Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

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Fin de séjour

Et voilà ! Mininous est repartie pour se rendre chez ses autres grands-parents.

En allant vers SonPellier (= Montpellier) la famille a évité les incendies qui se multipliaient dans notre région. Double tristesse.

Les derniers bons mots entendus résonnent encore dans mon esprit…

« – Mininous, dis-nous qui est « le chat botté »?

-Ben c’est un chat qui se tient bien droit et il est très beau. Il est droit dans ses bottes, le chat Beauté !

Effectivement… polysémie des sons… reconnaissance en fonction de ses propres références… et finalement, autre interprétation puisque ce conte joue à fond sur les codes de l’apparence !

Les activités accomplies ont laissé de beaux souvenirs… et nous les ressortirons pour un autre épisode à concocter!

Tout est rangé maintenant dans des boîtes avec légendes… ou pas, car Mamy V. n’est pas la reine du rangement! C’est enfermé, quoi… Jusqu’au prochain séjour.

Mais ces instants sont de belles étapes, dans notre vie, dont nous parlerons plus tard avec plaisir.

« Tu te souviens, la semaine dernière, on avait fait de la pâte à modeler » m’avait -elle dit pour m’inciter à lui donner la bonne boîte  » Tu veux dire aux précédentes vacances! » Ai-je rigolé en installant aussitôt les éléments réclamés !

Je ne cesse de remercier ses parents de me permettre de jouer mon rôle de Mamy le plus correctement possible. Alors, Merci et rendez-vous pris pour… la « semaine prochaine » (dans l’ordre chronologique!)


Joueuse… Ou pas!🧸

Un article pour montrer les jeux et activités auxquels nous nous consacrons avec Mininous qui va sur ses cinq ans.

Le « Dix de chute » est très apprécié parce qu’elle en a compris le mécanisme… Mais attention à ne pas l’empêcher de tourner une roue quand elle l’a projeté, sinon elle vous jette le « regard qui tue » et vous plante là, se détournant vexée et raide comme si elle avait avalé un balai.

Nous avons ressorti trois classiques, du temps où ses parents étaient enfants, qui dormaient au « grenier ». Au Mikado, nous ne comptons pas les points car elle triche allègrement, refusant d’admettre avoir fait bouger une pièce. Tout ce qui l’intéresse, c’est de s’emparer du Mikado « zébré »! Pour « Attention danger », elle nous étonne quand elle répond aux questions d’une autre époque ( celle des cabines téléphoniques !) avec une logique éternelle, choisissant la bonne option tant ses parents lui répètent « avec un adulte » et lui défendent de s’intéresser ou d’approcher les inconnus. Elle collectionne les jetons comme Harpagon! Avec « Labyrinthe », la difficulté est encore trop grande ( ce jeu requiert normalement d’avoir 8 ans) et elle ne s’y intéresse que lorsque nous avons épuisé les autres options.

Les activités classiques se poursuivent : les aimants présentant des chiffres pour mémoriser les nombres, la pâte à modeler pour réaliser les lettres de l’alphabet ( mélangées et en distinguant les voyelles des consonnes) avec des boudins de plus en plus fins et en chantant l’alphabet en français puis en anglais mais aussi pour construire des paysages farfelus, la peinture à l’eau pour faire apparaître les couleurs contenues dans les traits par l’éditeur, un travail très « jouissif » qui me ramène en enfance ( je montre l’ange que je faisais pour accompagner ma petite afin de prouver ce que je pense de la marque Usborne : elle offre des graphismes merveilleux comme celui des tableaux de maîtres ou les sirènes!), Découpages, lectures, les perles ( avec du fil élastique spécial pour les petits) et toujours les dessins…etc.

Sans oublier les cache-cache, déguisements, puzzles… Bref… Il en faut de l’inventivité pour occuper une coquine qui ne veut plus faire la sieste!

« Mamyyyyyyyyyy ! » et voilà on m’appelle !


Flashs d’enfance

1 Comme j’aime vraiment beaucoup dessiner, par exemple en coloriant des dessins déstressants composés des mêmes motifs uniformes répétés de manière à faire apparaître des lettres ( voir les autres exemples plus anciens dans la section dessin de ce blog ) ou des formes reconnaissables, Mininous a réclamé « donne-m’en un à moi aussi ». L’exercice lui permet de compléter ses cahiers de vacances en s’entraînant à ne pas dépasser… Et ses efforts sont louables… Mais il lui arrive de jeter la feuille rageusement pour un seul trait de travers : « j’ai raté, là !

2 De ce fait elle utilise une quantité impressionnante de papier… Parfois pour zébrer la feuille de quelques traits seulement ( c’est vrai ça, rien de trop, plus ce serait surchargé!) et d’autres fois pour des compositions mêlant dessin et collages. Et puis elle apprécie aussi de découper une feuille afin de… la scotcher ensuite !

