la fameuse réflexion des fins et des moyens au niveau collégien!

Quelques citations:

P. 9: «  Les acteurs, vaut mieux les voir en image; en chair et en os, ils sont comme les autres avec des défauts qui vous sautent aux yeux… »

P.12: « Moi je préfère me taire. »

p. 16: « Le malheur, c’est que j’aimais pas jouer. J’ai jamais aimé. »

p. 17: « Il fait toujours beau, ou presque, et la végétation change jamais, c’est luxueux, luxuriant, à force vous vous ennuyez. » (sur la Côte d’Azur)

p 18: « On avait une vieille voisine très calée, dans mon cœur je l’appelais « la reine de l’Eden » pour la bonne raison que, chaque fois que je franchissais le seuil de son petit domaine, je croyais entrer au paradis. »

p. 19 « Il paraît que les fleurs sont les cris de douleur des plantes, rien d’autre. »

p. 19: violence du père qui fait passer l’enfant par la baie vitrée «  cela fait presque 4 ans. » p. 20.

P; 20 « Elle parle pour nous deux et elle se persuade que je suis d’accord. »

P. 21 La copie du mauvais élève qui répond par un pirouette de fainéant au professeur de maths qui demande de faire une démonstration: « C’est un carré, croyez-moi sur parole. »

Son père l’appelle « crétin… inadapté… laissé-pour-compte… un légume » p. 22 et encore « taré » , P. 29 « un demeuré »… etc.

p. 24 « Alors je me suis mis à hurler. C’est le moyen le plus convaincant que j’ai trouvé sur le moment… »

p. 30 « Mathilde, c’est pas difficile, elle se met en congé de cuisine sitôt qu’elle n’a que moi à servir. »

P.33 « L’Inca ça lui a fait ni fou ni fa, on a pas vu l’ombre d’un tressaillement de sourire sur sa bouille d’empaffé…. un morveux de cinq ans. » suit le portrait du petit péruvien p. 34. (Je ne connaissais pas l’expression « ni fou ni fa »!)

p. 40 « ce type, c’est du silence comme jamais j’ai entendu, du silence 28 carats. »

p. 40 « il faut qu’elle glisse ses petites fientes érudites. » dit-il de sa mère.

p.42 « Mais allez intéresser un prof à ce qui vous tient à cœur, autant rêver d’arrêter un T.G.V. Lancé à pleine vitesse. »

p. 47  Anibal  » rit pas davantage qu’une porte scellée par huissier. »

p. 48 « La princesse Struzzi… imbattable question jardin. » Il s’agit d’une journaliste dans un magazine.

P. 49 « Les parents vous déçoivent jamais. Ils sortent toujours l’ânerie qu’on attend. »

‘P. 51 « J’ai débranché l’Inca. » affirme Sweetie qui a mis des boules Quies à son frère pour que le professeur de français lui fiche la paix.

p. 52-53 « Les yeux d’un enfant qui grandit, c’est comme le bassin du docteur Chevalier, peu à peu l’eau tourne, elle devient trouble, on peut même plus se voir dedans… J’ai repéré les responsables, les mots.. Ces sales pierres de la connaissance. » L’auteure doit vouloir parler de la prime enfance… sinon je suis en total désaccord avec elle sur ce point!

p. 56 « Les gens qui vous ont dans le nez savent très bien où et comment il faut frapper. »

p. 57 « Le défaut de la vérité est qu’elle est pas vraisemblable. »

P. 57: Sweetie se raconte une histoire pendant que son père le dispute.

p.58 « Je mets des boules Quies chaque fois qu’on me force à dîner avec les invités. »

p. 59 « Je suis moche que c’est une pitié. Mes parents ils m’ont raté. »

p. 59 « Chacun a sa liberté dans sa tête, à l’intérieur on est tous peinards. Avoir une pensée à soi que même pas le pape, même pas l’extralucide avec sa boule peut deviner, c’est vachement chouette. Surtout quand on est coupable et qu’on attend le châtiment. »

p. 61 Il parle du  docteur spécialiste pour « soigner les fêlés » qui vient l’examiner.

p. 63 «… je vais devenir « une tante » à cause que j’aime tant les fleurs. » affirme son père.

