Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

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My Mister, un homme bien

IU et Lee Sun-Kyun

« Vous êtes un homme bien, vraiment. » insiste Lee Ji-An, 21 ans, en s’accordant le droit de regarder, yeux dans les yeux, Park Dong-Hoon, son aîné de vingt ans, son mentor aimé, dans My Mister… Alors moi, j’aurais bien voulu que leur relation ressemblât à celle de Céline et René… mais que nenni car cette relation-ci est tellement plus forte, idéalement belle, plus respectable car d’une correction totale… et pourtant si profonde !

IU
  • L’héroïne Lee Ji-An (j’ai entendu « Lisiane », tout le long de la série!) est interprétée par Lee Ji-eun (이지은) (quasiment le même nom) c’est-à-dire IU, cette chanteuse célèbre qui vient juste de remplir le stade olympique de Séoul en ce mois de septembre 2022, cette présentatrice de l’émission Palette aux 26 millions de followers, comme nous la montre l’article IU’S PALETTE WITH CRUSH dans le blog SomgirlsfromK de Domdom-mon-webmestre-préféré (Cette frêle personne, IU, prouve dans ses propos, cette fois-là, qu’elle prend soin de sa santé et prévoit son emploi du temps rationnellement). IU est cette star magnifique de la chanson, cette jeune artiste Coréenne qui avait 25 ans à l’époque de My Mister, cette femme si élégante, à la voix de soprano et au style de musique tellement moderne… cette actrice accomplie célébrée au dernier festival de Cannes (article de Paris-Match du 2022_05_27), qui vous lance au fond de votre âme lorsqu’elle vous regarde : « Me comprends-tu? ». Heu… je l’aime beaucoup, n’est-ce pas ?!
  • Dong-Hoon (ou Dong-Hun) est magistralement interprété par Lee Sun-kyun, dont la voix grave et l’air résolument sérieux font qu’on lui donne le bon dieu sans confession. (Dans la vie réelle, cet acteur, qui a joué dans Parasite, est l’époux de Jeon Hye-jin, que je viens de voir dans SEARCH WWW, encore une pépite sujet d’article ultérieur.)

L’intrigue :

Park Dong-Hoon, un ingénieur de génie-civil chef de service, est balloté dans la guerre des chefs de son entreprise parce que son Directeur… est l’amant de sa femme, ce qu’il ignore encore dans la situation initiale de la série ! Alors qu’il est agacé par une intérimaire pour une vétille (elle a écrasé une coccinelle!), il s’aperçoit peu à peu que cette jeune fille, qui habite dans son quartier et accomplit les mêmes trajets en tram pendulaires, est la rescapée d’une jeunesse de misère : elle se débat dans de pires ennuis que les siens, remboursant la dette de sa mère à un voyou, qui la harcèlet (Lee Guang-Il, qu’interprète à la perfection, tellement j’ai eu la trouille et que je l’ai détesté quand il battait « Lisiane », Jang Gi Yong ) et s’occupant de sa grand-mère impotente et sourde avec le tout petit peu d’argent qu’il lui reste chaque mois.

Lee Ji-An, la plus démunie d’argent mais pas de débrouillardise, devient justement celle qui sauve la mise de son chef de service, Park Dong-Hoon quand il est suspecté de corruption. Au fil de l’histoire, elle l’extrait peu à peu du marasme dans lequel sombrait la vie de cet homme, père d’un fils de 12 ans, envoyé étudier aux USA, qui est devenu le soutien de famille de sa mère et de ses deux frères quadragénaires au chômage.

Dong-Hoon aurait pu n’être qu’un pauvre type tant il est foncièrement gentil et a le sens du sacrifice et puisqu’il apprend qu’il est trompé avec le type qu’il méprise le plus au monde, viscéralement… mais cette rencontre avec Ji-An, à qui il accorde intérêt et protection, produit un enchaînement de circonstances toujours plus positives pour tous les deux.

Les thèmes :

  • Tout d’abord les problèmes créés par le foyer et la famille (le mariage, le chômage, les obligations sociales). J’ai compris qu’un Coréen ne fait que… payer (cadeaux d’argent pour les mariages, les enterrements, les événements à fêter) Le statut social enferme les gens dans un carcan bien plus handicapant que dans la société française. Ainsi la mère du héros lui donne une enveloppe pour s’acheter un costume, alors qu’il est riche et l’époux d’une avocate tandis qu’elle fait quelques heures d’entretien dans le café du quartier ! Dans le même ordre d’idées, le frère cadet est d’abord vexé de n’être qu’un agent d’entretien mais il parviendra enfin à considérer ce travail comme honorable puisqu’il lui a redonné une raison de se lever le matin et lui permet enfin de gagner sa vie !
  • Les jalousies de fratrie : les trois frères s’aiment mais ne peuvent s’empêcher de se taquiner voire de se battre. Pourtant ils sont inséparables. Ils jouent au foot dans le club du dimanche mais tous ces footeux passent presque plus de temps quotidien au café que chez eux ! De ce fait, l’alcool est aussi le vice dénoncé ! Qu’est-ce qu’ils boivent ! Hommes et femmes… mais pas la mère (ni les bonzes). Il doit y avoir un âge limite ! ?
  • Les luttes de pouvoir au sein des entreprises et des bureaux internes, les repas d’entreprise où l’on subit la présence pénible des chefs autoritaires, ainsi que les ragots sur la vie privée (les « scandales »). Alors quand on apprend que « Lisiane » a tué accidentellement le père de Lee Guang-Il lorsqu’elle avait 14 ans (elle n’a fait que deux ans de prison au bénéfice des circonstances atténuantes: elle avait été, comme sa grand-mère qu’elle défendait de son mieux, un souffre-douleur de ce tortionnaire) les gens se déchaînent !
  • Mais l’on voit aussi le thème du bon chef de service qui pardonne même au subordonné médisant, le condamnant à demander pardon verbalement et l’amenant à l’admirer puis devenir son ami! Les subordonnés de Dong-Hoon sont bien sympas quoiqu’aimant trop le soju!
  • Et enfin… le bon amour… Celui qui n’est pas nocif, qui ne vous enferme pas (on excuserait presque la femme de Dong-Hoon car le poids du quartier est étouffant!) De qui faut-il tomber amoureux?

Si je ne devais recommander qu’un seul drama pour expliquer pourquoi je suis une passionnée de ces séries coréennes, comme l’écrivain Paulo Coelho (à lire sur KSélection), ce serait ce drama-ci dont vous pouvez voir toute la distribution sur Nautiljon en cliquant sur le titre ci-contre : My Mister

Les créateurs de ce drama sont: Kim Won-suk,Park Hae-young. Je me suis demandé si le personnage de Park Qi-Soon (ou Ki-Jun… peu importe l’écriture phonétique) le frère cadet, qui était le réalisateur d’un film qui l’avait fait passer pour un génie avant de perdre tout son potentiel au point de revenir vivre chez sa mère à 40 ans passés, est un porte-parole du scénariste pour lui permettre d’exprimer combien sa propre profession est difficile!