            3. Un matin, je l’entends galoper au saut du lit et je découvre qu’elle est allée chercher le tabouret qui lui permet de s’asseoir sur les WC dans le but d’atteindre la manette de commande du volet situé dans sa chambre! Il faut absolument aérer le matin très tôt car ensuite le soleil nous oblige à fermer cette chambre jusqu’à… 19 heures au moins!
            4.Tout à coup j’entends « Mamy, viens vite! » Répété deux fois… Peu encline à cesser ce que j’étais en train de faire, je temporise « Oui, j’arrive! » ( Ce qui laisse toujours deux ou trois minutes de battement 😉)  » Mais vite! Y a urgence! » Alors forcément quand un petit bout de chou s’exprime ainsi , on se bouge… donc je me précipite… Et je découvre, tandis que Mininous s’est réfugiée derrière ma personne et agrippée à mon short « là regarde, le gros truc noir qui bouge! J’ai peur! » … Un scarabée d’un centimètre carré qui vrombit en écartant les élytres en vain pour tenter de décoller et trouver une sortie.

            5. « Il faudrait enlever ça, là » affirme-t-elle en montrant la partie basse de la porte-fenêtre et comme je m’enquiers de la raison, elle assène  » Je trébuche tout le temps en entrant! » Ben voyons, nous n’avions pas pensé à modifier la construction pour que disparaissent montants et pas de porte! Le verbe « trébucher » au lieu de « tomber » m’a époustouflée. Elle emploie souvent le vocabulaire adéquat alors que nous nous obstinons à nous désigner à la troisième personne par nos « avatars » de grands-parents, « Papy » par-ci, « Mamy » par-là, en veux-tu en voilà !un grand écart donc! 

            6. C’est encore la valse des « pourquoi et comment » qui nous emporte quotidiennement, avec elle et elle a une sacrée mémoire. Quand on lui dit « Demain matin au déjeuner, n’oublie pas de me rappeler de te servir du jus d’orange » ou bien   » ce soir nous irons voir voler les chauves-souris »… Vous pouvez être certains qu’au moment requis nous entendrons « c’est pas l’heure d’aller voir les chauves-souris ? »… Et vous aurez intérêt à ne pas rater le rendez-vous ! 

            7. »J’ai besoin d’une servante, Mamy » « Mais pourquoi faire… On n’a pas de serviteur, nous! »  » Ben c’est toi ma servante : attrapé les deux bouts de ma traîne et mets-la bien carrée, comme dans la reine des neiges! » Et hop elle file raide comme la justice nobiliaire! 

            8. « Je suis Lady Bug! Écoute ma chanson! » Et elle nous la rejoue ( avec chorégraphie) au moins 6 fois par jour… Audible et en français… Ou en langage chamallow mi-anglais mi-bébé. Et au début les bras levés font un lever de rideau… « Il t’a plu mon spectacle? » Évidemment !


Pareil… Mais autrement ! 🤰🧓🧚

« La maîtresse ne s’est pas foulée ! » S’exclame la maman à la Mamy, pour montrer l’œuvre de Mininous…

La carte de Mininous

Certaines années, certaines profs sont en manque d’inspiration… Ou contre le fait de présenter des souhaits pour des fêtes, somme toute, bien commerciales…

– On peut la comprendre ( solidarité de prof) m’exclamai-je, on n’est pas maman qu’un jour dans l’année et pourquoi faire plus de tralala pour la mère que pour les papas ? Les Coréens, eux, fêtent les parents… Et en même temps! Et je crois bien qu’alors ce sont les enfants qui reçoivent des présents !

– Tu radotes, Véro, la Corée, c’est pas le paradis non plus ; ils ont la pollution, le soju, le racisme et j’en passe !

– C’est juste. Au moins Mininous vient d’offrir à sa Maman un bonheur traditionnel ! »

En effet, hier a eu lieu le spectacle de l’école de danse, qu’ils ont calé pile la veille de la fête des mères ! A sa mère désormais, qui l’a accompagnée, chaque semaine de l’année scolaire, aux cours pendant lesquels la petite se dépense, d’assister, dès fin mai ( curieux, non, si tôt !?), aux deux heures de présentation finale pour deux minutes de passage de son enfant!

Et à moi, la grand-maman, de verser ma larme en pensant, admirative de ma descendance sautillante sur la vidéo reçue par WhatsApp, que voilà mon petit Amour, je suis sa Mamy, moi! « …

Passage de témoin dans la course de l’existence… Un instant vécu toujours pareil… Et pourtant bien différent. Edition renouvelée mais modifiée d’un vécu de génération en génération ! J’ai eu une bonne fête car mon fils aussi me l’a souhaitée. Le plus important dans cette fête des mères est, de mon point de vue, que mes enfants aient toujours envie de me parler régulièrement, ce jour-là comme les 364 autres.


Vivre et positiver 💜

« Tu sais Véro, j’ai surmonté un gros truc, là. » Par ces mots elle m’explique qu’elle a compris le cadeau qui vient de lui être accordé : la vie. Elle se remet d’un AVC. Elle a dû réapprendre à déglutir. Son élocution est de nouveau fluide. Elle a encore des difficultés pour écouter la télévision et lire lui est pénible mais elle revit.

Dimanche, ce sera sa fête comme la mienne ou celle de ma fille, sa petite-fille. Elle sera encore à la clinique par sécurité. Ma présence ne lui serait d’aucune utilité mais lui parler de temps en temps fait fonctionner son esprit.

