Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

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Sketch félin

Histoire de sororité.

Nous aussi, nous nous sommes bien amusés.

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Fin d’une époque

Notre cerisier de bigarreaux a rendu l’âme.
Le voici orné de vigne vierge montée de la haie près de laquelle il a vécu…
et de nos deux hôtesses du weekend
L’écureuil Roméo est passé et nous avons eu très peur qu’il soit capturé par ces demoiselles.
Voilà qui nous servira de leçon ! Plus de mangeoires pour les oiseaux !
Et un jour… il va falloir couper le cerisier dont l’existence s’est écoulée, ce dont je suis tellement triste que j’en ai cauchemardé.
Il nous reste un cerisier de cerises blanches que nous ne mangions pas non plus car nous ne traitons pas les arbres. Ils provenaient du verger sur lequel notre petite maison, vieille de cinquante ans maintenant, prit place.
Deux pommiers ne sont déjà plus qu’un souvenir. L’abricotier aussi, remplacé par un rejet redevenu prunier, tout frêle.
Le poirier… s’est mué en cognassier, envahi lui aussi par une vigne vierge productive. Les insectes se régalent.
Si je n’étais pas une optimiste convaincue, je chanterais « Et tout passe et tout casse et tout lasse.. », cette chanson de Johnny Hallyday dans laquelle il prononce ces affreuses paroles « merci pour ton effort… Je n’y suis pour rien » !!!

De quoi rire un bon moment en écoutant ce titre qui parle du temps qui lasse dans la bouche d’un tombeur… D’un rire très critique évidemment !


Nos panthères-modèles réduits

Un petit séjour des jumelles à poil noir, celles de ma belle-fille et mon fils, Isis et la Reine de Saba, nous offre bien des ronrons et des occupations.
Il suffit d’avoir un bout de jardin pour que vos félins aient envie d’aller voir à côté, s’il s’y passe des choses plus intéressantes.
C’est vrai que nous avons un petit jardin, mais tout de même : les insectes y abondent et feraient des proies qu’il ne m’attristerait pas de perdre.
Je prie pour que l’écureuil Roméo ne vienne pas ces jours-ci. Nous avons bien entendu ôté les mangeoires à oiseaux qu’il pillait en faisant l’équilibriste.
Mais nos deux chasseuses ne se tiennent tranquilles que pendant la sieste.
J’avais oublié le ramdam nocturne qui me remémore le bon vieux temps de mon Néo.

Comme c’est bon de retrouver les ronrons et d’entendre la cavalcade des pattes ( et là : 8 frappes au galop !) sur le carrelage ou le boum des descentes de meubles où elles s’étaient perchées.

Bon, d’accord, on peut déplorer des bavardages insistants et impromptus car elles ont grandi et pris de la voix ( 14 mois)… Des gravillons qui traînent ici ou là… Des petits corps qui plongent sous les housses de protection des fauteuils et nécessitent de bien vérifier où l’on veut s’asseoir… Quelques soucis pour savoir où elles sont quand elles descendent au jardin…

Mais quel plaisir de les voir quémander une caresse ou vous chercher comme si c’était pressant et s’arrêter tout soudain en vous dévorant des yeux « Ah tu es là ! »


Legal High : duo d’avocats réjouissant

Qu’est-ce qu’un bon avocat?
Celui qui choisit ses clients pour s’enrichir, comme le fait le « monstre diabolique », Ko TaeRim qui n’a jamais perdu un seul procès depuis qu’il a ouvert son cabinet personnel ?
Ou bien Seo JaeIn celle qui a foi dans la justice et se retrouve obligée d’obéir au précédent contre son gré et en pestant toujours plus?
Bien évidemment le premier, qui se moque de la jeune femme en disant qu’elle piaille comme un poussin ( et j’ai appris qu’en Corée les oiseaux font « Pia Pia » au lieu de faire « cui cui »!) et qu’elle doit apprendre correctement son métier en appliquant ses règles apparemment vénales et peu conventionnelles… se révèle avoir du coeur et prendre des chemins détournés pour que s’applique finalement la vraie justice. Il fait deux ou trois plaidoiries très lyriques, de belles envolées profondes comme lorsqu’il obtient qu’une condamnée à mort soit reconnue non-coupable… Alors que finalement on je sait même plus si elle était coupable ou non, tant le héros a brouillé les cartes à son avantage!

Mais Ko TaeRim n’a pas toujours agi ainsi et ses débuts sont entachés par le cabinet d’avocats dont il a dû démissionner pour cesser d’être utilisé par les financiers obtenant justice quand ils ne la méritent pas.
Deux autres avocats, dont un qui assure la partie burlesque de cette série, font partie des personnages principaux ainsi qu’un jeune homme qui espère vaincre le héros invaincu au prix d’un changement de statut : d’abord avocat élève de Ko TaeRim, qui démissionne par refus d’être aussi intéressé par l’argent, il se fera procureur pour tenter de damer le pion à Ko TaeRim en jouant avec d’autres règles, celles de la partie civile.

La série présente donc un duo d’avocats mixte haut en couleur : les deux compères ne cessent de se disputer. Ko TaeRim est un vrai phénomène qui parle plus vite que Lucky Luke ne dégaine et Seo JaeIn est toute candide et élégante, touchante dans la foi de sa jeunesse.
La musique de ce drama est particulièrement présente comme un élément fondamental de l’intrigue : tantôt ample pour souligner les réussites des héros, tantôt dramatique pour renforcer l’argumentation juridique. Elle rythme la narration avec une technique consommée! On l’entend comme un personnage supplémentaire, on l’attend même!
Deux autres personnages sont irremplaçables : le majordome de nos héros qui raconte avoir exercé 20 métiers différents dans une vie antérieure à chacune de ses réussites comme tailler un bonsaï ou charmer une femme… Et le collaborateur « couteau suisse » qui a des connaissances en informatique, sait accomplir une filature parfaite et se grimper pour soutirer des documents indispensables ou obtenir des témoignages cruciaux!
Tout en levant un doigt vengeur et réclamant d’être payé cher, le « monstre diabolique » retourne toutes les situations a son avantage et n’a qu’un talon d’Achille, une affaire dans laquelle il y eut une enfant victime du conglomérat chimique dont l’héritier l’a un jour passé à tabac, le traumatisant.
Je regrette juste les toutes dernières images qui ont un peu gâché l’apothéose finale… Juste un peu.


The Good Bad Mother : suite

Ra MiRan, Lee DoHyun et Ahn EunJin

[Second des deux articles que j’ai dû supprimer par cette superstition primaire qui est la mienne et me fait craindre de « porter malheur à ceux que j’aime » et déplacer dans le temps de mon blog.]

N’ayant pas expliqué le titre dans mon précédent article, je reviens sur ce drama.
Ainsi je conserverai la mémoire des réflexions que cette série a générées au cours de mon visionnage… Alors là, je pense à ceux qui se croiront trop intelligents pour ce « genre cinématographique », les mêmes qui se targuent de savoir ce qu’est une lecture de valeur ou une musique culturelle! Que ces « esprits supérieurs » 🧐passent leur chemin et ne reviennent pas.