p. 64 L’épisode du « docteur pour les dingues » qui est comique parce que l’enfant dessine des fleurs, ce qui n’intéresse pas  du tout le spécialiste.

p. 65 Ses références pour fuguer sont: Aimé Bonfland et Raffenau-Delille.

p. 66 Il pense à rédiger ses « desiderata posthumes » pour répartir ses plantes chez des mais et il  pratique  l’art topiaire!

p. 70 Il reçoit de la part d’Hugues une gifle qui l’envoie « valser à trois mètres » parce que son frère s’est fait mal en l’aidant à construire un mur.

p. 74 Il joue avec son frère et précise: « vous pouvez pas lui parler mais il suffit de lui montrer, il comprend illico. »

p. 76 Il fait des cauchemars terribles. p. 77  compose avec les remarques toujours critiques de son ange gardien « Seccotine », qui  le coupe dans ses élans.

p. 81 A la suite de la crise d’asthme d’Anibal, il commence à l’appeler « mon frère ».

p. 86 Il parle de son frère en disant que ses parents sont tombés « sur un mec qu’était pas sous garantie. »

p. 87 « Même les fleurs, elles souffrent si vous les arrachez à leur milieu d’origine. »

p. 90 le docteur de famille lui donne un livre sur les Incas, qu’il apprend par coeur.

p. 92 Legrandieu claironne qu’Edgar sera un jour « l’émule de Lenôtre et Vilmorin. »

p. 93-94 Legrandieu imite la signature du père.

p. 97 Sweetie a les larmes aux yeux d’avoir été appelé par son prénom par Anibal.

p. 97 « J’aime bien les bouquins, vous les prenez, vous les laissez, ils sont pas susceptibles, ils vous en veulent pas. »

p.99 « Les Espagnols, soi-disant qu’ils étaient venus avec des gueules d’évangile pour apporter la bonne parole et apprendre aux sauvages que le Christ existait…. Le crime n’a pas de nationalité. » (Euh moi… je n’ai absolument rien contre les Espagnols! Qu’on se le dise!) Cette remarque  concerne l’extermination perpétrée par des colonisateurs venus apporter la civilisation.

p. 101 « c’était la jalousie qui me faisait déraisonner…. Aujourd’hui, au contraire, on adopte les enfants du « tiers-monde » pour leur plus grand bien. »

p. 102 « D’après lui mon frère est une « sentinelle ». » du fait de son asthme.

p. 104-5 Il s’occupe de son frère comme de ses plantes, avec délicatesse.

p. 107 « La patience, ils connaissent que ça, là-bas au Pérou. »

p. 108 à 110 la « méga » crise  d’asthme qui l’oblige à fabriquer une offrande à la Péruvienne Pachamama et à déraciner les deux-tiers des plantations du jardin dont il s’occupait avec amour… en vain.

p. 118 « A Paris, le métier des gens c’est d’avoir des idées. »

p. 127 Il reconnaît « Moi aussi je me suis attaché. » en parlant d’Anibal.

p. 128 Il raconte des contes à son frère et lui parle des chasquis péruviens, les messagers de l’Inca.

p. 130 Le père parle à la mère de « ses  deux dégénérés ».

p. 131-132 Le père apprend l’histoire de la lettre. p. 133 Edgar est le kiné de son frère!

P 135 « Les promesses que je fais à mon frère, y a rien de plus sacré. » Il lui parle des Incas puis envisage de le ramener au Pérou. Ils fuguent.

p. 157 Ils tombent sur des racistes qui les repoussent puis les agressent ensuite sur la famille loufoque de la Mamé enfin sur le pharmacien qui les dénonce et les gendarmes qui s’amadouent.

p. 165 « Les champions, c’est une sacré engeance: avant d’être champions, ils rêvent qu’ils sont champions, et quand ils sont plus champions, ils rêvent qu’ils ont été champions. »

p. 166 « Des fois, même si le cadeau pèse plus qu’un bourricot mort, vous pouvez pas refuser. »

Post Scriptum: J’avais donné à lire cet ouvrage avant les vacances et ensuite montré des extraits du film qui concerne Hannibal en latin… L’un des ados m’a signalé « une erreur » quand j’ai écrit correctement le nom du général au tableau! Une réédition de ce que produit  le parfum « poême » qui vient tromper mes apprentis poètes quand ils écrivent le mot  » poème »!