Dans mon jardin, croissent des « éternelles ». Leur couleur dorée est une captation de soleil et une célébration de l’instant présent, de la vie. Leurs gerbes illuminent, comme de petites ampoules, ce semblant de sous bois. En les regardant, je songe à cette figure éternelle de la Mère, dont nous sommes chacune une image, nous qui éclairons de loin nos enfants pour qu’ils poursuivent leur route… Pensées maternelles de création.

Mininous va réciter un beau poème, comme sa maman avant elle, petite fleur de vie qui va illuminer nos pensées dans la genèse de notre famille et faire fleurir nos sourires.


Eclairages et réminiscences…📸🔦💡

            Comme Mininous a repris le chemin de sa maternelle parisienne… la maisonnée est bien silencieuse. Le soleil☀️, néanmoins, continue de briller sur le cerisier du jardin 🍒qui approche certainement du demi-siècle d’existence… Il paraît qu’un tel arbre🌳 peut vivre jusqu’à 100 ans… Le nôtre a déjà bien vieilli et ses « cicatrices » sont visibles ainsi que les coupes subies… pour le maintenir en vie!

            Le cadrage photographique 📸change le regard porté sur le tronc éclairé par le soleil du matin… à gauche les fruits sont nombreux et la star, sur laquelle le projecteur solaire est sensible, brille de mille feux, s’imposant à tous par son éclat comme la première de toutes…. à droite, l’entaille du bois amène le regard sur la deuxième cerise mise en lumière et les autres qui attendent d’être remarquées à leur tour comme à l’arrivée d’un gala💐… Ce sont les métaphores de la gloire dans notre société!

            Nous avions l’impression que les fruits étaient bien petits cette année et guère dignes d’être appelés des burlats… mais ils grossissent et les oiseaux ne les ont pas tous mangés… Nous ne traitons pas l’arbre (et nous avons certainement tort) mais nous ne mangeons pas non plus ses fruits car ils arrivent à mâturité avec… fourrage de vers assuré! Ce sont les oiseaux qui en profitent, surtout les mésanges que nous voyons avec plaisir du fait qu’elles sont des dévoreuses de chenilles processionnaires…

            A l’école, hier, Mininous a appris à dessiner… un serpent! 🐍Sans doute pour peupler un Eden imaginaire… et s’assurer l’accès aux connaissances!

            Je ne peux pas m’empêcher d’être attristée parce que les piverts ont délaissé le coin… sont-ils morts ? (Ils nous réveillaient vers 6 heures par leurs « rires » fracassants et je crains que quelqu’un les ait tués… Par ici les gens sont bien jaloux de leur « tranquillité » et ils ont déjà par le passé tiré sur les pies ou les geais pour les faire taire! ) J’espère qu’ils ont juste changé de lieu de prédilection.

            Le passage de Mininous laisse des souvenirs vivaces… Je l’entends encore chanter « Stone le monde est stone » parce que « C’est Maman qui chante ça ». Et au frigo… les fromages et desserts pour enfants sont à terminer… Et aux toilettes, on entendrait presque notre toute petite crier encore « J’ai fini! » pour qu’on vienne tirer la chasse hors d’atteinte! Grâce à ses parents nous la voyons presque quotidiennement avec Whatsapp😍… La technique a du bon tout de même!😊


« J’peux pas, j’fais des activités ! »

Je cours, je saute, j’arrose, j’écris, je dessine, je réponds aux appels de l’autre côté de la maison, je nettoie, je répare, je joue, je joue encore plus … Je m’active… je fais mon boulot préféré… Mamy!


Leçons de dramas

  • Black Dog, Being a teacher
Une affiche de Black Dog
Une équipe de battants

            Une lycéenne blessée est extraite du car accidenté qui l’emmenait en sortie scolaire par un professeur qui , lui, meurt. Go NaHeul apprend que cet enseignant à qui elle doit la vie sauve est un vacataire et que la famille de ce héros ne peut recevoir aucune aide du lycée pour survivre, du fait de cette situation précaire. On retrouve Go NaHeul 12 ans plus tard, alors qu’ayant raté le concours, elle postule pour devenir vacataire à son tour.

Elle a acquis la vocation d’enseigner en mémoire de l’homme qui s’est sacrifié pour elle. On la suit, ensuite, dans sa découverte du métier, dans un lycée qui doit impérativement améliorer ses résultats pour mieux recruter. Elle appartient à une petite équipe de profs exemplaires et ses élèves sont bien mignons, disciplinés et attentifs ( est-ce la fiction ou la réalité… ? Mais les profs se font gronder comme des gamins par leurs supérieurs… Alors tout n’est pas idéal là-bas !)

            L’héroïne nous expose « un axiome », que je pense fort juste, « la loi des 2, 6, 2 » :

« Dans un groupe de dix personnes, deux m’aimeront, six ne s’intéresseront pas à moi et les deux autres me détesteront forcément« . (épisode 7 à la 12ème minute)

Leçon de vie :   L’héroïne transforme sa déception, ressentie à cause de la médisance d’autrui, en statistiques ; la logique mathématique permet de relativiser la situation vécue.