Donc ce drama, qui ne montre pas ces longues beuveries au soju qui m’indisposent autant que les articles sur l’alcool ou la politique, pose la question de savoir ce qu’est un bon parent. Parce que, si dans ce drama, il s’agit d’une mère, le cas de figure est celui des parents.
Les premiers épisodes montrent une mère qui « harcèle » ( là le terme est approprié parce qu’elle va jusqu’à l’affamer et lui ôter toute joie du quotidien) son enfant afin qu’il se dévoue totalement à ses études puisqu’elle désire qu’il devienne procureur. Son ambition personnelle est qu’il dispose du pouvoir qui a manqué à son mari, dont elle est veuve. Le détail qui symbolise cette éducation, c’est le fait de réclamer que son enfant ne mange pas trop afin de ne pas s’endormir sur ses cahiers en ayant l’estomac repus! Évidemment, elle exige les meilleures notes et dans les histoires coréennes les coups de baguettes pleuvent sur les mollets des gosses. Elle maltraite donc physiquement son petit pour accomplir la destinée qu’elle lui impose.
En conséquence, il finit par s’éloigner d’elle, coupant les ponts lorsqu’il part étudier à la capitale en échappant à son regard.

Quand elle le retrouve après la tentative de meurtre avortée qui a rendu le héros devenu procureur totalement dépendant d’elle, elle applique la même méthode qui l’a caractérise : elle lui impose une rééducation, refait son éducation avec rigueur puisqu’il a de nouveau un âge mental de 6 ans. Mais il a le corps d’un homme et elle, elle a changé en apprenant ce qu’elle croit être la corruption de son fils, d’après les témoignages qu’elle recueille… Finalement elle revoit ses priorités : elle souhaite juste alors qu’il retrouve la santé et devienne autosuffisant.
Soudain le temps lui manque et elle doit redevenir une mère acharnée à le faire évoluer parce qu’elle va mourir et qu’il devra se débrouiller sans elle. Leurs rapports évoluent alors vers une véritable affection . Chaque fois qu’un souvenir des propos qu’elle lui avait tenus sort de la bouche de cet homme-enfant, il lui faut corriger son discours et comprendre qu’elle s’y était mal prise. ( Quel dommage d’avoir dû vivre ces faits catastrophiques pour decouvrir une véritable relation entre parent et enfant! C’est une fiction !!!) L’éducatrice s’humanise.

La maladie progressant et le fils refusant d’être mis en institution… Elle doit le bousculer physiquement pour qu’il réapprenne à marcher le plus vite possible… Elle le jette à l’eau aussi souvent que nécessaire et il doit bouger ses jambes pour ne pas mourir noyé ! La séquence est presque crédible grâce aux acteurs et au réalisateur ! C’est un passage très fort!
Par deux fois donc elle a joué le rôle d’une mauvaise mère pour forcer son fils à suivre la voie qu’elle lui a tracée… Pour son bonheur à lui! C’est de la tragédie fabriquée mais la spectatrice que je suis a marché. J’ai toujours été bon public!

Bien entendu, la sévérité, et même la cruauté, du personnage ne peut s’admettre que dans le cadre de cette fiction.

Tout un tas de mauvais souvenirs de l’époque où j’étais éducatrice de mes enfants comme de les élèves me reviennent en mémoire ! Qui n’a pas regretté de devoir imposer un programme précis à son gosse ? « Non tu n’iras pas chez Trucmuche tant que tu n’auras pas fini tes devoirs » ! « Mange tes épinards ! Tant pis si tu ne les aimes pas, c’est bon pour la santé ! »

Le titre du drama commence par l’adjectif « good » puisqu’en parvenant aux deux-tiers de la série, le voile est levé sur les dessous de l’affaire. On nous donne les moyens de comprendre le passé du procureur.
Se demander si on a été un bon parent ou un bon enseignant est une fausse question, finalement.
Pour en avoir toujours voulu à mes propres parents dont les défauts m’ont bien blessée, j’ai tenté de faire mieux… Et on fait tous comme on peut… Développant d’autres défauts !!! La perfection, je doute qu’elle existe.
Cette mauvaise mère se définit paradoxalement par ses objectifs positifs ! Elle voulait mettre son gosse à l’abri du besoin d’abord puis le pousser dans sa rééducation pour le rendre autonome. C’est le fameux « Je voulais bien faire »!
Le feuilleton nous pousse donc à remettre en cause les bonnes intentions qui sont artificiellement imposées.
Cependant quand je pense aux enfants qui s’imposent à eux-mêmes une discipline quelconque afin de réaliser leur rêve ou leur passion ( les enfants sportifs, les musiciens, les chanteurs, les acteurs…) je constate que le mal n’est pas moindre parce qu’il est auto-imposé
L’oxymore « bonne mauvaise » tend à démontrer que tout est dans l’excès, suivant la mesure par laquelle on jauge le comportement, suivant les circonstances…
Le travail des enfants est interdit… Sauf pour un temps donné établi par la loi ( les enfants acteurs peuvent tourner dans un film trois heures par jour… Ne travaillent-ils pas quand même ?) Sauf dans un pays donné ( inutile de démontrer cette évidence)…
En Corée, il paraît que les enfants ont une vie très difficile pour faire leurs études et les mères se disputent les meilleurs précepteurs…
Le drama se résout de façon idéale par la prise en compte du paramètre le plus gratifiant : l’amour avec le rôle donné à la bien-aimée du procureur, celle qui n’était pas faite pour les études mais qui a travaillé pour améliorer celles du héros, celle que sa mère ne veut pas voir épouser l’handicapé qu’il est devenu après l’accident… Partiellement, car on subodore une fin plus heureuse qui ne satisfera pas tout le monde, forcément.

De nombreux dramas font avancer la cause des personnes handicapées. Et je les regarde parce qu’ils donnent à voir plus que les feuilletons européens, pour ce que j’en ai vu.

Ils le font souvent avec un caractère très cru, des situations extrêmes, et en intercalant des scènes de farce qui pourraient les dévaloriser si l’on ne comprenait pas que la tendresse pour les « amis du quotidien », les relations sociales inévitables, construisent une intrigue plus réaliste.


The Good Bad Mother : performances d’acteurs

[Premier des deux articles que j’ai dû supprimer par cette superstition primaire qui est la mienne et me fait craindre de « porter malheur à ceux que j’aime » et déplacer dans le temps de mon blog.]

Ils sont excellents! Les trois acteurs principaux de ce drama ( titre français : Une mauvaise mère ?) sont parfaits! Que de bons acteurs en Corée !
J’attends mes deux épisodes par semaine avec impatience!