ATTENTION SPOIL ! Cessez de lire si vous avez l’intention de regarder la série.

Voici en vrac toutes les scènes magnifiques qui me resteront longtemps en mémoire et que je note ici pour ne plus jamais les oublier :

  • « Est-ce que je peux vous faire un câlin? » Il a fallu qu’elle le demande deux fois avant de l’obtenir. Quelle époque difficile que la nôtre où il faut poser cette question afin de ne pas paraître harceler l’autre! Si je n’avais pas dragué Papy H. à la soirée dansante où je l’ai rencontré, je n’aurais pas eu tout ce bonheur de dizaines d’années, mes enfants chéris, ma vie qui me convient !
  • La partie de football finale avec tous ces joueurs en tenue de deuil, cette scène tellement pleine de tendresse sur un terrain improvisé, cette joie d’après funérailles… J’ai lu une scène de ce genre écrite par « l’écrivain de la joie », Gilles Legardinier, dont j’ai parlé sur mon autre blog.
  • Les scènes où Lee Ji-An parle le langage des signes avec sa grand-mère et bien sûr celle qu’on ne nous traduit, ne nous explique, qu’à la toute fin! « les rencontres sont précieuses« . (J’ai appris que IU avait été élevée par sa grand-mère un certain temps à une époque de grande simplicité de mode de vie… Tiens, comme moi!)

Il n’y a que des moments totalement bouleversants :

  • Cette attitude si chrétienne de la demande de pardon de Lisiane à BongHoon, mise en parallèle avec la « punition » du jeune collègue médisant… Le personnage abîmé dans son humilité et ses regrets d’avoir mal agi, pleurant sur la voie publique parmi les passants… scène totalement inimaginable en France.
  • Les écoutes de BongHoon par Lisiane : le souffle de l’homme adoré, les craintes en l’entendant simplement hoqueter sous l’effort ou la peine… Et le fameux « Est-ce que tu veux quelque chose? » des retours de BongHoon chez lui, l’homme fidèle.
  • Lorsqu’il dit son prénom au cinéma lui révélant ainsi qu’il est au courant et qu’elle en est choquée, mise devant son méfait d’espionne.
  • Lorsqu’elle tient l’urne dans ses bras et réplique à Park Sang Hun, grondé par son frère et Lee Je Cheol, « Pour moi aussi, c’était le plus beau jour de ma vie ! » parce qu’elle s’est sentie intégrée, respectée.
sourions quand on trouve des Hommes bien.

Les 16 épisodes, quoi ! Mais surtout :

Les deux sourires de la fin.

Ce drama se termine sur deux sourires de bonheur,

qui ressemblent au mien, ci-contre… J’ai toujours le même.


Métempsychique 🎞️

Qui n’a pas rêvé de pouvoir changer de corps tout en conservant ce que l’on pense être soi, son intellect et son âme…? Il m’arrive souvent de regretter n’être que moi physiquement… J’admire les acteurs qui peuvent se croire différents en changeant de personnage… mais alors ils doivent aussi modifier leur « moi » et ne sont donc pas eux-mêmes dans un autre corps juste quelqu’un d’autre avec le même corps… Non, moi je voudrais jeter ma tronche et tout le reste et m’offrir une autre apparence car la chirurgie esthétique ne peut rien pour moi, il y aurait trop de boulot! (Que personne ne cherche à me consoler… y a pas mort de femme, quand même ! Je survis chaque jour à ma déconvenue confirmée dans le miroir!) Plusieurs dramas exploitent l’idée d’un échange de sexe entre deux individus d’un couple en formation, excellente façon de pousser chacun à mieux comprendre l’autre mais

ALCHEMY OF SOULS

propose cette idée d’une mutation de corps, de l’obtention d’une translation d’âme dans un corps hôte, pour combattre sa qualité de mortels ou pour… réaliser de mauvais desseins, forcément combattus par les héros. Cette colonisation métempsychique est un thème qui n’est pas nouveau, déjà classiquement traité dans d’autres films, mais ce drama de 2022, qui vient juste d’être bouclé pour sa saison 1 en Corée, me plaît d’abord pour ses acteurs et leur interprétation de personnages attachants ou infernaux.

Lee Jae-wook et Jung So-min forment un excellent duo fondé tout d’abord sur l’humour, chacun tentant de réagir au mieux pour combattre l’évidence du charme de l’autre. Les piques fusent. C’est un couple se disant « -je t’aime – moi non plus » , pas du tout comme le couple Gainsbourg-Bardot dont les mots crus sont totalement impensables dans un si bon drama, mais plutôt comme les répliques de ce vieux couple d’un des seuls films français qui m’avaient amusée dans ma jeunesse (car alors je détestais tous les acteurs bien français tels que De Funès, Bedos, Rochefort, Lanoux, Duperrey, Brasseur Claude…etc), amusée au point que je m’en souvienne encore aujourd’hui (c’était un film de Rappeneau comme celui que j’apprécie toujours : Cyrano…) Je parle du duo composé de Marlène Jobert et Jean-Paul Belmondo, assis dans leur arbre dans Les mariés de l’an II sorti… en 71 !

Dans ce drama fantastique, de l’Héroïc fantasy asiatique, les effets spéciaux sont splendissimes. Les gouttes d’eau magiques, les maëlstroms de forces dans des batailles épiques de mages contre mages me réjouissent l’oeil et me reposent l’esprit! On peut même affirmer que toute l’équipe d’acteurs, toute la distribution, est parfaite.

Alors, bien sûr, je me suis attachée à Lee Jae-wook, que j’ai cherché dans ses autres dramas, car je l’avais déjà « rencontré » dans Extraordinary you face à Rowoon, où il incarnait avec conviction le nul de service dans le trio amoureux. Il avait ainsi déjà retenu mon attention mais je l’ai trouvé formidable alors qu’il n’a qu’un second rôle, un méchant petit truand, dans Memories of the Alhambra, dont j’ai déjà parlé et il crevé l’écran! Je l’ai vu encore dans cette série où un jeune homme est amoureux d’une fille qui a 8 ans de plus que lui alors qu’il est encore lycéen, DoDoSolSolLaLaSol, face à une Go-Ara assez nunuche et pénible à suivre sauf lorsqu’elle joue du piano! Il joue aussi très bien son rôle de jeune acteur séduisant dans Search WWW dont je reparlerai. Cet acteur me fascine totalement.