Poème lu 26 fois et à entendre au moins 30 fois:

Une allée du Luxembourg de Nerval

est le poème que je viens de faire travailler à mes élèves de quatrième….

Nous l’avons étudié vers à vers (et en comparaison avec A une passante de Baudelaire).

Puis je l’ai fait apprendre et réciter par écrit avec des résultats très divers (la personne qui a eu zéro, a dû la réciter de nouveau et vient d’avoir 04… On peut constater que lorsqu’ils gribouillent… je suis gagnée par ce défaut en me raturant aussi! Je ne vais plus savoir écrire si ça continue!):

finmars 032 finmars 031finmars 030

Je vais maintenant l’écouter à l’oral pour une nouvelle note sur 10… et nous avons fait 4 répétitions…

Je l’ai moi-même apprise en corrigeant … et déjà récitée 3 fois!  Désormais je la chante sur tous les tons!


Relire (ou découvrir) les classiques: Pauline d’Alexandre Dumas

           Je n’avais jamais lu cette oeuvre et j’ai été peu à peu charmée par le malheureux héros… Mais il aura fallu deux intrigues imbriquées (comme des matriochkas) pour parvenir à l’histoire principale.

          A mon humble avis… cette fiction est une oeuvre plus féminine que masculine! Sans doute est-ce un nègre du genre féminin qui l’a composée pour Alexandre, même si celui-ci parle « en son nom » au début de l’oeuvre en prétendant connaître ses personnages et en appelant son ami Nerval!…?

         On trouve un observateur un peu voyeur, des histoires d’amitié viriles, voire de mafia, une héroïne fantomatique qui préfère courir à sa perte au lieu de donner sa chance à son amoureux le plus respectueux…  Il faut préciser quand même que cette pauvre femme avait déjà été bien trompée, totalement manipulée… d’où sa méfiance à croire de nouveau à l’amour d’un galant.

           Les mères de famille sont plutôt promptes à se débarrasser de leur fille par des fiançailles vite conclues sous prétexte qu’elles croient riche le jeune homme  venu faire sa demande.

          Un sérial killer, une chasse à courre au sanglier, une autre au tigre, directement  en Inde, un duel, des voyages  à travers la bonne société et dans le beau monde… C’est rocambolesque à souhait et bien français pour la fin. Voici  ce que l’on peut lire du genre de cette fiction sur le site  Mille et un classiques:     

« Le récit de Nerval commence comme un roman gothique : une tempête, un naufrage, des ruines, des brigands et une jeune fille vertueuse prisonnière dans un caveau. A ces poncifs du roman noir, s’ajoutent les thèmes du romantisme : les épanchements du moi, l’amour sororal… Ainsi Pauline est surtout un roman d’amour, représentatif du mouvement romantique : la femme aimée y est idéalisée et l’amour impossible. »

          Personnellement j’ai pensé que le héros était Alfred de de Nerval… mais son aimée accapare l’attention sur ce blog romantique Corasirène . De toute façon j’ai détesté le premier narrateur ‘soi-disant Alexandre) que j’ai trouvé bien mal éduqué pour avoir ainsi poursuivi Alfred qui lui montrait combien il était importuné par sa présence. Un pot de colle agaçant.

          Je recommande donc volontiers cette lecture « de fille » (j’entends par là: avec un héros positif et idéalisé qui ne pense pas qu’à coucher avec celle qu’il aime vraiment, qu’il protège au prix de son bien-être personnel.).


Lectures et exercices de français sur Internet:

      Comme je l’ai promis à de charmantes dames, dont la conversation m’a enchantée, ce dimanche 10 juin 2012 de communion, voici des liens pour lire des classiques dont l’accès est gratuit et autorisé sur Internet.