Lee DoHyun joue un procureur impitoyable qui devient un légume puis retrouve peu a peu ses capacités et il interprète ce handicapé moteur dont le traumatisme crânien l’a renvoyé à l’âge de 6 ans d’aussi magistrale façon que Park EunBin interprétait l’Extraordinary Attorney Woo ! Il est totalement crédible ! Un très grand acteur… Encore un!
Ra MiRan joue la mère qui cumule les malheurs et se relève avec la même rage de sauver son gosse de la misère, physique et morale.
Oui, je sais que devenir orpheline puis veuve dès la naissance de son enfant, puis rejetée par ce fils unique, puis le faire renaître à la suite de l’accident qui « le légumise » puis perdre son exploitation porcine à cause d’un virus puis apprendre qu’elle est malade incurable ( 🤣🤣🤣) c’est un cumul des plus improbables mais on est dans une fiction, là ! Chaque situation est comme une pièce de théâtre différente de la précédente et non, l’excès ne m’a pas rebutée !
N’oublions pas l’excellente Ahn EunJin qui joue la camarade de classe-voisine-bien-aimée du héros rejetée, quoiqu’enceinte, par celui qu’elle retrouve gravement handicapé et pourtant toujours fidèle à son souvenir.
J’ai bien conscience que, sur le papier, cette série paraît ridicule à force d’être exagérée et encore n’ai-je pas encore parlé des seconds rôles, les voisins villageois, tous plus clownesques les uns que les autres, ou les deux méchants principaux, les machiavéliques usurier et procureur candidat corrompu à la Présidence ! La totale!
Or j’affirme que cette série est un excellent spectacle ! C’est l’art des trois acteurs principaux qui me fidélise totalement.
Cette mauvaise mère, Ra MiRan, est d’un courage sans limite et l’actrice fait qu’on y croit tout à fait! C’est magique. Et surtout ce héros, Lee DoHyun, si beau, parfaitement crédible lui aussi, ce fils qui se révèlera forcément être en réalité un très bon fils m’a déjà fait pleurer plusieurs fois d’empathie! Il sait tout exprimer, le charme comme la haine. Quel jeu d’acteur! Il est doué, cet homme!
Quand j’aurai dit un mot des petits enfants jumeaux particulièrement attachants et naturels. .. j’aurai dit assez pour exprimer mon engouement.
Encore 4 épisodes à voir pour parvenir au dénouement mais déjà j’ai de magnifiques souvenirs à fixer par cet article!


Entre deux orages…

Des fleurs
Et des insectes
Parlent… La vipérine tire les langues…et je les identifie avec Plantnet.

C’est mon gendre, meilleur photographe que moi, qui a tiré le portrait de l’iris et des pavots roses et c’est bibi qui recadre et mets les textes, au gré de mes idées farfelues ( pardon pour la photo au texte « scato enfantin »! On ne peut pas toujours vouloir concurrencer les grands auteurs 🤣 !).


Dali & Cocky Prince : traverser le pont culturel🌉

Kim DaLi et Jin MooHak

Quand un jeune homme self-made man, Jin MooHak qui n’a pas fait d’études, et une jeune femme riche qui a étudié l’Art car elle est la fille d’un directeur de musée appartenant à la haute société d’affaires, se rencontrent à la faveur d’un quiproquoleur différence d’éducation pourrait les éloigner définitivement…

L’amour peut-il naître et perdurer entre des personnes éduquées de façon diamétralement différente ?
Je n’avais pas envie d’entrer dans ce drama du fait des acteurs dont la tête sur l’affiche me les faisait identifier comme « jeunets ». Ce « délit de faciès » qui me les représentait comme des personnages sans épaisseur, à un moment où je souhaitais une fiction plus sérieuse, était stupide : c’était moi qui manquais de profondeur intellectuelle !

En outre, les deux premiers épisodes ont installé la situation initiale avec tant de lenteur, et de manière si caricaturale (Jin MooHak abîme un tableau de maître, un Modigliani, et analyse un tableau avec son vocabulaire technique d’éleveur de cochons, de Dondon industry) , que j’ai failli m’arrêter là… Trop, c’était trop de rencontrer un jeune homme à ce point imbu de lui-même alors que son manque de culture et sa vénalité crevaient le plafond du possible…
Mais tout de même, on est curieux de suivre le paradoxe qu’il représente : Jin MooHak est un homme fluet à la voix grave, qui adopte des comportements protecteurs touchants face à cette femme fluette, DaLi, élégante, de façon un peu désuète quoique très originale, qui se montre inadaptée à la vie quotidienne alors qu’elle s’exprime avec aisance et culture… La voir interloquée par l’abîme d’ignorance de son interlocuteur, qui lui dame le pion dans les soucis de la vie pratique, m’a suffisamment intriguée pour vouloir voir évoluer leur relation.

Ils suivaient deux voies séparées par un fleuve, dont le coup de foudre réciproque, en fait, a permis la traversée!
N’appartenant pas au même monde, ils auraient dû se quitter… la suite n’existe que par l’entêtement du garçon, qui a le coup de foudre sans se l’avouer depuis le début et qui la force à le considérer et se laisser séduire. Il achète très cher son droit à coexister avec elle et joue son avenir pour ça mais il le fait d’instinct, sans s’analyser. Leur action commune pour sauver le musée dont la demoiselle devient la directrice à la mort de son père et lui le financier, suite au prêt consenti par son demi-frère, est très mouvementée et… me convainc.
Le triangle amoureux s’installe quand l’ancien fiancé de la demoiselle, Jang TaeJin, revient en scène… Il est un super-riche, un chaebol, dont le prénom rappelle les sonorités du mot « cochon » en coréen ( dwaeji) ce que l’on comprend mieux à la fin de l’histoire.
Donc ce drama est une comédie attachante qui intéresse son public en lui présentant l’aspect financier du monde de l’art ( on suit la réalisation de deux expositions avec la recherche des artistes, leurs caprices, les travaux des employés du musée, les visiteurs…) comme les manoeuvres politiques corrompues des investisseurs immobiliers ( Que de toilettes et de beaux repas!) avec la différence de classes sociales entre les nouveaux riches et la « noblesse » de caste des gens proches du pouvoir, dont certains se comportent avec plus de grossièreté que les gens simples qui ont de la noblesse d’âme.
Ajoutons le thème de l’adoption avec la chance de ceux qui rencontrent un vrai foyer et la malchance des enfants tombant dans de mauvaises familles. Le thème de l’amour fraternel ressenti par le héros pour le fils de la maîtresse de son père ( qui veut mériter sa place dans cette « belle-famille ») et l’affection fraternelle de l’héroïne pour un ancien orphelin ( il n’est plus orphelin puisqu’il a gagné l’amour fraternel de DaLi mais il n’a pas été adopté officiellement comme elle) dont son père s’est occupé car il finançait l’orphelinat d’où vient sa fille. Ce dernier a la vocation de policier et se révèle un fin limier; c’est donc chez ce « frère » que DaLi reçoit hébergement et protection quand elle est obligée de tout vendre pour rembourser les créanciers et non chez son « cousin » toxicomane ou son oncle sans coeur ni honneur… On voit aussi dans cette série que MooHak est un homme bon cuisinier, face à DaLi, l’héroïne, une femme qui ne sait pas faire cuire une omelette… Et aussi le dévouement de la secrétaire de MooHak, une vraie perle, en bas à droite sur la splendissime affiche collective… Les thèmes abordés sont nombreux et l’on retrouve donc la famille génératrice de traumatismes psychologiques comme le vit la fille du député Ahn, l’amoureuse malheureuse de MooHak ( la fille au chien sur l’affiche chorale) frappée par son père ou l’infidélité du père de MooHak avec sa première épouse.
Notons surtout deux ou trois scènes savoureuses comme le repas chez le « frère » de Dali qui met le héros à rude épreuve car les deux garçons rivalisent d’amabilité à l’égard de la jeune femme, au point de se rendre malades en absorbant ses créations culinaires immangeables. Du grand comique coréen!

Conclusion : l’intrigue a démarré de façon un peu farcesque, quelques personnages sont plus ou moins exagérés ( la belle-mère et le père du héros m’ont bien ennuyée) mais dans l’ensemble, on assiste à un spectacle plutôt sympathique puisque MooHak parvient à traverser ce pont qui séparait sa vie d’entrepreneur parvenu pour rejoindre Dali sur le chemin de la vie culturelle.

Le musée est magnifique et on voudrait bien y vivre! J’ai fait un rêve ou deux dans ce décor sublime.

Passé dans l’autre sens, le pont ne m’aurait pas du tout intéressée. Se cultiver est source de grandeur. La descente aux enfers ne suscite que du dégoût. Je ne comprends pas du tout l’intérêt des films et séries qui en montrent.