Le père explique que dans un couple chacun doit conserver son jardin secret.
  • Saisir l’opportunité offerte par Netflix de regarder des feuilletons livrés par deux épisodes par semaine afin de ne plus être tentée de regarder l’intégralité de la série en quelques soirées… Est encore une leçon que je suis avec plaisir.
    • Dans Thirty Nine : Trois amies de longue date sont arrivées à la veille de la quarantaine sans avoir fondé de foyer (l’une pour se consacrer à sa clinique dermatologique, l’autre pour avoir aidé sa mère à surmonter un cancer et la troisième pour être restée amoureuse d’un ancien compagnon pris dans un mariage de convenance). Ces femmes réalisent qu’elles veulent une situation stable… au moment où l’une d’elles apprend qu’elle est en phase terminale.

Leçons de vie : Ce feuilleton traite du courage face à la maladie et à la perte d’un être cher mais surtout de l’adoption car les médecins de cette série sont pris dans des situations difficiles : un adoptant qui revient sur sa parole une fois veuf et des parents biologiques délinquants.

Comme la culture est toujours présente dans les dramas, ici c’est Rachmaninov qui offre le thème musical frappant l’enfant adoptée pour lui faire comprendre que sa mère adoptive est vraiment aimante et, plus tard, que son amoureux est digne de devenir son époux. Du coup, la sensation auditive devient garante de bonheur.

            Dans Business Proposal :  Kang Tae-moo, un héritier de chaebol (famille et affiliés dirigeant des sociétés financières), totalement parfait en tout, doit, pour rassurer son grand-père, se fiancer alors qu’il n’en a pas envie. Il participe à des rendez-vous arrangés mais comme il veut se débarrasser de cette obligation, il propose un contrat de fausses fiançailles à une fille délurée… qui a en fait été envoyée par son amie Jin Young-Seo,la riche héritière qui veut se marier par amour… Shin HaRi est en fait chercheuse dans l’une des sociétés de Kang TaeMoo . Shin HaRi, travestie, dépannait son amie d’enfance, Jin YoungSeo, qui, partie de son côté, tombe amoureuse… du bras droit de Tae-Moo, Cha Sung-hoon, son secrétaire… élevé par le grand-père Kang auprès de Tae-Moo orphelin !

Leçon… On pourrait croire qu’il n’y en a pas dans cette version de Cendrillon… mais on apprend que la nourriture a pris une très grande importance à notre époque et qu’il convient de ne pas en négliger l’intérêt ! Les sociétés de l’héritier commercialisent des aliments, l’homme qui forme un triangle amoureux avec les deux héros principaux est un Chef de génie et les deux plus riches font mieux la cuisine et le ménage que les deux filles!!! Situation difficile à imaginer ailleurs que dans une société civilisée! [Même Papy H. ne peut la trouver enviable alors que ma fille la vit au quotidien ! Bravo mon gendre!!!!!!!]

            Dans Our beloved summer : Deux lycéens avaient participé à une émission de téléréalité à succès, parce que la fille était une excellente élève tandis que le garçon ne faisait que dessiner… puis ils avaient eu une relation sentimentale houleuse, faite de plus de ruptures que de bonheur. Cinq ans plus tard, devenus, elle, une créatrice d’événements culturels, lui, un dessinateur très coté , ils participent à une nouvelle émission sous le regard du cameraman amoureux de l’héroïne et d’une star de Kpop amoureuse du héros… (deux triangles amoureux)

Leçon de vie : Dessiner à l’école peut mener au succès et à la fortune !

Les thèmes abordés dans ce feuilleton sont aussi : l’adoption, réelle ou de fait (car l’artiste est officiellement adopté par ses parents restaurateurs mais son ami d’enfance, qui porte le même prénom et dont la mère se désintéresse, est nourri, logé, aimé par les parents de l’artiste!!!), la téléréalité mais aussi la dette familiale ! dans ces dramas, il arrive souvent que des héros soient contraints d’avoir recours à des usuriers mafieux qui les pressent comme des citrons… alors qu’ils sont soutiens de famille ( ici d’une grand-mère ou dans d’autres dramas, d’un frère ou d’un enfant après décès du dernier parent)!!!

            Dans Her private life , une gérante d’exposition dans un musée a dû, pour être embauchée, cacher qu’elle était une master-fan d’une star du groupe Kpop Blue Ocean. Au cours d’une de ses activités de groupie, elle heurte le futur directeur du musée, un peintre qui ne parvient plus à peindre depuis trois ans. Les débuts de leurs relations sont électriques mais peu à peu le climat se réchauffe au musée!

La leçon est que même lorsqu’on est une fan (ce qui en Corée semble correspondre à une situation bien plus passionnée et concrète qu’en Europe)… on peut se détacher assez pour vivre une relation sentimentale véritable.

            Les scénaristes ont concocté une intrigue vraiment très très alambiquée! Le judoka qui fait le triangle amoureux est encore un fils adoptif dans les faits car il est élevé avec l’héroïne comme un frère… et à la fin on « retombe sur nos pattes » car tout était lié depuis l’enfance des personnages !

            Je me demande 1) ce que font les banques en Corée 2) comment il peut y avoir autant d’orphelins qui élèvent un parent 3) si la télé va souvent filmer dans les lycées ? 4) Si les fleuves de soju bus dans ces feuilletons vont s’assécher un jour! (Même les parents boivent avec leurs enfants!)