          Tout d’abord présentons des lecteurs numériques. En premier lieu,  le Kindle de karen:

 

et mon « jouet » préféré, mon lecteur numérique ARCHOS:

      Le premier n’est dédié qu’à la lecture et permet huit heures d’autonomie, à l’intérieur comme à l’extérieur, avec un excellent confort de lecture et le mien permet de lire aussi des fichiers audio ou vidéo mais il n’a que 4 ou 5 heures d’autonomie. L’autre avantage du mien est qu’il est en mode Wifi. De nos jours on peut même avoir chez Arnova une caméra comprise pour un tout petit peu plus d’euros. Ce sont des outils qui valent moins d’une centaine d’euros et donc qui offrent un service tout à fait intéressant pour un prix modique… mais ce ne sont pas des tablettes tactiles d’un usage complet. Néanmoins on peut placer sur le mien des cartes SD de 4 Go et y voir des films, donc il n’y a pas besoin de lecteur de DVD si on a le film sur carte! Je l’ai aussi choisi  parce qu’il a le format d’un livre de poche ( je le glisse dans mon sac à main!) et me permettait d’avoir les capacités d’un lecteur de type MP3; il pèse moins de 400 grammes.

      Donc les sites sur lesquels on peut télécharger des livres classiques s’appellent:

EBOOKS LIBRES ET GRATUITS. Il ne faut pas se laisser impressionner par les deux symboles du haut de page,  avec des points levés, ni croire parce qu’on lit « paypal » que l’on doit payer quoi que ce soit.

         Il suffit de choisir son auteur dans le déroulant situé sur la page et de cliquer sur « recherche » pour atteindre la liste des oeuvres disponibles, qui sont très nombreuses et tombées dans le domaine public français.

LITTERATURE AUDIO.COM permet de télécharger des livres audio, ce qui peut être très agréable!

– sur LEXILOGOS , tout est à lire car ce sont des dictionnaires… et bien plus encore!

A) Pour faire des exercices de langue française, chez soi  ou à l’école, sur Internet :

1. Un site générique : les exercices de FREE

2.Le site de conjugaison du Figaro : ICI

3. Le site des jeux d’ORTHONET 

4. Le site d’exercices divers en vrac (je sais à « grammaire » il y a 2 « m »… je ne suis pas responsable des fautes d’autrui… et ce n’est pas parce qu’il y a une erreur que beaucoup d’exercices seraient incorrects! Multipliez les sources de renseignements pour croiser les savoirs!)  :  TABGRAM

 5. Le site des exercices de WEBLETTRES 

6. Le site des cours EDUCASEVE gratuits … Euh il s veulent vendre leur CD… je n’ai aucune action dans cette entreprise!!! Moi… j’aime bien la gratuité de l’enseignement!

7.  Idem pour Le site CYBERPROF 

8. Du niveau troisième-lycée : COURS TOUJOURS  

9. Le site du Bescherelle 

 10. le site Capbrevet 

Sans oublier le site du Québec (attention : parfois les langues diffèrent, dans les expressions par exemple, voire l’orthographe; soyez informés du problème. ) CCDMD 

B) Pour travailler tout seul sur Internet, en classe ou à la maison :

Tout d’abord allez lire les nombreuses oeuvres en lecture autorisée sur Internet à l’adresse des EBOOKSGRATUITS  (lien déjà placé ci-dessus) ou dans le projet Gutengerg 

1. Il existe le site « Le devoir conjugal » qui récapitule les tableaux de conjugaison des verbes français  

 2. Ensuite utilisez régulièrement l’excellent dictionnaire TLFI : Trésor de la Langue Française Informatisé 

 3. Pour vos rédactions, consultez le dictionnaire des synonymes 

4. Consultez régulièrement l’excellent site LEXILOGOS cité ci-dessus

C) Pour se cultiver en Histoire des Arts  consultez La page de la chronologie des mouvements picturaux sur la RMN-GP (Réunion des Musées Nationaux- Grand Palais)  

       Je complèterai cet article dans le futur (car je manque de temps aujourd’hui) . Si certains liens sont obsolètes, ayez la gentillesse de me le signaler en me mettant un commentaire. .. Et soyez un tout petit peu patients… les vacances arrivent et j’ai grand besoin de repos!