Le mystère de la Gaillarde

En traversant le jardin entre deux averses

Une marguerite, dont la colonne perce

L’espace vert de sa corolle bicolore,

Montre un pliage de pétales… or j’adore

Percer tous les mystères de faune et flore

Que çà et là, par mes photos, je picore…

J’approche… Qui va là?

Oh mais… Qui es-tu, toi?

Une tisseuse tâche de se faire oublier

En se rencognant au fond de la fleur pliée!

Vue !

Une GAILLARDE est une marguerite vivace .

Sur le site de Rustica, la Gaillarde.

La page de requête sur Google.

Botaniste et entomologiste… Ma carrière de scientifique est limitée à mes observations et recherches par Internet…😆

Et je me régale à versifier… Pourtant je ne suis pas sous-préfète, quoiqu’au pays de Daudet!

Le sous-préfet aux champs de Daudet

C’est la vie 😒.


Le cousin de Dent-de-lion

Avec Dent-de-lion on me confond. Le délit
Est commis de nous nommer tous des pissenlits !

Or qui la noblesse par ce nom nous dénie
Ignore nombre de vertus qui nous relient
Ainsi, pourquoi nier notre beauté d’Aster ?
Qu’en cuisine on assaisonne notre amer ?

Que mon cousin soit diurétique stupéfie… 
Il est fort, ce pissenlit dont on se méfie :
Ses inflorescences, en sirop ou en vin,
Ses racines, en ersatz de café en grain,
Fleurons, lait-latex transformable en caoutchouc,
Car tout en se moquant… on utilise tout !


Mais lui et moi, l’UROSPERME de Daléchamps
Nous avons deux vies : d’abord la fleur puis  le temps
Où nos graines, dans nos akènes à aigrettes
Par le vent dispersées, voleront en goguette !

Voilà que ces humains,  en nous prenant en main,
Oseront  faire un vœu pour de bons lendemains !

Mon nom,UROSPERME, les « graine du ciel »
Renvoie à mes beaux akènes, pas à l’urètre !

Pour le nom Dent-de-lion aux feuilles s’en remettre:
Elles ont des dents se suivant en centimètres…
Mon cousin et moi, en parallèle on peut nous mettre
Mais dans notre famille, on ne peut pas omettre :

La Crépide à feuille de pissenlit, dont l’inflorescence est une panicule lâche de capitules,

ou l’épervière, le Liondent, les Pilloselles… comme on le lit dans l’article de Wikipedia « pissenlit »!

Il existe aussi, parmi nos cousins, la Porcelle enracinée…


Langage de fleur : le géranium rouge

Mais quel est le savant infatué
A l’œil par l’ennui embué
Qui donna au géranium rouge
Sens de « bêtise »…quelle courge !

Car partout ailleurs on découvre
Tant de qualités, dès qu’on ouvre
La page du pélargonium…
Et décernées par symposium !

Quel rouge d’un ton si profond,
Quel velours vermeil tout au rond
Du pétale en courbe, girond !
Quel pistil frisé en plafond !

S’il était briseur de bonheur,
Il exprimerait l’idiotie
D’amours à passion infinie
Ou le mal de peine de cœur…!

Mais tout en lui crée délicat
Don d’amitié, or à plein carat.

(J’ai pensé à ces vers en lisant la page d’internet dans laquelle j’ai trouvé que le géranium rouge serait synonyme d’idiotie… En lisant mieux ces références multiples, on constate qu’il s’agit d’une seule interprétation de l’anecdote selon laquelle Mme de Staël se serait moquée d’un galant limité intellectuellement en lui parlant de l’odeur pour elle désagréable du géranium… D’autres en ont déduit que le langage du géranium rouge serait d’exprimer l’idiotie… Qu’il ait une odeur caractéristique n’enlève pourtant rien à sa beauté et en offrir n’est pas plus bête qu’offrir d’autres fleurs !

Selon moi, de la même façon que j’estime tous les chats beaux, je pense que toutes les fleurs sont belles ( même cette immense corolle noire de la fleur qui ne fleurit qu’une fois l’an pour attirer les mouches par son odeur putride! Son calice fatal a la forme évasée de coupe qu’ont de nombreuses fleurs)!

D’autres passages dans cette page indiquent d’autres sens pour le géranium rouge dont je trouve la couleur tellement touchante par son éclat vibrant.

Je me suis donc intéressée au langage des fleurs:

Bibliographie :

*L’origine du langage des fleurs : « On attribue à Lady Mary Wortley Montagu, aristocrate anglaise et épouse de l’ambassadeur anglais à Constantinople (Istanbul), la diffusion de cette pratique en Europe. Ayant vécu en Turquie entre 1716 et 1718, elle aurait découvert dans le harem du sultan un ingénieux mode d’expression « florale ». » sur
la page de Gerbeaud

Son importatrice en Europe : Mary Wortley Montagu 1689-1762 = Cette femme a eu une vie assez étonnante pour son époque, s’enfuyant pour se marier (au début du XVIIIème siècle ! ) fervente adepte de la vaccination contre la variole, épouse de diplomate, voyageuse, plusieurs fois en couple…

*Un Documentaire : «Percer l’origine et le langage des fleurs» sur France-Télévision

(Ce documentaire effectué à partir des travaux de François Parcy, passant ce 19 mai à 21 h sur France 5, est présenté par une vidéoconférence du savant sur cette page d’Internet que je vous recommande : elle explique l’apparition des fleurs sur Terre et les deux catégories de fleurs qui existent actuellement ainsi que ses travaux effectués en étudiant la fleur « ornithorynque » du désert de Namibie.)

*Langage du géranium ici : sur cette page-ci

Ou encore sur cette page-là.

*En général : Le langage des fleurs

Article « langage des fleurs » sur Wikipedia 

Et Page « symbolisme des plantes » sur Wikipedia 

Chez Interflora

Sur le site ChezVeronAlice (en tableau)

Sur le site Mon jardin idéal

Sur le site  A fleur de mots

Sur le site Ma petite jardinerie , la symbolique des fleurs (un lexique)

Sur le site Le fleuriste : quelques fleurs exploitées )


Visiteur du lundi

C’était donc lui qui venait finir les plats des oiseaux! Je l’ai baptisé Roméo! PapyH l’a tout de suite repéré alors que je rêvassais et m’a mis le portable en main pour m’assister au mieux.

Une bonne journée commence par une visite renouvelée. Roméo est revenu toute la matinée pour emporter la demi-pomme que j’avais offerte et la disséminer dans le cerisier. Il a fait fuir les colombes qui se dépêchaient de se nourrir dès qu’il s’éloignait…

J’espère qu’il grandira sans peine ni malheur… et le revoir à l’avenir!


Quel show chaud !

Une soirée d’Eurovision particulièrement agréable, qui m’a enchantée jusqu’au début du vote où je suis allée me coucher, découvrant au réveil que le concours a été gagné par la Suède dont j’avais immédiatement perçu la gloire comme tout le monde. Et c’est mérité puisqu’elle chante l’amour en général et non un pays en particulier.