Flambée

Au nouveau domicile, avant d’emménager en y recevant les meubles, après une journée harassante de nettoyage pour rendre une installation minimale possible… On s’est enfin posé, reposé… autour de la cheminée, devant la première flambée allumée dans la maison louée…

C’est alors que le mot « foyer » a pris tout son sens dans mon esprit… Jeunes et vieux souriaient, contents d’être ensemble, rassemblés dans une intention commune…

Tout ce qu’il me reste du catéchisme puis de l’option « Histoire des religions » suivie en fac, depuis que je suis devenue athée au point de n’avoir jamais appris aucune prière à mes enfants … Tout ce qu’il me reste, c’est la phrase selon Mathieu  » quand deux ou trois seront réunis en mon nom, je serai parmi vous » …

Il n’y avait pas de divinité autour de cette cheminée … Mais une même lueur, une clarté, dans nos regards car nous étions réunis au nom de la famille. C’était là notre foyer.

Comment ne pas penser alors à tous ces éclats, ces feux allumés, ces étincelles de folie, « l’ubris », l’orgueil des hommes, ces préparatifs d’incendies et d’explosions, ces désirs d’invasion de pays asiatiques qui fourbissent leurs missiles… cette infernale obstination des bellicistes.

Ma pensée s’embrase… incandescence redoutée… C’est l’enfer sur terre…

Il faut éteindre ce feu.


« Méga-super-gigantesques! »

            Pendant ces vacances, Mininous, ma petite-fille adorée de 4 ans, est allée apprendre le chasse-neige à l’école des Pioupious.

            Elle a fait des allers et retours autonomes avec Papa comme escorte, tandis que Maman filmait ses « méga-super-gigantesques » descentes, comme elle nous les avait annoncées en vidéo. (Merci WhatsApp!).

            Ses parents, eux, ont respiré du bon air et pris un repos agréable :

            Mininous est devenue une Sifflote et quitte aujourd’hui la station avec son grade de deuxième année. La médaille n’était pas en chocolat et bien jolie :

            Je suis une Mamy trop fière d’avoir vu son spectacle de fin de séjour où elle suivait avec grâce les indications de l’animatrice. Mon petit bout de chou était aussi belle qu’une princesse!


Fin d’année 2021 et début 2022 :

                Oui le Père Noël a fini par arriver chez nous… mais il est passé sur le balcon car deux d’entre nous étaient confinés parce qu’ils étaient cas-contact. Nous avons heureusement pu être ensemble à l’extérieur et Mininous s’est bien régalée, nous amusant aussi par ses réflexions impayables! J’ai bien reçu mes commandes de cadeaux… Le Père Noël est super attentionné! Voici donc une sélection de bons moments passés et une annonce de bons moments futurs avec la douceur et les surprises des gâteaux!

                Nous voici donc entrés en 2022 :

Je vous souhaite Bonheur et Santé surtout, avec cette image, que je trouve désopilante, reçue de mon amie France.

                Désormais je me lance dans de nouveaux projets, après avoir visionné une nouvelle chaîne Youtube à laquelle je suis abonnée: 행복자수happyjasu

                (Vous devriez aller découvrir cette chaîne après avoir visionné cette vidéo )

                Voici maintenant mes débuts en la matière (comme toujours j’invente mon propre style avec un petit zèbre de dos. En projet, j’ai un renard et un lapin. Le nounours n’est pas encore habillé car j’hésite encore sur son sexe… et surtout je dois aller acheter des fils , raison pour laquelle le nounours de gauche qui est en train de marcher est resté en panne!):

                Bref… Prenez soin de vous et passez une bien meilleure année que 2021 avec « la nouvelle aux 3 fois 2 » (je vais chercher si 6 ou 3 ont une valeur particulière en numérologie) : 2022!


« Ben alors, qu’est-ce qu’il fait ? »

demande Mininous à Noisette, la chienne de ses autres Mamy et Papy.

Devinez qui est attendu…?

. Joyeux Noël 2021 à tous!


Broderie 2.0

. -Qu’as-tu fait Véro ces derniers temps?

. – Des petits oiseaux. Des mésanges pour papy H.

. Il me semble que désormais, on peut enfin parler de broderie parce que, parfois seulement, je trouve que j’ai quelque mérite !

Mais je vois toujours des défauts alors je dois encore travailler !

Broder… des progrès ?

Les cercles n’ont pas l’air très ronds mais ils le sont; c’est parce que je ne tire pas le tissu de façon égale tout autour.

La pratique produit une certaine progression. Comme toujours, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué et selon cette loi idiote à laquelle je ne peux m’empêcher d’obéir , j’ai commencé ces « écussons » circulaires de 8 cm sur 8 ( ben j’aurais dû choisir encore plus petit, non? ), cette taille m’ayant été imposée par la volonté de faire entrer 7 médaillons dans un cerceau à broder!

Je ne suis pas trop mécontente des petits amoureux que j’ai copiés sur le superbe blog nommé Le blog d’Angèle dans l’article Au fil des nichoirs, partie 3, du premier juin.

Ils amuseront certainement Mininous, bien qu’ils soient loin d’être parfaits!