Pour combattre le visionnage excessif (le fameux « binge watching ») Netflix distille désormais plusieurs dramas à raison de deux feuilletons par semaine. Je m’en suis félicitée parfois car je commençais à devenir une droguée de la télé, accrochée à mon épisode suivant, tant les scénaristes et réalisateurs ont de savoir-faire pour enchaîner le pauvre téléspectateur manipulé par des scènes présentées par le point de vue d’un personnage avec un gros suspense fait de mille interrogations … puis montrées sous un autre angle par les yeux d’un autre personnage, ou avec les images qui avaient été ôtées, afin de miner, tronquer, notre compréhension et pouvoir la satisfaire, la reconstruire, ensuite! Ils nous infligent une frustration pour mieux nous récompenser d’être restés là! « allez, je commence juste l’épisode suivant et puis je sortirai de Netflix »… cause toujours… tu restes là, en attente de la péripétie suivante!

Mais devoir attendre 15 jours au lieu de 7 est tout de même un vrai supplice quand on apprécie autant une histoire aussi jolie à regarder et ce beau rêve à faire, celui de l’alchimie des âmes. C’est pourquoi quand j’ai appris, en plus, que le couple principal de personnages ne sera plus interprété avec les mêmes acteurs… J’ai ressenti une vraie déception car Jung So-min est une excellente actrice aussi. J’ai visionné certaines séries uniquement pour la retrouver, elle, parce que je la comprends sans avoir besoin de lire les sous-titres, rien qu’en la regardant réagir. Non parce qu’elle surjouerait, en aucune façon, mais parce que le moindre de ses mouvements de sourcils a pour moi une signification évidente!

Et pourtant je ne devrais pas du tout me sentir trompée par les réalisateurs puisque tout était prévu, annoncé, dès le début, dans les faits narrés!

Et pour une fois, voir des morts-vivants ne m’a pas dérangée! Pourtant ce sont les méchants de cette intrigue, poursuivis par les personnages gentils , dans ce monde manichéen de Fantasy! Comme ils sont transformés en pierre dès qu’on les perce à jour et qu’il peut en exister certains qui ne sont pas mauvais… ma conception de la morale est sauve!

Bref… Ah! si je pouvais changer de corps!

Je vais devenir Coréenne et dire comme beaucoup de personnages « Dans ma prochaine vie, j’espère que je serai… » ! Le problème reste qu’on ne se souviendra pas des vies antérieures! Ouin Ouin Ouin Ouin Ouiiiiiiinnnn !


Flikkiverbiste➡️🔠☑️

 Ne cherchez pas… Ce mot n’existe pas. On appelle les amateurs de mots fléchés des cruciverbistes comme ceux qui font des mots croisés… Pourtant l’exercice est différent, plus tranquille, moins prise de tête. Ce néologisme ne serait pas correct puisqu’il commence par un élément, étymologique, certes, mais francique ou Germain associé a un morphème latin… Il faudrait peut-être proposer plutôt « saetiverbiste » pour rester en latin… Enfin bref, tout ceci pour dire que j’ai fini par m’y mettre, et sans fausse honte, avec ma « force 2 » ridicule en comparaison de la « puissance 4 » de papy H. qui pratique depuis un temps… immémorial pour moi. Je l’ai toujours vu, comme son père, des mots fléchés à la main… En outre, il est aussi amateur de sudoku et de cartes, enchaînant les défis sur son PC en fin stratège…

Bon, moi, je vais piano piano… Goûtant les bons jeux de mots ( comme « copie double » = « sosie » ou X « intime » pour désigner un prénom de personnage célèbre). Je trouve l’exercice reposant.

Très logiquement, je me suis transformée dernièrement en verbicruciste ( = qui compose des mots fléchés) pour préparer des grilles adaptées à Mininous, parce qu’elle va sur ses cinq ans. Je m’inspire des mots fléchés qu’elle a remplis dans ces derniers cahiers de vacances pour préparer Mat. Sup. ( Maternelle supérieure… Ah bon, on dit « grande section de maternelle »? Je dis comme je veux!) 

Bref… Ces nouvelles occupations me prennent un temps que je consacrais aux dramas… Jai vu tant de séries coréennes qu’il me devient difficile d’en trouver une  aussi plaisante que les trois dernières visionnées, dont je vais faire des articles ici ( ce blog est avant tout ma mémorithèque) … Ce ne sont pas des « fiches de lecture » que je rédige pour conserver le souvenir de mes séances télévisées mais le résultat des recherches effectuées au sujet de leurs thèmes principaux pour me cultiver…

En attendant de trouver la meilleure synthèse et le bon angle de présentation de mes compte-rendus,  j’aligne des lettres et, moi qui déteste être enfermée dans des cases par des jugements hâtifs, j’emprisonne des mots à leur place définie avec délectation ! 


Hein?

Isis
Reine de Saba

KyuHee Park et Mémories of the Alhambra 🎶🎞️

KyuHee est une guitariste classique absolument magnifique par son art et sa personne!

Elle m’enchante… et je ne me lasse pas de l’écouter.

Elle a remporté la première place dans une dizaine de concours internationaux dont celui de l’Alhambra comme on nous l’explique dans cette vidéo dans laquelle elle remplit un étudiant de bonheur en lui donnant un cours particulier (et à nous aussi par la même occasion!) en rejouant cette même oeuvre que vous venez d’entendre… avec plus de charisme car le jeune homme est trop… doux, trop tendre pour ce tango. (mettez la traduction française simultanée pour tout saisir aisément.)

Quand j’ai bingewatché (= « regardé les épisodes en continu ») le drama Memories of the Alhambra, lien Netflix (lien sur Nautiljon et lien sur Sens critique ) dans lequel jouent Hyun Bin, Park Shin-hye, Park Hoon, je me disais que faire d’une guitariste classique la récompense ultime pour des joueurs de jeu vidéo était une bien curieuse idée…

Mais voici l’interprétation par KyuHee de cet air récurrent qui obsède le héros :

Le drama vaut le coup d’oeil si vous êtes comme moi passionnés de médias modernes car il s’agit d’une intrigue tournant autour d’un jeu vidéo en « réalité augmentée » (on place des lentilles sur les yeux et on se retrouve immergé dans le jeu au milieu de la vie courante)… Le créateur du jeu a disparu. Le développeur l’a racheté à la soeur du très jeune créateur informaticien génial, en la manipulant mais… Cupidon, d’une part, et le fait que le jeu « se diabolise », d’autre part, compliquent la situation… sur 16 épisodes! Sans oublier les méchants qui menacent la vie des gentils et l’amitié qui leur sauve la mise, de temps en temps.

Trailer de Memories of the Alhambra sur Netflix:


Les arbres ont-ils des sentiments?

Les arbres ont-ils des compagnons, des copains… s’unissent-ils? Je n’ignore pas que parfois certaines espèces vont par deux et se marient, l’un fertilisant l’autre… mais ont-ils des sentiments? des amis?