Alors peu m’importe ce vilain geste de la concurrente chantant pour la France dont je ne veux absolument pas partager la responsabilité; c’est sa déception qui l’a rendue grossière comme elle l’a reconnu et non la mienne. Il était évident que sa magnifique voix n’était pas assez mise en valeur par sa chanson qui manquait d’envolées ni par sa prestation qui manquait d’engagement corporel. Elle l’a joué « élégance à la petite robe noire » mais il fallait un parfum plus intense pour rivaliser avec les corps à corps présentés. Pourtant son texte a, partiellement, adopté la thématique principale de la soirée : le défense des femmes. Le rose a souvent teinté cette soirée totalement barge, encore une fois, une gloire pour les Anglais, à Liverpool! La salle était sans cesse en feu pour un concert de folie.

Nous avons, en effet, assisté aux prestations les plus déjantées qui soient! J’ai remarqué :

Le Leitmotiv, « Cha Cha Cha », du rappeur finlandais habillé de ses seules manches entourant son torse nu et agitant la langue comme un 🐍 !
Le flamenco revu et corrigé par l’Espagnole totalement en transe. Car plusieurs ont chanté selon les traditions de leur pays et même dans leur langue; la Lituanienne est même venue avec sa famille.

Le Suisse a une carrure de héros Marvel mais Laurence Bocolini lui a préféré l’Italien que j’ai estimé, moi, moyen (et j’ai été totalement contredite par le score réalisé). Donc les beaux gosses étaient aussi présents que les féministes, telles les 6 Tchèques roses revendiquant leur sororité.

Le rock fut très représenté, avec force couleurs brûlantes, fumées ou phares éclatants et géométries inspirantes… Ce fut d’abord le rock métal australien, avec cette auto sur scène et un chanteur très chevelu… D’un côté ! Puis le rock gothique allemand, qui a fini dernier mais qui a obtenu des points sans doute parce qu’il était réjouissant d’entendre des guitares 🎸 et de la batterie. Ah ! on a entendu aussi les gentils Slovènes et leur « Carpe Diem » du genre pop-rock, je ne sais comment dire. Les Allemands ont même eu droit à des visuels qui évoquaient fort nettement les feux de ma gazinière ! Quelle fougue ! Ça déménageait comme j’aime!

Les femmes ont souvent chanté en si petite tenue qu’elles en étaient presque nues comme la Suédoise gagnante qui naissait de la glaise et poussait le ciel ou la jolie polonaise qui ressemble à la Belge Adèle ou l’Israélienne que j’ai beaucoup aimée si bien que le terme de « bombasse » employé par Stéphane Bern m’a choquée et j’aurais bien vu une polémique naître là ! C’est ma préférée qui a fini en maillot justaucorps en quittant son pantalon… Mais elle a la voix et la chanson, « 🦄 », qui lui permettent de ne pas être qu’un corps!!!

Que dire du druide moldave chantant le soleil et la lune en présence de deux druidesses coiffées en crochets et d’un faune nain avec des ailes celtes sur le casque? Une incantation envoûtante ! Autant que la Queen of Kings norvégienne dont j’ai raté la photo tant je ne parvenais plus à la quitter des yeux, totalement captivée ! Il faut le faire… Je l’ai fait !!!

Pourquoi les cinq Croates complètement loufoques qui ont fini en slip kangourou n’ont-ils pas été plus moqués ? Parce qu’ils dénoncent la dictature en général.

L’Ukraine nous a proposé un duo fabuleux, en voix comme en visuel!

A un moment donné, je ne savais plus du tout qui préférer car tout le spectacle m’a époustouflée, ravie, étonnée au sens étymologique ( comme frappée par le tonnerre) foudroyée par la perfection de cette soirée folle. J’ai écouté la jolie Lituanienne en robe rouge au milieu de ses quatre choristes habillés de noir avec ravissement.

J’avais déjà succombé auparavant à cette mélodie entraînante d’une pianiste en bleu ciel, l’Estonienne, angélique, dont la chanson allait Crescendo vers les hauteurs et la puissance… C’était aussi beau… Tant pour la voix que pour l’allure.

Et je trouve que l’Anglaise, passant en dernier, a été mal payée dans la notation finale !

Les prestations qui ont conclu la compétition avec Sam Ryder accompagné par le batteur Roger Taylor, des Queen, ou d’anciens gagnants qui ont fait des passages remarquables… C’était grandiose, majestueux, enthousiasmant, psychadélique, zinzin! Je m’en souviendrai avec plaisir et rien ne pourra gâcher ce souvenir.


On en a pris plein les oreilles et plein les mirettes. Quand j’ai décidé d’aller me coucher, j’ai finalement choisi pour mon palmarès personnel, en mon for intérieur, Israël, l’Ukraine, la Finlande, et la Lituanie, tous derrière la Suède.


Cairn de vie !

Ainsi que sur un cairn, où le passant les pose,
Les pierres s’amoncellent, du Temps fondent pause

Voyageur de ma vie, j’ajoute une pensée à l’autre
Montant cette colonne qui me fait apôtre
Du penser juste, tout au long de l’existence.
Chaque instant, je me suppose une indépendance
Qu’un simple regard, d’un plus large point de vue,
S’exhaussant, parfois, pour observer sous les nues,
Suffirait à détruire car ma suffisance
Oublie trop que d’autres font pareille expérience…
Beaucoup de gens ont vécu semblable existence!

Non, mon petit cairn n’est pas meilleur que le tien!
Tu construis la sublime tour qui t’appartient
Sans aide de ma part. J’ai juste offert la base
D’une tour nouvelle structurée par toi-même,
Originale, haute et intégrant des gemmes,
Alors que la mienne semble tas de lithiases…


Certes j’ai ajouté parfois quelque trouvaille
Dont l’ornement paraît presque être une médaille,
Sur ma petite colonne toute en grisaille.
Trop d’humilité ferait au constat écaille.
Et seuls ces quelques beaux coraux qui émaillent
Son architecture font vitrail de coraille !

Balisons nos chemins, enfant, petit-enfant :
Tous les cairns sont traces d’humain pour les passants.

(Ce texte m’a été inspiré par une vidéo de Mininous posant une pierre sur un cairn, encouragée par ses parents. C’est quand même bizarre que je n’ai pu écrire « voyageuse de ma vie » sans que l’expression ne sonne bizarrement à mon oreille! « voyageur » faisait plus beau! )


Quand un manque d’humour…

(corne de brume de l’île d’Yeu… et Mininous)

Quand un manque d’humour

Au monde te rend sourd,
Ton bonheur a débours.
Déprime tu encours !

Quand des riens te bitument
Joue de corne de brume !

Prends les faits à rebours,
Perspective en retour.
Fais preuve de bravoure,
Révisant le parcours.
Pour que joie tu savoures
Vois d’autre sens, toujours !

Sur l’océan allume
Le phare, assume…

Au grand jour les secours
Font d’écueils le détour.
Tu perçois leur pourtour
Les renvoies aux faubourgs…

Constate que l’enclume
Se révèle être plume !

Tout vide n’a pour costume
Que l’air d’une coutume.
Retrouvons le velours
Des atours de la cour…

Jouez tambours ! De la vacuité j’ai fait le tour.


Ici l’ombre…

Où le frais m’ensommeille
Côté sombre
Mon esprit presque en veille

Songe au nombre
De rayons sans pareils
Faisant fondre
De la vie les merveilles…

Me morfondre
A la vue de l’arbre mourant
Ne peut rompre
La marche fatale du Temps.

Or donc l’ambre
Des rais du soleil m’émerveille
Foi de chantre…

Les géraniums font mon réveil.


Hurray! Au Joseon anglais !

