Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

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Titres en jeu… linguistique 🧩💡📚📜🗝️💬

            Retrouvés sur mon PC… les titres qu’en avril 2020, (au début de la pandémie et pendant les différents confinements qui bouleversaient notre quotidien…) mes collègues et moi, sur le groupe whatsapp créé pour nous sentir solidaires et informées, nous avions réunis dans le but de produire un message ayant un sens en accord avec nos préoccupations d’alors… ont retenu mon attention de nouveau… deux ans plus tard… Avions-nous composé des « cadavres-exquis » ou des « haïkus »… j’hésite… A chacun d’en décider…

Voici certains de mes choix d’alors (il ne faut considérer que les titres, indépendamment des noms d’auteurs) ; un trio plus optimiste, le second plus alarmiste et le dernier qui exprime ma foi dans la science :

Et les choix de mes collègues… dont je n’ai toujours pas compris certains! ( Il faut me mettre les points sur les i… j’ai toujours eu du mal avec la polysémie!) D’autant plus que le sens de lecture change tout parfois… Et qu’il n’est pas question que de la pandémie mais aussi de nos foyers!


Un drama vaut largement un Dumas

            Dans mon enfance, assez tôt et pour toujours, les Dumas nourrirent mon imaginaire👩‍🏫 et dans ma vieillesse🧓 je retrouve tout Dumas (et tellement plus) dans les dramas :

            Peu m’importa quand j’appris que Dumas avait engagé des rédacteurs pour enrichir sa production. Je ne changeai pas d’avis : le roman d’action, qu’il soit réaliste ou fantastique, policier ou de Science Fiction… 🤺🧚🧝🧙🦸quel qu’il fût, m’apporterait toujours des heures d’un plaisir souvent renouvelé par la relecture. 👩‍💻

            D’Artagnan 🗡️⚜️⚔️🤺aimera éternellement Constance❤️, même en l’ayant trahie avec Milady (à laquelle, je le rappelle, pour l’avoir déjà écrit ailleurs, il manque une dent « sous l’oeillère gauche » alors qu’il m’en manque une à droite!! Ah ah ah!) et elle mourra sans cesse dans ses bras au moment de leurs retrouvailles! Destin et destinées… Idem dans les dramas :

            Les dramas ont des scénaristes retors qui font languir le spectateur pendant 12 à seize épisodes de 60 minutes et plus (et parfois même 53, comme dans Secret garden ou Empress Ki) pour réunir les deux héros réchappés d’un triangle amoureux ou deux! Ci-dessus vous constatez le romantisme du serment d’amour éternel 💘scellé par la bague en fleur 🧎. Remarquez la scène où l’un des amoureux embrasse l’autre lové /e contre son dos en un long câlin confiant , comme dans A TALE OF NOKDU (on s’embrasse peu dans ces feuilletons coréens et la caméra ne va jamais ou presque au lit, sauf dans NEVERTHELESS qui fut le plus olé olé que j’ai vu dans le genre du drama… Mais pas si osé que ça au regard des moindres productions issues d’autres pays.).

            Les amoureux se doivent d’abord de s’apprivoiser, de s’approcher longuement et lentement, de se rejoindre et se quitter plusieurs fois avant d’enfin marcher du même pas et dans plusieurs séries, la scène dure ses trois longues minutes. :

            Ils ont aussi des réalisateurs qui paufinent les images et nous emmènent dans les plus beaux paysages de Corée où le personnage tombe en réflexion sur son devenir et celui de son couple :

            L’humour est toujours au rendez-vous :

            Le portable 🤳est désormais un personnage de l’action! Il ment, dénonce, affole, relie les amoureux la nuit jusqu’à ce que, le tenant comme un trésor, chacun s’endorme en le reposant sur sa joue après d’interminables confidences…

            Beaucoup de ces photos sont extraites des trois derniers que je viens d’enchaîner :

            CHOCOLATE (lien Netflix) 🍫

            Un docteur et une cuisinière se sont rencontrés quand ils avaient une dizaine d’années. Ils grandissent liés par un destin commun en se croisant, se retrouvant, se repoussant, au gré des malheurs qui les marquent et perturbent irrémédiablement.

            On trouve ici les topois du genre (les scènes classiques) : le triangle amoureux, l’amour de jeunesse, la famille nocive, l’évolution des méchantes gens, les secrets de famille, les trahisons d’amis malintentionnés, la vie des riches avec leur lutte intrafamiliale pour leur patrimoine, la dure condition des pauvres…

            Mais tant d’autres thèmes sont abordés tels que la relation entre cousins germains, le burn out des soignants comme celui des intellectuels, la cuisine qui soigne l’esprit comme le corps🍜🍛🍰🍚, l’individu original de la famille difficile à supporter, la mère dénaturée, l’amour d’un animal familier🐕 le veuvage, le divorce … la poterie🏺 comme thérapie et surtout la fin de vie des personnes condamnées par une maladie incurable… Le message restant celui d’un carré de chocolat qui peut compenser une tristesse 🍫(mais ils n’abusent pas de ce symbole).