Je me suis fait cette réflexion en regardant le panorama vers lequel j’avais été attirée par les détonations des chasseurs de septembre… Soudain j’ai vu trois couples d’arbres : cèdres, cyprès et peupliers… J’en ai remarqué d’autres mais ces trois-là ont impulsé ma réflexion… Un émondeur est passé dernièrement demander s’il fallait rabattre nos pins… puis ce métier, émondeur, est apparu plusieurs fois cette semaine dans nos lectures et nos propos à la maison… Couper un arbre, ça me gêne vraiment.

Le grand pin parasol de nos voisins a alors capté mon regard… désormais solitaire, il a perdu son compagnon depuis trois ou quatre ans déjà… Le voici célibataire, du fait des tronçonneuses humaines… Ne s’était-il pas lié pour des années? Sa propre existence a-t-elle une durée déjà programmée ?

Les hommes découpent les arbres et ce n’est pas toujours pour se chauffer…

Les deux colombes endormies de chaque côté de ses branches basses ont soudain bougé, révélant leur présence discrète… dans le soleil levant… sous l’écho des tirs humains… Tristesse… Puis les appels répétitifs séniles d’une voisine, amie d’autrefois, ont retenti dans le silence retrouvé de ce matin ensoleillé… Tristesse… Enfin la dorure omniprésente du soleil sur le bleu céruléen m’est redevenue évidente comme la pensée des miens… Chaleur, Espoir, Vie.


Se corriger… (M.A.J. du lendemain)

Mise à Jour du lendemain en violet : pour application du principe de correction!

Une journaliste nous a expliqué qu’une future montée des eaux mondiales sera à craindre dans le futur, d’après les scientifiques. Elle a développé en précisant qu’il s’agissait de la fonte d’un glacier polaire parce qu’il se réchaufferait à cause d’une eau sous-jacente ( quel dommage que je n’aie pas eu le temps de noter les mots précis employés pour une citation incontestable. ) Papy H. et moi avons compris tous les deux le même sens des mots prononcés… alors il a estimé que cette femme s’exprimait avec une méconnaissance scientifique évidente. Évidemment tous les reportages ne sont pas faits par des spécialistes ou des journalistes spécialisés mais on attend une information claire.

Papy H. est alors allé chercher une tasse remplie de glaçons et d’eau à ras-bord pour se re-démontrer à lui-même que la fonte des glaçons n’entraînait aucun débordement. Ce qui m’a convaincue, ce fut la précision « Sinon on ne pourrait pas boire le pastis tranquille ! ». Nous en concluons donc que si le glacier est maritime, aucune montée n’est à craindre. Seul un glacier terrestre menace d’augmenter la masse de liquide.La journaliste n’a pas dû choisir les bons termes…

M.A.J. : pour obtenir les compléments d’information qui nous manquaient quand j’ai écrit l’article, voici le copier-coller du commentaire explicatif très clair que Gilles Labruyère m’a envoyé en commentaire de cet article… comme quoi les commentaires sont super-utiles!

« Probablement le glacier Thwaites (192000 kilomètres carrés !) qui laisse partir 20 milliards de tonnes d’eau par année. Il se trouve que le glacier Thwaites repose sur un fond rocheux immergé et même plus profond quand on s’éloigne à l’intérieur du continent. Un glaçon, un iceberg ou un glacier flottant, c’est 90% du volume en dessous du niveau de la mer. Thwaites n’est pas un glaçon qui flotte sur l’eau. C’est un très haut tas de glace qui repose sur le sol rocheux. Sous le niveau de la mer il est vrai mais la très grosse majorité du glacier est au dessus du niveau de la mer. En effet la mer se réchauffe et pénètre sous le glacier. Cela a deux effets. Le glacier fond par en dessous et il avance plus vite. Mais même si la mer pénètre sous le glacier, le glacier est encore bien trop lourd pour flotter dessus. Le glacier Thwaites repose toujours sur le sol. Donc pour l’instant et pour longtemps encore le glacier remplit le verre.
Espérant avoir aidé à comprendre pourquoi Thwaites est un sujet de recherches scientifiques et attentionnées ».

Il existait donc une troisième option : le terrestre au pied dans l’eau!

« On ne peut pas laisser dire n’importe quoi. On se corrige. » vitupéra l’expérimentateur familial.

Et il est un fait que les gens qui s’expriment à la télé ou à la radio ne se reprennent presque jamais. Quand l’un d’eux se corrige, nous lui en savons gré et il grandit dans notre estime (parce que ça arrive quand même. Julian Bugier le fait illico. J’aime bien ce présentateur, moi. ) Mercredi matin un animateur de radio, sur France bleu, nous a proposé d’écouter Maria Gaynor et, quoiqu’hilare en indiquant ensuite le bon prénom… il n’a pas estimé glorieux de paraître se corriger.

Un inspecteur, en visite au collège où je travaillais, nous avait affirmé qu’un professeur « ne se trompait jamais »… et j’en avais été attristée parce que ce mensonge est une tromperie que j’estime immorale. Personnellement, j’ai passé ma vie à rectifier toutes les erreurs dont je me suis rendue compte et avec des excuses à la clé, préférant suggérer qu’il était plus important de rechercher la vérité, la correction, le savoir fondé que la fierté mal placée, qu’une vaine réputation de perfection.

Bref… Vive les expérimentations de Papy H. !

J’ai eu un mal fou à rétablir une charte de couleurs claire dans tout cet article… pardon pour les désagréments provenant des Mises à Jour successives!


Mammatus habité ☁️

A l’aube, j’ai observé, comme de nombreux Provençaux debout à cette heure-là, ce phénomène atmosphérique dont j’ai appris le nom dans la matinée : un mammatus! Dire que j’ai vécu 64 ans sans connaître le nom d’un tel événement déjà observé une ou deux fois !

Je blague… Tant d’ignorance me caractérise que je ne suis plus à un apprentissage près…. Non, ce que je retiendrai, c’est que sous cette masse imposante de poches rondes… Des petits nuages de style stratus ont, encore une fois, évoqué dans mon esprit fertile, un triangle ( le retour ?) , puis un personnage en aube… Normal à cette heure-là ! En néphophile passionnée ( = amatrice de ☁️ ) je ne pouvais pas oublier de fixer ici ce bel instant vécu à ma fenêtre face à l’immensité panoramique de ces sillons célestes ornés d’un pendentif en leur sinus central ( il faut zoomer pour le voir… Mais pourquoi donc les objectifs ne rendent-ils pas ce que l’oeil, même un seul et le bon – coucou Norbert – voit si bien?) !


Il a pointé ce matin !

-Qui ça? Zorro ?

-Mais non ! SUPERMAN !

-Ah bon, tout seul ?

-Ben si tu regardes bien, on dirait qu’un de ses fils a signé derrière lui… Mais il écrit mal, pour un héros ! Tiens, je te montre les preuves avec différents éclairages… Tu vois, là, à gauche ?

-Ils auraient pu nous dire un mot, quand même!