Mieux qu’un drama coréen ! Le 6 mai anglais m’a passionnée!
Une série de petites scènes médiévales, comme autant d’épisodes d’une série historique plus vraisemblable que « The Crown » m’ont fait m’exclamer souvent :
C’est vraiment beau!

Pour planter le décor, les toilettes des invités entrant à l’abbaye de Westminster ont ravi mon goût pour les fanfreluches. Néanmoins, je me suis bien énervée contre les commentateurs bavards qui nous empêchèrent d’apprécier la cantatrice, une jolie rose jaune à la voix d’or! Pas de bonne série sans bande sonore et nous fûmes gâtés en voix angéliques, choeurs divins et basses profondes… Quand les présentateurs voulaient bien se taire !

Vers 11h50, se passa un coup de théâtre car j’ai réellement cru entendre Charles III, qui montrait sa tête colérique parce qu’il était arrivé trop tôt devant l’abbaye, crier « Qu’on leur coupe la tête ! Je me suis hâté d’arriver à Westminster et maintenant, on me fait attendre! Qu’est-ce que c’est que cette organisation ! » Il avait vraiment l’air en pétard... Et j’avoue que nous espérions revoir une telle scène, après sa colère de la dernière fois pour le stylo qui fuyait! Un bon acteur ne déçoit pas son public et notre roi a fait du théâtre dans sa jeunesse. C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas!

Ensuite on a bien cru qu’il allait vaciller sous le poids de sa couronne numéro 1, la plus chère qu’on a vite remise au musée ensuite… Mais il a tenu le coup, concentré comme pour un exploit sportif… Nous qui sommes déjà âgés, nous avons eu mal aux cervicales pour lui et ressenti une grand fatigue sur notre canapé car il a changé de vêtements trois fois!
Puis ce fut une étape sentimentale: un regard d’affection paternelle pure pour remercier William qui venait de lui prêter allégeance juste après l’archevêque de Canterbury. C’était bel et bon mais je n’ai pas eu le réflexe de capturer l’instant ! C’est dommage car le roi m’a touchée, là.

Mais quand le roi couronné a retraversé l’abbaye pour s’en aller, je crois bien l’avoir vu en train de vérifier si Harry chantait le « God save the King » comme tout le monde… Comme son fils baissait la tête, on ne sait pas ce qu’il en fut exactement. L’expatrié toléré en ce jour était même caché derrière le plumet rouge du bicorne de sa tante Anne… qui lui faisait comme un nez de clown. Le pauvret, il lui en a fallu du courage pour venir se montrer après ses écrits radicaux dont il regrettait peut-être les excès, en cet instant. Mais je ne pense pas qu’il devait paraître au balcon.

Un peu plus loin dans la sortie de Charles III drapé de sa fierté royale définitivement acquise, j’ai trouvé le cortège… Impérial! Le roi suivi de sa traîne de 6mètres50, de Georges, l’aîné de ses petits-fils, de sa Camilla couronnée qu’il a toujours aimée, de William le bien-aimé et sa famille… Le camp du King, précédé de cette dame hiératique, Penny, qui maintenait le fil d’une épée sans danger en la portant comme un cierge, vêtue d’une tenue ornée de palmes… Je me serais bien agenouillée, moi!

Le salut aux représentants de tous les cultes invités m’a convaincue du mysticisme royal.
Dans les beaux carrosses, les manteaux d’hermine réputée synthétique m’ont semblé une suite ininterrompue de symboles comme les magnifiques coiffes de Kate et Charlotte ( aussi belles qu’un diadème) et les tenues assorties des princesses les plus proches du pouvoir royal et les kilts …etc

Les couleurs de peau de la plus grande diversité dans le bataillon du Commonwealth comme dans les rues et les tenues les plus farfelues qui soient m’ont infiniment plu ainsi que les « Hurray » de son « personnel » au palais, une petite armée…

Comme cette foule de spectateurs remplissant le Mall d’une mouvance joyeuse, sous la pluie, fut respectueuse et bon enfant!!! Je voudrais être Anglaise de temps en temps, moi!

En France ces mouvements de foule auraient été salis, détournés par des malhonnêtes prétextant de nobles motifs pour casser et voler à nous faire honte d’être Français.


Sacre pluvieux… Sacre heureux! Sacrément réussi!
Ainsi l’apparition sur le balcon m’a prouvé que ce fut bien, ce 6 mai 2023, le couronnement de l’amour pour un couple qui a vaincu : une reine pétrie de conformisme dépassé, deux mariages à solder par le divorce et 70 années du règne précédent !
En conséquence « Vive Charles III » car je voudrais bien revoir une aussi jolie cérémonie, c’est pourquoi il faut que du temps passe entre deux couronnements. On finit donc sur sa tête fatiguée mais heureuse, le jour des quatre ans d’Archie ! Mieux qu’un drama, je vous dis ! 👑💖👑 !


Du rock, ça déménage les méninges🎸

Et peu importe le message sulfureux du texte de ce morceau, qui dit, en gros, qu’ils sont finalement des mauvais garçons assumés.
Dans ma jeunesse les rockeurs (ou rockers) se disaient mauvais garçons, qu’ils fussent de Liverpool ou d’ailleurs… habillés de noir jusqu’aux chaussettes ou ne mettant le feu que dans le coeur de leurs fans… tous les rockers sont des diables dans leur musique et des anges à l’écran !
Même papyH appréciaient des groupes de rock que je n’écoutais pas du tout autrefois car j’étais très nunuche quand j’étais petite, moi, très Claude François, Balavoine, Michel Berger, Véronique Sanson ou France Gall ! Alors, question rock, notre fils a pu dire à son père, (tout contents l’un de l’autre), « Mais tu écoutais ça, toi? » en retrouvant deux ou trois vinyles dans un coin.
Alors, qu’on ne me reproche pas les goûts musicaux de ma vieillesse et regalons-nous de ces sons pêchus d’Xdinary Heroes .


Au jardin comme sur Internet

Dans la mini-jungle de mon jardin, les fleurs blanches à coeur jaune se tournent vers le soleil et font comme les webmestres sur Internet, qui proposent leurs textes aux lecteurs éventuels. Ces lectures mettront leur pensée en lumière quelques instants et elle vivra quelques temps dans leurs pensées. Plus ou moins longtemps… Mais rares sont les lecteurs qui souhaitent explorer le blog en ouvrant un menu ou cliquant sur des catégories! C’est le train train du passage unique des lecteurs butineurs! Ils ne s’arrêtent pas plus de quelques minutes en gare! Comme le ☀️ qui continue sa course.

Quand la tondeuse n’est pas passée, ( et sur Internet il s’agit de la tondeuse de la nouveauté qui fait oublier ce qu’on a pensé la veille !)
les corolles de pétales blancs autour d’un coeur jaune semblent toutes semblables…

Sur la toile, les blogs foisonnent et on peut les confondre dans un même désir de se partager le panorama internautique…. Pourtant, si on les lit avec attention, on peut distinguer des variétés diverses : les blogs photographiques, les centrales de lecture, des passionnés par un thème donné, des tribunes libres, les cuisiniers, les jardiniers, les voyageurs, des aventuriers partis vivre sous d’autres cieux que ceux qui les ont vu naître ou les passionnés de voyage… Beaucoup de vendeurs de tout et de rien pour s’enrichir au propre comme au figuré, pour agrémenter son quotidien…. Ou simplement pour faire vivre sa famille ou sa personne.

