Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

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Tranche de retraite

Ce matin était un jour de nettoyage… Le moment venu d’utiliser une nouvelle acquisition…

Mon balai-serpillière XXL!

Vous n’avez pas idée du plaisir que m’a procuré cette jolie surface de coton : 47 cm de long sur 17 cm de large. Ce fut le Pérou ! En deux temps et trois mouvements, nos quelques mètres carrés de carrelage ont relui, dans notre maison toute rikiki qui nous suffit! Si c’est pas du confort, ça ! Je me suis activée en me répétant que nous avons encore un carrelage à nettoyer, nous, quand d’autres n’en ont plus…

Selon mon credo, réaffirmé en « page d’à propos », il importe de se savoir chanceuse et de fixer ces instants de véritable épicurisme. C’est à Coué je tiens.

Changement d’état d’esprit, quand dans l’après-midi, Papy H. a décidé de réparer le lustre du salon… la quatrième lampe ledG9 ne s’allumait plus…

Mes tulipes de lumière
  • « – Mais j’t’ai pas dit d’éteindre ! » jette l’époux ayant coiffé sa casquette d’électricien à l’épouse réquisitionnée pour tenir ceci, passer cela, éclairer le théâtre des opérations et se faire copieusement houspiller…  » Attends que je te le demande »
  • Cinq minutes plus tard :  » – Mais pourquoi t’éteins pas? Tu vois bien que ça marche pas et qu’avec les autres, chuis ébloui ? »

Si j’avais su garder mon calme, j’aurais eu la présence d’esprit de répondre :

« – Mais tu m’as dit de dire Hardy, alors j’ai dit Hardy! »

A la place j’ai rugi et failli le planter là, le réparateur irascible ! Et puis l’orage de mots qui grondait fort… s’est évanoui à la seconde où la lampe réparée s’est allumée ! ET LUX FUIT… Et le verbe s’apaisa, dans notre paradis retrouvé !

« -Hein ? j’suis trop fort ! » a plastronné, rouge d’orgueil, l’homme au courant… Alors je lui ai laissé ce contentement- là… C’était à son tour de ressentir le bonheur domestique!

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Le mystère du « contre-écrou »:

Mes vacances d’été sont le moment privilégié où je vis réellement auprès de ma moitié… car le reste du temps, en période de travail, nous passons plus de temps dans nos établissements scolaires respectifs qu’ensemble…

Un beau matin, voilà que je veux réparer, toute seule, comme une grande, mon presse-ail qui avait perdu  sa vis…

Je descends dans le garage, dans ce domaine très masculin dont mon homme est le roi… et je trouve une vis et un écrou adéquats…

« Satisfaction! »

Je remonte, particulièrement fière de moi…

Et en fait, à l’usage… bof… ma réparation me déconcerte par son manque de qualité. Je la montre, finalement, à Titi, qui s’exclame aussitôt, au premier regard sur ce que je croyais être mon exploit:

« C’est normal, tu as oublié le contre-écrou. »

Toute déconfite, ayant vaguement compris le principe de la chose… je redescends et je fouille un peu partout, à la recherche de cette pièce mystérieuse que j’imaginais comme une rondelle plate à ajouter… En vain, bien sûr!

Heureusement, mon homme fut miséricordieux et, tel Zorro, il arriva peu après moi à l’établi… pour placer…

un deuxième écrou, tout simplement, qui solidifia le serrage!

Le mystère fut résolu.

Du coup j’ai trouvé ce monde masculin, que constituent le garage et l’établi,  particulièrement merveilleux!

Tout y est clinquant (argenté, doré…),

utile,

varié,

prometteur…

J’ai redécouvert la débrouillardise de mon époux et son système de pots en verre vissés sur les étagères d’une vieille armoire en acajou ajustées au mur et tapissées d’outils, tous bien alignés,  en rangs de tailles décroissantes…

C’est bien mieux rangé que mon bureau!

L’été… je vis à l’heure masculine et je m’adonne au bricolage, au jardinage… je suis en nage!

Comme dirait ma belle-maman, quand elle goûte à un mets inhabituel: « ça change »!