-L’important c’est qu’ils veillent sur nous… On en a bien besoin, non ?

-Ils savent pas écrire dans un triangle, ces gros bras! Comprennent pas que ce sont les maths qui nous sauveront, non!?


Superflu exaspérant

Sa corolle est incomplète mais cette fleur est encore en pleine vie… avant de ne plus avoir l’air de rien. Des détails du quotidien prennent une importance exagérée dans notre esprit alors qu’on ne devrait pas même les remarquer. Ils sont superflus… et pourtant ils tentent de nous pourrir l’existence!

A) l’épi : Quand je me regarde dans le miroir bien placé pour me permettre de vérifier l’apparence de l’arrière de mon crâne, je constate que me voilà désormais « coiffée à l’araignée » comme je le disais, enfant, de ma grand-mère ! J’ai perdu des pétales ( ! ) et un endroit est devenu vaporeux dans ma chevelure, toujours le même, comme si j’avais perdu plus de cheveux là. Une raie se dessine parfois. Il arrive que ce soit une clairière juste avant que je ne reteigne la masse et ne la fixe… laquée, scotchée. Je suis déstabilisée quand je pars sans avoir vérifié mon verso! … Cet « épiphénomène de ma personne » ne dérange que moi, c’est certain… Et en plus je ne doute pas que d’autres aient envie de rire en me regardant, donc je les récrée alors tant mieux pour eux… et tant pis pour moi. Comme je ne suis pas la seule à connaître ce désagrément, il est moins désespérant ; me revient en mémoire le mécontentement d’une personne que j’aime désignant un petit épi rikiki que lui seul voit dans sa coiffure, épi qui ne me déplait pas du tout mais dont lui, qui se sent dévalorisé, fait souvent tout un plat !

B) Les habitudes d’autrui qui vont à l’encontre des nôtres… En ce qui me concerne par exemple, le savon tout mousseux et mouillé, donc en déperdition ( j’avais d’abord écrit « perdition » pour un jeu de mots vain) de matière, sur son porte-savon étudié pour l’assécher m’agace beaucoup. Après l’avoir bien pressé entre paume et doigts et avoir vidé souvent la coupelle réceptionnant l’excédent d’eau, je le repose, satisfaite par ce détail… Je sais « Tout le monde s’en fiche » oui ben pas moi, na!

C’est curieux, quand même… les erreurs d’autrui me mettent en boule tandis que mes approximations personnelles, mes oublis, mes atermoiements, mes bouderies ne me dérangent absolument pas. Étonnant, non?

C) le pire de tout : se mettre en pétard et se faire des histoires de plusieurs heures de long pour ces boulettes du quotidien!

Mais pourquoi donc se crier dessus pour une portière d’auto refermée bruyamment, pour un aliment totalement consommé parce que non inscrit sur la liste des prochaines courses ou pour un paquet de trop acheté qu’on finira bien par utiliser…. ? Et pourquoi faire toute une histoire pour une info désolante vue ou entendue à la télé au point de répliquer au journaliste , qui ne nous entend pas… puisqu’aucun de nous n’y pourra rien changer!

Ce qui énerve l’autre me laisse pantoise quand j’en suis informée… et mes manies exaspèrent celui que j’en informe. Le quotidien est usant parce que chacun voit la vie par sa fenêtre…

Heureusement qu’il nous arrive d’admirer le même panorama et de regarder souvent dans la même direction!

Le plus fort, c’est qu’il m’arrive de ressentir le même hiatus entre les blogueurs que je lis régulièrement et moi… Une seule parade : je les boude un certain temps, pour retourner les lire d’un œil neuf.


Ladybug va à l’école ! 🐞

                Mininous, ma petite-fille adorée, est une nouvelle Marinette, de 4 ans et demi (pas celle des Contes du chat perché mais Marinette Dupain-Chen, celle de Miraculous) et elle va à l’école d’un pas guilleret!

                D’abord soucieuse dans sa jolie tenue de rentrée, elle a vite retrouvé le sourire en s’investissant dans la première activité de la journée.

                Je lui souhaite de transformer tous les « akumas » envoyés par de méchants « Papillons », quelle que soit leur origine, en de superbes insectes blancs comme la candeur et la lumière intense du Bien et du Savoir.

                Comme j’aimerais retrouver les meilleurs moments de mon métier passé… Uniquement les meilleurs, évidemment ! Revoir tous ces petits visages heureux d’être complimentés avec éclats (et je ne lésinais pas en louanges) surtout après l’énoncé d’une réserve quelconque.

                Que la magie des rêves de Mininous illumine le quotidien de tous !

                BONNE RENTRÉE à tous les héros des efforts quotidiens, des études, des Recherches et de la Culture, petits ou grands, quel que soit leur âge !

… à tous les sportifs de l’intellect!


Les devinettes de Laurence 📺

« Alors on met les devinettes? » nous avait demandé Mininous, notre petite-fille, en s’installant pour déjeuner. « – Quelles devinettes ?

-Ben LES DEVINETTES DE LAURENCE! » et nous avons finalement compris qu’il s’agissait de l’émission animée par Laurence Boccolini : Tout le monde veut prendre sa place !

Nous apprécions ce programme quotidien qui nous permet de nous cultiver agréablement entre deux étapes de notre conversation. Et Mininous adorait choisir l’une des deux ou quatre réponses proposées ou nous écouter proposer les nôtres puis d’entendre leur confirmation… ou pas.

Depuis que Laurence Boccolini a pris le relais dans cette émission, une atmosphère bon enfant agrémente nos repas, car l’animatrice est désormais à mille lieues du rôle strict qu’elle jouait dans Le maillon faible. Gai, compréhensive, claire, elle est l’atout de ce programme. Parfois les histoires des candidats sont barbantes ou ridicules mais souvent elles sont attendrissantes et divertissantes, surtout grâce aux commentaires de l’animatrice.

Actuellement le champion, Mathieu, (qui tient depuis plus de 90 émissions) est un homme sympathique. Il n’est pas orgueilleux et il laisse apparaître ses doutes et ses failles d’un petit air penaud qui ménage notre susceptibilité. Rien de plus admirable qu’un fortiche qui ne s’impose pas comme tel. Mathieu est très fort en sport et géographie… mais il nous amuse avec ses choix de thèmes farfelus comme « les fromages », par exemple!

Bientôt la rentrée des classes, alors je me souviens de mes petits champions à moi, ces adorables jeunes gens rencontrés dans mon passé de prof. dont au premier rang se trouvent Anouk, Téa, Lucille, Amélie, Sophie, Eléa, Hanna-Anka, Lilian, Clément… Tant de prénoms résonnent dans mon souvenir… oui, nombreux ont été ceux qui m’ont honorée de leur écoute bienveillante et de leur prévenance.

Bonne rentrée 2022 à tous !


vues horticoles 🌳


Brèves de Nature

La voyez-vous?