Les oiseaux amoureux

Le visuel choisi pour les trois femmes de ma famille ( moi comprise ) est un bouquet… de coeurs avec un noeud qui m’a donné du souci pour l’équilibrer. J’aurais pu faire des molécules d’eau pour Karen, chimiste, un avion ou une clarinette pour ma belle-fille (évoquant son métier par l’un ou sa qualité de musicienne ) … mais je manque de temps alors je nous unis toutes les trois par tous ces petits coeurs, réservant mon inventivité aux hommes de la famille.

On a parfois l’impression que j’ai tiré sur la toile… mais en fait… le dessin est tout petit et vu ici en très gros plan!

Je ne suis pas mécontente non plus de ma pièce d’échec, un roi évidemment pour mon fils chéri, qui aime tous les jeux de réflexion, et qui est ce penseur dont je suis si fière.

Mon roi

J’ai beaucoup travaillé aussi pour lui broder un stéthoscope, en rapport avec son métier.

Les zig-zag représentent un bout d’électroencéphalogramme et ne sont pas en rapport avec le coeur mais avec la spécialité PSY.

. De même j’ai symbolisé le métier de mon gendre par des instruments de recherche en chimie ». J’ai voulu dessiner des fioles , une sorte d’expérience de distillation et décantation, de préparation complexe dans des tubes à essai …

Et j’ai ajouté une toque de cuisinier évoquant sa passion pour la cuisine, dans laquelle il excelle aussi.

Les nombreuses erreurs produites par un si petit espace de travail m’amènent souvent à défaire les points laborieusement alignés… et en outre mes projets réclament aussi des révisions comme cette toque de cuisinier. Chez ma fille, c’est Papa qui cuisine… et Mininous! Elle goûte tous les légumes en plein épluchage et met volontiers la main… dans les saladiers pour grignoter avant tout le monde!

Eh bien cette toque était tout d’abord trop italienne pour représenter correctement les talents de mon gendre, à mon avis.

Il me reste à réaliser l’oiseau et sa mangeoire correspondant à Papy H.

Conclusion, ai-je progressé ? « Un peu mais guère », selon l’expression pagnolesque! Tant pis, je persévère !

Légende de la dernière photo : Mon index (pas du tout manucuré mais si souvent récuré, comme à l’habitude d’une personne aussi ordinaire que moi) permet d’évaluer la taille de cette toque de cuisinier (environ 1cm sur 2.5)


Le mois de décembre : l’Avent

Le calendrier de Mininous

           Nos activités hivernales relèvent du cocooning… Chez Mininous, un calendrier « maison » l’aide à comprendre le passage du temps. Dans ces sacs, sa Maman et son Papa ont pu glisser non seulement des friandises mais aussi des Playmobils correspondant à son âge.

. Ici, Papy H. Fait des mini-plantations : graines de… 🥝 Kiwi (oui, oui), 🥑 noyaux d’avocat ( et déjà pointent les racines) bientôt mis en terre, blé du 04 décembre ( Celui de la Sainte Barbe censé nous apporter la prospérité) etc. Il a aussi réalisé en bois une des poignées de ses ciseaux préférés… Et il veille sur le jardin, la chaudière…etc. Il a planifié tous ces actes pour les rendre rationnellement productifs et mis ses interventions en tableaux carrés et prévisionnels… Bref, tout ce que je ne sais pas faire.

La pépinière de Papy H

. De mon côté, les cadeaux d’anniversaire

(Voeux de Mininous)

( nous sommes plusieurs nés en fin d’année) comme ceux de Noël occupent mes pensées et mes soins, à côté de la broderie dont je reparlerai bientôt.

Ces paquets contiennent la Tisane de Noël, le Cluedo en chocolat et des marrons glacés… cadeaux gourmands accompagnateurs de chèque.
Ici, à côté des jolis gâteaux de Karen, figurent mes pommes éclatées et le bon cake choco-poires réussi grâce à la collaboration de Geo.
Tricoter, lire, dessiner… C’est moi!

. Je poursuis mes essais culinaires qui sont loin de ressembler aux excellentes réalisations de mes enfants mais qui s’avèrent parfois… moins ratés que prévu!

. Comme j’ai été sage… Et que les centres d’intérêt sont toujours les mêmes, j’ai eu des cadeaux qui me comblent.

. Ce qui ne m’a pas empêchée de faire une lettre au père Noël pour lui demander de remplacer ma boîte de couture ( une boîte de bricolage détournée ) et une boîte pour y ranger les tisanes ( nous sommes des fans et avons toujours au moins 6 qualités différentes en stock : des tilleul, verveine et menthe obligatoires aux mélanges baptisés « ventre plat » indispensable, « après-repas » très utile ou « bonne nuit » très réputé…etc ) parce que la cagette dans laquelle je les range est forcément moins pratique qu’une vraie boîte « à thé »!

Même rangée la couture déborde et l’étagère à tisanes affiche complet.

Visite du 23 novembre 2021

A 5h44, heure à laquelle je me levais il y a deux ans environ… Néo est venu me rendre visite…

                Je l’ai entendu me « dire » d’un son sourd mais gentil : « Je suis là, ne bouge plus. » J’ai étendu la main gauche et senti nettement son corps chaud, vivant…

                J’étais dans mon lit et me réveillais… ça n’a pas duré longtemps mais son fantôme était là et il m’a fait plaisir même si au moment où j’ai songé « fantôme », il a disparu.