Pourquoi [Le joueur d’échecs] ne m’a pas plu:

          Quand j’ai lu la biographie de l’auteur STEFAN SWEIG sur Wikipedia, j’ai enfin compris ce qui m’avait gênée dans cette oeuvre que tant de personnes de mon entourage estiment tellement et dont on lit  le RESUME sur Wikipedia.
Le personnage de Monsieur B. frôle la folie. Et j’ai peur de la folie dont  j’aurai passé ma vie à m’éloigner le plus possible .
          Déjà l’idée de s’opposer à soi-même dans un jeu de stratégie me semble absurde. Les jeux de stratégie ne sont pas mes préférés parce qu’ils supposent, comme condition première, la volonté de gagner à tout prix.
          La compétitivité m’est étrangère. Je ne veux plus avoir à démontrer à quiconque que j’ai de la valeur alors trouver cette volonté de compétition chez les autres dans le récit de leurs actes  me… déconnecte. (bien évidemment j’aime parfois regarder ds compétitions sportives mais  l’idée de devoir défendre sa vie, ses choix… se justifier par la réussite de ses actions me renvoie à ma jeunesse et à l’incertitude sur mon devenir; c’est trop déstabilisant.) Cette perception d’un texte qui me renvoie à mes failles  m’a bloquée dans ma lecture.
           Ainsi on  trouve, dans le cours du récit,  un passage où des individus cherchent à rabaisser, à coincer une personne, certes parce qu’elle est particulièrement douée dans une matière mais surtout parce qu’elle en tire une gloire que les premiers jugent usurpée pour l’unique raison que le « champion » leur est antipathique, faute de culture. Cette réaction fréquente, dont je me méfie chaque jour afin de ne pas la ressentir en classe lorsque je m’adresse à mes ados, me  gêne infiniment du fait qu’elle dénote le réflexe primaire d’une « passe d’armes » malsaine puisqu’il s’agit de prendre le dessus sur l’autre. C’est une réaction animale.
          Voici des passages démonstratifs de mes propos: 

« Dès ce moment notre excitation ne connut plus de bornes. Si nous avions été jusque-là sans espoir, la pensée de briser la froide arrogance de Czentovic nous brûlait maintenant le sang. » ou encore « Nous l’avions obligé à se mettre sur le même plan que nous, tout au moins dans l’espace. » parce que l’autre s’est assis pour réfléchir au coup joué sur l’échiquier. Bien sûr quand on comprend que  Czentovic est  un équivalent romanesque d’Hitler à qui  Zweig avait dû échapper pour survivre… la violence des réactions de ses personnages est plus compréhensible mais elle me laisse tout de même réticente.

En ce qui concerne  la personne même de l’auteur, qui vécut d’une façon tout à fait admirable tout au long de sa vie… je suis désolée par son suicide car  il me semble qu’un être qui choisit de se supprimer manque de courage. Or cet auteur, qui fut tellement fasciné par les autres personnalités (il aimait se consacrer à la rédaction de biographies) et devrait, de ce fait,  m’être éminemment sympathique  puisque je consacre ma vie à l’établissement d’une communication avec autrui…. a fini dans le désespoir le plus total. C’est trop triste. S’être à ce point enrichi des vies d’autrui et perdre tout cet acquis prématurément, se retirer du combat de la vie… et en faire apparaître  l’inanité… donner raison à ceux qui voulaient le détruire… Mais à quoi sert donc la vie?

Revenons plutôt au texte pour finir sur une note positive. Les études psychologiques  des personnages sont brillantes… et quoique je sois restée à la porte de sa dernière oeuvre… sans doute parce que j’ai refusé d’y entrer tant les lectures et les sous-entendus sont infinis…. je sais en reconnaître le génie littéraire. J’estime infiniment cet  auteur mais cette  nouvelle (car le récit est plus une nouvelle qu’un roman) m’a… désolée puisqu’elle correspond à une période historique affreuse. Elle rend pessimiste et elle renvoie surtout à la fin d’un être humain de premier ordre. D’aucuns ont reproché à Zweig d’avoir toujours refusé d’avoir une action politique… n’était-ce pas plutôt la preuve de sa grande pudeur…. Sa mort n’est-elle pas la marque d’un être qui s’est sous-estimé? Il aurait pu poursuivre son oeuvre et être utile ainsi: faire réfléchir c’est agir!