RE – connaître…🧩

Le drama MY UNFAMILIAR FAMILY m’a captivée… et comme le compte-rendu que j’en fais n’a rien à voir avec une critique de livre parce qu’il est le prétexte à me questionner sur notre « philosophie du quotidien »… j’espère que les lecteurs de cet article regarderont vraiment les vidéos et participeront à ma réflexion, qui vise à s’interroger sur la susceptibilité de chacun de nous.

« – Est-ce que tu me connais ? » jette la mère de famille de trois enfants adultes à son mari, à ses deux filles et à son cadet… et il s’avère que personne ne connaît ni ne comprend personne! Parce qu’elle aussi se méprend ! Et pas qu’un peu ! Elle demande des comptes mais elle doit faire les siens.

La fille aînée n’a pas compris son mari, la soeur cadette ( qui est l’héroïne de cette intrigue ), ne connaît plus ni son aînée, ni son « ami d’enfance » avec qui elle était fâchée depuis 5 ans. Le benjamin n’est écouté par personne et grondé par tout le monde alors, solitaire, il est trompé par sa « copine ». Jusqu’aux liens de parenté qui sont mis à mal… et pas seulement.

Dans cette histoire, la famille est complètement éclatée et les repères bougent souvent. A l’origine du bouleversement se trouvent les parents, qui se rendent compte qu’ils ont laissé les malentendus s’installer entre eux faute d’avoir réagi lorsqu’ils avaient remarqué un détail chez l’autre et qu’ils l’avaient mal interprété.

Parce qu’ils n’ont pas demandé d’explication ni fourni les clés pour être compris par leur entourage, une faille s’installe et les éloigne. Le père devient d’une extrême irascibilité, la mère veut s’enfuir, les enfants restent distants ou se disputent et tous supportent les autres comme un fardeau. Tout le monde souffre peu ou prou…

Ce qui va les sauver, c’est l’accident du père qui devient amnésique et se croit revenu à ses 22 ans, redécouvrant sa famille et surtout son amour pour sa femme. Il commet des bévues qui vont remuer le passé et reconstruire le présent pour que tous se RE-connaissent.

Le drama désigne donc tous les malentendus, les quiproquos que la politesse ou trop de réserve ont créés dans notre existence. Ce sont souvent aussi des conséquences d’une susceptibilité irraisonnée.

Qu’on se rassure tout de suite… Moi, je vais très très bien !!!! Je ne vis absolument rien de comparable dans mon existence actuelle même si je suis une championne de la susceptibilité et de la dispute ! Je souhaite éviter qu’une aminaute ne me croie en déboire psy ou sentimental, comme lorsque j’ai raconté dans l’article En soi que j’avais un besoin passager de méditation solitaire, indiquant que je ne m’ennuyais pas avec moi-même du fait de mon imaginaire fécond et de ma versatilité naturelle !

Tout va très bien chez nous ! C’est juste un téléfilm que j’ai regardé et qui m’a fait beaucoup penser.

Ce qui m’a captivée dans ce feuilleton télévisé, c’est l’idée que si chacun s’était comporté de façon transparente en exprimant ses suppositions, ses craintes et ses véritables aspirations… Sans langue de bois… il n’y aurait pas eu d’histoire. Mais la fiction rejoint parfois la réalité, parce qu’il m’est déjà arrivé par le passé de me faire tout un monde de fausses idées et de ressentir de la souffrance à cause d’un mot entendu, d’un regard aperçu, d’un trois fois rien s’avérant nul et non avenu par la suite! Heureusement que moi, je finis toujours par en parler!

Alors que les Coréens, sous prétexte de respect d’autrui, sont les champions, médaille d’or, du non-dit, de la retenue, de la culpabilité. Ils me trouveraient bien trop impolie et sans-gêne… moi qui mets toujours les pieds dans le plat… mais je m’en félicite!

Comme d’habitude toute la troupe joue à merveille! L’acteur qui joue le père est super fort pour changer de tête, du smiley triste au regard solaire illuminant mon salon!


Mimétist !🐸

« Tu ne me vois pas! » répète le bébé crapaud de 10 centimètres carrés, tapi dans les feuilles mortes… en mode mimétique.

« On t’a vu! » avons-nous répliqué…

Enfin moi je n’aurais rien vu si Papy H. ne m’avait pas appelée!

Il est tout marron verdâtre, ce petit prince-là… Vraiment pas en tenue de gala! D’abord tout aplati, il s’est gonflé et m’a lancé un oeil évaluatif…

Ses yeux rouges m’ont alors renvoyé un regard dissuasif :

« – T’avise pas de me poutouner!

– Oh ben non, je craindrais que tu ne redeviennes un humain! Ce n’est pas si honorable que ça d’être un être humain, à notre époque ! Les animaux sont plus… Moins… enfin tu vois, quoi.  » Nous nous sommes compris.

« Allez, reste un gentil crapaud ! Va ! » Et il s’en est allé, rassuré.

(Ces photos sont d’une mauvaise qualité… Tant pis, car la rencontre fut belle, elle.)


Il veut être un homme heureux…🎶🎤

Il a une dizaine d’années et a chanté la chanson de William Sheller avec laquelle Louane avait été sélectionnée…. Et il a l’a tellement bien chantée! La photo ne correspond pas à sa prestation car Timéo n’a eu que deux fauteuils retournés et je ne montre pas son visage car les droits ne m’appartiennent pas (les vidéos des petits chanteurs ont vite disparu en 48 heures certainement retirées pour ce motif) mais, de mon point de vue, il aurait mérité 4 fauteuils comme les ont obtenus une grande partie des concurrents de cette première émission… en faisant des enfants heureux.

Une nouvelle session de THE VOICE KIDS démarre sur les chapeaux de roues et si vous avez raté ce feu d’artifice d’émotions… c’est dommage pour vous.

Déjà les quatre coachs ont ouvert l’émission avec un soleil des tropiques de Montagné revisité, à la Julien Doré, et leurs harmonies se sont ajoutées au bon goût de leur tenue pour me disposer au mieux… Et tous les quatre parlent avec tant d’humanité et de sensibilité… que je n’ai zappé aucun de leurs commentaires (j’enregistre toujours cette émission pour la regarder le lendemain sans publicité et nous en repasser les meilleurs moments).

Savoir qu’il s’agit avant tout d’un programme commercial ne me gâche pas le plaisir. Le bonheur des enfants qui chantent est d’une telle évidence que je ne veux pas rouvrir la polémique qui m’avait atterrée, des années en arrière, lorsque Jordy avait chanté « J’ai cinq ans… »… Il me semble que chanter n’est pas du tout dégradant et que l’enfant en est heureux, ça se voit cash. Et on entend toujours un parent dire « Il est beau » (ou au féminin) en voyant apparaître son enfant. C’est un programme de valeur, à mon humble avis, et je chante ici mon plaisir de Mamy et Maman. Papy H. aussi a apprécié ; les oeuvres qui nous plaisent à tous les deux ne sont pas forcément légion alors j’y vois une raison de persister dans ma pensée… (j’ai déjà expliqué que nous avons nos propres goûts et ne sommes pas « sur le même modèle » en de nombreuses matières, ce dans quoi je vois une richesse même quand la différence de conviction génère des disputes. Les différences de points de vue correspondent à une vie plus variée et une progression dans la réflexion.)