            FIND ME IN YOUR MEMORY (lien Netflix)

            Entre une actrice et un présentateur de télévision un lien dont il n’ont pas connaissance les amène à se rencontrer👫, se déchirer et hésiter à s’unir.🤵👰

            Les thèmes traités sont d’abord la mémoire car le présentateur est hypermnésique alors que l’actrice a perdu la mémoire 🧀après un choc psychologique. L’amour fraternel qui lie la belle héroïne et sa soeur, son manager, est admirable. Les deux filles sont opposées par le physique et le caractère. Du coup les amours de l’une font écho à celles de l’autre , comme dans le Bourgeois gentilhomme de Molière! Le couple B aide à désamorcer la tension créée par le couple A. Le thème des paparazzis 🗞️et celui du médecin ignoble🩺 qui veut tirer de la gloire du fait d’avoir découvert et soigné un « cas rare » puis qui finit par porter atteinte à la santé de son patient afin de monnayer son bouquin et de vérifier sa théorie erronée sur ce cas est particulièrement original.

            ARTHDAL CHRONICLES (lien Netflix)

            Changement de style avec ce feuilleton qui est une dystopie, du fantastique se situant dans une époque préhistorique mythique👣 au pays d’Arth longé par le pays d’Iark et celui des montagnes blanches. Des êtres surhumains, au sang bleu, ont été pratiquement exterminés (ben oui… trente bonshommes peuvent vaincre un seul surhomme) par les peuplades d’Arth dans le but de s’approprier le pays entier, raison pour laquelle ils vont aussi soumettre les habitants d’Iark dont les deux héros, la fille de la prêtresse 🧖 et un Iguru 🦸(un métis, au sang violet qui a plus de forces qu’un humain au sang rouge ).

            On y trouve les thèmes des frères jumeaux 🤼aussi dissemblables que possible dans leur caractère profond, celui des malédictions et du destin, celui du pouvoir et des compromissions, celui des brutes se rachetant sur le tard, l’amour bien sûr, le triangle amoureux, les trahisons de ses parents ou de ses enfants… et les racismes ancestraux.

            Une deuxième saison de ce feuilleton récent est en préparation et tant mieux car Song Joong-ki qui joue les jumeaux , Jang Dong-gun et Kim Ji-won m’ont fidélisée.

            Et je n’ai pas parlé des costumes et des coloris du décor qui sont d’une finesse, assortis magistralement, élégamment… Un festival pour les yeux.

            Conclusion : alors oui, le rythme narratif est généralement lent, oui la définition de l’image n’est pas celle des feuilletons européens ou américains… oui j’ai même entendu une jeune femme me faire taire en affirmant péremptoirement ( ! ) que ces récits sont « culcul la praline » … Moi j’affirme que les dramas sont des feuilletons d’action qui ont une dimension mythique, comme les Dumas et bien plus encore, du fait du choc des images. Que l’on ne vienne pas me dire qu’elles ne sont que la copie des webtoons correspondants ( je n’en lis pas) ou qu’en tant qu’adaptations elles réduisent l’imaginaire car il n’en est rien… Ou alors c’est qu’on a toujours manqué d’imagination!


Nés à minuit de CC Hunter et d’autres lectures agréables de 2014

Au lieu de faire des résumés ennuyeux, je me contente de placer les photographies de mes livres préférés. A chacun de s’en faire une idée précise:

NésàMinuitCCHunter

Nés à minuit de CC Hunter m’a permis de retrouver une héroïne aux dons magiques. L’idée des vivre des rêves avec autrui m’a enthousiasmée.

Les ailes d’émeraude d’Alexiane de Lys m’a donné la possibilité de m’envoler dans un imaginaire romantique avec une Cassiopée au caractère bien trempé. Son auteure parle de SF mais il s’agit le plus souvent de Fantasy exaltante, comme je l’aime. Pour le visuel, voir ici.

J’ai aussi adoré Intuitions de Rachel Ward. Voir ici les infos et les visuels.

J’ai appris la fin d’Eternels d’Alyson Noël et me voici revenue, tranquillisée,  de ce voyage au paradis et en enfer.