Bon, ben, voilà… c’est aussi un refus de la réalité de ma part, j’en suis consciente. Lire pour m’évader de ce monde est ce que je préfère et l’oeuvre de Zweig est ancrée dans le monde…. pour mieux nous en faire percevoir les limites et  l’insufffisance! le roman m’a désespérée tant soit peu et j’ai coupé court, en survolant la fin.
          Je n’ai pas aimé la noiceur du récit mais je suis tout à fait admirative de la maîtrise du romancier. Le style est profond. le vocabulaire d’une extrême richesse. La syntaxe sans faille. Le roman ne m’a pas plu mais je pourrais en parler indéfiniment…. C’est donc un… très grand texte, c’est sûr.

          Echec pour moi… mais échec aux échecs aussi!


les livres du prix des Incorruptibles

     Le prix des Incorruptibles vise à élire le meilleur ouvrage d’une sélection, qui correspond à un niveau d’études. Je compte faire travailler mes 4ème sur ces oeuvres.

     Voir tous les renseignements (et les résumés des ouvrages) sur le site des Incorruptibles

     Celui que j’ai préféré est Le bâtard de l’Espace car ce sont des nouvelles très intéressantes et originales sur des thèmes  actuels comme: les émissions de téléréalité ou la violence. En plus ce sont tous des récits de Science-Fiction! tout ce que j’aime.

     Ensuite je placerais Papillons noirs que j’ai plus apprécié qu’Assassin, alors que tous deux sont des romans policiers assez sombres.(J’espère que mes élèves ne me feront pas une déprime!)
      Dans le premier, le personnage de l’inspectrice est attachant et dans le second le caractère mou du héros, qui ne cesse de se comporter de façon sournoise et stupide m’a trop agacée. Ce sont ses mensonges qui  nourrissent l’histoire et je déteste le mensonge contre lequel je me bats au quotidien!
     Chasseur d’orages est poétique mais la fin n’en est pas une, à mon sens.
     Quant à Babel, (encore de la SF et du fantastique), l’ensemble est plaisant mais si  j’ai frémi avec les « hommes bougies », il sm’ont dégoûtée et les mutants ratiers sont trop classiques. Néanmoins cette lecture a été agréable du fait de l’idée des clés. J’aimerais bien lire une suite.
     Le 6ème ouvrage de la sélection.est celui-ci:  
Il est au second rang dans ma liste des préférences car son originalité est évidente. Cependant les êtres imaginaires sont trop souvent laids (les goules par exemple) comme les noirs dessins qui l’illustrent. L’intrigue est fort bien menée et le lecteur est motivé dans sa lecture par le désir de connaître le fin mot de l’affaire. La fin heureuse me satisfait pleinement, évidemment!
 
Plusieurs fois par le passé j’ai pu constater combien ce « concours » proposait des choix d’oeuvres très judicieux. Seuls un livre ou deux m’ont déçue lorsque je les ai achetés et lus. Il n’en reste pas moins qu’ils sont très chers, me semble-t-il, comme tous les ouvrages de mes thèmes favoris. Ils sont à la mode et donc nous payons pour tous les autres livres que personne n’achète. Mon budget lecture est en constante augmentation chaque année et je crains de devoir revoir mes prétentions d’actualité lorsque je serai à la retraite avec des rentrées d’argent moins élevées!
Pour finir je ne peux que remercier la vie qui m’offre la tranquillité d’esprit nécessaire et le confort… pour me consacrer à mes lectures, ma passion favorite depuis que je sais lire!

Très vite lu car minuscule mais très estimable:

Kamo et moi de Daniel Pennac:
Le tome 2 d’une série de 4 récits d’une cinquantaine de pages,
si l’on soustrait les illustrations.
J’avais déjà lu L’agence Babel avec grand plaisir.
Evidemment c’est une lecture faite pour mon boulot,
mais le style de Pennac est toujours un vrai bonheur.
Il a conçu, cette fois, l’idée d’une rédaction qui produirait un paradoxe temporel:
les parents redevenus enfants
et les enfants propulsés dans une vie d’adultes en charge d’enfants!
A savourer comme un bonbon.
Et assez profond quand même  dans sa réflexion sur la famille.
Je vais le faire lire à mes petits sixièmes pour voir ce qu’ils en feront.