Par le regard de ceux qui m’importent…

je pose les yeux sur le lointain… Mes enfants se déplacent à ma place, tandis que je n’aime que rester dans mon jardin. Ils ont porté leurs pas très loin de moi, au cours de leur vie… alors que je ne parcours volontiers que mon petit, tout petit terrain… pourquoi me déplacer puisqu’ils m’envoient de splendides photos par lesquelles j’étends ma pensée sur la Terre… sans en être perturbée ? « – Va voir par toi-même ! » Dirait quelque bien-penseur. Mais puisque je vous répète que leurs regards suffisent à nourrir mes connaissances et développer mon imaginaire !

Cet été, j’ai ouvert ma fenêtre mentale sur un troupeau ( mince, on dit « une meute » ! ) de loups du Gévaudan, dont l’un a l’air de penser aussi fort que moi (si c’est l’alpha… Je fuis au zoo… Zozo !) ; je suis passée à une belle Aubrac, une vache bien propre et tranquille dont j’espère qu’elle ne finira dans aucune assiette ; j’ai découvert un pin vieux de 5 ou 600 ans que l’on ne peut pas embrasser vraiment mais dont le contact est évidemment si apaisant, puis j’ai visité une allée de palmiers sortie d’un film d’aventures et vu des fleurs exotiques dans les parterres des lieux de villégiature alors que par chez moi elles ne se trouveraient qu’en bouquets ou en pots… plus loin un coucher de soleil unique viendra désormais bercer l’une ou l’autre de mes nuits…

Quand je regarde ces photos de nouveau, je me baigne moi aussi le long d’un océan sur lequel je navigue en esprit pour aller apercevoir des baleines… Et puis je descends une rivière au fond d’une gorge de France, en kayak… Je marche sur des galets, les pieds dans l’eau glacée…

Soudain me voici suspendue en équerre entre deux parois de rochers… athlétique ( si, si !) et reposée. J’ai vécu et je revis un feuilleton, au gré de leurs envois puis en parcourant à volonté ces photographies. Je m’étonne encore de leurs trouvailles et demeure ravie car je suis heureuse de leur bonheur estival fixé sur ces images… par leurs regards.

Je rêve et j’admire. Je détaille et je conserve en moi les souvenirs de ceux qui me tiennent à cœur…

Puis je tourne les yeux et je me retrouve bien assise dans mon salon. Mon corps n’a pas bougé mais j’ai lancé mon regard plus loin que ma courte vue. Le reportage familial m’a tellement plu. Et moi aussi je me repose de ma vie quotidienne en changeant de regard.

( J’ai flouté les personnages de ces images car elles leur appartiennent.)


Police University (drama de 2021)

Cet article est un petit clin d’oeil à Amélie, mon amie qui fut mon élève au collège. Elle voulait devenir commissaire de police et elle continue ses excellentes études en Droit car elle a toujours eu beaucoup de suite dans les idées, une grande culture et de la force de caractère… de l’intelligence, quoi. Une fille douée qui connaît la valeur du travail. peu m’importe les lieux communs à la mode française entendus ça et là dévalorisant les policiers. J’ai toujours aimé les héros qui défendent le bien et les lois doivent être respectées ou changées par ceux que nous avons élus. Les exceptions qu’on m’opposerait sont… Exceptionnelles justement. De ce fait le genre policier est un de mes préférés en littérature comme au cinéma.

Plutôt que revoir les séries comme Murdock dont je n’apprécie plus le feuilleton ces temps-ci, j’ai opté dernièrement pour le drama coréen en 16 épisodes Police University, et ne l’ai pas regretté.

Évidemment, ce n’est pas en France que l’on verrait à la télévision un téléfilm dans lequel des étudiants se réjouissent d’intégrer une école de police ni qu’on mettrait cette école au niveau de l’Université. Ce ne sont pas les sketches des Inconnus qui prouvent le contraire… Le succès ne serait pas au rendez-vous, ce que je déplore parce que je ne peux considérer une société sans police que comme une utopie du fait que les gens ne sont pas raisonnables. Le bon sens n’est pas le plus partagé dans notre société ; n’en déplaise au philosophe!

Alors qu’en Corée, une production a été réalisée pour exprimer les valeurs les plus civiques, telle que la recherche de la justice par l’application stricte des lois. On pourrait m’opposer qu’il existe certainement un problème chez eux puisqu’il est nécessaire de créer un feuilleton télévisé pour le corriger ( certes !?) et que, tout au long de cette série, il n’est question que de trouver les ripoux au sein même de l’école ( oui, d’accord ! Mais cette réalisation est coréenne.)… L’intrigue n’est en somme qu’une nouvelle édition de l’éternel sujet de philo : « La fin justifie-t-elle les moyens? » et démontre qu’on ne doit pas voler les voleurs pour se dire honnête.

C’est le couple des personnages principaux qui vaut d’abord qu’on regarde ce programme. Ce binôme burlesque est formé d’un inspecteur-professeur intègre, âgé d’une quarantaine d’années, et d’un étudiant de 18 ans, hacker de génie (ben justement, c’est là le hic !). J’ai un peu mal à la tête à cause des tapes censées être amicales que l’ancien inflige au jeune ! A chaque fois, il a dû perdre un neurone, le pauvre ! A ce duo s’associe la bien-aimée du jeune, une étudiante de la même promotion… Dont la mère est emprisonnée pour avoir joué à des jeux illégaux en ligne. La fille rachète les erreurs de la mère par son honnêteté.

Ensuite tous les rôles secondaires, toute l’école, mérite aussi qu’on regarde cette série puisque cet ensemble des plus hétérogènes est vraiment distrayant. On découvre là des patauds attendrissants, des aguicheuses, des clowns, des référents honorables et d’autres faussement honnêtes, une caricature « d’adjudants-chefs » au féminin (la surveillante des études qui hurle et se régale à punir mais se laisse adoucir), des élèves-préfets attachants, des parents pénibles et d’autres touchants… etc. Les thèmes récurrents incontournables et les scènes convenues de ce genre télévisé abondent : l’amitié, la famille qu’on se choisit et celle qu’on subit, le triangle amoureux, l’entraide, la compétition, l’honneur, se ressourcer à la plage… et l’amour toujours! « Fighting » !

Les cérémonies de remise de diplômes offrent de belles séquences car les uniformes sont vivement colorés et les serments correspondent aux valeurs civiques laïques énoncées. Bref… C’est un chouette cirque dont j’ai été bon public.