Et des blagueurs inclassables comme moi qui font de l’autobiographie pour collectionner leurs coups de coeur et qui fixent leurs bons moments. Nous venons aussi là pour communiquer un peu avec nos semblables afin de comprendre leurs différences et d’en nourrir notre pensée.

Mais de bon matin, toutes les fleurs blanches du jardin se distinguent déjà par un mode de vie différent…

Les plus grandes, qui sont les plus en vue, les plus classiques mais pas forcément les plus belles, et aussi les petites pâquerettes de 12 cm ouvrent leur couronne de pétales comme les doigts d’une main se mettant soudain à plat autour de leur capitule…

Tandis que les humbles camomilles d’une douzaine de centimètres ont un capitule bombé offert au ☀️ et laissent leur Corolle d’un simple étage toute retournée vers l’arrière, le long de leur tige, pour mieux faire bomber leur coeur à la chaleur…

On les estime toutes très similaires et en même temps chaque variété joue à sa manière avec les rayons salvateurs, s’exposant plus ou moins vite au passage de leurs visiteurs pollinisateurs. On dit d’ailleurs « marguerite » ou « pâquerette » ou camomille car il y a déjà trois groupes distincts…

Chaque inflorescence est une peuplade à elle seule, constituée de dizaines de petites fleurs jaunes…

Chaque blog est un univers personnel. Certains sont de style « jardin français », rectilignes et rangés d’autres sont un fouillis à l’anglaise… Il faut les explorer car ils sont semblables mais bien différents! Des paradoxes, quoi!

( les photos sont miennes, toutes des fleurs de mon jardin… Prises avec mon portable chinois chez moi!📸)


« May the force be with you »

Venant d’apprendre que le 4 mai est la journée Star Wars…
Je ressors mon Yoda!

Je l’ai dessiné en 2012… Me semble-t-il ! Il est… à mon image, en fait !

Je n’ai plus l’original que j’ai offert un jour à quelqu’un qui le voulait… mais j’en avais pris une photo que j’ai signée Beroniki, mon surnom d’avant.


Épisode 2 « -La vois-tu revenir?

-Peut-être, sur le fond de l’horizon, là-bas, sur la droite… Non?
-Bon sang, elle était partie loin, hein! Revenir d’Amérique, tout de même…
-Tu passes ton temps sur Internet! Faut pas t’étonner. Tu en déposes un peu par-ci, un peu par-là, alors que tu devais te cantonner à ton décor pantouflard : du fauteuil au jardin, de la boîte-aux-lettres à ton lit! Tu t’es égarée, à force de te balader dans tous ces blogs, de faire tous ces commentaires!
-C’est vrai que j’ai volontiers poétisé chez l’un, réfléchi sur la vie chez l’autre, bien ri chez Jourdhu… admiré un chien à la bouille de star de Disney ici, une labrador là… Écouté les « kpop stars » chez mon cher Domdom et discuté de ses critiques fouillées de films ou séries, augmenté ma culture tant que j’ai pu, m’en mettant plein la vue et plein les oreilles… Je me suis éparpillée partout !
-Attends, là, peut-être, sur l’Océan, on dirait que je la distingue!
-Tu serais pas un peu éblouie par ce soleil de printemps? Je ne la distingue toujours pas…
-Mais si, Mamounette, je te dis que tu l’avais juste un peu perdue de vue!
-Ton frère et toi, vous êtes bien lotis, avec une mère comme moi!
-Il te l’a dit, on t’aime, c’est tout. Tiens, là… on la voit toujours nous! »

Alors puisque mes enfants chéris me l’affirment… Je les crois.


Épisode 1″-Je ne la trouve plus !

-Quoi? Qu’est-ce que tu ne trouves plus?
-Mon intelligence.
-T’es sûre d’en avoir eu, au moins?
-Ben un tout petit petit bout, tout de même…? Enfin, je crois.
-Déjà que t’as plus beaucoup de mémoire… Qu’est-ce qu’il va te rester?
– Sais pas, justement !
-Mais tu te souviens du moment où tu ne l’as plus trouvée?
-ça oui, je me le rappelle précisément : je me suis disputée.
-Avec qui ?
-Quelqu’un du très très petit nombre de ceux que je chéris plus que tout et que j’aimerai toute ma vie. (Je ne parle pas de PapyH, là! Je n’ai pas besoin de médiateur ni trice! )
-Comment peux-tu savoir que tu les aimeras toujours?
-Parce que sans eux ma vie n’aurait pas valu la peine d’être vécue. Ce passé et mon présent fondent cette certitude pour mon avenir.
-Alors idiote, pourquoi t’es-tu disputée ?
-Parce que je n’ai pas su me taire quand j’ai été contredite.
-Toi et ta grande gueule! Tu t’es excusée au moins ?
-Bien sûr; j’étais pas encore complètement stupide à ce moment-là et je me serais traînée par terre, prosternée, complètement maudite s’il l’avait fallu, afin que jamais une dispute n’aboutisse à nous séparer.
-Ah ouais… Donc, à ce moment-là, tu avais encore ton bout d’intelligence… Qu’est-ce qui te fait dire que tu l’as perdue?
-C’est quand je l’ai entendu dire, au téléphone, ce que je savais bien déjà… Je l’ai fatigué pour rien.
-Ben… En quoi est-ce la circonstance qui a fait disparaitre ton intelligence?
-J’avais oublié que c’est pas parce qu’on aime l’autre qu’on a le droit de lui être pénible. D’un seul coup, en l’entendant s’excuser à son tour en évoquant sa fatigue, toute la masse de mon idiotie m’est tombée dessus.
-Mais puisque tu es pardonnée…
-Faudra du temps, faudra beaucoup progresser, faudra beaucoup de chance pour que je retrouve la certitude d’avoir un brin d’intelligence !
-ça tombe bien, c’est le premier mai et t’as un brin de muguet.
-Le symbole n’est que l’idée de la chose… Pas sa possession!
-Puisque tu le sais… T’as plus qu’à travailler pour te refabriquer de l’intelligence. C’est quand on se sait malade qu’on peut se soigner!
-C’est vrai, ça… Y a que mon Doc perso pour remédier à ma situation… Tu vois bien que je ne peux que l’aimer à tout jamais! »


Des contes à rectifier le conformisme

Pour contrer la formule « des contes à dormir debout » et en faire lire à ma petite-fille d’inédits et originaux… j’ai fait une trouvaille dans mon hypermarché préféré, Carrefour pour ne pas le nommer !

