Réfléchir sur trois fois rien, demeurer dans le léger pour ne pas s'abîmer dans le grave.

Superflu exaspérant

Sa corolle est incomplète mais cette fleur est encore en pleine vie… avant de ne plus avoir l’air de rien. Des détails du quotidien prennent une importance exagérée dans notre esprit alors qu’on ne devrait pas même les remarquer. Ils sont superflus… et pourtant ils tentent de nous pourrir l’existence!

A) l’épi : Quand je me regarde dans le miroir bien placé pour me permettre de vérifier l’apparence de l’arrière de mon crâne, je constate que me voilà désormais « coiffée à l’araignée » comme je le disais, enfant, de ma grand-mère ! J’ai perdu des pétales ( ! ) et un endroit est devenu vaporeux dans ma chevelure, toujours le même, comme si j’avais perdu plus de cheveux là. Une raie se dessine parfois. Il arrive que ce soit une clairière juste avant que je ne reteigne la masse et ne la fixe… laquée, scotchée. Je suis déstabilisée quand je pars sans avoir vérifié mon verso! … Cet « épiphénomène de ma personne » ne dérange que moi, c’est certain… Et en plus je ne doute pas que d’autres aient envie de rire en me regardant, donc je les récrée alors tant mieux pour eux… et tant pis pour moi. Comme je ne suis pas la seule à connaître ce désagrément, il est moins désespérant ; me revient en mémoire le mécontentement d’une personne que j’aime désignant un petit épi rikiki que lui seul voit dans sa coiffure, épi qui ne me déplait pas du tout mais dont lui, qui se sent dévalorisé, fait souvent tout un plat !

B) Les habitudes d’autrui qui vont à l’encontre des nôtres… En ce qui me concerne par exemple, le savon tout mousseux et mouillé, donc en déperdition ( j’avais d’abord écrit « perdition » pour un jeu de mots vain) de matière, sur son porte-savon étudié pour l’assécher m’agace beaucoup. Après l’avoir bien pressé entre paume et doigts et avoir vidé souvent la coupelle réceptionnant l’excédent d’eau, je le repose, satisfaite par ce détail… Je sais « Tout le monde s’en fiche » oui ben pas moi, na!

C’est curieux, quand même… les erreurs d’autrui me mettent en boule tandis que mes approximations personnelles, mes oublis, mes atermoiements, mes bouderies ne me dérangent absolument pas. Étonnant, non?

C) le pire de tout : se mettre en pétard et se faire des histoires de plusieurs heures de long pour ces boulettes du quotidien!

Mais pourquoi donc se crier dessus pour une portière d’auto refermée bruyamment, pour un aliment totalement consommé parce que non inscrit sur la liste des prochaines courses ou pour un paquet de trop acheté qu’on finira bien par utiliser…. ? Et pourquoi faire toute une histoire pour une info désolante vue ou entendue à la télé au point de répliquer au journaliste , qui ne nous entend pas… puisqu’aucun de nous n’y pourra rien changer!

Ce qui énerve l’autre me laisse pantoise quand j’en suis informée… et mes manies exaspèrent celui que j’en informe. Le quotidien est usant parce que chacun voit la vie par sa fenêtre…

Heureusement qu’il nous arrive d’admirer le même panorama et de regarder souvent dans la même direction!

Le plus fort, c’est qu’il m’arrive de ressentir le même hiatus entre les blogueurs que je lis régulièrement et moi… Une seule parade : je les boude un certain temps, pour retourner les lire d’un œil neuf.

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7 Réponses

  1. A chacun ses obsessions!

    6 octobre 2022 à 23 h 09 min

  2. Pourquoi, il existe des gens qui ne vident pas les porte-savons ?

    6 octobre 2022 à 21 h 57 min

  3. Bonjour, je suis aussi parfois une vieille chieuse 😉. Je rentre justement du « boulot » avec trois jours de retard de crottin ramassé. Je me suis occupé aussi de ma patiente, heureuse de se voir transportée (en fauteuil roulant), pour prendre un café en compagnie des chevaux. 81 ans, isolée.
    Je lui fais la causette, ça lui fait du bien.
    Nous n’avons rien par ici. Les aides ménagères sont rares, impossible d’avoir une auxiliaire de vie ou une aide soignante alors je suis très polyvalente.
    Il fait encore chaud au soleil, sans pour autant parler de canicule.
    A bientôt.

    5 septembre 2022 à 15 h 23 min

  4. Bonjour Angélique. Tu as raison : être une vieille casse-pied est ce dont je souffre parfois… Et pourtant je me préfère dans ma vieillesse (parce que je m’accepte enfin)… Je ne suis pas à un paradoxe près! Passe un bon lundi et une semaine agréable! Je t’imagine, et te souhaite, tranquille dans ta campagne et avec tes chevaux sous un climat plus tempéré qu’en août.

    5 septembre 2022 à 10 h 46 min

  5. Oui, Virginie, que d’agacements inutiles ! Et plus on le sait, que c’est inutile, plus ça agace d’être aussi bête… A part ce défaut de logique… tout est OK par ici. Je souhaite que tu ailles bien, toi aussi, et ceux que tu aimes. Bizzzzzzzzzzzz internautique.

    5 septembre 2022 à 10 h 40 min

  6. Hello, cette fleur est magnifique, même un peu déprimée.
    Comme Virginie, je crois que l’âge nous rend un peu moins résistant à l’agacement.
    Je te souhaite une excellente journée.

    5 septembre 2022 à 10 h 28 min

  7. bonsoir, comment vas tu? je crois qu’avec l’age on s’agace de plus en plus de ces petits travers chez les autres, même si au final ce n’est pas si important que ça. passe une bonne soirée et à bientôt!

    4 septembre 2022 à 21 h 07 min

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