                Je pense à toi souvent, mon petit compagnon disparu de la terre…Et ton souvenir est un bonheur.


Halloween 2021 à Mamyland

Notre quartier fut très décoré pour la circonstance et, à l’initiative de quelques uns fort inventifs, la cinquantaine d’enfants des environs ont pu découvrir …

Notre Ninja gagnée à la fête foraine il y a très longtemps, était d’Halloween, elle aussi!

Une sorcière volant sur son balai en train de bouger grâce au vent, comme s’il se déplaçait pareillement, des spectres et une tortue 🐢 Ninja grandeur nature sur son rocking-chair, des tas de citrouilles rigolardes, des toiles d’araignée et des chauves-souris… Tout ceci fait ou récupéré à la maison, ça et là, par les deux retraités nouveaux que nous sommes et pour le plus grand plaisir de Mininous. Elle a pu faire sa collecte de bonbons en compagnie de la troupe d’enfants, escortée par son tonton et sa Tata.

La sorcière nous a bien occupés, moi cousant et lui hissant, éclairant tout ça…

Ce fut un bon moment de convivialité , bienvenu au milieu de cette crise sanitaire.


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Avec les vacances, voici revenue Mininous!

Jeux, baignades, promenades… Et gros dodos… Sans utiliser les écrans…

15 jours de dépaysement assurés ! Tous les grands-parents du monde me comprendront!

A bientôt donc!

Peints par ( de haut en bas dans la colonne de gauche) Tata, Tonton et Mamy Véro et (colonne en bas à droite ) par Mininous

avant… Et après une deuxième heure de travail…


« J’en fous »

Mininous (pour celui ou celle qui ignore de qui je parle, rappelons que ce blog contient plus de cent articles et qu’il convient de se référer aux articles précédents) était occupée à dessiner, lorsque je lui ai demandé de venir « dire au revoir » à la personne de notre famille avec qui j’étais au téléphone… Comme elle n’avait pas envie de quitter son « askivité » (prononciation enfantine restituée) elle a à peine levé les yeux et jeté…

« J’en fous! »

Nous avons tant ri que nous n’avons pas pu la gronder et que l’interlocuteur qui la connaît très bien n’a pas pu se vexer du renvoi aux calendes grecques de son bisou d’au revoir!

Ce mot est devenu une citation d’anthologie familiale et la réaction de Mininous m’est une leçon…

Pendant toute ma jeunesse et jusqu’à peu, à l’âge adulte, j’ai été dressée à me conformer à la politesse telle que le commun la conçoit, cette hypocrisie sociale qui fait jeter à l’élève ayant lâché une insolence un pardon du bout des lèvres ou crier « Bonjour Madame » de l’autre côté de la cour d’école au professeur retenu par une conversation privée et qui n’a pas du tout vu l’adolescent soi-disant poli la forçant à le remarquer pour exiger, par ce claironnement de son souhait de bienvenue, que sa conversation s’interrompît.

J’ai souri, encore et encore souri aux autres… d’autant plus que ma mère me répétait que je ne suis pas belle (sous-entendu par rapport à ma sœur et selon sa propre conception de l’esthétique) mais que j’ai un « joli sourire » (n’allant pas même jusqu’à beau!!!).

Mon métier m’a amené à donner des leçons (et par là-même à me cultiver sans cesse pour être capable d’en donner), à lire une multitude d’œuvres structurant ma pensée, à les analyser mais surtout à défendre avec une logique sans cesse remise en question toutes mes affirmations devant un public d’adolescents exigeants (entre 10 et 15 ans), dont sont particulièrement développées la faconde et la sournoise volonté de jeter aux orties les propos de tout adulte qu’ils sont obligés d’entendre à défaut d’écouter… (J’aime bien la tournure « à défaut de »!!!) ce qui les pousse à me prendre pour une idiote!

(et je peux l’être, je le sais bien, moi qui viens de réviser 10 fois le texte de cet article!!!)

Hier encore une enfant qui devait étudier 20 points d’orthographe dans le texte de la dictée corrigée, a préféré m’indiquer que j’avais « fait une faute » en écrivant dans ce texte le nombre quatre « sans s »… Il leur est tellement plus facile de « jeter la mémé avec l’eau du bain »! (Je sais, on dit « le bébé »!). et j’avais pourtant répété précédemment que « quatre » ne prend jamais d’s sauf dans les affiches , enseignes publicitaires… Peine perdue.

Demain c’est la fête des Mères et bien que ma fille chérie ne lise pas régulièrement ce blog, il m’importe de réaffirmer la leçon que m’inspirent ces faits et que j’ai toujours faite à mes enfants depuis qu’ils ont l’âge de me comprendre…

J’en foutez-vous de l’avis de ceux qui se croient autorisés à vous juger ou à affirmer qu’ils ont plus de valeur que vous et faites votre chemin tranquillement !

Passons chez le psy.! Dans Still 17 le héros a eu besoin d’une aide psychologique pour abandonner son complexe d’infériorité dû à la certitude d’avoir causé la mort de quelqu’un.