Après les cartons imprimés pour devenir fusée ou carrosse ou château 🏰 afin que les petits enfants, aimant le coloriage, puissent s’en donner à coeur joie…
Carrefour propose un produit qu’il faut vraiment acheter quand on a, comme moi, dans sa famille, un enfant en maternelle ou CP.
Pour fêter ses 60 ans, (âge auquel je suis devenue grand-mère pour la première fois), cet hypermarché commercialise à 1 Euro seulement ( comment les auteurs peuvent-ils être assez rétribués pour leur travail à ce prix si bas?) 6 ou 7 albums de contes dont j’ai eu la bêtise de n’acheter que ceux-ci…
Bien sûr, j’avais pris la peine de parcourir ces quatre contes en magasin, afin de privilégier le caractère agréable de la mise en page et l’esthétique du dessin, (selon mes goûts) mais je ne me suis rendue compte de leur valeur qu’une fois rentrée chez moi !
Chaque conte combat des à prioris stupides de la vie quotidienne, dénoue des situations possiblement conflictuelles dans les rapports humains et engage tout le monde à envisager autrui avec ses différences.
Le popotin de Potamie démontre comment l’hippopotame femelle ainsi nommée sort d’affaire plusieurs personnages grâce… à son arrière-train !
Le sac à dos rose rappelle que les garçons aussi peuvent porter la couleur rose et que tout enfant peut vivre dans un foyer où le papa effectue des tâches ménagères en aussi grand nombre que la maman. Il y a un phénomène de retournement de situation quand le petit garçon qui a perdu son sac à dos se voit prêter celui de sa soeur et que l’écrivain suggérait qu’il ne pouvait pas s’en contenter : le garçon interpelle le narrateur du conte qui doit recommencer son récit phallocrate pour l’amender.
Amis pour la vie rassure l’enfant sur les conséquences d’une séparation d’avec un ami. Ce texte est très poétique.
Le doudou du Capitaine montre des corsaires, (ces affreux personnages de contes de fées aussi présents dans les goûters d’anniversaire des tout-petits que les fées et les licornes), cachant un souvenir d’enfance.
Mais ce dernier récit n’est pas à lire sans explications préalables car dans le contexte actuel des informations, il ne convient guère d’inciter un enfant à considérer que les méchants ont de bons côtés ni les habituer à estimer les mauvais individus comme plus intéressants que les gentils… Il faudra réserver cette lecture au moment où un film aura fait peur à l’enfant en prenant toutes les précautions possibles.
Mininous va adorer ces points de vue modernes, elle qui ne fait jamais rien comme on s’y attendait! Nul doute que ses commentaires m’époustoufleront… J’ai hâte !


L’héros au féminin n’est pas zéro

Bien sûr on ne dit pas « l’héros » mais « le héros » avec h aspiré… Mais écrire « la héroïne » ( attention, on dit bien « l’héroïne ») aurait attiré les drogués et le thème du suicide ne m’intéresse pas du tout ni celui du monde interlope dont j’ai pu, par chance et volonté, me tenir éloignée tout au long de ma vie.
Donc cet article commence par un rappel linguistique : les deux genres du nom commun héros/héroïne n’ont pas la même prononciation et donc pas les mêmes déterminants. On pourrait croire, bêtement emportés par le « mouvement Metoo », que le genre masculin a bénéficié d’une aspiration honorable tandis que le féminin se signalait par un h muet le rendant commun, dévalorisé mais le mot a été introduit dans la langue française en 1372-74 puis dans son sens d’homme « de grande valeur, digne d’estime » au XVIème siècle (1555)… il fallait donc éviter la liaison ridicule du masculin pluriel « les Zéros » (cf la définition de HEROS dans le CNRTL) qui n’existait pas de fait au pluriel féminin: les héroïnes. Il ne s’agit donc pas d’une distinction « étymologique » mais logique, d’après le sens.

Parlons ensuite de ce livre :
Depuis que je l’avais vu au CDI de mon établissement et que j’en avais entendu dire du bien, je me promettais le plaisir de le lire :

PRODIGIEUSES, histoires de filles pas comme les autres (ISBN : 9 782749 948539)

J’ai donc eu envie d’en orner ma bibliothèque personnelle… malgré le « virus orphelin inédit » qui m’a ôté le désir de lire des bouquins et donc d’en acheter…
Si bien que, dans mon hypermarché habituel, lorsque j’ai pris en main l’ouvrage, réveillant des gestes inscrits dans mon passé, j’ai ouvert le groupe de 190 pages… et découvert

Britney Spears! C’est donc un éclat de rire qui m’a poussé à acheter ce livre car j’ai lu la fiche de cette star et je suis tombée d’accord sur sa place dans cette anthologie. Elle a bien réussi un exploit : se libérer de l’exploitation que son père lui imposait.

Il s’agit d’une collection de « portraits de jeunes filles hors du commun qui ont réalisé des choses remarquables avant leurs 18 ans », explique la 4eme de couverture. Chaque fiche contient donc un texte qui évoque son action « hors du commun », son portrait dessiné par Diglee (Maureen Wingrave) et sa biographie.

Par la formule « choses remarquables » les auteures, une écrivaine et une illustratrice, entendent divers comportements qui ont contribué à faire évoluer la condition féminine et de ce fait certains textes sont destinés, à mon avis, à des jeunes femmes majeures car ils sont assez licencieux, d’un point de vue moral. A mon humble avis, se pose là la question de la maturité sexuelle et la fiche concernant Natalie Clifford Barney me paraît « orientée » par une volonté de répandre une pensée libertaire excessive que certains parents pourraient réprouver. Il y a quelques semaines maintenant, le suicide d’un jeune collégien harcelé (pour son orientation sexuelle affirmée) a posé la question de cette maturité sexuelle et je n’ai pas du tout envie de me positionner dans ce débat, mon blog ayant un objectif assumé de mémothèque de bons moments.

Ces pages de revendication « à la Colette, Dietrich ou autres amatrices de Lesbos » ainsi que tous les passages évoquant les rapports physiques ne sont pas du tout ce que je préfère dans ce livre et bien la raison pour laquelle j’hésite à le recommander. Trop, c’est trop.

Néanmoins la collection complète de ces portraits a un réel intérêt puisque les auteures, qui ont forcé le trait féministe assez loin ( par exemple l’illustratrice a changé la coiffure du portrait de Natalie Clifford Barney en l’assortissant de cheveux lâchés et bouclés alors que la photographie correspondante qu’on voit dans wikipédia se limite à un chignon mais le dessin est ainsi devenu plus jeune et moderne… Une image « inspirée de » comme le sont les textes trop souvent rédigés en langage très familier pour suggérer la jeunesse des personnages.) , nous proposent aussi des personnages dont je n’avais pas toujours réalisé l’intérêt pour la cause de la femme dont l’évolution fut nécessaire à notre civilisation occidentale.

Et j’ai donc rencontré là des personnalités de tous ordres dont j’ignorais l’existence. Il est toujours intéressant et indispensable de compléter ses connaissances.

Le livre présente Charlotte Gainsbourg comme « hors du commun » maintenant que nous lisons enfin des critiques exprimées sur le comportement incestueux de son père, ( j’évoque là le texte et le succès de la chanson correspondante ainsi que les images dans les vidéos qui allaient avec car j’ignore ce qu’il en fut exactement et ne veux pas le savoir) . Cet homme a eu une production en grande partie géniale mais il n’est pas un génie absolu. Personne n’est irréprochable et il faut que les mises au point soient faites.

J’ai beaucoup apprécié de retrouver, telles que je les avais perçues, cette pauvre Marie-Antoinette, fashion victim avant l’heure au destin tragique, enfant de sa condition et de son époque obligée, par les moeurs de son temps et la nécessité politique en l’absence de test de paternité possible, à être déflorée en public… et sa grand amie Elisabeth Vigée Le Brun qui put échapper à la Révolution française et mourut à 86 ans. J’en avais fait un cours d’Histoire de l’Art que j’avais bien travaillé en classe de troisième. (Bon, le texte proposé pour illustrer le voyeurisme violent des témoins du mariage de Louis XVI est un peu long, un peu excessif… Sans doute parce que certains lecteurs ont besoin de beaucoup d’explications et manquent d’imagination!)

Conclusion : Certains personnages choisis, certaines phrases, certains postulats sont forcément contestables puisque nous avons tous tant à dire sur la question… mais j’estime finalement que ce livre a permis à ses auteures de réaliser une « chose remarquable »: contribuer à faire évoluer les mentalités si promptes à se scléroser dans la coutume et le conformisme.