J’avais bien évidemment lu les Divergente de Veronica Roth et je verrai les films avec plaisir. La fin des Oksa Pollock (une série très enfantine au début qui est devenue de plus en plus adolescente, comme ce fut le cas dans les Harry Potter)  m’a plu mais je ne continuerai pas avec les histoires de son cousin… un personnage plus sombre… Du moins pas dans l’immédiat.

Du coup j’ai éprouvé le besoin de relire certaines pages de Botero qui avait si bien parlé de l’imaginaire et tant pis si en passant par mon blog vous estimez que je me répète. Il y a tant de lectures dont je n’ai pas envie de me souvenir!

Enfin les oeuvres de John Green , que ce soit Nos étoiles contraires ou Qui es-tu Alaska? m’ont ramenée dans le réalisme de la maladie… Néanmoins tempérée par les farces de jeunes adultes et leurs  émois amoureux. Mais je n’ai pas envie de continuer avec cet auteur.

 


J’avais enfin vu [H.P. et le prince de sang-mêlé] (M.A.J. oct.2021)

    Mise à jour du 02 octobre 2021:
     Onze années ont passé depuis l’article qui suit. Les livres sont sortis de 2001 à 2011. Je me souviens d’avoir attendu la parution de l’un ou de l’autre des tomes et d’avoir été obligée, comme beaucoup à l’époque, de me les procurer d’abord en anglais, ce qui signifie que j’ai,  faute de vocabulaire et de connaissances grammaticales dans cette langue, à chaque fois, redécouvert l’œuvre puisque de nombreuses nuances m’étaient « passées à 10 000 au-dessus »!
     Dans un premier temps, je partageai cet engouement plus avec mes élèves qu’avec mes  enfants qui étaient trop jeunes pour avoir les mêmes passions que leur mère (eh oui, « nul n’est prophète en son pays ») et qui  puis j’ai forcément imposé cette passion à ma famille à force d’en parler et quand les films sont sortis (mes enfants ont alors lu certains tomes) et quand nous  les avons achetés en DVD… Cet univers dont j’ai pu constater que de nombreux enfants actuels n’ont aucune idée (ils le considèrent comme démodé, m’ont dit certains l’an passé! ) me plaît toujours. Il me paraît totalement indissociable des acteurs qui ont incarné les rôles et les derniers tomes ont été lus avec l’image de Daniel Radcliffe, Rupert Grint , Emma Watson ou Tom Felton donnant chair aux personnages.
L’article qui suit est donc ma réaction d’alors, après avoir vu au cinéma, en 2009, l’adaptation du 6ème opus de la série en 8 tomes et 8 films.
     Article de 2009  (au tout début de mon blog):
Eh bien… moi j’ai beaucoup aimé… comme toujours, puisque je suis tout à fait commune dans mes engouements : ils correspondent aux modes de mon temps, sans mépris pour les goûts du plus grand nombre !
     Il faut dire que j’ai lu le bouquin plusieurs fois, dans les deux langues!  Il est certain que c’est l’opus  le plus noir de l’ensemble puisqu’il casse le mythe Dumbledore et fait machine arrière avec Rogue, brouillant les cartes pour les redistribuer.
     Ce qui m’a beaucoup plu… c’est l’évolution des têtes d’acteurs! Le beau Drago… est à l’image de la noiceur de son âme torturée: plus si beau que ça! L’âge et les épreuves l’ont marqué.
     Harry me convient toujours autant ainsi que ses amis et surtout sa Bien-aimée, dont l’allure est si simple, presque commune mais que je trouve très vraie et qui compense ainsi la déception d’une histoire rêvée mais toujours avortée avec Hermione. Il faut préserver à tout prix « l’amitié avec une personne de  l’autre sexe ».
     L’étape montre combien le gamin Jeudusor est, dès l’enfance, un vrai serpent (il en existe très peu, dans la réalité qui soient aussi méchants, pervertis dès l’enfance et l’exception fait froid dans le dos):
Le mal sous des dehors « très class »… l’acteur réussit à donner l’image que je m’en faisais et que le regard ci-contre manifeste parfaitement.
     Tout tourne déjà autour de la personnalité du mentor d’Harry, Dumbledore, le vieux sage tutélaire dont la disparition change tout… et pourtant qui n’est qu’une continuité.
     Je pense que les prochains films devront conclure l’ensemble en beauté avec des scènes de bataille d’anthologie,
des doutes affreux,
des simili-trahisons et des retrouvailles affectueuses…
et le pauvre Drago finalement  pardonné, puisqu’il n’a pas succombé. Une morale telle que je l’aime, à l’Américaine… quand  la rédemption est possible et la famille qu’on s’est créée solide.