On m’a dit que je pourrais être invitée à un dîner de cons au prétexte que je n’aurais plus qu’un unique sujet de conversation du fait de ma passion d’une année pour la Corée du Sud avec ses dramas et sa Kpop…

Si l’on invite un cinéphile à un tel dîner, c’est qu’on se croit plus cultivé que cette personne au motif qu’elle préfère tel type de cinéma à tel autre… Cette raison et ce mépris me paraissent incohérents. J’ai déjà rencontré des personnes qui ne jurent que par le « cinéma français » dont elles parlent en boucle alors que je ne l’apprécie pas du tout et je ne me suis pas autorisée à les penser limitées intellectuellement ni n’ai songé qu’on devrait les interner lorsqu’elles s’emportent en cherchant à démontrer la valeur de leur passion… Et puis j’ai certainement déjà été invitée à des dîners de cons parce que j’ai été très obèse par le passé (certains détestent les gros quand ils dansent) ou parce que je parle beaucoup de mon métier, longtemps ma vocation, et qu’ils sont incapables (sans expérience ni culture) de me contredire.

Donc… j’en fous. Et je poursuis ma route.

Que ce soit une leçon à qui veut bien la recevoir …

Je suis pour l’indépendance d’esprit

même au prix d’être prise pour un OLIBRIUS,

une originale devenue imbécile, une radoteuse à méjuger… et même s’il faut vivre seule car la solitude est notre lot à tous! On peut être très seul au centre d’une foule mais moi j’ai mes enfants, Mininous, mon époux qui m’éclairent le chemin quotidien… et tous ceux à qui j’ai inspiré peu ou prou d’amitié (ça en fait du monde pour que je puisse continuer tranquillement de « j’en foutre » tant pis si l’on me croit « jean-foutre » ! )


Mon séjour à Mamyland!

            Me voici de retour d’un pays merveilleux : celui des grands-mères! Mininous est repartie chez elle…

            Pas d’écran pendant 10 jours… voilà qui m’a permis de faire un break salutaire… zéro PC, zéro Télé, très peu de portable… mais … des balades avec Mininous et les collines du coin ont décoré nos rêves de panoramas en relative altitude et puis des collages, des peinturlurages, des découpages, des orages (des vrais et quelques gros pleurs), des « câlinages » (oh oui, plein, plein), des bavardages, des observations de la nature en vrai pas en image, des écoutes d’oiseaux et nourrissages, des courses à se mettre en nage, du modelage, des cartes à grattage, des pierres brillantes prises pour des joyaux de tournage, une enfant vive et enfant sage, des rires et des rages,un nombre incalculable de lectures et de chansons de son âge, des goûters, des « petits coups d’eau », des pipis et des cacas mais tant de joies et de tendresse que je n’ai pas vu le temps passer… Heureusement que j’ai capté des souvenirs en images et vidéos!


Néo est parti pour le grand voyage dont on ne revient pas sur Terre

(Photos du 4 avril… et du 6 juillet)

Ces six derniers mois ont été de plus en plus difficiles…

Il a perdu la moitié de sa masse corporelle au fur et à mesure que ces boules de cancer se développaient au point de devenir une énorme masse sur le flanc droit de son corps et appuyée sur sa colonne vertébrale.

Décider du moment où l’euthanasie devait lui être imposée n’a pas été…

Le 5 juillet, nous nous y étions préparés et allions la demander à notre vétérinaire mais notre petit compagnon a soudain, grâce aux médicaments, repris un peu de vie : dans la nuit il a souhaité me rendre visite alors qu’il ne venait plus, ne pouvant plus grimper sur mon lit. Il m’a demandé de le porter, puis après un câlin, il a souhaité redescendre.

Dans la journée du 6, il a même chassé deux insectes dans le jardin avant de se mettre à l’abri sous la remorque parce que les geais et corbeaux l’avaient repéré depuis plusieurs jours et  le surveillaient (comme nous qui les éloignions). Il s’est donné une dernière occasion de suivre son soleil, qu’il adorait tant… de « chasser » en observant les pigeons qui le narguaient en becquetant dans la pelouse pas loin de lui. Puis il est monté. Plus tard on l’a aidé à descendre encore une fois ou deux… pour s’étendre sur son coussin préféré…

Le 8 nous avons appelé pour prendre rendez-vous et lui dire adieu mais ce ne fut accordé que le 10 à 17h. Le dernier jour fut un renoncement à la vie pour lui. Depuis une semaine il avait élu domicile dans le placard de la pièce où il a toute sa vie aimé dormir sur le bureau ;

là, il n’a pas voulu rester sur le balcon, le matin à la fraîche et est retourné obstinément (deux fois) dans son placard. Il a réussi à boire mais n’a rien mangé de tout ce que Geo lui a préparé pour tenter de l’intéresser à la nourriture.

Le  10 au soir, c’est moi qui l’ai pris dans mes bras pour l’emmener. Inutile de raconter la suite, sauf qu’il s’est « battu » jusqu’au bout pour ne pas nous laisser, grognant encore en s’endormant.

Nous l’avons couché dans son dernier lit et bien enveloppé. Le lendemain matin il y était exactement comme nous l’avions disposé; nous l’avons vérifié. Il dort et, j’en suis sûre, il veille encore sur nous… Toujours il veillera.