Alors les défauts… eh bien ils sont nombreux et tant pis ! Les flash-backs pas toujours nécessaires, la sensiblerie, le comique de farce et celui de répétition… tout l’aspect issu du premier degré typiquement coréen… mais j’ai fini par attendre tout ceci au tournant! C’est tellement coréen, tellement dépaysant! Je ne comprends toujours pas plus le langage que j’écoute avec le même plaisir (à part « abeoji » père, « yongseo » pardon, gomabseubmida » merci… salanghabnida… je n’ai guère progressé !) Conclusion : je me suis bien amusée.


Un Pagnol de Christophe Barratier🦗

C’est dans un état d’esprit dubitatif que j’ai commencé à regarder cette énième adaptation de Le temps des secrets de Marcel Pagnol… Bien sûr j’ai bien noté tout de suite la formule « d’après l’oeuvre de M.P. » qui ne m’engageait pas plus à entrer dans le film… et puis une impression de déjà vu dans la première scène, celle du départ pour les Bellons ne m’a pas plus disposée à changer d’état d’esprit dans les premières minutes.

Ensuite sont apparus les deux héros principaux que sont Marcel et Lili des Bellons. J’étais attentive à leur accent parce que j’avais détesté le phrasé « parigot » des acteurs qui les avaient incarnés précédemment, ressenti comme une trahison de l’auteur…

Et alors, là, miracle ! Si Léo Campion, qui interprète Marcel m’a paru très honorable… Baptiste Négrel qui joue Lili est… PARFAIT! D’un naturel total, avec le véritable accent de chez nous, les intonations et le rythme de notre parler local… tout y est! Ce gosse est déjà un grand acteur et j’espère qu’il fera d’autres films!

Ensuite sont arrivés Guillaume de Tonquédec pour Joseph , François-Xavier Demaison pour l’oncle Jules, Mélanie Doutey pour Augustine et Anne Charrier pour la tante Rose et… j’étais en famille! Ils sont particulièrement justes dans leur jeu d’acteur et une atmosphère d’affection réelle et de respect s’installe, bien complétée par les interventions des acteurs plus petits, d’un naturel évident.

C’est, de mon humble point de vue, une réussite totale! Les scènes inspirées de l’oeuvre qui ne sont pas dans le roman sont absolument compatibles et même constituent une réelle valeur ajoutée avec des thèmes comme la libération de la femme ou celui des relations du couple de parents Pagnol.

Toute l’équipe du film est excellente!

Les épisodes du flirt avec Isabelle et de la grotte du hibou sont renouvelés, présentés autrement et pourtant tout aussi « authentiquement pagnolesques ». C’est la vraie Provence de Pagnol!

Monsieur Barratier m’avait déjà apporté un grand bonheur avec Les choristes en 2004. Il a réalisé là un autre chef d’oeuvre!


Epilées et pis pas laides

Une paire de jambes de cette photo est masculine et elle est aussi jolie que les deux autres !

Hier en allumant la télé, je suis tombée sur le gala de clôture de la compétition européenne de natation artistique qui s’est tenue à Rome et la présence d’un homme dans plusieurs équipes m’a vraiment épatée !

Cette présence masculine dans une discipline qui était autrefois considérée comme exclusivement féminine me plaît vraiment beaucoup. Les hommes en question étaient fort élégants et très masculins, alors même qu’ils accomplissaient des exploits particulièrement esthétiques. Ces jambes épilées me rappellent que Papy H. en a de plus belles que moi… quoique très poilues!

Déjà ce sport m’emballait autant que la gymnastique rythmique au sol… même si je regrette le décolleté des maillots féminins, laissant l’entrejambe de ses dames me gêner dans mon admiration du mouvement réalisé. Moi, je n’aime pas cette nudité extrême. Un justeaucorps laisserait mon admiration pure, sans trace de voyeurisme ! C’est tout de même un monde de devoir ressentir cette impression… mais j’ai été construite ainsi et ne parviens pas à me refaire!

Dans ce sport, on donne vraiment l’impression que les sportifs peuvent marcher sur l’eau ou jaillir d’un tremplin!

Féérique, tel est le qualificatif qui me vient à l’esprit! Je regrette d’avoir raté la compét. et de n’en avoir vu que le gala!


En soi🌀

Comme la reine de Saba face au panorama.

Parfois communiquer n’a guère d’attrait. Mon métier m’obligeait à parler à qui n’avait pas envie de m’écouter, à qui redoublait d’efforts pour me complaire, à qui m’indiffèrait, à qui m’était imposé par les usages, à qui m’en voulait, à qui se rappelait à mon souvenir, à qui je rencontrais sur mon passage, à qui me dérangeait, à qui s’intéressait à moi, à qui je souhaitais m’expliquer, à qui je me devais de penser, à qui je pouvais être utile…
Parfois se souvenir est plus réconfortant que se créer de nouveaux morceaux d’existence…
Parfois il convient de ne converser qu’avec soi-même, de se recueillir, de se retrouver en soi.

Et en moi… Y a du monde! Tellement que je n’ai pas fini de faire des rencontres ! Tiens, comment vas-tu ? Ça faisait un bail que je ne t’avais plus vu avec cette coiffure ! Et toi, qu’est-ce que tu deviens… Je.


La vraie famille

Le film de Fabien Gorgeart, sorti en 2021, La vraie famille pose une question assez essentielle. La véritable définition d’une famille est-elle celle qu’imposent les liens du sang ou celle que l’on se choisit, celle des liens quotidiens, celle des rencontres humaines ?

Pour une fois, moi qui suis tellement sous le charme des acteurs coréens, j’ai estimé que ceux de ce film, adultes comme enfants, jouent avec une très grande justesse.

Mélanie Thierry est une mère extraordinaire et nous promène où elle veut au rythme de son regard si bleu… Mais tous les autres expriment beaucoup et nous entraînent où il faut…

Les premières images qui m’avaient assez déroutée par les questions que je me posais sur les rapports entre cette mère et son fils, cette femme et son époux, cette mère et le père de l’enfant… ce joyeux bazar explosif du début qui m’a fait attendre les réponses posant la problématique et presque donné envie de quitter ce film… sont apparus comme absolument nécessaires et évidents quand l’intrigue s’est, soudainement mais clairement, mise en place. Impossible d’en dire plus sans empêcher autrui de réaliser le même cheminement intellectuel et donc sans gâcher les attentes du scénariste.

La moyenne donnée à ce film sur Allociné me paraît bien trop basse car je lui délivrerais bien un 4,5 moi!

A chacun sa réponse à la question initiale posée.


Fin de séjour numéro 2

Et voilà dix jours de catsitting qui se terminent. Nous avons eu notre content de câlins et de jeux… C’est déjà la rentrée par chez nous !